Trophée Jules Verne : départ cette nuit pour Idec Sport et Spindrift 2

Les deux équipages en stand-by pour leur tour du monde étaient arrivés à Brest afin de se rapprocher de la ligne de départ. 

La fenêtre météorologique de ce week end, la première de la saison, était scrutée par les deux routeurs : Jean Yves Bernot pour Spindrift racing et Marcel Van Triest pour Idec Sport. 

Idec Sport devrait quitter le ponton dans les minutes à venir alors que Spindrift 2 devrait larguer les amarres vers 23h30.

SAILING - IDEC SPORT IMAGE BANK 191015

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’Idec Sport :

Oui ! Nous avons décidé de partir tout à l’heure car nous avons vu qu’il y avait des chances d’accrocher la dépression qui se situe dans l’Atlantique Sud et donc nous partons aujourd’hui avec cette idée-là. On part dans une journée très ventée : 30 à 35 noeuds de vent sur Brest, beaucoup plus sur Ouessant. Les conditions de départ ne vont pas être faciles…

On va partir avec un ou deux ris. Il faudra surtout être prudents dans le golfe de Gascogne ou la mer sera très forte avec 4 à 5 mètres de houle annoncés et la mer peut être croisée encore puisqu’on a eu un coup de vent de sud-ouest avant hier et que maintenant nous sommes dans un régime de secteur nord. Nous serons dans le bain d’entrée de jeu !Le record à l’équateur envisageable. On pourrait mettre moins de 5 jours et demi si tout s’enchaine bien. 

On fait un peu pour la forme un dernier tour du bateau. Histoire d’être certain de n’avoir rien oublié, qu’on a bien l’avitaillement qui convient, que chacun a bien mis son passeport dans le conteneur de sécurité, des petits rituels comme ça.. L’équipage est content, ce sont des gens qui sont habitués aux départs et qui sont heureux en mer… 

Le trajet jusqu’à l’équateur parait relativement simple. Il y a peu d’aléas météo et de questions à se poser, mise à part tout de même cette nuit une petite dépression pour pourrait créer un manque de vent dans le golfe de Gascogne. Il ne faut donc pas s’empêtrer là-dedans. Mais surtout on essaie de voir plus loin, jusqu’à la position de l’anticyclone de Sainte Hélène, la circulation des dépressions qui partent du Brésil et se dirigent vers Bonne Espérance. C’est un mélange de tout ça qui a déterminé notre décision de partir aujourd’hui. 

 On ne peut être certains de rien mais on part sur une probabilité qui peut devenir favorable. Par le passé, des projets ont attendu des mois et des mois une bonne fenêtre,… on se dit qu’il faut tenter notre chance.. 

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