Le Gitana Team s’impose à Muscate

Les Français de Groupe Edmond de Rothschild se sont imposés à Mascate après  32 manches disputées en 5 jours. Leader dès le premier jour, Pierre Pennec et ses hommes ont défendu jusqu’à la dernière manche cette première place. « Quelle journée ! Je suis bien évidemment heureux du résultat mais aussi particulièrement fier de la manière dont nous avons remporté ce Grand Prix. Nous avons su être relativement réguliers même si la troisième journée de régates s’est moins bien déroulée que les autres. J’ai une chance incroyable de naviguer avec un tel équipage. J’ai pris beaucoup de plaisir à barrer Groupe Edmond de Rothschild, et particulièrement sur la journée de brise de lundi. Sur les petits parcours, la pression était très grande et j’étais un peu plus tendu. Je n’avais pas le droit à l’erreur, pas avec un équipage comme le mien. Hervé, Thierry et Christophe sont aussi forts techniquement que tactiquement. Ils ont un très bon feeling et ils sont puissants physiquement. J’ai une dream team . Cette victoire me procure beaucoup d’émotion …Cela fait dix ans que l’on ne m’avait pas confié la barre d’un catamaran. »

© Lloyd Images

Cette dernière journée a ,comme souvent sur les Extreme Sailing Series, offert un combat acharné pour le podium, les 7 premiers du classement provisoire pouvaient encore, en théorie, remporter ce premier acte! Terry Hutchinson, skipper d’Artemis Racing et bizu de l’épreuve monte sur la deuxième place du podium : « C’est bon de voir que tous nos efforts depuis fin 2010 ont porté leurs fruits mais il reste encore beaucoup à faire pour nous améliorer. Nous allons légèrement modifier l’équipage pour la seconde épreuve, donc il y a un gros effort à fournir le mois prochain. »
Roman Hagara, skipper de Red Bull Extreme Sailing, accompagné de Hans Peter Steinacher, Will Howden et Craig Monk, complète le podium. Pour le duo olympique de Hagara et Steinacher, qui courraient déjà ensemble l’an dernier, il s’agit du meilleur résultat jamais enregistré: «Nous sommes très heureux ce soir, c’est le résultat que nous recherchions», a déclaré Steinacher. « Le niveau est de nouveau très élevé mais nous sommes ravis de nous battre contre les meilleurs. »


Emirates Team New Zealand, barré par Dean Barker, a effectué une très belle remontée, tout comme Luna Rossa (mené par le vainqueur de l’année dernière, Paul Campbell James), ils finissent respectivement 4ème et 5ème, Alinghi termine a une décevante 6ème place, comme l’explique Tanguy Cariou : «Nous sommes certainement déçus par ce résultat. La sixième place ce n’est pas ce que nous avions espéré avant de voyager à Oman mais nous avons manqué de rythme et d’agressivité sur les trois jours de courses en format stadium. L’équipe est encore en phase d’apprentissage sur ce circuit. Maintenant c’est à nous de faire un bilan objectif de cette première confrontation avant d’attaquer la suite de la saison en Chine mi avril».

© Lloyd Images

Les deux équipages des bateaux du team Oman Sail, complétement restructurés cette année terminent 7 et 8 ème.

Le second acte des Extreme Sailing Series se déroulera à Qingdao, Chine du 13 au 17 Avril.

Classement du Grand Prix de Muscat le 24 février (après trente-deux manches)

  1. Groupe Edmond de Rothschild (Pierre Pennec) – 253 points
  2. Artemis Racing (Terry Hutchinson) – 243 points
  3. Red Bull Extreme Sailing (Roman Hagara) – 239 points
  4. Emirates Team New Zealand (Dean Barker) – 236 points
  5. Luna Rossa (Max Sirena) –   234 points
  6. Alinghi (Tanguy Cariou) – 217 points
  7. The Wave, Muscat (Torvar Mirsky) – 208 points
  8. Oman Air (Sydney Gavignet) – 188 points
  9. Team Extreme (Roland Gaebler) – 140 points
  10. Niceforyou (Alberto Barovier) – 95 points
  11. Team GAC Pindar (Ian Williams) – 62 points

Groupe Edmond de Rothschild toujours en tête

Pierre Pennec et son équipage ont réussi à conserver la tête du classement provisoire, lors de la 3ème journée des Extreme Sailing Series Oman.

Après une excellente journée hier (3 victoires sur 5 manches et 10 points d’avance), l’équipage du Gitana Team a été moins à son aise aujourd’hui dans un vent d’une dizaine de noeuds sur des parcours « Stadium Racing », comme l’explique Hervé Cunningham, le n°1 du bord : « Cette troisième journée de compétition était un nouveau départ pour nous car le format des parcours changeait. Des courses « longues » sur lesquelles nous nous sommes affrontés les deux premiers jours, nous passions aujourd’hui à des parcours beaucoup plus courts. L’exercice est très différent et malheureusement nous n’avons pas su aussi bien nous exprimer sur l’eau. Avant le début du Grand Prix nous savions que nos lacunes portaient sur ces courses que les organisateurs appellent les « stadium racing ». Le bilan à l’issue des cinq régates disputées ce mardi est que nous devons travailler et progresser sur les départs car ils ont été le point noir de notre journée. Nous sommes nombreux sur la ligne, nos adversaires sont agressifs et il faut se battre en permanence pour faire sa place et la garder jusqu’au coup de canon. Je crois qu’il nous faudra être plus agressifs demain sur ces phases cruciales et cela passe peut être par une plus grande prise de risque.»

Groupe Edmond de Rothschild a également un nouveau dauphin, Artemis Racing,  5ème hier, est revenu à la 2nde place grâce à cinq victoires et deux deuxièmes places, l’équipage de The Wave Muscat reste sur le podium après une journée en demi-teinte.

Cependant rien n’est joué avec les cinq premiers équipages qui se tiennent en 13 points. Alinghi barré par Yann Guichard est 4ème.

Classement provisoire du Grand Prix de Muscat le 22 février (après dix-sept manches)
1. Groupe Edmond de Rothschild – 133 points
2. Artemis Racing – 130 points
3. The Wave, Muscat – 124 points
4. Alinghi  – 121 points
5. Red Bull Extreme Sailing – 120 points
6. Luna Rossa – 103 points
7. Emirates Team New Zealand – 102 points
8. Oman Air – 101 points
9. Team Extreme – 59 points
10. Niceforyou – 37 points
11. Team GAC Pindar – 29 points

Quatre ex aequo pour la 1ère journée des Extreme Sailing Series 2011

La première journée des Extreme Sailing Series 2011 s’est déroulée aujourd’hui à Masquate, dans le sultanat d’Oman.

Les conditions étaient parfaites pour une mise en jambe avec une brise stable de 12 à 15 noeuds, qui a permis de lancer 6 courses. Au classement provisoire ce soir, c’est The Wave, Muscat, Groupe Edmond de Rothschild, Artemis Racing et Alinghi qui se partagent la tête du classement, ex aequo avec 49 points.

The Wave-Muscat et Groupe Edmond de Rothschild signent deux victoires de manche, les équipages des deux bateaux semblent partis pour une nouvelle saison de luttes au sommet, malgré les changements de skippers (Pierre Pennec pour Gitana, Torbar Mirsky pour The Wave). Les deux autres équipages à se partager la 1ère place provisoire sont Alinghi et Artemis.

© Lloyd Images

Team New Zealand, très attendu sur le circuit ne pointe qu’à la 8ème place, Sydney Gavignet, pour ses débuts termine à une belle 5ème place lors de cette première journée ( à lire une interview du skipper d’Oman Air sur V&V.com).
Pierre Pennec, skipper de Groupe Edmond de Rothschild :

« C’est ma 3ème saison en Extreme 40 mais ma première à la barre et j’ai 3 supers équipiers qui connaissent vraiment bien le bateau, ils sont très techniques et physiques. Évidemment après deux secondes places en 2009 et 2010 on vise la première place cette année, mais on est conscient que le niveau est vraiment élevé. […]

La journée s’est plutôt bien déroulée. Nous avons été bien inspirés sur les départs et une bonne vitesse au près nous a permis de passer régulièrement dans le paquet de tête à la bouée au vent. Ces petits plus ont constitué nos points forts aujourd’hui et ils nous permettent d’être deuxième ce soir. Être onze sur le plan d’eau ne complique pas plus les phases de départs mais ça ajoute du piment lors des passages de bouées. C’est assez spectaculaire et ça se bouscule pas mal. Schématiquement, la flotte se scinde en deux et à la première marque au vent, la première moitié arrive bâbord et l’autre moitié arrive tribord et tout cela dans un mouchoir de poche comme le niveau est très homogène (ndlr, en voile un bateau arrivant tribord (droite) est prioritaire sur un bateau venant de bâbord (gauche) et le bateau non prioritaire doit laisser suffisamment de place à son adversaire pour passer. Dans le cas inverse, il réalise ce que l’on appelle dans le jargon vélique un refus de tribord et est logiquement sanctionné). Ca se joue à trois mètres près de passer premier, deuxième ou cinquième voire huitième. Mes équipiers ont fait un super travail aujourd’hui, les manœuvres et la communication sont fluides et quand nous sommes en difficulté nous nous serrons les coudes pour revenir.»

Tanguy Cariou, Skipper d’Alinghi
« Nous sommes à Oman depuis un mois, on a passé presque 2 semaines à préparer notre nouveau bateau. On n’était pas vraiment en mode régate, donc c’était un peu la découverte aujourd’hui. On a réussi à bien se positionner par rapport à nos adversaires, on se sent bien à bord et la courbe d’apprentissage est encore longue. »

© Lloyd Images

Les régates reprendront demain à partir de 14h.

Extreme Sailing Series, Act 1 – The Wave, Muscat
Résultats après la première journée de course
1er The Wave, 49 points
2ème Groupe Edmond de Rothschild, 49 points
3ème Artemis Racing, 49 points
4ème Alinghi, 49 points
5ème Oman Air, 42 points
6ème Red Bull Extreme Sailing, 39 points
7ème Luna Rossa, 38 points
8ème Team New Zealand, 31 points
9ème Niceforyou, 24 points
10ème Team Extreme, 17 points
11ème Team GAC Pindar, 9 points

Fred Le Peutrec : « J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque »

Fred Le Peutrec a de nouveau accepté de répondre aux questions de Voile-Multicoques, apportant un éclairage sur sa nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne, sur la Coupe de l’America etc.

Tu es déjà détenteur du Trophée Jules Verne avec l’équipage de Groupama 3 depuis l’hiver dernier ; qu’est ce qui t’as poussé à repartir sur une nouvelle tentative cette année avec Banque Populaire ?

 

C’est tout simplement ce genre de navigations, qui sont très rares, associées à des bateaux comme Groupama 3 ou Banque Populaire V qui sont des protoypes uniques, donc j’en profite pendant qu’il y a des bateaux qui sont armés pour ce type de navigations.

 

 

Mais aussi parce que Pascal (Bidégorry) me l’a proposé. Après être revenu avec Groupama je me disais qu’il était dommage d’imaginer que je ne serai peut être plus amené à revivre un tour du monde sur ce type de bateaux, parce qu’évidemment des projets comme le Jules Verne avec des bateaux construits uniquement pour ça sont des projets coûteux et de longue haleine.

Je ne vois pas un projet naître rapidement après celui de Banque Populaire, donc je n’ai pas hésité longtemps après la proposition de Pascal.

 

Quels sont les différences entre ces deux maxis trimarans (Banque Populaire V et Groupama 3) ?

 

Banque Populaire 5 est un peu plus grand , un peu plus lourd, il a plus d’inertie, le bateau demande donc plus d’anticipation, plus de bras, avec des temps de manoeuvres un peu plus longs que ceux de Groupama 3.

BP5 a un gros potentiel, comparable si ce n’est un peu supérieur, au moins pour ce qui est d’entretenir une vitesse moyenne, c’est un bateau plus constant en vitesse que ne l’est Groupama 3, sans doute par un effet de masse et de longueur associée.

Le bateau a certes moins navigué, mais comme le cabinet d’architecture (VPLP) et de calcul de structures sont les mêmes, toutes les évolutions et les constats de faiblesse de Groupama 3 ont été transféré à Banque Populaire, le bateau a donc bien évolué depuis sa mise à l’eau même s’ il y a eu moins de navigations accumulées qu’avec Groupama 3.

 

 

Concernant le comportement à la mer du trimaran et les performances pures, j’ai du mal à en juger, il faudra attendre d’être en « situation réelle » .

Dans peu de vent et de mer, le bateau avance très convenablement, il n’y a pas de quoi rougir ou avoir un blocage psychologique par rapport aux performances de Groupama.

Dans le contournement d’anticyclones, je ne pense pas que le bateau soit aussi arrêté que ce que je pensais l’année dernière, bien évidemment ceci repose sur des valeurs relatives, il n’y a jamais eu de bord à bord avec Groupama 3,

Est ce qu’on se permettra de passer dans une mer plus formée, un peu plus vite avec ce bateau, là où nous étions « limites » avec Groupama 3 ?

Cette hypothèse reste à prouver, solliciter le bateau sur un tour du monde est toujours difficile étant donné qu’il s’agit d’une épreuve de longue haleine.

 

© Yvan Zedda

 

Le bateau est un peu plus haut sur l’eau, le cockipt plus protégé, Banque Populaire 5 sera-t-il plus « confortable » que ne l’était Groupama 3 pour un tour du monde?

 

Vraisemblablement, la hauteur du bateau et les protections de cockpit vont dans le sens d’un peu plus de confort, ce qui nous permettra peut être d’attaquer un peu plus, mais le confort est très lié à la vitesse.

Comme ce sont des bateaux très rapides, il paraît justifié de se protéger parce que c’est sollicitant, mais ça ne sera jamais le confort d’un 4 étoiles.

 

Le multicoque revient sur le devant de la scène avec le passage de la Coupe de l’America sur des catamarans, penses-tu que ceci va relancer le multi (MOD, Multi 50′, Extreme 40, support olympique…) ou au contraire focaliser les teams autour de ce seul événement ?

A mon sens, ceci va surtout faire venir des gens aux multis, alors qu’ils étaient depuis longtemps concentrés sur un système de monocoques, je pense qu’une fois qu’ils auront mis le pied à bord, ils auront du mal à en débarquer.

L’épreuve reine médiatiquement et financièrement parlant devenant une épreuve en multicoques profitera à tout le monde, et peut possiblement favoriser le retour des multicoques aux Jeux Olympiques. Ce passage de la coupe de l’America au multi rendrait encore plus illégitime le fait de ne plus avoir de support multicoque aux JO.

 

© Gilles Martin Raget

 

 

Le fait que des marins formés à la Coupe de l’America depuis des années, et qui sont les vraies notoriétés mondiales de la voile, passent au multi va les convaincre définitivement, j’en ai fait l’expérience avec Grant Dalton sur The Race, il n’avait de cesse de dire à l’arrivée que c’était la plus belle navigation autour du monde qu’il ait faite.

Autant ils avaient peut être une réticence à venir dans un système qui avait évolué en France et dans lequel ils se sentaient probablement en retard, autant là, le multi va vers la Coupe et rejoint leur système avec de grosses équipes, du match racing etc. Selon moi, c’est un pas plus facile vers le multicoque pour eux.

 

Pour la course océanique, les Multi 50′ se développent en ce moment, le MOD pointe le bout de son nez, on verra comment ces séries vont se stabiliser, mais je pense que ceci sera favorable aussi pour ces bateaux,

Ce support permet d’entrevoir une autre manière de naviguer, d’utiliser la météo différemment, tout ça est logique, la voile reste un sport mécanique, je ne vois pas quel pilote auto ne rêve pas un jour de faire de la F1.

 

Que penses-tu des gréements des futurs AC72 et AC45 (des ailes rigides) ?

 

En terme d’aérodynamique, les ailes sont magnifiques, les bateaux qui en sont pourvus sont ceux qui sont les plus pointus à régler, les plus efficaces en rendement par rapport au vent.

On l’a vu lors la dernière coupe avec des vitesses réelles atteintes jusqu’à cinq fois la vitesse du vent pour BMW Oracle, dans des vents faibles, c’est colossal, c’est forcément beaucoup de finesse, de technologie, de plaisir, de précision, de développement et de mise au point.

 

 

© 34th America's Cup

 

Malgré tout les ailes rendent l’utilisation du bateau complexe, parce qu’il faut mâter/démâter tous les jours, ceci demande une logistique assez lourde, et donc du temps et des moyens pour développer plusieurs ailes, bien évidemment,

 

C’est intéressant, j’imagine que les voiliers ne sont pas forcément contents, d’un point de vue technologique les voiliers seront magnifiques, au sens propre, avec beaucoup de finesse, de légèreté, de précision, d’aisance.

 

 

Tu fais partie des spécialistes du multicoque, as-tu déjà des contacts avec d ‘éventuels teams pour cette 34ème Coupe de l’America ?

 

Des contacts directs non, j’ai des connaissances qui font partie des équipes, avec lesquelles elles sont en train d’établir un plan d’attaque, et je sais que de temps en temps elles pensent à moi, je sais qu’il n’y a rien d’acté.

Je suis plutôt concentré sur mon tour du monde avec Banque Populaire et on verra après.

 

D’ici là les équipes seront un peu plus organisées. Cela me plairait beaucoup de participer à un projet, dans un rôle proche de la performance, de la barre, ça représente une synthèse entre tout ce que j’ai fait.

 

J’ai rêvé d’une Coupe en multicoque, parce qu’originellement, c’est un défi entre deux bateaux les plus rapides de la planète, le système avait évolué par la force des choses vers quelque chose d’un peu archaïque avec des bateaux qui valaient des fortunes pour déplacer le plus vite possible 23 tonnes de plomb. Tout ça ne me paraissait pas cohérent avec la Coupe et encore moins avec ce que l’on vivait dans les grand prix en championnat ORMA, lorsque l’on était entre 11 et 13 bateaux au départ, ce qui me paraissait plus prometteur que la Coupe sur des ACC à l’époque.

 

Ma vision de la coupe ce sont des bateaux ultimes, très rapides, très efficaces pour faire de la régate, et le catamaran,dans la version qui a été retenue le sera forcément, j’en suis donc très content.

Je pense aussi que ça remettra le multicoque en selle pour les jeux (ce qui est quasiment assuré suite à une décision de l’ISAF qui prône le retour d’un catamaran de sport à équipage mixte).

 

 

Tu participais au Championnat Julius Baer l’année dernière sur le D35 SmartHome, il semble que les bateaux seront amenés à courir quelques épreuves en Méditerranée, que penses-tu de cette évolution ?

 

Ce ne sont certes pas des bateaux faits pour les grosses vagues, mais il y beaucoup de plans d’eau qui peuvent les accueillir en été. Le bateau navigue correctement avec un ris-solent jusqu’à 22-23 noeuds, il y a donc une possibilité de faire des régates en mer.

 

 

Tes projets pour l’année prochaine ?

 

Au retour de Groupama 3 l’année dernière, j’avais envie de régates au contact, je pense que ça sera encore plus le cas après le Jules Verne avec Banque Populaire, les projets viendront donc en fonction des opportunités qui me seront offertes.

Les systèmes qui existent actuellement, que ce soient les circuits Extreme 40 ou D35, s’inscriront forcément dans le programme des équipes qui participeront à la Coupe, pour faire naviguer les marins, les habituer au multicoque, apprendre des réflexes de positionnement tactique, de barre, de réglages etc.

Je pense que ces deux circuits verront arriver des équipages de Coupe de l’America l’année prochaine.

Il y aura aussi l’AC45, mais je pense que la plupart ne se priveront pas de venir naviguer le plus tôt possible sur les séries qui existent déjà, on l’a vu avec les néo-zélandais qui ont participé à la dernière étape des Extreme Sailing Series.

Alinghi de retour sur le cicruit Extreme 40

Alinghi, double vainqueur de l’America’s Cup,  a annoncé que l’équipe prendra part à la saison 2011 des Extreme Sailing Series, l’équipe d’Ernesto Bertarelli renonce par contre à s’engager dans la 34ème Coupe de l’America.

© Lloyd Images

En parallèle, l’équipe a également confirmé sa participation de championnat de D35 qui se court sur le Léman, mais dont quelques manches auront lieu en Méditerranée, à priori en septembre.

The Wave Muscat décroche le titre

La 3ème  journée des Extreme Sailing Series Trapani était riche en rebondissements, l’équipage de  Groupe Edmond de Rothschild, leader au général provisoire, peinait à retrouver ses marques dans un flux faible en début de journée avec des places de 6ème à deux reprises, Yann Guichard et ses hommes se resaisissaient en remportant les deux dernières manches de la journée  de la journée.

© Paul Wyeth/OC Events

Cette contre performance avait permis le retour des poursuivants à savoir Ecover, et surtout The Wave Muscat qui enchainaient les victoires et les secondes places, à l’issue de cette journée Groupe Edmond de Rothscild et the Wave Muscat poitaient à égalité de points, Ecover était 3ème à six points des leaders. Groupama 40 menaçait la quatrième place de Masirah avec un écart de trois petits points, malgré une journée en demi-teinte…

La journée se terminait sur une série de match races, la première confrontation opposant Red Bull à Emirates Team New Zealand – Dean Barker, spécialiste de match race et de la Coupe de l’America, s’imposait facilement. Franck Cammas battait assez largement l’équipage de Rumbo Almeria, tandis que Loïck Peyron s’imposait face à Leigh MacMillan sur Ecover.

Le dernier match du jour opposait les deux prétendants au titre : Yann Guichard et Paul Campbell-James, ce dernier prenant l’avantage et empochait le point de ce duel.

Les réactions des skippers à l’issue de cette troisième journée :

Yann Guichard, Groupe Edmond de Rothschild
« La journée a été difficile pour nous, mais nous gardons la tête à égalité de points avec The Wave, Muscat, ça devrait donc être une grosse bagarre demain. Le niveau de compétition devrait être élevé, mais les conditions météo différentes, avec plus de vent. Comme d’habitude, nous prendrons les choses course par course, nous menons toujours cette étape, c’est le principal. The Wave a fait une belle journée alors que nous avons eu un peu de mal sur les départs. »

Paul Campbell-James, The Wave Muscat
« Je pourrais difficilement être plus content, nous sommes de retour dans le match et tout est à jouer demain. Nous sommes sur le retour et ils baissent un peu, ça devrait être intéressant. Nous sommes gonflés à bloc, non seulement pour la victoire à Almeria mais aussi le championnat, l’année se joue sur la dernière journée et j’imagine que tout se décidera dans la dernière course. »

Leigh MacMillan, Ecover
« Les premiers trois quarts de la journée ont été super pour nous, et ensuite les choses ont commencé à nous échapper, C’est un peu décevant d’avoir mené et de nous retrouver troisièmes… mais nous gardons cette place au général du championnat aussi, c’est ce qui nous importe. Notre objectif de demain sera de monter sur le podium de fin de saison. »

Franck Cammas, Groupama 40
« Bonne journée aujourd’hui, on a gagné une manche et fait plusieurs fois le podium donc c’est pas trop mal, surtout que normalement le petit temps ne nous réussit pas trop. On a fait quelques erreurs encore mais on s’en sort bien en général. On finit par une victoire en match race, c’était plutôt marrant ! On est bien au contact de Masirah,  Ecover, le 3eme, commence lui à être un peu loin mais demain devrait être une belle journée avec une belle bagarre. »

La dernière journée allait donc déterminer le vainqueur des Extreme Sailing Series, les régates ont débutées dans un vent de plus de 15 nœuds.

La première manche qui avait lieu en dehors du port du jour tournait à l’avantage de Masirah, tandis que Groupe Edmond de Rothschild commençait mal la journée terminant en 5ème position suite à la rupture d’une écoute de foc, son adversaire direct, The Wave, Muscat empochait la seconde place devant un Ecover toujours en bonne place.

La seconde manche du jour, qui voyait les Extreme 40 finir au ras du quai, Groupama empochant une belle victoire devant le duo The Wave, Muscat (second) / Groupe Edmond de Rothschild (3), finissant à quelques secondes d’écart seulement.

Le duel entre Yann Guichard et Paul Campbell James se poursuivait dans l’enceinte du port d’Almeria avec un seul faux pas de The Wave Muscat qui termine 6ème de la troisième course de la journée, et qui creusait l’écart sur l’équipage français au cours de l’après midi.
La dernière course – comptant double – n’était donc qu’une formalité pour les hommes de The Wave Muscat, qui comptaient 11 points d’avance, Campbell-James n’avait somme toute qu’à jouer la prudence et viser une place dans le top 3, tout en sachant que mathématiquement Groupe Edmond de Rothschild pouvait toujours l’emporter. Volant de départ, Loïck Peyron laissait de facto la troisième marche du podium à Ecover, qui de surcroît terminait en beauté avec une victoire… The Wave, Muscat assurait une belle seconde place, et c’en était fini des espoirs des hommes de Yann Guichard, néanmoins auteurs d’une saison remarquable.

© Paul Wyeth/OC Events

Les réactions des skippers :

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« Je n’arrive pas à y croire, mais nous avons gagné ! C’est fantastique, je ne réalise pas encore tout à fait mais je ne pourrais pas être plus heureux. Les gars étaient sur le coup à tout moment, tenir le bateau n’était pas facile aujourd’hui. Nous avons été dominateurs sur les départs, nos adversaires n’ont pas trouvé de parade. A Sète nous étions surpris de pouvoir monter sur le podium, à Cowes nous avons gagné et nous sommes dits ‘en fait, on peut prétendre gagner cette série’. A Kiel nous sommes un peu descendus, mais avec notre victoire de Trapani la confiance est revenue. Il y a deux jours, nous avions 11 points de retard et un retour semblait peu probable, donc aujourd’hui c’est la joie. Le fait d’être un équipage de copains et de prendre plaisir à naviguer ensemble est un facteur important. »

Yann Guichard, Groupe Edmond de Rothschild
« On a bien navigué, on fait deuxième au général, bien sûr l’objectif était de gagner donc on est un peu déçus mais on a fait une super saison avec deux victoires d’événement. Je suis très content de mon équipe, et j’ai hâte d’être à l’année prochaine pour pouvoir enfin gagner ce circuit des Extreme 40. C’était une journée vraiment difficile aujourd’hui. J’ai eu du mal sur les départs, même si on a réussi à mettre le bateau dans de bonnes positions on a eu du mal à exploiter ces opportunités. Bravo à The Wave, Muscat, ils ont super bien navigué sur toute la saison, ont pris beaucoup de risque et ça a payé. Bravo à eux ! »
Mike Golding, Ecover
« Nous sommes extatiques, vraiment extatiques. Nous commencions à nous inquiéter un peu mais sommes revenus quand il le fallait, dans la course finale, donc c’est une sensation fantastique. J’ai toujours su que cet équipage avait du potentiel, je savais que nous pouvions bien figurer sur le circuit et qu’un podium final était possible. D’évidence il y a eu de gros changements, et Leigh (MacMillan) en particulier a fait un boulot fantastique. Will (Howden), Boycy (Jonathan Taylor) et Andrew (McLean) ont donné 100%, je suis enchanté. »

Loïck Peyron, Masirah
« Nous n’avons pas eu une mauvaise journée, nous avons rattrapé 10 points sur Ecover donc c’est une fin d’événement positive. Ne pas finir sur le podium est très décevant, mais c’est la nature du sport. La saison a été super, un peu décevante pour Masirah, nous avons eu des hauts et des bas, mais je suis heureux pour l’équipe Oman Sail. The Wave, Muscat a fait du bon travail, c’est difficile d’être régulier dans une telle flotte, mais ils ont fait leurs preuves. J’aimerais penser que notre équipage a appris des choses aux jeunes de The Wave, Muscat et à Khamis – en tout état de cause, garder le titre deux saisons de suite comme le fait Oman Sail, c’est impressionnant. »

Les résultats :
Extreme Sailing Series™ Almeria
1. The Wave, Muscat, Paul Campbell-James, 157 points
2. Groupe Edmond de Rothschild, Yann Guichard, 142 points
3. Ecover Sailing Team, Mike Golding, 135 points
4. Oman Sail Masirah, Loick Peyron, 123 points
5. Groupama 40, Franck Cammas, 107 points
6. Rumbo Almeria, Guillermo Altadill, 91 points
7. Red Bull Extreme Sailing, Roman Hagara, 91 points
8. Emirates Team New Zealand, Dean Barker, 66 points

Général Extreme Sailing Series™ 2010
1. The Wave, Muscat, Paul Campbell-James, 36 points
2. Groupe Edmond de Rothschild, Yann Guichard, 34 points
3. Ecover Sailing Team, Mike Golding, 31 points
4. Oman Sail Masirah, Loick Peyron, 29 points
5. Groupama 40, Franck Cammas, 17 points
6. Red Bull Extreme Sailing, Roman Hagara, 16 points
7. The Ocean Racing Club, Mitch Booth, 7 points
8. Team GAC Pindar, Nick Moloney, 3 points

The Wave Muscat prend l’avantage

The Wave, Muscat,barré par Paul Campbell-James a dominé l’avant dernière journée des Extreme Sailing Series de Trapani, Paul Campbell James a de nouveau démontré son aisance dans la brise (une vingtaine de noeuds) et une facilité à renverser les situations délicates avec une prise de risque payante (The Wave Muscat sera le seul à effectuer son bord de portant sous gennaker suite à un départ raté, remontant ainsi une partie de la flotte.

Ce samedi n’aura pas été à l’avantage de l’équipe Gitana qui perd sa deuxième place au profit du second bateau de l’Oman Sail, Masirah, barré par Loick Peyron qui enchainait les podiums de manches.

Yann Guichard et ses hommes étaient donc relégué à  22 points du leader et à 7 points du second suite à cette mauvaise journée. La réaction du skipper de Groupe Edmond de Rothschild : « Je n’ai pas été très percutant sur les départs, notamment lors des deux premières manches. Et les régates étant une nouvelle fois très courtes, entre 6 et 8 minutes, une mauvaise approche ne pardonne pas. Mais à bord personne n’a baissé les bras et nous nous sommes très bien ressaisis. Nous finissons sur le podium des trois dernières courses, en en gagnant une. Nous clôturons ce samedi sur cette note positive et nous tenterons de débuter ainsi demain. Le niveau est très homogène et aujourd’hui encore, les résultats des régates se sont joués à très peu de choses. Sur la première course, nous volons le départ pour moins d’un mètre. Du coup, nous devons réparer en revenant sur la ligne et nous fermons la marche. Cela fait partie du jeu, il faut accepter de prendre quelques risques.»

Ecover revenait dans le jeu en début de journée ( deux victoires, une 2nde, une 3ème et une 5ème place) mais perdait cette avantage suite à une rupture de safran qui contraignait l’équipage de Mike Golding à rester au port lors des deux dernières manches du jour.

Franck Cammas profitait de cette avarie pour placer son Groupama 40 en 4ème position devant Ecover, Red Bull et Trapani.

La dernière journée de ses Extreme Sailing Series Trapani a de nouveau tourné à l’avantage des équipages de l’Oman Sail, puisque Paul Campbell Jones remporte ce grand prix devant son compagnon d’écurie Masirah barré par Loick Peyron.

Cette victoire permet à The Wave Muscat de pointer en tête avant le dernier rendez vous de la saison prévu à Almeria du 9 au 12 octobre.

Paul Campbell James assurait sa première place dès le début de la journée en enchainant deux victoires de manches et une troisième place, la seconde place de cet événement était plus disputé avec un bon début de journée pour Yann Guichard et ses hommes qui terminaient 3ème, 2nd et 3ème lors de trois premières manches avant d’enchainer deux résultats en demi-teinte, sous la pression de The Wave Muscat comme l’explique le skipper : « Nous avons bien navigué lors des trois premières manches en montant systématiquement sur les podiums des courses mais après Muscat est venu nous empêcher de naviguer comme nous le souhaitions pour jouer le classement général du championnat. Cela a alors permis à l’autre bateau Omanais et à Ecover de faire leurs affaires sans nous et de prendre la 2ème et la 3ème place de l’épreuve. C’est un calcul que nous aurions pu faire à Kiel, nous en avions tout à fait la possibilité, mais nous n’avions pas voulu. C’est un état d’esprit qui n’est pas celui de mon équipage ! »

Ceci permettait à Masirah et Ecover d’avoir le champ libre et de se classer respectivement 2nd et 3ème de ce rendez vous sicilien, Groupe Edmond de Rothschild échouant à la 4ème place à deux points d’Ecover, Franc Cammas se classe 5ème avec une dernière journée catastrophique (deux pénalités, deux ème places et une sixième)

Les réactions des skippers :

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« De ces trois derniers jours, c’est aujourd’hui que nous avons le plus poussé. Il fallait tout donner, être agressifs de manière à être en position d’arriver en fin d’événement en tête du général de la saison. Nous arriverons très déterminés à Almeria, il faudra mettre la pression sur Yann , qui est maintenant à un point derrière nous. C’était aussi super d’avoir Masirah à nos côtés sur le podium, on espère que ce sera aussi le cas à Almeria. »

Loïck Peyron, Masirah
« Nous avons eu des hauts et des bas, avec de l’efficacité sur l’eau mais aussi quelques erreurs. La vraie bataille était entre The Wave, Muscat et Groupe Edmond de Rothschild, qui sont en lutte pour le général, et il sera passionnant de voir comment cela va se passer à Almeria. D’une façon générale, cet événement a été parfait pour nous comme pour l’équipe Oman Sail dans son ensemble. Je suis vraiment impressionné par l’équipage de Paul Campbell-James, bravo à eux. »

Franck Cammas, Groupama 40
« Sur les quatre jours de régates, il y a eu des hauts et des bas. Il faut essayer de n’avoir que des hauts ! Pas évident au vu du niveau. On sait qu’il y a quatre bateaux qui naviguent très bien devant, ça tourne un peu sur les classements. Parfois, on parvient à les taquiner mais au final, on finit derrière ! Nous avons gagné trois manches quand même ce qui signifie que c’est possible ! Il faut juste parvenir à être constants. »

Classement du Grand Prix de Trapani
1. The Wave, Muscat (Paul Campbell-James) – 138 points
2. Oman Sail Masirah (Loïck Peyron) –   120 points
3. Ecover Sailing Team (Mike Golding) – 114 points
4. Groupe Edmond de Rothschild (Yann Guichard) –  112 points
5. Groupama 40 (Franck Cammas) –  96 points
6. Red Bull Extrême Sailing (Roman Hagara) –   82 points
7. Trapani The Sailing Seacily (Grabiele Bruni) – 35 points

Au classement général, Paul Campbell James reprend l’avantage avec un point d’avance avant le  dernier rendez-vous, Groupe Edmond de Rothschild est second sous la menace d’Ecover à 2 points et de Masirah à 3 points, la 5ème place devrait se jouer entre Groupama 40 et Red Bull Extreme Sailing.

Rien n’est donc joué concernant le podium final de ces Extreme Sailing Series 2010…

Classement provisoire de l’Extrême Sailing Series 2010 (après quatre Grands Prix)
1. The Wave, Muscat (Paul Campbell-James) – 28 points
2. Groupe Edmond de Rothschild (Yann Guichard) –  27 points
3. Ecover Sailing Team (Mike Golding) –  25 points
4. Oman Sail Masirah (Loïck Peyron) –   24 points
5. Groupama 40 (Franck Cammas) –  13 points
6. Red Bull Extrême Sailing (Roman Hagara) –  12 points
7. The Ocean Racing Club (Mitch Booth) –  8 points
8. Team GAC Pindar (Nick Moloney) –   3 points

Figures de style à Trapani

La première journée des Extreme Sailing Series de trapani a été marquée par la nette domination de  Groupe Edmond de Rothschild qui gagne les trois premières manches du jour avant de signer deux 3ème places et une 6ème, ceci dans un vent d’une dizaine de noeuds et sur des parcours au large des plages étant donné un trafic important dans le port avant un retour dans une zone de régate plus classique pour les Extreme 40.

Cependant, les hommes du Gitana Team étaient sous la menace de l’équipage de  The Wave, Muscat en effet  les hommes de Paul Campbell-James enchainaient eux aussi les régates dans le groupe de tête (1 victoire, trois 2nde places, une 3ème et une 6ème place), The Wave Muscat pointait à un point seulement de l’équipage français.

Derrière, Ecover, troisième était lui-même talonné par Groupama 40, Franck Cammas et ses hommes semblaient plus à l’aise qu’à l’accoutumé et se plaçaient à un point d’Ecover, Loick Peyron et ses équipiers sur Masirah manquaient de régularité et payaient une dernière place en pointant à la 5ème position à l’issue du premier jour de régates, cinq points devant Red Bull Extreme Sailing.

© Roberto Foresti/ Canon/ OC Events

L’équipage italien, mené par Gabriel Bruni, fermait  logiquement la marche, du fait de leur manque d’expérience sur ce support.

Yann Guichard à l’issue de la première journée :
« C’est un bon début, on a gagné les trois premières manches, c’est génial. C’est dû aux départs, ça s’est encore confirmé. On a pris beaucoup de plaisir à naviguer aujourd’hui à l’extérieur du port sur de beaux parcours… c’est très proche entre les adversaires, donc cela fait une belle bagarre. »

Franck Cammas : « Beaucoup de choses se jouent au départ. On est parvenu à être constants après cette phase délicate. Quand on est bien parti, on a gagné la manche. Quand on est mal parti, on a fini 5ème ou 6ème ! On a fait de très mauvais départ, deux notamment. Finalement, on tenait le rythme de la flotte. On est même parvenu à rattraper certains concurrents. Ce sont vraiment des courses excitantes et les équipages présents sont de très bons niveaux. Quatre bateaux vont vraiment bien depuis le début de l’année et ils n’ont pas cessé de progresser. Il faut que l’on arrive à se mêler à ce quatuor. On en n’est pas très loin. Mais il y a toujours des détails qui font la différence. Cependant Groupama 40 et mon team vont bien ! Il nous reste trois jours pour vous le prouver ! »
La seconde journée aura été spectaculaire, le vent soufflant entre 20 et 25 noeuds, avec des rafales à plus de 30 noeuds et ceci dans l’espace confiné du port sicilien de Trapani. Les figures de style se sont donc enchainées,  avec des abatées viriles et plusieurs enfournements qui se terminaient heureusement bien.

Paul Campbell Jones se montrait , tout comme à Cowes, redoutable dans ces conditions musclées en gagnant les deux premières manches du jour et en finissant toutes les autres  manches entre la 1ère et la 4ème place: « J’ai eu la trouille par moments (…) A certains endroits du parcours on avait l’impression que le bateau allait où il voulait, mais franchement la régate comme ça, on ne fait pas mieux (…) On a évité le carnage, même si les gars de Masirah nous ont presque atterri dessus et que Groupe Edmond de Rothschild a failli nous emporter les safrans ! »


Yann Guichard se montrait moins à l’aise que son adversaire direct dans ce mistral et préférait jouer la sécurité : « Le vent soufflait aux alentours des 25 nœuds sur les cinq premières manches mais il a forci sur la dernière course pour atteindre les 30 nœuds. C’était un peu trop extrême à mon goût car le terrain de jeu est petit avec de telles conditions nous sommes vraiment sur le fil et à limite de l’acceptable. Les plantés de Masirah et de Groupama illustrent très bien cela. Heureusement les choses se terminent bien mais il aurait pu en être autrement » et Yann Guichard de renchérir : « Avec mes équipiers nous avions à cœur de ramener un bateau intact et c’est ce que nous avons fait. Le résultat n’est pas forcément là, bien que nous gagnions la troisième manche de l’après-midi, mais je ne voulais vraiment pas nous mettre dans des situations risquées. Cela n’est pas ma philosophie ! » les hommes du Gitana Team pointaient en 2nde position à l’issue de cette deuxième journée à égalité de points avec Groupama 40.

Masirah effectuait une belle remontée en terme de points avec cinq des six manches courues sur le podium et passait Ecover qui retrogradait à la 5ème place, devant Red Bull et Trapani The Sailing Seacily.

©Roberto Foresti/ Canon/ OC Events

Loick Peyron : « Une très belle journée, ventée, avec des parcours intéressants. Sur les dernières manches avec le vent fort, il fallait bien gérer les trajectoires, ce que l’on a pas toujours bien fait… et on a vraiment failli chavirer, réellement ! Cela ne m’est jamais arrivé, et j’aimerais bien que ça ne commence pas. Je crois qu’on a eu la plus belle note artistique de la journée. »

La série Extreme Sailing Series reconduite en 2011

OC Events a confirmé un programme de développement sur cinq ans pour le circuit Extreme Sailing Series™, qui  se déroule sur les Extreme 40, catamarans monotypes.

Mark Turner, président d’OC Events a annoncé l’acquisition de la classe Extreme 40,  incluant les droits sur le design et la construction,  la gestion de la classe, le support technique aux équipes, ainsi que la vente des bateaux.

Le catamaran Extreme 40 est confirmé comme support jusqu’en Janvier 2013 au moins. En 2011 les équipes seront consultées en vue d’éventuelles modifications de la jauge.

Le circuit 2011 se déroulera sur 8 épreuves à travers l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie et le Moyen-Orient. Trapani (Sicile, Italie) et Almeria (Andalousie, Espagne) sont d’ores et déjà confirmées pour 2011, ces villes s’étant engagées pour plusieurs saisons. Les autres étapes seront annoncées par OC Events en octobre et novembre. Ces épreuves se dérouleront  sur 5 jours de compétition. Les deux premiers jours seront consacrés à des courses côtières, quand le plan d’eau le permettra,comme le demandaient un certain nombre de concurrents, notamment les skippers français, et lors des trois derniers jours, des parcours réduits favorisant le contact seront mouillés au plus près des spectateurs.

Les inscriptions seront limitées à 12 équipes en 2011, la priorité sera donnée aux équipes déjà participantes.

D’autres classes pourraient également faire leur apparition sur le circuit, probablement les Moth à foil, ceci afin de faire découvrir ces bateaux au grand public.

Nouvel victoire pour le Gitana Team

Yann Guichard et son équipage s’adjugent une nouvelle victoire lors des Extreme Sailing Series de Kiel, troisième épreuve du championnat.

© Paul Wyeth/OC Events

© Paul Wyeth/OC Events

Les régates ont de nouveau été très disputées entre Groupe Edmond de Rothschild et Ecover, qui a mené pendant les deux premiers jours s’incline devant l’équipage de Yann Guichard, en terminant second.

Trois équipages terminent ensuite en trois points, Paul Campbell Jones confirme sa bonne performance sur l’étape anglaise en terminant troisième sur The Wave Muscat, devant son Loick Peyron sur Masirah et Mitch booth sur Ocean Racing Club.

Red Bull Racing termine 6ème devant Groupama 40 et les deux équipes allemandes Wirsol et Audi Sailing.

Yann Guichard : « Je pense que c’est la plus belle régate qu’on ait jamais faite, on est rentré dans le match dès le premier jour, on a progressé dans les manoeuvres et là les deux derniers étaient presque parfaits. On s’est fait super plaisir à bord et le résultat est là. Il y a des jours comme ça, on aurait pu courir 10 manches aujourd’hui, je suis sûr que ça serait super bien passé. »

La prochaine étape pour les Extreme Sailing Series™ est Trapani en Sicile, du 24 au 26 septembre. Comme l’explique Yann Guichard : « Je ne suis jamais allé à Trapani, je crois qu’on va naviguer dans le port, ça va peut-être ressembler à Almeria. A cette période, il devrait y avoir du thermique, donc ça devrait être des conditions très sympa et une belle bagarre. Je crois qu’on a bien démontré qu’il fallait compter sur nous pour la victoire finale. On vient de passer la mi-championnat, et avec cette seconde victoire on prend un super ascendant psychologique, aussi au niveau points, donc on est super contents. »

Classement général Extreme Sailing Series™ 2010
1 Groupe Edmond de Rothschild 22 points
2 The Wave, Muscat 20 points
3 Ecover Sailing Team 19 points
4 Oman Sail Masirah 17 points
5 Red Bull Extreme Sailing 10 points
6 Groupama 40 9 points
7 The Ocean Racing Club 8 points
8 Team GAC Pindar* 3 points