Nouvelle journée de pétole à Nice, avec un vent de maxi cinq noeuds pour ces premières régates au plus près du rivage.
Artemis Racing, qui pointait en cinquième position avant le début de cette troisième journée de régates, a remporté quatre des six manches du jour et pointe ce soir en tête du classement provisoire.
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Julien Cressant, numéro 1 à bord de l’équipe suédoise : « Pour nous ça a été une super journée aujourd´hui malgré une première manche difficile. On a pris le départ trop tôt, donc sommes revenu sur la ligne et bien sûr avons fini la manche en dernière position. Dans ces moments, il ne faut surtout pas s’énerver et se déconcentrer. Nous avons fait le point, gardé nos objectifs en tête… et ça a fonctionné. Il reste deux jours de compétition, gardons les idées claires…. Tout peut encore arriver. »
Red Bull Extreme Sailing le leader d’hier a connu la situation inverse d’Artemis, avec pour meilleur résultat une troisième place, l’équipage de Roman Hagara dégringole au classement et pointe en 5ème position avec près de 20 points de retard sur le leader.
Les Français de Groupe Edmond de Rothschild ont connu une journée mitigée, avec deux victoires de manches et une troisième place mais également des places de 8, 9 et 10ème suite à des départs poussifs, malgré tout l’équipage de Pierre Pennec conserve la seconde place du povisoire comme l’explique le skipper.
Pierre Pennec : « A l’inverse d’hier et d’avant hier, où notre régularité en milieu de tableau était manifeste, nous avons eu des résultats en dents de scie aujourd’hui. Nous gagnons deux manches et prenons la deuxième place d’une troisième. Ce qui nous donne 50 % de résultat positif et nous permet surtout de conserver notre deuxième place à quatre points du nouveau leader. C’est la bataille avec les 5 premiers car il y a très peu de points entre nous. C’est vrai qu’Artemis a très bien navigué aujourd’hui, mais on a vu qu’ils pouvaient aussi très bien faire des manches de dernier, donc tout reste à faire. Il reste 2 jours, on peut terminer 7ème comme 1er, ce qui est important c’est de rester dans le match à l’entame de la dernière journée. Pour l’instant le classement nous convient par rapport au classement annuel, mais tout peut encore bouger avant la fin de l’étape française. »
Alinghi et Luna Rossa sont toujours au coude à coude en 3 et 4ème places à respectivement 5,5 et 8 points du Gitana Team.
Dean Barker sur Emirates Team New Zealand a semblé plus incisif aujourd’hui avec trois belles premières manches (2, 3, 3) avant de terminer les trois dernières en seconde partie de flotte, l’équipage kiwi gagne malgré tout deux places au provisoire (7ème ce soir).
Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com
Situation toujours délicate pour les bateaux d’Oman Sail, notamment pour The Wave, Muscat qui peine dans ces petits airs. Les vainqueurs deux derniers actes pointe à la 10ème place ce soir à 54 points des leaders, une position qui va être difficile de quitter à seulement deux jours de la fin des courses.
L’équipage de Ronan Hagara s’installe en tête du classement de ce 7ème acte des Extreme Sailing Series, après deux jours de régates marqués par le petit temps, les hommes du skipper autrichien ont largement dominé la première journée en remportant trois des quatre régates.
Le vent était donc timide pour cette première journée mercredi avec 5 à 6 noeuds au large de la Promenade des Anglais, malgré tout le vent restait relativement régulier, ce qui permettait aux équipages de faire la différence sur les départs et en exploitant au mieux les molles. Hier le comité avait décidé de lancer les Extreme 40 sur l’eau entre 9h et 11h, puis à partir de 14h pour courir un maximum de régates, dans un vent toujours inférieur à 10 noeuds.
Groupe Edmond de Rothschild pointait à la seconde place du provisoire hier matin, à 4 points de Red Bull, ils ont réussi à réduire l’écart avec le leader provisoire en étant très régulier avec des places de manches entre la 2nde et la 7ème positions, le leader a quant à lui alterné de très bonnes places avec une victoire de manche et deux secondes places et le moins bon avec deux places d’avant dernier, Red Bull gardait cependant la tête avec 1,5 point d’avance.
Les Italiens de Luna Rossa, leaders du championnat, avaient mal débuté ce 7ème acte mercredi avant de revenir hier grâce à trois victoires de manches permettant à l’équipage de Paul Campbell James de pointer à la troisième place du provisoire à un point de Groupe Edmond de Rothschild. Alinghi et Artemis Racing sont tous les deux au pied du podium et seulement 3 points les séparent.
Les deux équipages omanais connaissent également des débuts poussifs avec des 7 et 8 ème places au provisoire malgré quelques podiums de manche.
Les bizuths de l’étape, Jean Pierre Dick et ses équipiers de Team Extreme Nice Côte d’Azur, avaient surpris mercredi en pointant en 3ème position du provisoire à l’issue de quatre régates de la journée, jeudi ils n’ont hélas pas réussi à réediter leurs performances, en terminant la plupart des manches dans les trois dernières positions.
La grosse surprise de ce début de compétition vient de l’équipage d’Emirates Team New Zeland qui ne parvient pas à rentrer dans le match, en effet les hommes de Dean Barker peinent à trouver leurs marques, leur première journée a été catastrophique avec des places de 9, 10 et 11ème, hier ils ont réussi à hausser le niveau avec quelques places sur le podium, ils devront confirmer aujourd’hui pour accéder au haut du classement.
A partir de 14h, le public pourra profiter des régates au plus près du rivage et de nombreuses animations mises en place sur le village de course ainsi que des commentaires en français et en anglais pour ne rien rater des régates.
L’annonce a été faite aujourd’hui, le MOD70 N°05 qui sera mis à l’eau en janvier 2012 sera skippé par Yann Guichard, qui a crée la société Spindrift Racing avec Léo Lucet, qui assurera la direction de cette équipe.
L’équipe sera basée à Saint Philibert, le trimaran MOD 70 rejoindra alors le ponton course au large de la Trinité sur Mer les locaux de Sodeb’O et de Safran n’étant pas libres, cette annonce pourrait aller dans le sens d’un déménagement du Gitana Team vers Lorient, ce qui permettrait à Spindrift Racing d’intégrer les locaux de l’ancien employeur de Yann Guichard.
Aucun sponsor n’a été annoncé, mais il semblerait que plusieurs sociétés soient actuellement en discussion avec Spindrift racing pour rejoindre le projet du MOD70 N°05.
Yann Guichard, skipper du MOD70 N°05, Spindrift racing : «Rejoindre le projet MOD70 est une formidable opportunité. En un seul circuit, je vais pouvoir mettre à profit toute mon expérience acquise durant ces vingt dernières années: Jeux Olympiques, traversées océaniques, courses offshore et city race. Il ne s’agit plus de naviguer comme équipier ou de devenir skipper dans une écurie déjà en place mais véritablement d’être le maître d’oeuvre d’un magnifique défi. L’impatience désormais me ronge d’être sur la ligne de départ à New York ! »
Marco Simeoni, président de MOD S.A : « Bienvenu à Spindrift racing et à Yann Guichard ! Nous sommes ravis d’accueillir une équipe supplémentaire au sein du Multi One Championship. Avec Spindrift racing, nous sommes à six teams internationaux engagés et nous bouclons le plateau de la KRYS OCEAN RACE à neuf mois de l’événement ! »
Quatre manches ont été courues hier, pour clore l’étape antiboise et le Vulcain Trophy. Si Foncia avait pris un sérieux avantage pour la victoire, trois équipages pouvaient encore prétendre à la seconde place du classement général à deux manches de la fin.
C’est donc Foncia de Michel Desjoyeaux s’est imposé sur cette dernière étape et qui remporte également le Vulcain Trophy. L’équipage du CER Carrefour Prévention se place en seconde position de ce grand prix devant Zen Too de Guy de Picciotto qui complète le podium, et signe sa meilleure performance de la saison .
Alinghi d’Ernesto Bertarelli termine au quatrième rang. Il a été l’auteur d’un départ bâbord magistral qui lui a offert une victoire de manche. A la cinquième place, les Suédois d’Artemis Racing, de Torbjorn Tornqvist, ont réussi trois manches sur le podium. Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe sixième. Veltigroup de Marco Simeoni termine au septième rang du Grand Prix d’Antibes devant Ladycat de Dona Bertarelli.
Au classement général, Foncia remporte le titre, un excellent résultat pour Michel Desjoyeaux qui effectuait sa première saison à la barre du D35 Foncia.
Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Grand Prix d’Antibes :
« Jeu Set et Match ! Ici au dernier Grand Prix à Antibes le match était serré puisqu’avant l’avant-dernière manche, la victoire n’était pas assurée. Nous gagnons le Vulcain Trophy avec une victoire sur la dernière épreuve et c’est génial. C’est plus propre de remporter le Championnat de cette manière. Cela veut dire que nous avons bien bossé à bord. »
Michel Desjoyeaux à propos de la victoire sur le Vulcain Trophy 2011
« Nous commençons très mal puisque nous terminons huitième du premier Grand Prix. Nous perdons alors un peu les pédales sur le premier Grand Prix. Ensuite le Team FONCIA réussit à gagner à Crans sans moi. La confiance est alors revenue. Nous remportons la Genève-Rolle-Genève quelques semaines après puis nous accumulons les podiums. C’est le jeu des championnats. Il faut viser la régularité. Il ne faut pas prendre de risque, mais être bon et incisif tout le temps. C’est ce que nous avons réussi à faire. »
Michel Desjoyeaux, à propos de l’équipage de FONCIA
« Dès le départ l’équipage a été un grand bonheur. Il a été très fort toute la saison. Le pari était audacieux,car nous n’avions jamais navigué tous ensemble. Ce n’est pas le tout de prendre des bons individus, il faut aussi que la mayonnaise prenne. À bord chacun a pris sa place, nous avons trouvé une bonne fluidité. C’est exceptionnel face à des bateaux comme Alinghi dont l’équipage navigue ensemble depuis près de 10 ans. Nous ne sommes jamais restés sur des acquis. Nous nous sommes toujours remis en question. C’est ce qui nous a permis de progresser et d’arriver où nous en sommes aujourd’hui. »
Alinghi d’Ernesto Bertarelli monte sur la seconde marche du podium avec deux victoires sur le Bol d’Or Mirabaud et sur le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer.
Ernesto Bertarelli revient sur la saison : « Nous tenons à féliciter Foncia et Michel Desjoyeaux qui ont mérité leur victoire au Vulcain Trophy. Ils ont été régulierstout au long de la saison et ont régné sans partage sur le circuit des Décision 35. Nous sommes très contents de notre saison et nous espérons faire encore mieux l’année prochaine. »
Veltigroup de Marco Simeoni complète le podium.Une belle saison pour l’équipage mené par le suisse Stève Ravussin qui a atteint ses objectifs cette saison.
Stève Ravussin, barreur de Veltigroup :« Nous sommes très heureux de notre position finale sur l’année. Nous n’avons pas eu beaucoup de temps pour s’entraîner mais nous avons une bonne équipe. Derrière les deux premiers Foncia et Alinghi, le classement était très serré. Cette saison le niveau était très haut et homogène. Cela renforce encore notre satisfaction. »
Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist, nouveau venu sur le circuit termine à la quatrième place. L’équipage suédois qui participera à la Coupe de l’America a pu tester différents équipiers différents sur ce support en vue de la sélection de l’équipage de l’AC72.
Le CER Carrefour-Prévention, premier équipage amateur, se classe à la cinquième place du Vulcain Trophy. Le multicoque skippé par Jérôme Clerc a su s’imposer face à des équipages plus professionnels pour sa première saison sur le circuit, ils devancent Okalys-Corum de Nicolas Grange, équipage amateur également.
Zen Too de Guy de Picciotto termine le Vulcain Trophy en beauté, grâce à sa deuxième place au Grand Prix d’Antibes, le multicoque barré par Fred Le Peutrec prend le septième rang, devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Le multicoque bleu et blanc, huitième n’a pas pu disputer les deux dernières étapes en raison d’une blessure du barreur et propriétaire du bateau.
Au neuvième rang, Ladycat de Dona Bertarelli devance Nickel, barré par Fred Moura.
Les D35 régatent depuis jeudi à Antibes pour la dernière étape du Vulcain Trophy, malgré cette délocalisation en Méditerranée, les équipages ont retrouvé des conditions lémaniques pour ces ultimes régates de la saison avec une brise très légère et une mer plate.
Jeudi, c’est Zen Too qui a le mieux débuté avec une seconde place et une victoire, le catamaran barré par Fred Le Peutrec pointait en tête devant Foncia à l’issue de ces deux manches de la première journée, le skipper français était bien évidemment très satisfait : « Ce matin, nous avions bien lu le plan d’eau, nous croyions avoir bien compris comment cela fonctionnait et cela c’est vérifié pendant les manches. Tous les petits bonus, notamment les manches de second à Beaulieu-sur-Mer, ont mis l’équipage en confiance sur notre capacité à réaliser des performances. Nous sommes arrivés ici en étant persuadé que nous pouvions en faire. Maintenant, il faut les enchaîne. Il reste trois jours, mais c’est la dernière étape, il faut tout donner. C’est bien de commencer comme cela même si c’est loin d’être fini»
Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia débutaient également bien cette étape avec une victoire et une troisième place, permettant de conforter leur première place au classement général. Leur adversaire direct pour la victoire sur ce championnat de D35, Alinghi, avait mal débuté avec une cinquième et une huitième place, sur cette première journée, l’équipage de Dona Bertarelli, sur Ladycat, confirmait sa bonne forme en pointant en quatrième place derrière le CER.
Lors de la seconde journée, Michel Desjoyaux reprenait la tête de cette étape avec une victoire et une sixième place : « Nous avons pu faire deux manches ce qui n’est pas inintéressant. A la première, nous prenons un super départ qui nous a permis d’aller là où nous voulions. Nous étions d’ailleurs étonnés que personne ne veuille faire la même chose que nous. L’équipage avait une bonne fluidité. D’être devant amène toujours un peu de sérénité et de motivation. La seconde manche c’est moins bien passée, mais ça nous permet de nous remettre en question et de nous rappeler que ces régates ne sont pas faciles ».
Zen Too, le multicoque de Guy de Picciotto arrivait à se maintenir à la seconde place de cette étape malgré deux manches moyennes, comme l’explique le skipper, Fred Le Peutrec : « Nous n’avons pas vraiment réussi à nous placer pour aller du bon côté du plan d’eau. Nous savions qu’en décrochant de la droite, nous allions perdre. Il n’y a pas de panique, nous sommes toujours en bonne position. Nous avons eu un petit déclic quand même, c’est fragile, c’est tout frais, mais c’est là. Nous pouvons réellement prétendre jouer pour la gagne. »
Alinghi, qui avait mal débuté le rendez-vous est revenu lors de cette seconde journée, avec une troisième place et une victoire, permettant à l’équipage d’Ernesto Bertarelli de prendre la 3ème place du provisoire. Pierre-Yves Jorand, régleur sur Alinghi : « Aujourd’hui nous avons fait deux belles manches dans des conditions solides, nous sommes clairement plus à l’aise quand c’est un peu plus appuyé. Les départs étaient importants, nous avons notamment réussi un superbe départ bâbord lors de la seconde manche qui nous a solidement installé en tête. En plus nous avions une bonne vitesse et nous avons réalisé de bonnes manœuvres. Avec quatre points, c’est une bonne journée. »
La quatrième place est occupée par les jeunes marins du CER Carrefour Prévention, qui devancent Ladycat de Dona Bertarelli à la cinquième place. Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist est sixième devant Veltigroup de Marco Simeoni qui voit s’éloigner la seconde place du Vulcain Trophy.
Aujourd’hui les courses ont été annulées du fait de l’absence de vent, les Decision 35 et leurs équipages se retrouveront sur l’eau demain pour les ultimes manches de ce Vulcain Trophy, ce qui permettra de désigner le vainqueur de cette saison.
Vendredi et samedi, le plan d’eau de Pylmouth accueillait les duels comptant pour le Match Race Championship.
Aleph ouvrait le bal face aux Espagnols de Green Comm en quarts de finale, Bertrand Pacé et ses hommes effectuaient un bon départ, et établissaient une bonne tactique, jusqu’au dernier bord, où le gennaker passe à l’eau, ce qui permet à l’équipage espagnol de passer le catamaran français et de s’offrir une victoire.
Team Korea s’offrait facilement China Team lors du second quart, pour le troisième, Oracle Racing Spithill était également large vainqueur face à Green Comm.
James Spithill devra s’incliner face à Chris Draper lors du quatrième quart. A la barre du bateau coréen, le Britannique s’accroche à son adversaire et repasse en tête à la fin du premier bord portant, le vent monte à 20 noeuds avec une mer qui s’agite, le Defender frôle le chavirage à la seconde marque sous le vent. Draper s’envole vers la victoire.
Le cinquième quart opposait Energy Team et Team Korea, Loïck Peyron signe un bon départ, enroulant la première marque en tête mais très vite Team Korea choisit le bon côté du plan d’eau et navigue avec une voile d’avant plus adaptée, permettant à l’équipage « coréen » de prendre la tête et de remporter le match.
La première demi-finale opposait Russell Coutts à Dean Barker au meilleur de trois manches. Sur le premier départ, une petite collision entraine une pénalité pour Russell Coutts qui part en retrait mais remporte la manche. Barker gagne ensuite la seconde et la dernière manche, s’offrant une place en finale.
Samedi, Chris Draper élimine Terry Hutchinson, en demi-finale. Team Korea a de nouveau gagné la première manche sur le dernier portant, lors de la seconde Artemis écope d’une pénalité pour être entré trop tôt dans la zone de pré départ, l’équipage de Terry Hutchinson réparait dès le départ lancé et revenait au contact dès le premier près mais cédait sa place de leader, malgré un seperbe retour, Team Korea s’imposait avec 15 secondes d’avance et s’offrait une finale face à ETNZ.
James Spithill survolait son duel face à Loïck Peyron pour la 5e place. Lors du pré départ, Oracle loffe Energy Team qui s’arrête. Peyron et son équipe cravachent pour revenir avec quelques plantés spectaculaires. L’équipage américain s’impose avec plus de 2min 45′ d’avance.
Sur les deux autres petites finales, les Chinois passent la ligne devant Green Comm Racing mais sont disqualifiés pour avoir enroulé une bouée à l’envers. Et dans celle pour la troisième marche du podium, Coutts revanait au contact d’Artemis Racing sur le dernier près, mais écopait d’une pénalité après être sorti du cadre, offrant la victoire à Artemis.
La finale opposait donc les Kiwis à Team Korea (composé de quatre britanniques et un néozélandais. Dean Barker empoche les deux points d’affilée face à Chris Draper, qui a offert une belle résistance à l’équipage d’ETNZ qui remporte donc ce championnat de Match Racing de PLymouth.
Les réactions des skippers :
Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »
Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »
Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
«Nous sommes déçusd’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »
Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »
Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « Perdre contre une grande équipe ne me pose pas de problème si c’est avec panache mais là, nous avons fait tout ce qu’il ne fallait pas. Mauvais timing, nous avons coincé la bastaque dans l’aile, planté par deux fois, failli nous prendre une bouée. Il y a des journées sans. Les régates en flotte semblent mieux nous réussir, attendons donc demain. »
Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR) :
« Nous avons fait quelques erreurs sur la première manche en finale et nous nous en sommes bien tirés sur la suite mais ETNZ n’a jamais trébuché. Nous avons beaucoup appris à Cascais et depuis. Nous sommes très heureux d’avoir su bien appliquer cela tous ensemble, espérons juste qu’il nous reste encore un peu d’énergie demain. »
Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) :
«Nous sommes déçusd’avoir perdu nos deux matchs contre Team Korea alors que nous menions à chaque fois à la marque sous le vent et malgré nos meilleurs efforts nous n’avons pas pu nous imposer. Nous avons le cerveau encore un peu encombré, nous pensons encore comme à la vieille école alors que nous devons être plus instinctifs. »
Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Dure journée de bureau ! Après avoir observé Team Korea en demi-finale nous savions que c’était une équipe difficile à battre. Nous avons pu prendre deux fois l’avantage au départ mais ils sont revenus à chaque fois, nous donnant du fil à retordre. Nous sommes contents de gagner en match race après notre défaite de Cascais (face à Spithill) et ce serait bien de faire le doublé demain. Quel public ici, c’est vraiment génial. »
CLASSEMENT FINAL DU PLYMOUTH MATCH RACING CHAMPIONSHIP
1. Emirates Team New Zealand
2. Team Korea
3. Artemis Racing
4. ORACLE Racing Coutts
5. ORACLE Racing Spithill
6. Energy Team
7. Green Comm Racing
8. China Team
9. Aleph
Dimanche, les équipages se retrouvaient sur le plan d’eau pour une course en flotte pour le Plymouth Fleet Racing Championship (course comptant pour le championnat AC 45), les conditions étaient musclées avec 30 noeuds de vent et une mer qui se formait.
Lors du pré-départ, Team Korea évite de justesse un chavirage, le catamaran se retrouve arrêté suite à cet incident, Loïck Peyron dans le sillage des coréens évite la collision mais chavire, l’équipe technique intervient rapidement et peut redresser le bateau français avant le départ de la manche, avec cependant le haut de l’aile endommagé.
Au même moment, Aleph vient de toucher Green Comm (ESP) avec une étrave, collision sans gravité mais quelques mètres plus loin c’est l’étrave tribord d’Artemis Racing qui passe violemment sous la coque bâbord du catamaran l’Espagnol. Les bateaux restent enchevêtrés quelques minutes, Green Comm abandonne, son skipper étant légèrement blessé, Artemis parvient à repartir avec une étrave qui se délamine.
Au coup d’envoi, seuls Spithill, Coutts et Barker s’élancent au coup de canon. Team Korea, Aleph, China Team et Energy Team partent en second rideau devant Artemis.
Le bateau chinois se retourne dans une rafale avant le passage de la première bouée. Là aussi, le bateau est rapidement remis sur ses deux flotteurs et China Team peut continuer sa course, loin derrière les leaders.
Dans le pelotonde tête, la course était très disputée ORACLE Racing Coutts menait d’une courte tête devant James Spithill. Ce dernier réussit à reprendre la main au passage de la bouée au vent mais écopait d’une pénalité, réalisée immédiatement, Spithill revenait malgré tout et creusait l’écart sur les deux derniers bords tandis que Emirates Team New Zealand s’intercalait à la seconde place.
L’équipage de Bertrand Pacé (Aleph) effectuait une course prudent, contrôlant Team Korea et s’offrant une encourageante quatrièmeplace devant Team Korea. Energy Team termine 6ème devant China Team qui termine 9 minutes 54 après le vainqueur (et donc 6 secondes avant le temps limite), Artemis Racing chavire sur le dernier près et ne terminera pas la course.
Au classement America’s Cup World Championship, ETNZ mène avec 4 points d’avance sur Oracle Racing Spithill, Oracle Racing Coutts et Artemis sont 3ème ex-aequo, devant Team Korea, les deux équipes françaises sont également ex-aequo en 6ème position devant China Team et Green Comm Racing.
Après une victoire à Cowes, l’équipage de Leigh McMillan sur The Wave, Muscat a remporté hier sa deuxième épreuve consécutive sur les Extreme Sailing Series 2011 en s’adjugeant l’étape de Trapani.
Ce sixième rendez-vous a de nouveau été très disputé, 34 manches ont été courues, alors qu’Alinghi avait mené sur les deux premiers jours, c’est finalement The Wave, Muscat (283 points) qui s’est imposé avec 9 points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild (274 points), les six premières équipes qui se tiennent en 26 points. Le podium de ce grand prix était complété par le second équipage aux couleurs d’Oman, Oman Air avec Ben Ainslie qui effectuait ses débuts sur le catamaran monotype Extreme 40, les « locaux » de Luna Rossa terminent 4e et pointent désormais en tête du classement général, 1 petit point devant Groupe Edmond de Rothschild.
Les Français de Groupe Edmond de Rothschild avaient mal débuté ce grand prix avec une 6ème place à l’issue de la première journée, ils n’ont ensuite cessé de progresser tout au long de cette épreuve, gagnant une place chaque jour pour conclure sur une belle seconde place.
Pierre Pennec, skipper du catamaran du Gitana Team : « Nous finissons deuxièmes à peu de points du premier et ce en enregistrant deux premières journées assez moyennes en termes de résultat. Pour la suite, c’est un très bon signe de conclure ainsi car cela veut dire que nous avons encore une bonne marge de progression. Nous revenons de loin après le Grand Prix de Cowes. Surtout moi dans la tête car notre contre-performance là-bas a été dure à digérer. C’était un peu un combat avec moi-même de revenir ici et mettre de côté la déception et l’amertume. L’émotion que je ressens ce soir avec cette deuxième place est à la hauteur de la tension que nous avons connue sur l’eau durant les cinq jours de compétition ».
A la barre d’Oman Air, Ben Ainslie qui débutait à la barre a démontré ses qualités en s’immisçant sur le podium . « Nous devons encore progresser sur plusieurs points et je continue d’apprendre. Les gars font du très bon boulot à bord et ils m’aident beaucoup. C’est génial d’être dans le top trois pour ma première épreuve ».
Les Italiens de Luna Rossa, n’auront pas brillé à domicile comme l’explique le skipper Max Sirena : « Il faut faire avec. Nous allons passer la semaine à venir à travailler ce qui n’a pas marché et ce que nous pouvons améliorer ». Malgré leur 4ème place sur cette étape, les italiens prennent la tête au général, profitant de la contre performance d’Emirates Team New Zealand (privé de son équipage de stars, qui naviguaient à Plymouth pour les America’s Cup World Series).
L’équipe suisse d’Alinghi, qui avait mené l’Acte 6 lors des deux premières journées, a perdu sa place sur le podium sur l’avant dernière journée de régates, et a été victime dune collision lors de la dernière journée, entraînant de sérieux dégâts à l’arrière de la coque.
Classement du Grand Prix de Trapani (après 34 manches)
The Wave, Muscat (OMA) – 283 points
Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 274 points
Oman Air (OMA) – 266,5 points
Luna Rossa (ITA) – 263 points
Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 260 points
Alinghi (SUI) – 256,9 points
Emirates Team New Zealand (NZ) – 206,5 points
Team GAC Pindar (GBR) – 171 points
Niceforyou (ITA) – 161 points
Team Extreme (EUR) – 145 points
Artemis Racing (SWE) – 0 point
Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après six Grands Prix
Communiqué de presse des Extreme Sailing Series suite à la première journée de régates à Trapani
Le Britannique Ben Ainslie, médaillé olympique à plusieurs reprises, a brillamment débuté l’Act 6 des Extreme Sailing Series™ à Trapani (Sicile) en remportant 2 des 5 manches courues en ce premier jour de compétition. Tout nouveau skipper d’Oman Air, Ainslie a eu l’occasion de s’entraîner quelques jours avant le début de l’étape italienne, il était cependant très prudent avant le début des courses : “ Je suis vraiment très excité par ce nouveau projet et ravi d’apprendre quelque chose de nouveau. Mais nous devons être réalistes sur les performances que nous pouvons réaliser et essayer de nous améliorer au fur et à mesure.” Difficile, cependant, de faire mieux qu’une première place lors de la première manche ! Mais Oman Air fut ensuite victime de deux pénalités pour avoir mordu la ligne de départ. « Globalement, c’était une très bonne journée pour nous, même si un peu irrégulière. Nous avons une longue marge de progression, mais cette 3ème place ce soir est fantastique. L’équipe d’Oman Air est vraiment excellente, j’en suis le maillon faible à bord. Plus vite j’arriverais à comprendre les ficelles du bateau, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et plus vite nous pourrons être compétitifs. »Expliquait Ainslie à la fin de cette première journée.
Ce sont les Suisses d’Alinghi, skippés par Tanguy Cariou, qui mènent ce soir après 5 manches courues dans un vent faible et instable. « C’était une très bonne journée pour nous, un bon travail d’équipe à bord et une bonne vitesse du bateau. » Nous confiait Cariou à son retour au ponton. « Les conditions étaient vraiment délicates avec de nombreux changements de cap et des gros trous de vent sur le plan d’eau. Cela risque d’être un peu plus difficile demain car tout le monde a beaucoup appris aujourd’hui et ils ne referont pas les mêmes erreurs. À partir de vendredi nous retrouvons le format ‘Stade’, l’espace va être nettement plus réduit et il faudra retrouver ses marques. »
Trois équipes ont goûté à la victoire aujourd’hui dont Team Extreme qui a revêtu pour l’étape italienne les couleurs de la Sicile ‘Sailing Sicily’ et c’est Sebbe Godefroid qui remplace Roland Gaebler à la barre. L’équipe 100% belge a eu une journée en dent-de-scie (ils se placent 8ème ce soir) comme beaucoup d’autres équipes. C’est une nouvelle fois The Wave, Muscat, skippé par Leigh McMillan qui se montre le plus régulier, n’ayant pas fini une manche en dessous de la 6ème place : « En fait, nous ne sommes pas du tout stresser par les mauvaises places, c’est ça notre secret ! » expliquait McMillan ce soir. The Wave, Muscat occupe donc la seconde place au classement provisoire, à 9 points derrière Alinghi.
Groupe Edmond de Rothschild et Red Bull Extreme Sailing ont réussi à placer quelques bons résultats mais c’est une journée mitigée qui les positionnent en milieu de tableau ce soir. Les italiens de Luna rossa ont l’air d’avoir trouvé un rythme de croisière entre le 4ème et la 6ème place mais à en croire le skipper Max Sirena la journée à été plutôt difficile : « Le vent était vraiment très faible, changeant… Dans la dernière manche, nous avons fait de très grosses erreurs et avons perdu beaucoup de places. Heureusement, je crois que toutes les autres équipes ont eu du bon et du moins bon aujourd’hui, ça permet de ne pas trop creuser les écarts. »
Classement du Grand Prix de Trapani à l’issue de la 1ère journée
Les courses permettant de classer les concurrents pour la phase de match racing des America’s Cup World Series ont débuté aujourd’hui, avec trois régates en flotte, une première de 40 minutes, puis deux de 20 minutes.
Les conditions étaient nettement plus maniables avec 10 à 15 noeuds et une mer plate, Artemis Racing de Terry Hutchinson s’est imposé sur la première et la troisième régate alors que Team Korea, qui avait chaviré dimanche, a remporté la seconde.
Les trois équipages (Aleph, Team Korea et Green Comm) qui avaient chavirés dimanche étaient tous présents aujourd’hui, ainsi que China Team qui avait connu la même mésaventure à l’entrainement hier, les dégâts étaient mineurs sur Aleph et Team Kora, nettement plus importants pour Green Comm qui devait changer une des coques de son catamaran suite à un délaminage et pour China Team qui outre une aile sérieusement endommagée devait également effectuer des réparation sur la coque tribord fissurée.
Artemis Racing pointe logiquement en tête avec ses deux victoires et une quatrième place, suivi d’Emirates Team New Zealand, qui fait preuve d’une belle régularité avec deux 2ndes places et une 4ème, Team Korea mené par le britannique Chris Draper a fait sensation en se classant troisième à l’issue de cette journée grace à une victoire, et des places de 6ème et 3ème, Team Energy, barré par Loick Peyron réussissait également un joli coup avec une 2nde, une 7ème et une 4ème place, l’équipage « français » terminant devant, ORACLE Racing Coutts et ORACLE Racing Spithill. Aleph (7e), China Team (8e) et Green Comm Racing (9e) ont quant à eux eu plus de difficultés en terminant à des places comprises entre la 6ème et la 9ème.
Résumés des courses du jour vues par Energy Team
Course 1 : Auteurs d’un très bon départ, Loïck Peyron et ses hommes franchissent la première marque en troisième position. Energy Team gagne une place lors du premier bord de portant et franchit la deuxième marque en dauphin d’Oracle Racing Spithill et devant Emirates Team New Zealand (D. Barker). La remontée vers la troisième marque voit un resserrement dans le trio de tête mais le classement n’évolue pas. Très à l’aise dans ces conditions légères, Energy Team réalise alors un deuxième bord de portant superbe et prend la tête à la quatrième marque, talonné par Dean Barker. Le bateau français maintient le cap et franchit les cinquième et sixième marques en position de leader, malgré la pression d’Artemis qui fait un retour en fanfare. Les deux bateaux se livrent alors un duel de toute beauté et c’est finalement l’équipage mené par Terry Hutchinson qui prend les rênes de la course à l’avant-dernière marque. Loïck Peyron ne parvient pas à combler l’écart mais il maintient James Spithill dans son tableau arrière. Il s’empare donc d’une excellente deuxième place, à l’issue d’une course dont il a constamment occupé les avant-postes.
Course 2 : Encore un beau départ pour Energy Team ! Troisième à la première marque juste derrière Emirates Team New Zealand et Aleph, l’équipage mené par Loïck Peyron gagne une place à l’issue du premier bord de portant. Energy Team, qui tente alors de recoller aux leaders néo-zélandais, est rattrapé par Artemis pendant le premier bord de près. Les Français conservent leur troisième position jusqu’à la seconde remontée au vent qui leur est fatale puisqu’ils perdent trois places et sont sixièmes à l’avant-dernière marque. Mais les écarts restent faibles et Energy Team peut encore espérer décrocher une place dans le Top 5. Malheureusement, le team français doit se contenter de la septième place à l’arrivée d’une deuxième manche finalement remportée par Team Korea.
Course 3 : Toujours bien placé dans les phases de départ, Energy Team franchit la première marque en troisième position, à la faveur des pénalités infligées à Emirates Team New Zealand et Aleph, qui ont coupé la ligne trop tôt. Une nouvelle lutte s’engage alors avec Artemis et c’est le team français qui prend les devants à l’issue du premier bord de portant. Deuxième à la quatrième marque à seulement 7 secondes d’Artemis, Loïck Peyron est dans le match pour la gagne. Mais il perd du terrain lors de la seconde remontée au vent et franchit l’avant-dernière marque en quatrième position, derrière Artemis, Emirates Team New Zealand et Team Korea. Un classement qui n’évoluera pas jusqu’à l’arrivée.
Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) : « C’est une journée assez positive. On a pris de bons départs en moyenne, juste assez « safe », avec une meilleure analyse de la flotte. En statistique, c’est incroyable le nombre de bouées qu’on a dû passer en 2e position, c’est pas mal ! Après, on ne tient pas toujours la distance, ça montre qu’il faut gérer la pression et quelques petits détails encore… Dans un petit vent médium comme aujourd’hui on se sent à l’aise. On a eu une vitesse dont on n’a pas à rougir pour l’instant, au près particulièrement avec le nouveau foc 2 de notre ami Jean-Bat (Le Vaillant) qui est magnifique. C’était exactement le range de vent pour cette voile aujourd’hui. Et puis un joli travail à bord, avec une belle entente, une bonne progression. Notre ami JS (Ponce) qui a remplacé Yann Guichard n’était pas très fier ce matin, mais ça a très bien fonctionné, et il trouve cela vachement bien ce soir… Et puis, on sait parfaitement encore où progresser, c’est ça qui nous rassure. Il y a tellement de domaines à travailler que c’est rassurant paradoxalement… ».
Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :« Les conditions étaient superbes avec 10/15 nœuds et beaucoup de bascules ce qui est passionnant car cela crée des opportunités. Mais nous n’avons pas été bons dans tous les domaines de la régate. Nous sommes mal partis, nous avons fait des erreurs sur les manœuvres et notre communication à bord sur la stratégie et la tactique n’a pas été pertinente. Nous allons donc changer notre organisation à bord demain afin que Nicolas LeBreton qui manœuvre et tactique, soit plus proche de moi. Pour demain nous espérons des résultats bien sûrs meilleurs, dans les quatre premiers. Nous avons une bonne marge de progression, surtout au niveau des départs, je reste confiant pour la suite. »
Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) : « La présence de Iain (Percy) à bord sur la première course m’a apporté de la sérénité dans la manière dont nous menons le bateau et m’a permis de me concentrer uniquement sur la barre. Iain nous a vraiment bien positionné pour les bascules de vent. Nous avions la vitesse et nous avons pris les bonnes décisions. »
Ray Davies (NZL), tacticien, Emirates Team New Zealand (NZL) :
« Avec un vent moins fort et instable, des bords très courts, du courant et du marnage, la journée s’est avérée néanmoins plutôt bonne pour nous. Même après notre mauvais départ sur la troisième manche, nous avons réussi à revenir jusqu’en seconde position et nous en sommes très heureux. »
Les régates du Plymouth Match Racing Championship se poursuivent demain jeudi avec trois nouvelles régates en flotte au programme. Les courses débutent à 15h10.
Classement provisoire
1 – Artemis Racing : 1e – 4 – 1e = 27 points
2 – Emirates Team New Zealand : 4 – 2 – 2 = 25 points
3 – Team Korea : 6 – 1e – 3 = 23 points
4 – Energy Team 2 – 7 – 4 = 20 points
5 – ORACLE Racing Spithill : 3 – 5 – 5 = 20 points
6 – ORACLE Racing Coutts : 5 – 3 – 6 = 19 points
7 – Aleph : 7 – 6 – 9 = 12 points
8 – China Team : 8 – 8 – 8 = 9 points
9 – Green Comm Racing : DSQ – 9 – 7 = 7 points
Deuxième journée de régates très spectaculaire aujourd’hui pour les AC45, à Plymouth avec trois chavirages sur la seule manche du jour, et deux équipages frôlant la correctionnelle lors des runs de vitesse.
Hier, Emirates Team New Zealand avait empoché la première et la troisième manche, la seconde allant à ORACLE Racing Spithill. Côté français, Energy Team débuté la journée avec un rappel suite à un départ prématuré, terminant dernier de cette première manche, Aleph se distinguait avec une quatrième place sur la première course, puis une cinquième sur la troisième manche, l’équipage mené par Bertrand Pacé pointait en quatrième position derrière les favoris ETNZ, Oracle Racing Spithill et Artemis Racing.
Une seule course en flotte était prévue aujourd’hui avec un grand soleil, 35 nœuds en rafales et une mer agitée, les conditions étaient réunies pour une régate spectaculaire.
Trois chavirages ont émaillé cette manche, la série a été inauguré par Aleph, sur le second bord de reaching après quatre minutes de course, suite à un planté des étraves, le second équipage à chavirer était celui de Team Korea, toujours suite à un planté, le catamaran a pendant quelques secondes semblé retomber du bon côté avant de se coucher sur l’eau, Green Comm clot la série sur le dernier bord.
L’équipage français a rapidement pu redresser son cata, mais le haut de l’aile a été sérieusement endommagé lors du chavirage et l’équipe n’a pas eu d’autre choix que d’abandonner et de rentrer au port afin de gruter le catamaran au plus vite. Les réparations sur Green Comm seront également importantes, le team prévoit deux jours pour remettre l’AC 45 en état de naviguer.
Rapidement Terry Hutchinson sur Artemis Racing prenait la tête, suivi de James Spithill (Oracle Racing) et Loïck Peyron (Energy Team). Sur les premiers bords, l’équipage de Dean Barker (ETNZ) revient au contact d’Oracle Racing Spithill, sur un virement, les deux bateaux encadrent Artemis Racing qui doit abandonné suite à une casse sur le volet arrière de l’aile. Energy Team voyait revenir Russell Coutts, qui arrivait à passer le catamaran français sous le vent.
Sur la ligne, James Spithill et son équipage s’imposent devant ETNZ et Oracle Racing Coutts, Energy Team termine quatrième devant China Team et Team Korea qui a bouclé le parcours malgré le chavirage (le règlement autorise les équipages à terminer la course après avoir reçu une aide extérieure suite à un chavirage).
La journée s’est terminée avec des runs de vitesse sur 500m, comme samedi, Russell Coutts a été le plus rapide avec un run à 25,92 nœuds de moyenne (48 km/h).
Lors de leur premier essai, Oracle Racing Spithill et Energy Team ont frôlé le chavirage
Réactions du jour
Bertrand Pacé (FRA), skipper/barreur, Aleph (FRA) :
« Nous avons chaviré par l’avant, l’étrave a planté et le bateau a suivi. Personne n’a été blessé et nous avons juste abîmé le haut de l’aile. Nous naviguions sur un angle délicat (au reaching) mais nous allions très vite et nous pensions que ça passerait car cela arrive plutôt avec moins de vitesse. Ce sont des conditions dans lesquelles nous devons courir, il suffit juste d’apprendre à bien régater dans ces situations c’est tout. Mon manque d’expérience du multicoque a entrainé notre chavirage aujourd’hui. On ne peut pas avoir la régate et le multicoque, ça s’apprend et aujourd’hui nous avons touché les limites. On attaque plus en course qu’en régate, c’est normal. Le chavirage fait partie du jeu mais les conditions étaient maniables. »
Loïck Peyron (FRA), skipper/barreur, Energy Team (FRA) :
« Belle journée avec un très bon départ pour une manche de 40 longues minutes car il fallait survivre avec beaucoup de vent et des angles de vent difficiles à tenir. C’est la première fois que l’on courrait dans des conditions aussi intenses. Le marin expérimenté du multicoque au large que je suis sensé être revient un peu trop, avec cette envie de finir et de ne rien casser, c’est « offshore » comme attitude. Je ne regrette pas car notre bateau est en entier en soir. Ceux qui apprennent depuis six mois ou un an ont cette chance de l’innocence. Nous, nous savons aussi comment faire mais nous avons trop vécu de catastrophes au large en multi pour ne pas en être imprégnés. »
Yann Guichard (FRA), régleur d’aile rigide, Energy Team (FRA) à propos des différences entre les épreuves d’Xtrem 40 et d’AC45 :
« Les deux sont de la régate condensée à l’extrême. Si les parcours sont un peu plus grands en AC45, les bateaux vont plus vite et nous avons aussi la limite virtuelle à gérer, le rythme à tenir à bord est donc similaire. Il y a néanmoins la spécificité du bateau, plus extrême, plus rapide, plus instable en latéral mais beaucoup moins en enfournement qu’un Xtrême 40. Par contre, quand tu commences à lever, tu arrives vite à l’angle critique où tu es en équilibre instable et tu ne sais pas de quel coté le bateau va retomber. »
Luca Devoti (ITA), directeur sportif, Green Comm Racing (ESP) :
« Personne n’a été blessé mais l’aile a été endommagée, nous aurons besoin de deux jours pour la réparer.
Russell Coutts (NZL), skipper/barreur, ORACLE Racing Coutts (USA) : « Il y avait beaucoup de choses auxquelles il fallait faire attention aujourd’hui. Vous pouvez rater un virement et chavirer. C’est bien, cela met les marins à l’épreuve et c’est pour ça que nous sommes là. Attendez de voir quand la flotte régatera à San Francisco, ce sera comme ça tous les jours. »
Chris Draper (GBR), skipper/barreur, Team Korea (KOR), à propos du moment du chavirage : « Nous savions que nous étions lents au moment du bear-away et que c’était un peu risqué. Il n’est pas idéal de vivre cela en course, mais c’est bien que cela arrive maintenant et merci à notre équipe technique qui nous a aidé à remettre le bateau à l’endroit pour que nous finissions la course. »
Vasilij Zbogar (SLO), skipper/barreur, Green Comm Racing (ESP) sur le fait de chavirer peu avant l’arrivée : « C’était vraiment dommage de chavirer à la fin, mais je pense que nous étions très fatigués. C’est la première fois que nous régatons dans ces conditions. Nous avons bien navigué sur la première moitié du parcours mais sur la seconde, nous avons commencé à faire des erreurs. Nous voulions la jouer « safe » jusqu’à l’arrivée mais vous ne pouvez pas vraiment sur ces bateaux, il faut être à 100% tout le temps, sinon vous chavirez, ce qui nous est arrivé à la fin mais cela aurait pu être le cas n’importe où sur le parcours. »
Terry Hutchinson (USA), skipper/barreur, Artemis Racing (SUE) : « La bastaque a heurté l’aile et le volet arrière s’est brisé sur la partie basse. Emirates naviguait à notre vent et pour éviter les problèmes supplémentaires, nous avons décidé d’arrêter la course. »
Dean Barker (NZL), skipper/barreur, Emirates Team New Zealand (NZL), à propos de l’exigence de ces conditions : « Cela réduit les possibilités sur la manière de conduire le bateau. Malheureusement, nous avons raté deux virements et n’avons saisie toutes nos opportunités. Pour nous ces événements sont d’abord une occasion de faire progresser l’équipe afin d’être de plus en plus confiants en multicoque. C’est bien d’avoir différentes conditions météo, car celles d’aujourd’hui pourraient ressembler à celles de San Francisco. »
James Spithill (AUS), skipper/barreur, ORACLE Racing Spithill (USA) sur la volonté de toujours s’améliorer même après une victoire : « Nous pouvons encore gagner en vivacité. Aujourd’hui, je me suis efforcé à rester calme ce qui n’est pas évident car vous savez que chaque erreur peut coûter très cher. »
Charlie Ogletree (USA), skipper/régleur/tacticien, China Team (CHN), satisfait du comportement de son équipe :
« Une très belle pour nous. Nous étions vraiment satisfaits de notre préparation, du programme et de nos nouveaux marins. C’est la plus belle manche réalisée jusqu’ici avec cet équipage. »