Sodebo Ultim’ a rejoint son port d’attache à la Trinité sur Mer après sa remise à l’eau à Lorient hier, après deux mois de chantier.
Thomas Coville et son équipe ont profité de cette période pour optimiser un peu plus le trimaran et améliorer le confort du skipper, qui partira sur une nouvelle tentative de record autour du monde en solitaire cet hiver.
La période de stand-by débutera dès le 15 octobre, afin de se donner toutes les chances de pouvoir faire demi-tour en cas de fenêtre météo défavorable avant le Horn ou en cas d’avarie.
Le chrono visé est celui de Francis Joyon, établi en 2008 sur Idec en 57 jours 13 heures 34 minutes 6 secondes.
Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim : « Nous avons fermé la circulation d’air qui rentrait dans le cockpit et influençait sur ma récupération. Grâce à une paroi en textile qui fait office de véranda, je serai davantage protégé du vent, des embruns et du froid. La structure que nous avons mise au point a l’avantage d’être très légère. Pendant le record, je vais passer beaucoup de temps dans cet espace tant pour les manœuvres, la veille et aussi le repos.
Sodebo Ultim’ est plus léger que sur The Transat. En effet, le moteur de propulsion sera retiré à Brest et c’est un gain non négligeable de plus de 300 kilos.
Il y a eu un gros boulot sur le système de réglage des foils qui est désormais hydraulique. Le réglage avec des bouts reste en place et sert de back up. Pour tous les systèmes de réglages, que ce soit électronique ou hydraulique, nous avons tout doublé de façon à ne jamais être pris au dépourvu pendant le record. C’est comme quand tu prépares une fusée pour aller dans l’espace, en cas de défaillance il faut un plan B voire un plan C.
L’idée est de pouvoir changer de groupe musculaire pour utiliser les jambes un peu plus même si l’effort dure 15% de plus en temps par rapport aux bras. C’est important de faire travailler les jambes pour mieux gérer l’effort à long terme et aussi me préserver. La différence n’est pas si énorme puisque pour hisser le gennaker cela me prend 15 minutes avec les jambes contre 12 avec les bras. Cette semaine, il s’agira de valider les systèmes qui ont été mis en place sur ce chantier et de remettre Sodebo Ultim’ en configuration pour attaquer les entraînements.
La semaine prochaine, nous allons affiner les réglages et commencer les essais de nos trois voiles d’avant neuves. Ensuite, nous allons instrumentaliser le bateau et régler les capteurs qui pendant le record, permettront de transmettre les données à terre à la cellule routage. Fin septembre, j’ai prévu de partir plus de 24 heures en conditions réelles de navigation. La semaine avant le stand by sera consacrée à l’avitaillement. Parallèlement à cela, je suis mon programme de préparation physique pour être au top. J’ai hâte d’y être !»
Les Louis Vuitton America’s Cup World Series Toulon approchent, les premières régates officielles, qui compteront dans le classement en cas d’annulation samedi ou dimanche, auront lieu vendredi après midi au large des plages du Mourillon à Toulon.
Les conditions météorologiques s’annoncent estivales avec un soleil bien présent, mais les prévisions de vents sont moins favorables avec du petit temps, entre 5 et 10 noeuds, prévus vendredi et samedi, et selon certaines prévisions un mistral bien présent dimanche avec plus de 20 noeuds dans l’après midi.
Bien évidemment, il ne s’agit que de prévisions qui s’affineront dans les jours à venir.
James Spithill, le skipper habituel du defender Oracle Team USA, ne sera pas de la partie, n’étant pas remis d’une opération du coude. La barre de l’AC45 américain sera donc confiée à Tom Slingsby, le partenaire d’entrainement de Spithill sur les AC45 Turbo et tacticien du team américain.
Pas de surprise concernant les autres équipages, les récents médaillés olympiques Peter Burling, Nathan Outteridge et Giles Scott réintègrent respectivement la barre d’Emirates Team New Zealand, d’Artemis racing et le poste de n°1 pour l’anglais sur Land Rover BAR. Aucun changement côté japonais.
L’équipage de Groupama Team France sera également classique, avec Franck Cammas à la barre, il devrait être accompagné de Thierry Fouchier, Devan Le Bihan, Thomas Le Breton, Matthieu Vandame ou Arnaud Jarlegan. Par ailleurs le team français s’entraine depuis ce week end sur les deux GC32 aux couleurs de Groupama et de Norauto.
Une autre nouvelle concernant l’équipe française, parue dans le JDD, inquiétante, puisque le skipper confiait de sérieuses difficultés à boucler le budget ; ainsi que la frilosité de certaines sociétés hexagonales :
«Je suis déçu par le manque de patriotisme de certaines de nos entreprises. Avoir Airbus, par exemple, serait parfait pour nous financer et nous aider techniquement. Mais ils ont choisi d’être partenaire d’Oracle… On a approché Renault, notamment pour utiliser sa soufflerie de Formule 1. Réponse : on met tous nos moyens en F1».
«La Coupe de l’America est pourtant la vitrine du savoir-faire technique d’un pays. Le bateau est la plateforme idéale pour montrer les compétences de nos ingénieurs ou constructeurs. C’est bénéfique dans les deux sens. (…) (Mais ) on commence par entendre : «On ne veut pas se battre contre des milliardaires», alors que les règlements ont justement changé la donne ! (…) Il nous manque encore 4 millions d’euros. Je pense qu’on sera quand même au départ en 2017. Mais si rien ne bouge financièrement, on sera à la limite. On ne peut déjà pas développer le bateau comme on voudrait. On manque de moyens pour être sereins. Si les règlements n’avaient pas évolué en 2015 pour réduire les coûts, on ne serait sans doute même pas là.»
Arnaud Psarofaghis et l’équipage d’Alinghi remportent sur le fil l’Act 5 des Extreme Saiing Series disputé à Saint Petersbourg. Les suisses étaient avant la dernière manche, comptant double, à égalité de points avec Oman Air (mené par Morgan Larson, ex barreur d’Alinghi l’année dernière).
Alinghi prenait le meilleur départ et creusait son avance sur l’ensemble de la manche, Oman Air tenta de revenir sans succès.
Arnaud Psarofaghis, barreur d’Alinghi : « Je suis très heureux pour l’équipe et pour moi-même, nous avons eu une super journée . C’était très intense parce que nous étions à égalité de points avec Oman Air avant la dernière course, puis le vent a disparu. Nous étions un peu inquiets parce que nous n’aurions pas gagné l’Act si l’événement s’était arrêté là, mais heureusement pour nous, le vent est revenu juste à temps. Nous avons été malchanceux à Hambourg, où nous avons gagné la dernière manche tout en ratant la victoire pour l’Act Allemand, donc cette fois, c’était à notre tour d’avoir le vent en poupe!
Nous nous sommes dit ‘tentons le tout pour le tout’ et nous avons pris un très bon départ. Nous avons pris la tête de la course dès le début, et nous avons vu Oman Air aux prises avec le reste de la flotte, alors à partir de ce moment-là, nous n’avons plus regardé en arrière.
Nous sommes vraiment confiants, nous avons prouvé que nous pouvons gagner un autre Act, et montré que nous pouvons être forts dans toutes les conditions. C’est maintenant Oman Air qui a la pression, nous n’avons rien à perdre, eux si. »
Morgan Larson, barreur d’Oman Air : « Alinghi a exécuté un excellent départ, avait un peu plus de vitesse que nous. Ils ont pris un peu d’avance et n’ont plus regardé derrière, alors chapeau à eux! Arnaud est une étoile montante et un grand talent sur ces bateaux, et son équipe est solide. Mais je sais comment ils fonctionnent, et je sais ce qu’il va falloir faire pour les battre. Nous avons vraiment bien navigué aujourd’hui, et nous savons que si nous continuons à naviguer comme ça, nous gagnerons la prochaine fois. »
Ces deux équipages se disputent le leadership des Extreme Sailing Series, mais la bataille fait également rage pour la troisième place avec Red Bull Sailing Team et SAP Extreme Sailing Team. Roman Hagara et ses hommes remportaient le duel et la troisième place sur cet act et confortaient également cette place au général.
Roman Hagara, barreur de Red Bull Sailing Team : « Nous sommes l’une des deux seules équipes qui ont terminé sur le podium dans tous les Acts de la saison, ce qui est une grande réussite, mais encore faut-il que nous soyons plus réguliers sur les quatre jours de compétition. Si nous y arrivons, je pense que nous pouvons battre Oman Air et Alinghi, et c’est l’objectif du prochain événement. »
La lutte s’annonce rude sur les trois derniers acts de la saison, Alinghi tentera de rattraper les cinq points de retard au général, tandis que Red Bull Sailing Team reste candidat à la victoire finale avec six points de retard sur Oman Air.
La prochaine étape des Extreme Sailing Series aura lieu du 22 au 25 septembre sur les îles portugaises de Madère.
Extreme Sailing Series™ Act 5, Saint-Pétersbourg Classement / Équipe / Points
1er Alinghi (SUI) Arnaud Psarofaghis, Nicolas Charbonnier, Timothé Lapauw, Nils Frei, Yves Detrey 255 points.
2ème Oman Air (OMA) Morgan Larson, Pete Greenhalgh, James Wierzbowski, Ed Smyth, Nasser Al Mashari 249 points.
3ème Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Hans Peter Steinacher, Stewart Dodson, Adam Piggott, Jérémy Bachelin 226 points.
4ème SAP Extreme Sailing Team (DEN) Jes Gram-Hansen, Rasmus Køstner, Mads Emil Stephensen, Pierluigi De Felice, Renato Conde 223 points.
5ème Land Rover BAR Academy (GBR) Neil Hunter, Chris Taylor, Will Alloway, Sam Batten, Adam Kay 209 points.
6ème Gazprom Team Russia (RUS) Phil Robertson, Will Tiller, Shane Diviney, Alexsey Kulakov, Victor Serezhkin 207 points.
7ème Sail Portugal – Visit Madeira (POR) Diogo Cayolla, Frederico Melo, Nuno Barreto, Antonio Fontes, João Matos Rosa 206 points.
Classement général Extreme Sailing Series™ 2016 Classement / Équipe / Points
1er Oman Air (OMA) 58 points.
2ème Alinghi (SUI) 53 points.
3ème Red Bull Sailing Team (AUT) 52 points.
4ème SAP Extreme Sailing Team (DEN) 43 points.
5ème Land Rover BAR Academy (GBR) 39 points.
6ème Sail Portugal – Visit Madeira (POR) 33 points.
7ème CHINA One (CHN) 29 points.
8ème Team Turx (TUR) 11 points.
9ème Gazprom Team Russia (RUS) 7 points.
L’échance approche pour l’unique étape française des Louis Vuitton America’s Cup World Series en France, elle aura lieu à Toulon du 9 au 11 septembre.
Les régates auront lieu devant les plages du Mourillon entre 14 et 16 heures tous les jours, pour l’heure les équipes sont à pied d’oeuvre pour monter les plates formes des catamarans AC45S et leurs ailes rigides.
Les grands favoris seront de nouveau les anglais de Land Rover BAR, menés par Ben Ainslie qui dominent ces séries devant le defender Oracle Team USA et Emirates Team New Zealand.
Les français de Groupama Team France, derniers engagés, sont actuellement en queue de peloton au classement général, mais ont démontré de belles capacités sur certains actes.
Ils auront à coeur de briller devant leur public, il semblerait que Franck Cammas et ses hommes mettent toutes les chances de leur côté, avec de très probables entrainements en GC32 sur le site de la compétition, avant les entrainements officiels en AC45.
Dans trois semaines, la rade de Toulon accueillera les America’s Cup World Series. Les régates se dérouleront devant les plages du Mourillon.
Six équipages seront de nouveau en lice, le defender Oracle Team USA, les anglais de Land Rover BAR, les japonais de Softbank Team Japan, les suédois d’Artemis Racing, les néo-zélandais d’Emirates Team New Zealand et enfin les français de Groupama Team France, qui espérons le, brilleront devant leurs supporters.
Les festivités commenceront vendredi avec la parade des bateaux à 13h30, elle sera suivie d’une série de régates match racing puis en flotte. Ces dernières ne compteront au classement général seulement en cas d’annulation le samedi.
Samedi 10 et dimanche 11 septembre, trois manches sont prévues chaque après midi à partir de 14h.
Les équipages dont l’aixois Franck Cammas seront disponibles pour des séances de dédicaces les vendredi 9 et samedi 10 à la Cité des Sciences et de la Mer à 16h30.
De nombreuses animations sont également prévues à terre (concert de The Avener samedi soir), dans le village dédié, dans les airs avec des démonstrations de voltige.
Les équipages des deux circuits de GC32, les Extreme Sailing Series et le GC32 Racing Tour, ont disputés de nouvelles étapes lors des deux derniers week-ends.
Les Extreme Sailing Series faisaient étape à Hambourg, à l’issue des quatre jours de course, c’est l’équipage de Morgan Larson sur Oman Air qui remportait l’événement avec un seul point d’avance sur le bateau qu’il menait l’année dernière, Alinghi, mené par Arnaud Psarofaghis.
Morgan Larson, skipper d’Oman Air : « C’était avant tout un sentiment de soulagement. Nous avions tellement de pression sur cette course, et pas de celle qu’on souhaite s’infliger. Heureusement, tout a fonctionné et nous pouvons enfin respirer. Les choses ont été compliquées à Hambourg, nous avons été testés à bien des égards, mais je pense que toutes les équipes en sortent grandies. Maintenant, il va falloir étudier nos notes, et revenir avec l’objectif de continuer notre progression. »
Arnaud Psarofaghis, skipper d’Alinghi : « Il nous reste encore quatre Acts pour reprendre des points à Oman Air. C’est un peu décevant pour nous de ne pas prendre la tête du général, mais je pense que nous avons fait de notre mieux. Oman Air est une équipe très forte, et ils sont revenus en force juste à la fin, donc je pense qu’ils méritaient la victoire. Chapeau! »
La troisième place était également très disputée entre SAP Extreme Sailing Team et Red Bull Sailing Team, l’équipage autrichien s’imposait devant les danois.
Roman Hagara, skipper de Red Bull Sailing Team : « Tout s’est encore joué dans la dernière manche. Nous avons pris un très bon départ et nous sommes assurés qu’Alinghi ne nous double pas. Il y avait un bateau entre nous et SAP Extreme Sailing Team ce qui a bien fonctionné pour nous jusqu’à la fin de la course. Le plus gros problème pour nous ici était de ne pas louper nos départs. Si nous ne prenions pas un bon départ, il fallait passer son temps à le rattraper pour gagner des points. Si tu veux rivaliser avec Alinghi et Oman Air, il ne faut les laisser prendre l’avantage dès le début. »
Extreme Sailing Series™ Act 4, Hambourg 1er. Oman Air (OMA) Morgan Larson, Pete Greenhalgh, James Wierzbowski, Ed Smyth, Nasser Al Mashari 188 points.
2nd Alinghi (SUI) Arnaud Psarofaghis, Nicolas Charbonnier, Timothé Lapauw, Nils Frei, Yves Detrey 187 points.
3ème Red Bull Sailing Team (AUT) Roman Hagara, Hans Peter Steinacher, Jérémy Bachelin, Adam Piggott, Brad Farrand 166 points.
4ème SAP Extreme Sailing Team (DEN) Jes Gram-Hansen, Rasmus Køstner, Mads Emil Stephensen, Pierluigi De Felice, Renato Conde 166 points.
5ème CHINA One (CHN) Taylor Canfield, Chris Steele, Hayden Goodrick, Dan Morris, Fredrik Aurell 157 points.
6ème Sail Portugal – Visit Madeira (POR) Diogo Cayolla, Luís Brito, João Matos Rosa, Nuno Barreto, Frederico Mello 149 points.
7ème Land Rover BAR Academy (GBR) Neil Hunter, Will Alloway, Adam Kay, Oli Greber, Elliot Hanson 121 points.
Extreme Sailing Series™ 2016-Classement général à l’issue des quatre premiers acts 1er Oman Air (OMA) 47 points.
2nd Red Bull Sailing Team (AUT) 42 points.
3ème Alinghi (SUI) 41 points.
4ème SAP Extreme Sailing Team (DEN) 34 points.
5ème Land Rover BAR Academy (GBR) 31 points.
6ème CHINA One (CHN) 29 points.
7ème Sail Portugal – Visit Madeira (POR) 27 points.
8ème Team Turx (TUR) 11 points.
Le GC32 Racing Tour faisait étape en Espagne la semaine dernière, dans le cadre de la Copa Del Rey, les conditions ont été variées, avec une journées annulée pour cause de forte houle.
Le Team Tilt débutait mal son entrée dans la compétition avec de premières journées décevantes, durant lesquelles Norauto et Armin Strom Sailing prenaient les devants.
Les deux GC32 étaient menés par des marins néo-zélandais sur cette première étape espagnole, Adam Minoprio, membre du Groupam Team France pour Norauto et Phil Robertson, champion du monde de match racing pour Phil Robertson.
L’équipage français devait faire face à plusieurs changements de dernière minute suite à des ennuis physiques, Nicolas Heintz, équipier d’avant et victime d’une déchirure musculaire, a dû être remplacé par Louis Viat. Norauto s’imposait devant Armin Strom, tandis que Team Tilt prenait la troisième place après un beau retour lors de la dernière journée.
Adam Minoprio, barreur de Norauto : « Je suis vraiment très heureux de ce que nous avons fait ensemble. L’équipage et aussi le ‘shore team’ (techniciens). Entre les blessures et les changements d’équipage qui peuvent rendre les choses plus difficiles en vitesse dans les manœuvres, nous avons réussi à bien régater et même dans des conditions de vent soutenues. Louis est un super marin mais il avait peu navigué à bord du bateau et pas depuis longtemps. Il s’en est vraiment bien sorti. Nous avons réglé les problèmes un par un, cela nous a mis sous pression et ça a payé. Réussir à l’emporter est un excellent résultat ! C’était aussi vraiment sympa de retrouver Phil (Robertson) sur ce circuit. Il a été un adversaire redoutable et c’est bien qu’il ait réussi à conserver sa deuxième place à l’issue de la dernière course. »
Louis Viat, équipier d’avant sur Norauto : « C’était un gros défi pour moi, » explique à son tour . « En manœuvres, ce n’était pas parfait mais Adam a été très bon. Chacun s’est concentré pour faire au mieux ce qu’il avait à faire et nous avons trouvé la bonne mécanique. Armin Strom a été le gros adversaire et Team Tilt qui n’a pas très bien commencé l’événement avec des pénalités, un peu de casse et des points de retard, est revenu très fort aujourd’hui. Je termine vraiment ‘rincé’ mais tellement content pour toute l’équipe. »
Phil Robertson, barreur d’Armin Strom : « Nous avons certainement trouvé une sorte de mode “turbo” dans la gestion des foils. Parfois, ça jouait contre nous, comme lorsque nous avons perdu la sustentation entre deux vagues. Mais d’autres fois, ça nous a vraiment boostés. Le plus dur était de maintenir la stabilité dans une mer forte. Pour y parvenir, il a fallu toutes les compétences et le travail de l’équipage, un effort physique énorme, et une bonne négociation des vagues lorsque nous naviguions à haute vitesse. Il se passe tellement de choses, et si vite, qu’il faut vraiment rester au top en permanence. Les quelques jours d’entraînement que nous avons effectués avant la Coupe nous ont vraiment beaucoup aidés. Maintenir le GC32 en vol est à notre portée, car les bateaux sont aujourd’hui très bien réglés. Le vrai challenge, c’est, lorsqu’on atteint des vitesses très élevées, de garder les réglages et les effets qu’ils produisent lorsqu’on est en vol. »
Team Tilt, après une première journée difficile suite à un problème technique (rupture de l’écoute de foc), et un faux départ lors de la régate suivante, sous black flag, effectuait un superbe retour pour prendre la 3ème place et conforté sa deuxième place au provisoire à l’issue de trois actes.
Tanguy Cariou, directeur sportif du Team Tilt : « Nous nous sommes retrouvés septièmes au terme de la première journée de course. Un résultat inférieur à nous objectifs. Par la suite, les conditions météorologiques n’ont hélas pas permis de disputer beaucoup de régates. Nous avons parfaitement réagi, en alignant les victoires. Toute l’équipe a navigué avec un état d’esprit excellent. Mais cela n’a pas suffi. »
Classement général de la Copa del Rey en GC32 après 12 courses :
1 – NORAUTO (FRA) : 33 points
2 – ARMIN STROM Sailing Team (SUI) : 40 points
3 – Team TILT (SUI) : 41 points
4 – MALIZIA – YC Monaco (MON) : 53 points
5 – ARGO (USA) : 57 points
6 – Mamma Aiuto! (JPN) : 79 points
7 – Realteam (SUI) : 80 points
8 – Team ENGIE (FRA) : 94 points
9 – ORANGE Racing (NER) : 95 points
10 – GUNVOR Sailing (SWE) : 95 points
35000 heures de construction et quasi autant en terme de réflexion au sein du design team, et voilà le catamaran prototype qui vole avec 10 nœuds de vent. Au portant d’abord, puis au près, les coques se sont surélevées, portées simplement par les appendices : 2 foils en L et 2 safrans en T. Majestueux !
C’est avec de grands sourires que l’ensemble de l’équipe Groupama Team France est rentré au ponton en cette fin d’après-midi après cinq heures sur l’eau au large de Lorient.
Lors d’une première journée de navigation, il n’est pas question de contraindre massivement et immédiatement la structure. Aussi l’équipage a progressivement augmenté le rythme à bord du Class AC Test.
Le semi-rigide remorquant le bateau dans un premier temps, a fini par larguer le bout pour laisser le prototype « designé » par le bureau d’étude de Groupama Team France s’exprimer. Les premiers bords timides ont vite cédé la place à une navigation plus assurée ; une heure plus tard, les coques décollaient au-dessus de l’eau. Seule ombre au tableau, la confirmation de la mauvaise santé du foil bâbord qui s’est abîmé durant cette première sortie. Mais l’équipe menée par Franck Cammas avait anticipé et mis en construction un autre appendice.
Franck Cammas : « C’était extra ! Groupama Team France est un bateau sain. Il y a beaucoup de systèmes à gérer à bord, notamment autour de la barre ; mais c’est assez simple. Aujourd’hui il y avait 10 nœuds de vent et on a volé. Seul le foil qu’on savait d’ores et déjà endommagé suite aux tests de rupture, a comme prévu eu une durée de vie très brève. Mais on a anticipé la construction d’un nouvel appendice.
La journée est très positive, étourdissante ! »
Martin Fischer, responsable Design Team : « Le Class AC Test a bien volé. Il est très stable au portant et au près l’angle est correct ! Quant au fonctionnement des systèmes, c’est encore mieux que ce qu’on espérait ! A part le foil, mais nous n’avons pas été surpris, cette première sortie s’est très bien passée. »
Le Class AC Test Groupama Team France va poursuivre les entrainements pendant encore cinq mois avant de se transformer en Class AC avec des coques plus longues de 1,5 mètres et prendre le chemin des Bermudes.
Le Super Sunday débutait bien pour le public anglais venu nombreux (100000 personnes) avec une nouvelle victoire de Land Rover BAR, le vent était plus soutenu qu’hier avec un flux d’une quinzaine de noeuds.
Ben Ainslie était de nouveau impérial en menant la régate de bout en bout avec des manoeuvres impeccables et un vol stable. L’équipage anglais dominait d’ailleurs dans ce domaine avec 48% de phases de foiling, contre 43,8% pour les américains, environ 41% pour les équipages néo-zélandais, japonais et suédois et seulement 35% pour les français. Franck Cammas et ses hommes payaient de nouveau le maque d’entrainement sur l’AC45F (imposé par le protocole) mais restaient cependant au contact des suédois.
Résultats de la course 4 (1ère course de dimanche) :
1. Land Rover BAR
2. Oracle Team USA
3. Emirates Team New Zealand
4. SoftBank Team Japan
5. Artemis Racing
6. Groupama Team France
Sur la seconde manche, Oracle Team USA menait les débats, et s’imposait. Ben Ainslie ne parvenait pas à réellement inquiéter le challenger, mais prenait une belle seconde place devant SoftBank Team Japan. Les kiwis longtemps au contact perdaient beaucoup sur le dernier près et terminaient seulement cinquièmes. Artemis racing profitait du faux pas néo-zélandais et finissait 4ème. Groupama Team France était en difficulté sur cette manche et ne parvenait pas à inquiéter ses adversaires, faisant la course seul en queue de peloton, ce malgré une vitesse moyenne correcte et des phases de foiling plus longues (36,9% contre 36,2% pour Oracle ou 36% pour les japonais).
Résultats de la course 5 :
1. Oracle Team USA
2. Land Rover BAR
3. SoftBank Team Japan
4. Artemis Racing Emirates
5. Team New Zealand
6. Groupama Team France
Sur la dernière manche de dimanche, les américains prenaient de nouveau un superbe départ et menait la flotte devant Ben Ainslie Racing et Emirates Team New Zealand. Groupama Team France partait en second rideau mais parvenait à passer Artemis sur le premier bord, les deux équipages se battaient à l’arrière de la flotte sur le reste de la régate.
Dean Barker et les hommes de SoftBank Team Japan parvenait à passer les kiwis sur l’avant dernier bord, et maintenaient cette place. Oracle Team USA remportait cette manche devant Land Rover BAR, Groupama Team France parvenait à maintenir Artemis Racing derrière et terminait 5ème.
Résultats de la course 6 :
1. Oracle Team USA
2. Land Rover BAR
3. SoftBank Team Japan
4. Team New Zealand
5. Groupama Team France
6. Artemis Racing Emirates
Au classement de ce Louis Vuitton America’s Cup World Series de Portsmouth, Land Rover BAR sort victorieux à domicile, Oracle Team USA est second à 1 point, devant SoftBank Team Japan. Emirates Team New Zealand termine 4ème devant Groupama Team France et Artemis Racing.
« Visiblement, notre stratégie d’approche sur les phases de départ n’était clairement pas la bonne . Nous n’avons pas eu la bonne vision contrairement à ce que nous avons réalisé hier. Les espaces dans lesquels nous pouvions nous positionner se refermaient. Or, si on ne part pas lancés, on décolle forcément après les autres. Et pour le moment, nous n’avons pas encore la capacité de remonter la flotte après un mauvais départ. Cependant, il y a de nombreux points positifs. La première manche du jour notamment, nous avons été dans le rythme, très proches des leaders. Au portant, avec Groupama Team France, nous marchions plutôt pas mal. Les abattées et les gibs se sont bien déroulés alors qu’auparavant, ces phases étaient un peu compliquées pour nous. Nous progressons petit à petit. Il nous manque toujours de l’expérience sur ce type de support. Nous allons prendre en main notre Class AC Test et naviguer sur un bateau similaire à l’AC45 Series. Cela va nous aider à progresser plus vite. »
Les équipages de Louis Vuitton America’s Cup World Series se retrouvaient cette après midi sur le plan d’eau de Portsmouth pour le début de ce nouvel acte. Les conditions étaient légères dans le solent avec un maximum de 8 noeuds de vent, les AC45S restaient donc en mode archimédien.
Groupama Team France débutait superbement la journée avec une victoire sur la première manche. Franck Cammas et ses hommes menaient de bout en bout et contrôlaient la flotte. Oracle Team USA, et Emirates Team New Zealand complétaient le podium de cette régate. Ben Ainslie terminait seulement 5ème.
Sur la deuxième manche, l’ensemble des concurrents écopaient d’une pénalité au départ à l’exception de Groupama Team France, cependant Land Rover BAR reprenait rapidement la tête de la flotte, et gagnait cette seconde régate devant Oracle Team USA et Softbank Team Japan, Groupama Team France parvenait à passer Artemis sur le denier bord et terminait 4ème.
L’équipage de Groupama Team France brillait de nouveau sur le départ de la dernière manche du jour et prenait la tête avant de la céder au team britannique, qui parvenait à la conserver jusqu’au bout. Les français se maintenaient en seconde position devant Softbank Team Japan et Emirates Team New Zealand.
Au classement général, Land Rover BAR pointe ce soir en tête de cet événement avec 26 points, Groupama Team France est second à égalité de points, Softbank Team Japan est 3ème à égalité de points (23) avec Oracle Team USA. Emirates Team New Zealand et Artemis Racing prenaient de décevantes 5 et 6ème places au provisoire.
Les équipages se retrouveront demain pour trois nouvelles manches dans le cadre du Super Sunday. Les prévisions annoncent un vent oscillant entre 13 et 15 nœuds.
Thomas Le Breton, tacticien à bord de Groupama Team France : « Super journée ! Nous avons pris de bons départs et sur des parcours si courts de moins de 15 minutes, c’est crucial ! De telle entrée en matière, ça nous ouvre le jeu.
A bord, on s’est assez bien coordonné. Adam a pris la main à bon escient sur les bords de portant alors que moi à ce moment-là, je suis à l’embraque du code zéro. Ca a été fluide entre Franck, Adam et moi.
Ca fait vraiment du bien de voir qu’on est capable de naviguer devant ! A réitérer demain avec des conditions différentes ! »
Adam Minoprio, régleur d’aile : « Une superbe journée pour l’équipe de Groupama Team France. Le duo formé par Franck et Thomas fonctionne très bien grâce à tous les entrainements en GC32. Ils ont bien communiqué et nous avons du coup fait de supers départs, dans le bon timing. Nous n’avons presque pas fait d’erreur, en particulier sur la première manche du jour.
Nous avons beaucoup appris sur le plan d’eau aujourd’hui, ce qui va nous être utile pour demain. Nous sommes plus à l’aise sur les régates dans le petit temps car notre peu d’expérience sur les foilers se fait moins sentir. Ma présence à bord impose à l’équipe de communiquer en anglais mais ce n’est pas un problème car ils parlent tous couramment anglais et cela n’est en rien un handicap. A terme, j’aimerais pouvoir naviguer en français avec l’équipe mais il me faut encore apprendre un peu la langue de Molière. »
Franck Cammas, skipper/barreur Groupama Team France :
« Nous avons pris de très bons départs, nous étions trois fois en tête à la marque de reaching. On s’est bien battu avec Land Rover Bar. Sur lal deuxième manche, on était un peu moins bien Dans un vent arrière, on s’est retrouvé dans la meute et on a perdu quelques places. Pour l’instant, ça se passe bien mais historiquement, au près sous gennaker, nous avons toujours été assez performants. Demain est une autre journée avec plus de vent, un peu identique à Chicago. C’est une autre façon de naviguer. Il faut qu’on arrive à progresser dans ces conditions… »
Le maxi trimaran Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli remporte cette transat Québec Saint Malo dans la catégorie Ultime. L’équipage aura bouclé cette course en un peu plus de six jours, améliorant le record de l’épreuve jusqu’ici détenu par Loïck Peyron (7 jours 20 heures 24 minutes) à bord du trimaran Orma Fujicolor II en 1996.
Son seul adversaire en « Ultime », le MOD 70 Musandam-Oman Sail avait chaviré à environ 700 milles du Canada. L’équipage a été récupéré par un cargo et déposé à Terre Neuve.Sidney Gavignet, Fahad Al Hasni et Alex Pella ont rejoint leurs foyers respectifs, tandis que Damian Foxall et Mayeul Riffet, tentent de mettre en place une opération de récupération du trimaran.
Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 :
« On est vraiment très contents de remporter cette course. On l’imaginait un peu au départ qu’on descendrait en dessous de 7 jours mais finir à 6, c’est un beau chrono. Toute l’équipe a fait un super travail. J’avais participé à la transat en 2004, malheureusement j’avais du abandonner au milieu de l’Atlantique, donc là de la finir et de battre en plus le record c’est génial. C’était assez incroyable la traversée du Saint Laurent. C’était très étroit au départ et les premiers 50 milles sont assez difficiles. Heureusement nous sommes partis au portant avec Oman Sail. Cela a été une belle bagarre avec des rebondissements : un coup nous étions devant, l’autre coup c’était eux. On a finalement réussi à s’échapper juste avant la bouée de Gaspé sur un petit coup tandis qu’il reste dans une zone sans vent. Les meilleurs souvenirs sont cette sortie du Saint Laurent et le passage de Saint Pierre où il y avait du monde qui nous attendait en début de nuit avec 40 nœuds de vent, c’était un moment assez incroyable. Tout s’est bien passé à bord, on avait trois nouvelles personnes dont deux anglais. Ils se sont tout de suite acclimatés et ont pris la mesure du bateau. L’esprit était fantastique, le bateau est en parfait état il est prêt à repartir demain pour refaire une traversée de l’Atlantique ou faire un tour du monde. Avec Dona nous avons réussi à créer une équipe qui nous ressemble avec des personnes qui sont passionnées de la mer et aussi de la performance et là on l’a bien prouvé avec le bateau que nous étions capables de le mener rapidement à travers l’Atlantique. Le programme c’est de rester quelques jours ici à Saint-Malo où l’accueil a été très chaleureux, puis de ramener le bateau à notre port d’attache de la Trinité-sur-Mer et le préparer pour le prochain objectif qui est le Trophée Jules Verne l’hiver prochain ».
Dona Bertarelli, barreur régleur à bord de Spindrift 2 : « C’était fantastique sportivement et humainement. Cela faisait plusieurs années que je voulais faire la Transat Québec Saint-Malo. La course est magnifique, le départ à Québec, le Saint Laurent, passer toutes ces marques qui sont historiques et mythiques comme le rocher Percé, Saint-Pierre-et-Miquelon et le Fastnet et puis l’arrivée ici à Saint-Malo, il y a plusieurs courses dans la course. Nous avons navigué à une vitesse réduite dans le Saint Laurent car il y a même des endroits où il y a des limitations de vitesse pour protéger les Belugas et on a également fait très attention à tous les cétacés qu’il y a dans la zone avant de pouvoir accélérer dans l’Atlantique. Il y a une multitude de choses dans cette course qui fait qu’elle est très belle et très spéciale. Nous sommes très contents d’avoir battu le record de Loick Peyron. C’est difficile de battre les records quand c’est un départ de course car on ne peut pas choisir notre départ et on doit donc composer avec la météo qui se présente. On a surtout pas eu beaucoup de vent sur l’arrivée ! Maintenant c’est un très beau chrono et on est fiers d’avoir fait ce qu’on a fait aujourd’hui »
En Multi50′, les arrivées se sont enchainées cette nuit, Arkema, skippé par Lalou Roucayrol remporte la Transat Québec Saint-Malo, dans la catégorie Multi50 en 9 jours 9 heures 00 minute et 58 secondes, à la moyenne de 13,6 nœuds (3 254 milles nautiques sur le fond, à la moyenne de 14,46 nœuds).
Thierry Bouchard et son équipage parvenaient à accrocher la seconde place dans la catégorie sur Ciela Village en 9 jours, 10 heures, 42 minutes et 30 secondes, à la moyenne de 13,45 nœuds (3 214,60 milles nautiques sur le fond, à la moyenne de 14,18 nœuds).
Gilles Lamiré et ses hommes prenaient la 3ème place en Milti 50 à cinq minutes de Ciela Village seulement avec un temps de 9 jours, 10 heures, 47 minutes et 53 secondes, à la moyenne de 13,45 nœuds (3 272,65 milles nautiques sur le fond, à la moyenne de 14,43 nœuds).
Lalou Roucayrol, skipper d’Arkema : « Une Transat extraordinaire! L’Atlantique en 4 jours, c’est fantastique pour nos Multi50 qui sont finalement des gros tris de sport. Très content pour l’équipage aussi. On a monté cette équipe avec César Dohy avec qui j’ai fait la Transat Jacques Vabre et Etienne Carra qui est mon préparateur et mon convoyeur. Il fallait quelqu’un à la navigation pour faire le lien. C’est Karine Fauconnier qui s’y est collée. Le bateau n’est pas facile et il fallait beaucoup de cohésion car c’est plus un bateau de solitaire. Je retiens la première victoire du bateau en transat, mais aussi ce beau travail d’équipe. On a des images plein la tête, les baleines de la Gaspésie, le passage magique à Saint Pierre et Miquelon. La passe à Henry est un goulet très étroit. On s’y est trouvé empétolé, sous la lune et les étoiles avec des milliers d’oiseaux qui pillaient… étonnant. J’ai aussi eu une rencontre avec une baleine qui est sortie de l’eau 50 mètres devant le bateau. J’ai poussé la barre pour l’éviter, mais quelle belle vision. L’Atlantique a été très favorable, avec des conditions de record. On était en avant de la dépression, avec le vent qui rentrait sans avoir encore levé la mer. Cette Classe Multi50 est formidable. On est arrivé dans un mouchoir de poche au bout de 9 jours très intenses. »
Thierry Bouchard, skipper de Ciela Village : « Pas du tout déçu, bien au contraire de cette deuxième place. La course a été magnifique, très engagée, très sportive, avec une arrivée super serrée. Gilles Lamiré était dans le rétro. Lalou était le plus rapide. La classe est homogène, malgré les architectes très différents. Ce sont les hommes qui ont fait la différence. Cette transat est extraordinaire. Du côtier dans le Saint Laurent, avec les courants, les vents très difficiles. L’Atlantique a été clément, et la Manche, comme d’habitude, très compliquée. Les trois bateaux battent le record, preuve de l’intensité de la course. J’ai adoré la régate au contact dans le Saint Laurent. »
Gilles Lamiré, skipper de la French tech Rennes Saint-Malo : « Je suis fatigué. Je n’ai pas dormi depuis 36 heures. On s’est bagarré à couteaux tirés, entre marins qui s’apprécient. Les bateaux sont différents mais marchent superbement. Ces bateaux sont magiques, fantastiques. La Classe mérite de se développer davantage. On a eu de très belles conditions météos, pour tous battre le record. Personne n’a jamais rien lâché. Tous les passages de marques ont été magiques, Gaspé notamment. On a pris la tête dans la baie de Gaspé, au milieu du souffle des baleines. Incroyable. Je navigue avec des amis. Yvan Bourgnon est un grand marin qui nous fait progresser. Le projet continue de progresser depuis 10 ans et on va continuer ainsi… »