Groupama 3 a doublé le Cap Horn

Franck Cammas et ses équipiers sur le trimaran ont doublé le Cap Horn aujourd’hui, à 18h30.

L’équipage fait donc son retour dans l’Alantique, en conservant une avance de 175 milles (soit 9 heures) sur le temps de référence d’Orange 2. Malgré tout cette avance devrait fondre dans les jours  à venir puisque le trimaran va naviguer au près le long des côtes de la Patagonie, comme l’explique Franck Cammas : « On va passer le cap Horn avec une très petite vitesse, la plus petite qu’on a pu faire depuis plusieurs semaines ! Ensuite ce sera du près et on va perdre pas mal de temps par rapport au temps de Orange 2 : j`espère qu’on récupérera ça plus tard. On sent qu’on attaque le dernier tiers du parcours et c’est assez excitant pour les régatiers que nous sommes. Il y a vraiment du jeu. On va perdre notre avance dans les heures à venir, mais j’espère que ça reviendra vite. Il y aura un beau suspens jusqu’à la fin ! « 

© Team Groupama

Reste 7000 milles et environ 18 jours aux hommes de Groupama 3 pour décrocher le Trophée Jules Verne.

L’équipage de Banque Populaire V renonce au Jules Verne….pour cette année

Pascal Bidégorry, skipper du maxi trimaran Banque Populaire V a annoncé hier que son équipage renonçait au Trophée Jules Verne cette saison étant donné la dangerosité d’un départ tardif.
Les explications de Ronan Lucas, directeur du Team :  » La déception est immense même si ce n’est que partie remise. Jusqu’à mi-décembre nous étions assez exigeants, et nous cherchions une fenêtre qui nous amenait au moins à égalité avec le temps d’Orange 2 au Cap de Bonne Espérance. Nous avions trois mois devant nous et il était normal d’espérer avoir mieux en termes de conditions météo et de mettre toutes les chances de notre côté pour terminer le tour d’une part mais aussi pour réaliser une performance sportive d’autre part. Ensuite nous avons surveillé la moindre opportunité, même sur une fenêtre moyenne, tant nous avions envie de partir, mais aucun créneau ne s’est présenté, sauf des scénarii « casse bateau », et ça il en était hors de question. Nous n’avons pas voulu partir ni dans un esprit « on y va, on verra bien », ni avec des fenêtres « quitte ou double ». Le fait de s’élancer avec une fenêtre pouvant se fermer prématurément dans l’atlantique était risqué, car une fois partis il aurait été impossible de saisir une éventuelle fenêtre moyenne à favorable après. Nous avons la responsabilité de ce projet et nous ne voulons pas le mettre en péril. Ce qui est difficile, c’est que nous étions tous convaincus que nous aurions l’opportunité de partir même avec une fenêtre moyenne, mais que rien de tel ne s’est présenté depuis le 15 décembre. Le bateau a été mis à l’eau il y a un an et demi, le projet est encore très jeune et nous avons la chance d’avoir du temps devant nous et d’être en campagne de records jusqu’en 2012″.

A lire également, une interview dePascal Bidégorry pour leTélégramme.

Conditions difficiles pour Groupama 3

Après quelques jours fastes au début de l’océan Pacifique, l’équipage de Franck Cammas doit à nouveau composer avec une situation météo complexe; en effet une dépression créant des vents très soutenus se déplaçait sur la trajectoire du maxi trimaran.
La route du multicoque s’est donc incurvée vers le nord est pour éviter le centre de la dépression, en s’écartant de la route directe les hommes de Groupama ont certes trouvé des conditions plus maniables, mais tout de même musclée,mais ils ont surtout vu leur avance sur le record fondre, passant de plus de 550 à 22O milles.

© Team Groupama

La situation ne s’annonce pas meilleure à l’approche du Cap Horn, avec un vent mollissant et une mer encore formée, commel’explique le skipper de Groupama 3 :
« Le soleil est en train de se lever : nous avons tout de même gagné pas mal de milles dans l’Est et le jour commence plus tôt. Depuis cinq heures, le front s’est bien approché et le vent est très instable en force : on a réduit à trois ris dans la grand-voile et trinquette… Il y a des rafales à quarante noeuds et nous sommes obligés de naviguer sous-toilé. Heureusement, la mer n’est pas trop mauvaise et le bateau ne force pas trop. Le front va passer sur nous bientôt et nous allons empanner, direction Sud-Est vers le cap Horn. Le vent va alors progressivement mollir et nous devrons renvoyer de la toile : c’est le programme de cette fin de journée… On est de plus en plus affûté sur les manoeuvres, mais nous restons toujours très prudents pour ne pas casser du matériel : c’était la première fois que nous prenions le troisième ris depuis le départ de Ouessant ! Nous n’avons jamais eu autant de vent sur ce tour du monde… Et c’est plutôt désert en ce moment : il y avait encore des albatros hier, mais aujourd’hui, plus personne. C’est grand, le Pacifique ! Surtout que nous avons fait beaucoup de chemin : le temps passe plus lentement. Et c’est un océan qui n’a pas été facile, au contraire de l’Indien.
Le vent que nous allons essayer de garder derrière cette dépression va avoir tendance à partir devant nous. Nous risquons de devoir prendre une route atypique qui nous ferait passer très loin dans le Sud du cap Horn pour continuer vers l’Est pendant 24 heures supplémentaires dans les mers du Sud : il y a un anticyclone entre la Terre de Feu et les Falkland qu’il faudrait contourner… Autre possibilité : raser l’Amérique du Sud, mais nous aurons à affronter du vent contraire et fort ! Nous choisirons demain mercredi… Nous n’allons peut-être pas pouvoir faire des photos du cap Horn. »

Groupama 3 passe le Cap Leeuwin

Le trimaran de Franck Cammas a franchi la longitude du Cap Leeuwin cette nuit, en battant le temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles et le Cap Leewin en 6 jours 22 heures et 33 minutes.

Reste à maintenir ces vitesses élevées et à rattraper les 130 milles de retard sur le temps de référence d’Orange II.

A lire, l’interview de Franck Cammas par Philippe Eliès dans le Télégramme.

Lionel Lemonchois à la barre de Prince de Bretagne ?

C’est ce que laisse entendre Philippe Elies dans le Télégramme, plusieurs skippers se seraient manifestés en apprenant qu’Hervé Cléris était écarté du projet, mais le choix se serait porté vers le vainqueur de la Route du Rhum 2006.

Lionel Lemonchois étant à bord de Groupama 3 pour la tentative de Trophée Jules Verne, l’officialisation du changement de skipper devrait se faire au retour du tour du monde.

Le trimaran, construit sur plans Irens Cabaret, est en cours de chantier chez Marsaudon Composites suite à la désolidarisation du flotteur survenue avant la Transat Jacques Vabre.

L’ex Bioton de passage à Brest

Le catamaran de 28m de Roman Paszke, ex Bioton lancé en 2006, a fait escale à Brest jeudi dernier pendant quelques heures.

Le multicoque désormais baptisé Gemini 3 était convoyé par des marins polonais (Robert Janecki, Mariusz Siedlecki et Ygor Szvubkowski), il a ensuite repris la mer à destination du Portugal.

Le skipper, Roman Paszke, devrait reprendre la barre pour une navigation d’entraînement entre le Portugal et les Caraïbes. À l’automne prochain, il s’élancera, « peut-être de Brest » (dixit Robert Janecki), pour un tour du monde en solitaire… et « à l’envers »

Information : Ouest France

Groupama 3 à pleine vitesse

Groupama 3 retrouve de la vitesse, après quelques jours difficiles à la poursuite d’un front de dépression. L’équipage aligne désormais les milles avec une belle moyenne de 31,8 noeuds hier.

L’optimisme est donc de retour, les 450 milles de retard sont oubliés, les hommes de Franck Cammas l’ayant déjà réduit de moitié. Celui-ci devrait être comblé à la fin du week end, ce qui devrait aussi correspondre au passage dans l’Océan Pacifique, avec très probablement le meilleur temps intermédiaire entre le Cap des Aiguilles (Afrique du Sud) et le cap Leeuwin (Australie).

© Team Groupama

Fred le Peutrec à la vacation d’hier :

« Nous sommes partis à ce rythme jusqu’à la Tasmanie, voir même jusqu’à la Nouvelle-Zélande. Nous aurons peut-être quelques empannages à faire pour se recaler, mais la trajectoire va rester très rectiligne, a contrario d’Orange 2 en 2005… Pendant 48 heures, nous allons toujours être poussés par ce vent de trente noeuds, puis cela va mollir un peu mais le flux de secteur Ouest nous accompagne jusqu’au Pacifique. Et si la dépression qui stagne sur l’île Auckland s’évacue, nous n’aurons pas de réelle transition à ce niveau-là : ça serait pas mal ! »

A suivre également sur le blog de Thomas Coville, barreur sur Groupama 3.

Bruno Peyron relance The Race : départ en 2013 ou 2014 ?

Le communiqué de presse officiel :

Triple détenteur du Trophée Jules Verne et créateur de The Race, la course autour du monde « no limit » en équipage, sans escale et sans assistance, Bruno Peyron annonce officiellement sa décision de relancer The Race. Après plusieurs mois d’étude et de réflexion et après consultation des principaux skippers potentiels, une deuxième édition de la course autour du monde des Géants (G.Class) aura donc lieu à l’horizon 2013-2014, au départ d’un port d’Europe du sud.

Une dizaine de Géants
Après discussion avec les principaux skippers des maxi-multicoques de la G.Class, il résulte que parmi la douzaine de Géants construits à ce jour, 8 à 10 d’entre eux pourraient être sur la ligne de départ de The Race, sans compter les nouveaux bateaux qui peuvent être mis en construction, notamment à partir des moules existants des derniers multicoques de dernière génération.
L’objectif a terme : le même que lors du lancement de la première : « les 10 équipes les plus rapides du monde. »

© Gilles Martin-Raget

Tous les signaux au vert !
Bruno Peyron qui a pris le temps de la réflexion avant de mûrir sa décision témoigne : « Ayant pris un peu de recul depuis ma dernière participation au Trophée Jules Verne, je constate plusieurs éléments qui m’ont poussé à prendre la décision de relancer The Race. D’abord et depuis la dernière America’s Cup que nous venons de vivre tout récemment, on peut désormais conclure que nous français ne sommes plus seuls au monde dans le domaine du multicoque et c’est une excellente nouvelle. Nous allons changer d’époque.
Notons par ailleurs que depuis The Race, 12 multicoques géants ont été construits dont quatre lors des trois dernières années. Il y a donc aujourd’hui un nombre de bateaux de qualité suffisant pour proposer enfin à leurs skippers et partenaires la relance de l’événement, sans compter les nouveaux multicoques dont la construction peut être lancée dans la perspective d’une nouvelle édition en 2013 ou 2014.
Je vois aussi que certaines grandes marques regardent du côté de la Volvo Ocean Race, ce qui est compréhensible mais démontre également l’absence d’une course alternative à vocation internationale en multicoques. Enfin la prise de conscience des uns et des autres est aujourd’hui plus collective et mes discussions avec les principaux skippers de la G.Class me poussent à aller dans leur sens.
La nouvelle Classe des 100 pieds (déjà 3 opérationnels, bientôt 4) a démontré la possibilité pour ces bateaux innovants de faire le tour du monde par les trois caps mythiques dans le cadre de budgets limités. Il y a donc désormais une possibilité plus « accessible », de pouvoir participer à The Race.
Pourquoi 2013 ou 2014 ? Pour situer l’événement entre deux éditions de la Volvo Ocean Race et offrir aux principaux challengers internationaux la possibilité de participer à l’événement. Cette échéance donne le temps aux équipes de structurer leur projet et à l’organisation de fédérer un groupe de partenaires ambitieux et motivés ».

L’équipe d’organisation se constitue
Après consultation de différentes agences de marketing sportif, Bruno Peyron a décidé de confier la direction générale de The Race Event à Thierry Reboul. Ancien directeur de la publicité d’Air France et de la communication d’Alcatel, Thierry Reboul est le fondateur de l’agence événementielle Ubi bene, spécialisée dans les opérations spectaculaires.

Ce dernier aura notamment en charge l’organisation et la négociation avec les partenaires principaux et les sites officiels de l’événement.

Un appel d’offre sera lancé afin de compléter le dispositif avec une équipe internationale en charge d’une partie de la production exécutive.

A lire, deux interviews de Bruno Peyron, sur Sports.fr et sur le Figaro.fr

Groupama 3 toujours en retard

Groupama 3 a passé le Cap de Bonne Espérance avec 7 heures 30 de retard sur le temps de référence d’Orange II, le trimaran a ensuite pu filer à haute vitesse (de l’ordre de 30 noeuds) en naviguant en bordure sud d’un anticyclone, ce qui permettait à l’équipage de Franck Cammas de combler une partie du retard accumulé dans l’Atlantique Sud.

© Team Groupama

Cependant la transition entre cet anticyclone et la zone de confluence n’a pas eu lieu comme prévue et le trimaran a très nettement ralenti cette nuit, avec de nouveau une perte de 75 milles sur le record.
Après ce passage difficle, l’équipage a pu reprendre un rythme plus soutenu, les hommes de Groupama 3 espèrent rattraper leur retard avant l’archipel des Kerguelen.