Extreme Sailing Series 2017 : SAP devient champion 2017 devant Alinghi et Oman Air

Le communiqué de presse à l’issue de cette saison des ESS 2017 :

SAP Extreme Sailing Team triomphe sur les Extreme Sailing Series™ 2017

L’équipage danois SAP Extreme Sailing Team a été couronné champion des Extreme Sailing Series™ 2017, tandis qu’Alinghi s’est imposé sur l’Act 8 à Los Cabos, présenté par SAP, après une phase finale saisissante.

Le vent faible a éveillé les craintes des équipages, soufflant juste assez pour lancer trois courses sur la fin de journée. Les Danois se savaient déjà victorieux avant le lancement de la course finale comptant double, mais Alinghi et Oman Air étaient toujours dans le match pour remporter la toute première édition de l’Act Mexicain des Extreme Sailing Series.

Pour Rasmus Køstner, co-skipper de l’équipage ravi de SAP Extreme Sailing Team, il s’agit d’un moment exceptionnel, étant sa première victoire dans ce Championnat majeur de Stades Nautiques depuis ses débuts en 2012.

« C’est un objectif que nous avons depuis longtemps, et c’est en fait la raison pour laquelle nous avons commencé le projet, c’est donc incroyable », a déclaré Køstner, qui a célébré avec ses coéquipiers : Jes Gram -Hansen, co-skipper et entraîneur, Adam Minoprio, barreur Pierluigi de Felice, le régleur de voile d’avant, Mads Emil Stephensen, embraqueur et Richard Mason, numéro 1.

Photo by Xaume Olleros / OC Sports

« Ça a été un super évènement et un exploit fantastique pour l’équipe. Je suis très fier de l’équipage et du travail accompli. Nous y sommes arrivés et profitons de ce moment, c’est certain », a ajouté Køstner. La victoire de son équipe a également été couronnée par la victoire du Trophée ‘Zhik Speed Machine’ pour avoir atteint la vitesse maximale de l’année sur cet Act 8 avec 33,7 nœuds, une statistique fournie par SAP.

Bien que le trophée de la saison ait été hors de portée pour Alinghi et Oman Air, leur classement sur l’Act s’est joué sur la dernière course de la journée. Sans être découragés par les deux victoires d’Oman Air, les Suisses ont devancé le syndicat omanais et remportent la victoire sur l’Act 8.

« C’était une journée difficile et nous n’avons pas bien très bien démarré. Nous sommes parvenus à revenir dans la deuxième course et tout était possible pour la dernière manche», a déclaré Arnaud Psarofaghis, co-skipper et barreur d’Alinghi, qui termine deuxième la saison.

« Nous nous sommes bien bagarrés avec Oman Air, mais nous avons réussi à les battre. Je pense que Phil Robertson [skipper d’Oman Air] a perdu à son propre jeu en essayant de nous rattraper et nous avons pris l’avantage à la fin. Nous félicitions SAP Extreme Sailing Team ; ça a été une très belle saison », a-t-il ajouté.

Malgré un effort louable dans les deux courses d’ouverture, Oman Air n’a pas été en mesure de rattraper son adversaire Alinghi et termine deuxième de l’Act pour pendre la troisième place du classement général sur la saison.

« Ça a été une belle bagarre et nous étions très proches de la victoire sur l’événement. Nous étions dans la bonne position à quelques reprises dans cette dernière course pour y arriver, mais les Suisses ont malheureusement un peu trop bien navigué pour nous faciliter la tâche ! Nous devions mettre les bouchées double mais nous n’avons pas concrétisé », a déclaré le skipper Phil Robertson.

« Ça a été un super événement, je suis très content de la façon dont nous avons navigué aujourd’hui mais nous aurions aimé être sur la plus haute marche du podium », a-t-il ajouté.

Avec SAP Extreme Sailing Team déterminé à maintenir son principal concurrent à distance, Red Bull Sailing Team a fait face à une rude bataille, qu’elle a perdue.

« SAP Extreme Sailing Team s’est dirigé vers nous dès le départ. Nous savions qu’ils arrivaient mais Adam Minoprio est un très bon navigateur de match-race et j’ai eu un mauvais jugement. Nous avons riposté mais ce n’était pas suffisant », a déclaré le skipper Roman Hagara, dont l’équipe termine quatrième de l’Act et de la saison.

Land Rover BAR Academy était mené cette semaine par le barreur Britannique Giles Scott, médaillé d’or olympique et navigateur sur l’America’s Cup, qui a réussi à devancer son rival de la Coupe, Josh Junior sur NZ Extreme Sailing Team. Les britanniques prennent la cinquième place de l’Act 8, permettant à l’équipage néo-zélandais de prendre la cinquième place au classement général.

L’action s’est intensifiée lors de la dernière manche comptant double, lorsque Team Extreme México a remporté sa première victoire. Le public était ravi pour l’équipage local, skippé par le navigateur mexicain Erik Brockmann et barré par le Britannique Chris Taylor.

« Nous n’aurions pas pu en demander plus. Nous avons vécu une deuxième course difficile aujourd’hui, donc nous n’avions rien à perdre pour la finale. Nous nous sommes dit ‘ c’est parti ! Allons faire le spectacle pour notre public !’ », a déclaré Brockmann.

« Nous avons pris un bon départ. Dans cette flotte, ce n’est pas si simple de garder son avance lorsque l’on est en tête à la première marque du parcours. Nous avons dû nous battre pour que ça passe et c’était tout simplement incroyable de pouvoir entendre la foule nous encourager. C’était très spécial. »

L’équipage invité américain de Lupe Tortilla Demetrio, qui participait à Los Cabos à sa deuxième compétition sur les Series après ses débuts sur l’Act 7 de San Diego, termine en bas du classement de l’Act 8.

L’Act 8 de Los Cabos, présenté par SAP, clôt une saison sensationnelle de 10 mois sur laquelle le Championnat de Stades Nautiques a visité huit villes sur trois continents. Ces navigations de haut-vol reprendront en 2018, dont le calendrier sera annoncé dans les prochaines semaines. Pour plus d’informations sur l’événement, visitez le site officiel.

Extreme Sailing Series™ Act 8, Los Cabos, présenté par SAP ; résultats après 4 jours, 20 courses (03.12.17)
Position / Equipe / Points
1e Alinghi (SUI) Arnaud Psarofaghis, Nicolas Charbonnier, Timothé Lapauw, Nils Frei, Yves Detrey 224 points.
2e Oman Air (OMA) Phil Robertson, Pete Greenhalgh, James Wierzbowski, Ed Smyth, Nasser Al Mashari 212 points.
3e SAP Extreme Sailing Team (DEN) Rasmus Køstner, Adam Minoprio, Mads Emil Stephensen, Pierluigi de Felice, Richard Mason 209 points.
4e Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Hans Peter Steinacher, Stewart Dodson, Adam Piggott, Will Tiller 191 points.
5e Land Rover BAR Academy (GBR) Rob Bunce, Giles Scott, Oli Greber, Sam Batten, Matt Brushwood 157 points.
6e NZ Extreme Sailing Team (NZL) Graeme Sutherland, Josh Junior, Harry Hull, Andy Maloney, Josh Salthouse 157 points.
7e Team Extreme México (MEX) Erik Brockmann, Chris Taylor, Alex Higby, Tom Buggy, Danel Belausteguigoitia Fierro, Armando Noriega Negrete 153 points.
8e Lupe Tortilla Demetrio (USA) John Tomko, Jonathan Atwood, Matthew Whitehead, Tripp Burd, Trevor Burd 125 points.

Classement Final Extreme Sailing Series™ 2017
Position / Equipe / Points
1e SAP Extreme Sailing Team (DEN) 98 points.
2e Alinghi (SUI) 96 points.
3e Oman Air (OMA) 95 points.
4e Red Bull Sailing Team (AUT) 84 points.
5e Land Rover BAR Academy (GBR) 70 points.
6e NZ Extreme Sailing Team (NZL) 70 points.

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Tour du Monde en Solitaire : le Horn pour François Gabart avec de nouveaux records à la clé

François Gabart a franchi dimanche 3 décembre 2017 à 13h20 le Cap Horn.
Le skipper du trimaran MACIF a franchi la longitude du Cap Horn après seulement 29 jours 3 heures et 15 minutes après son départ de Ouessant.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Le marin améliore de 2 jours 8 heures et 15 minutes le temps de référence en solitaire entre Ouessant et le cap Horn, de Thomas Coville (31 jours 11 heures et 30 minutes), et décroche  le deuxième temps de l’histoire des tours du mondes à la voile, solitaire et équipage confondus, puisque le marin se classe derrière  Francis Joyon et son équipage d’IDEC Sport en 26 jours 15 heures et 45 minutes.
Il établit dans le même temps  record absolu (solitaire et équipage confondus) de la traversée du Pacifique Sud (Tasmanie-Cap Horn) en 7 jours 15 heures et 15 minutes, soit 6 heures de mieux que l’équipage d’IDEC Sport.

La vacation de François Gabart au passage du Horn

Le skipper évolue à environ 300 milles au large des Falkland, sur une route quasi directe pour cette remontée au large des côtes sud américaines.

Le récapitulatif de la semaine du marin en vidéo :

Tour du Monde en solitaire : Près de 1000 milles d’avance pour François Gabart

Après 48 heures éprouvants, dans des conditions de mer difficile, François Gabart a retrouvé dans conditions plus favorables à son record, avec un mer moins formée.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Le trimaran MACIF a donc retrouvé des vitesses de l’ordre de 30 à 35 noeuds, et l’avance se majore à près de 1000 milles ce soir.
Il devrait conserver des conditions favorables jusqu’au Horn, grâce à une dorsale en cours de formation et qui lui permettra de  faire route directe vers le dernier grand cap de ce tour du monde.
En toute logique, François Gabart devrait se présenter au Horn dimanche soir avec deux jours d’avance sur le record de Thomas Coville.

 

 

 

 

 

Tour du Monde en Solitaire : François Gabart à l’avant d’une dépression musclée

François Gabart a fort à faire avec la dépression qui l’accompagne, plus que le vent fort, c’est l’état de la mer qui est plus problématique pour le skipper. Néanmoins ce phénomène météo pourrait l’amener directement vers le Horn s’il parvient à se maintenir à l’avant de celle-ci.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

François Gabart, skipper du trimaran MACIF :
« J’essaie de rester à l’avant (de la dépression) pour échapper à son centre. Ce sera un peu la course pendant trois ou quatre jours. Je fais encore le dos rond face à cette mer qui est de plus en plus grosse, d’heure en heure, pour essayer de rejoindre le cap Horn le plus vite possible ». 

Qui plus est le marin s’est fait une frayeur hier en rencontrant un iceberg, dans une zone censée épargnée par les glaces dérivantes.

 

 

 

 

Actuellement François Gabart évolue par 50° sud, sur une route plus nord que celle de Sodebo, actuel détenteur du record, son avance s’est quelques peu réduit à 550 milles.

Tour du monde en solitaire contre vents et courants dominants : ralentissement pour Yves le Blévec

Quatrième jour de mer pour Yves le Blévec sur le trimaran. Actual, lors de cette tentative de record autour du monde en solo contre vents et courants dominants

Le skipper est sur une route quasi plein sud, il a passé les Canaries et négocie actuellement une zone de transition, qui le ralentit quelque peu

Yves les Blévec, skipper d’Actual Ultim :
« Ça fait déjà deux jours qu’on a fait le dernier point, le temps passe vite ! », lançait Yves ce matin. « Je commence à oublier mon statut de terrien. En mer, le quotidien, l’état d’esprit n’ont rien à voir avec ce que l’on vit à terre. Je prends la navigation au jour le jour. Tout va bien à bord, le vent avait baissé un peu la nuit dernière, j’ai pu bien me reposer. Je navigue prudemment, tant que c’est instable, avec des grains, je navigue un peu sous-toilé, ça apporte une certaine sérénité. Je suis en short et en T-shirt, mais avec le vent de face et le « spray » permanent des embruns, il ne fait pas encore très chaud. 

Ce tour du monde, c’est comme une montagne immense qui me barrait l’horizon le premier jour. Aujourd’hui, j’ai commencé à attaquer la pente, je ne vois plus le sommet.

Je n’ai pas d’impératif de vitesse, même si j’aime faire marcher correctement mon bateau, je n’ai pas trop d’états d’âme à lever le pied si nécessaire. »

© Th.Martinez / Sea&Co.
Trimaran ULTIM “ACTUAL”

Tour du Monde en Solitaire : 700 milles d’avance à l’entrée du Pacifique pour François Gabart

François Gabart s’est adjugé vendredi un nouveau record en solitaire sur le tronçon Ouessant-cap Leeuwin en 19j 14h 10’.

Il ne décroche pas celui de l’Indien qui reste la propriété de Thomas Coville  en 8 jours 12 heures 17 minutes contre 9 jours 13 heures 40 minutes pour le skipper de MACIF.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Il file désormais à une trentaine de noeuds dans le Pacifique.

François Gabart, skipper du trimaran MACIF :
« Je ne cache pas que je suis fatigué, ça fait deux-trois jours que je n’ai pas beaucoup dormi.  Avec les chocs assez violents, c’est dur de fermer l’œil. Les choses toutes bêtes peuvent devenir très compliquées, comme rester allongé ou assis dans un endroit sans bouger dans tous les sens. C’est compliqué aussi de manger, les conditions de vie sont difficiles, tu luttes pour tout.
 Je suis dans le dur. J’en ai bavé un peu, mais je ne vois pas comment les mers du Sud sur un multicoque de 30 mètres peuvent être une promenade de santé. Quand la vague vient déferler à l’étrave, elle a tendance à l’emporter avec elle. Si tu pars en surf dans le sens de la vague, tu accélères très fort très vite, mais tu t’arrêtes aussi très fort très vite en bas, et après, pour relancer, c’est infernal. Dans ces conditions, c’est dur d’avoir une trajectoire correcte ».

François Gabart va poursuivre sa descente dans le grand sud et devrait fleurter avec les 58° de latitude,  l’état de la mer devrait s’améliorer sous la Nouvelle-Zélande ce qui lui permettra de maintenir une cadence élevée. Il possède ce soir près de 700 milles d’avance sur le temps de référence de Thomas Coville.

 

Tour du Monde à l’envers en solitaire : nouveau départ pour Yves le Blévec et Actual hier

Yves le Blevec s’est élancé hier pour une nouvelle tentative de record autour du monde en solitaire contre vents et courants dominants.
Le skipper d’Actual Ultim avait été contraint de renoncer rapidement après le Golfe de Gascogne lors de sa première tentative, suite à une casse sur son chariot d’écoute de grand voile.

© Th.Martinez / Sea&Co.
Trimaran ULTIM “ACTUAL”

Il a coupé la ligne de départ, choisie au large de la Trinité sur Mer à 16 heures 55 minutes et 28 secondes, hier. Les conditions étaient clémentes, sans houle, avec quelques grains sur la ligne.

L’ambiance a rapidement changée avec une brise de nord-ouest de 20 à 30 nœuds et une mer formée dès l’entrée du  golfe de Gascogne.
Le skipper se trouve désormais près de la longitude du Cap Finisterre, il tire un bord vers l’ouest pour rejoindre la bordure de la dépression située au large des Canaries avant de plonger au sud.