Foncia en tête devant Zen Too et Alinghi

Les D35 régatent depuis jeudi à Antibes pour la dernière étape du Vulcain Trophy, malgré cette délocalisation en Méditerranée, les équipages ont retrouvé des conditions lémaniques pour ces ultimes régates de la saison avec une brise très légère et une mer plate.

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Jeudi, c’est Zen Too qui a le mieux débuté avec une seconde place et une victoire, le catamaran barré par Fred Le Peutrec pointait en tête devant Foncia à l’issue de ces deux manches de la première journée, le skipper français était bien évidemment très satisfait : « Ce matin, nous avions bien lu le plan d’eau, nous croyions avoir bien compris comment cela fonctionnait et cela c’est vérifié pendant les manches. Tous les petits bonus, notamment les manches de second à Beaulieu-sur-Mer, ont mis l’équipage en confiance sur notre capacité à réaliser des performances. Nous sommes arrivés ici en étant persuadé que nous pouvions en faire. Maintenant, il faut les enchaîne. Il reste trois jours, mais c’est la dernière étape, il faut tout donner. C’est bien de commencer comme cela même si c’est loin d’être fini»

Michel Desjoyaux et ses hommes sur Foncia débutaient également bien cette étape avec une victoire et une troisième place, permettant de conforter leur première place au classement général. Leur adversaire direct pour la victoire sur ce championnat de D35, Alinghi, avait mal débuté avec une cinquième et une huitième place, sur cette première journée, l’équipage de Dona Bertarelli, sur Ladycat, confirmait sa bonne forme en pointant en quatrième place derrière le CER.

Lors de la seconde journée, Michel Desjoyaux reprenait la tête de cette étape avec une victoire et une sixième place : « Nous avons pu faire deux manches ce qui n’est pas inintéressant. A la première, nous prenons un super départ qui nous a permis d’aller là où nous voulions. Nous étions d’ailleurs étonnés que personne ne veuille faire la même chose que nous. L’équipage avait une bonne fluidité. D’être devant amène toujours un peu de sérénité et de motivation. La seconde manche c’est moins bien passée, mais ça nous permet de nous remettre en question et de nous rappeler que ces régates ne sont pas faciles ».

Zen Too, le multicoque de Guy de Picciotto arrivait à se maintenir à la seconde place de cette étape malgré deux manches moyennes, comme l’explique le skipper, Fred Le Peutrec : « Nous n’avons pas vraiment réussi à nous placer pour aller du bon côté du plan d’eau. Nous savions qu’en décrochant de la droite, nous allions perdre. Il n’y a pas de panique, nous sommes toujours en bonne position. Nous avons eu un petit déclic quand même, c’est fragile, c’est tout frais, mais c’est là. Nous pouvons réellement prétendre jouer pour la gagne. »

Alinghi, qui avait mal débuté le rendez-vous est revenu lors de cette seconde journée, avec une troisième place et une victoire, permettant à l’équipage d’Ernesto Bertarelli de prendre la 3ème place du provisoire. Pierre-Yves Jorand, régleur sur Alinghi : « Aujourd’hui nous avons fait deux belles manches dans des conditions solides, nous sommes clairement plus à l’aise quand c’est un peu plus appuyé. Les départs étaient importants, nous avons notamment réussi un superbe départ bâbord lors de la seconde manche qui nous a solidement installé en tête. En plus nous avions une bonne vitesse et nous avons réalisé de bonnes manœuvres. Avec quatre points, c’est une bonne journée. »

La quatrième place est occupée par les jeunes marins du CER Carrefour Prévention, qui devancent Ladycat de Dona Bertarelli à la cinquième place. Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist est sixième devant Veltigroup de Marco Simeoni qui voit s’éloigner la seconde place du Vulcain Trophy.

Aujourd’hui les courses ont été annulées du fait de l’absence de vent, les Decision 35 et leurs équipages se retrouveront sur l’eau demain pour les ultimes manches de ce Vulcain Trophy, ce qui permettra de désigner le vainqueur de cette saison.

The Wave s’impose devant Groupe Edmond de Rothschild

Après une victoire à Cowes, l’équipage de Leigh McMillan sur The Wave, Muscat a remporté hier sa deuxième épreuve consécutive sur les Extreme Sailing Series 2011 en s’adjugeant l’étape de Trapani.

Ce sixième rendez-vous a de  nouveau été très disputé,   34 manches ont été courues, alors qu’Alinghi avait mené sur les deux premiers jours, c’est finalement The Wave, Muscat (283 points) qui s’est imposé avec 9 points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild (274 points), les six premières équipes qui se tiennent en 26 points. Le podium de ce grand prix était complété par le second équipage aux couleurs d’Oman, Oman Air avec Ben Ainslie qui effectuait ses débuts sur le catamaran monotype Extreme 40, les « locaux » de Luna Rossa terminent 4e et pointent désormais en tête du classement général, 1 petit point devant Groupe Edmond de Rothschild.

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Les Français de Groupe Edmond de Rothschild avaient mal débuté ce grand prix avec une 6ème place à l’issue de la première journée, ils n’ont ensuite cessé de progresser tout au long de cette épreuve, gagnant une place chaque jour  pour conclure sur une belle seconde place.

Pierre Pennec, skipper du catamaran du Gitana Team : « Nous finissons deuxièmes à peu de points du premier et ce en enregistrant deux premières journées assez moyennes en termes de résultat. Pour la suite, c’est un très bon signe de conclure ainsi car cela veut dire que nous avons encore une bonne marge de progression. Nous revenons de loin après le Grand Prix de Cowes. Surtout moi dans la tête car notre contre-performance là-bas a été dure à digérer. C’était un peu un combat avec moi-même de revenir ici et mettre de côté la déception et l’amertume. L’émotion que je ressens ce soir avec cette deuxième place est à la hauteur de la tension que nous avons connue sur l’eau durant les cinq jours de compétition ».

A la barre d’Oman Air, Ben Ainslie qui débutait à la barre a démontré ses qualités en s’immisçant sur le podium . « Nous devons encore progresser sur plusieurs points et je continue d’apprendre. Les gars font du très bon boulot à bord et ils m’aident beaucoup. C’est génial d’être dans le top trois pour ma première épreuve ».

Les Italiens de Luna Rossa, n’auront pas brillé à domicile comme l’explique le skipper Max Sirena : « Il faut faire avec. Nous allons passer la semaine à venir à travailler ce qui n’a pas marché et ce que nous pouvons améliorer ». Malgré leur 4ème place sur cette étape, les italiens prennent la tête au général, profitant de la contre performance d’Emirates Team New Zealand (privé de son équipage de stars, qui naviguaient à Plymouth pour les America’s Cup World Series).

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L’équipe suisse d’Alinghi, qui avait mené l’Acte 6 lors des deux premières journées, a perdu sa place sur le podium sur l’avant dernière journée de régates, et a été victime dune collision lors de la dernière journée, entraînant de sérieux dégâts à l’arrière de la coque.

Classement du Grand Prix de Trapani (après 34 manches)

  1. The Wave, Muscat (OMA) – 283 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 274 points
  3. Oman Air (OMA) – 266,5 points
  4. Luna Rossa (ITA) – 263 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 260 points
  6. Alinghi (SUI) – 256,9 points
  7. Emirates Team New Zealand (NZ) – 206,5 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 171 points
  9. Niceforyou (ITA) – 161 points
  10. Team Extreme (EUR) – 145 points
  11. Artemis Racing (SWE) –  0 point

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après six Grands Prix

  1. Luna Rossa (ITA) – 51 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 50 points
  3. The Wave, Muscat (OMA) – 49 points
  4. Emirates Team New Zealand (NZ) – 49 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 43 points
  6. Alinghi (SUI) – 39 points
  7. Artemis Racing (SWE) – 37 points
  8. Oman Air (OMA) – 31 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 17 points
  10. Niceforyou (ITA) – 15 points
  11. Team Extreme (EUR) – 13 points

Alinghi s’impose en Méditerranée

Ce premier grand prix en mer aura été un succès pour la classe des Décision 35, les catamarans lémaniques ont tenu le choc à Beaulieu sur Mer, où une seule journée a du être annulés du fait de conditions trop fortes (mer et vent).

Les concurrents du Vulcain Trophy se sont donc affrontés sur trois jours et  dix manches au total. Les conditions météos ont été assez variées, avec des vents de 5 à 15 nœuds.

L’équipage le plus à l’aise a été sans conteste Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui remporte le Grand Prix de Beaulieu-sur-Mer. Foncia de Michel Desjoyeaux monte sur la seconde marche du podium ; le podium est complété par Ladycat de Dona Bertarelli, qui avait renforcé son équipage avec Yann Guichard à la tactique.


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Alinghi avait pris l’avantage dès le premier jour avec Foncia en embuscade, Ladycat avait également bien commencé ces régates avec une quatrième place au provisoire après la première journée. Artemis Racing s’est au contraire effondré au cours du week-end passant de la 3ème à la 6ème place.

Ernesto Bertarelli : « Nous avons très bien marché. Je pense que le fait de naviguer ensemble depuis tellement d’année nous a permis de nous adapter très rapidement aux nouvelles conditions en mer avec de la vague. C’est grâce à la coordination de l’équipage et à la constance des réglages que nous avons optimisé les performances du bateau. Nous sommes ravis de cet événement dans le Sud. Régater autant en quatre jours permet d’enlever le facteur chance dans les résultats. »

Michel Desjoyeaux : « Nous aurions aimé avoir un peu plus de réussite, mais il nous manque de la fluidité et de l’expérience dans les transitions. Nous avons fait des erreurs qui ont plombé l’ambiance et qui nous ont empêchées d’être complètement disponibles pour la régate. Mais nous avons tout de même réalisé de belles choses, comme la première journée qui nous a aidé pour la général. Cette régate nous a permis d’identifier clairement notre concurrent pour le prochain Grand Prix. »

Dona Bertarelli : « Pour nous, ce sont des excellentes régates dans le Sud. C’est surprenant car les conditions sont difficiles. C’est dur de barrer et de régler le bateau, mais en fin de compte, nous avons réussi à prendre de bons repères. Le fait d’avoir Yann Guichard à bord à la tactique et en tant que performeur fait une grosse différence. Nous avons trouvé une bonne vitesse et mis au point une bonne tactique. Pour le week-end prochain, nous souhaitons continuer sur cette lancée. Ce podium, c’est un travaille de cinq années et il est mérité pour tout l’équipage. »

© Chris Schmid / Alinghi.com

Veltigroup de Marco Simeoni prend la quatrième place avec quatre podiums de manche.
Beau grand prix pour Zen Too de Guy de Picciotto, le catamaran barré par Fred Le Peutrec signe sa plus belle place cette saison en terminant 5ème. Les trois équipages qui suivent sont à égalités de point à l’issue des dix manches courues. Okalys-Corum de Nicolas Grange occupe la sixième position, grâce à une victoire de manche, il devance Nickel, barré par Fred Moura. Le CER Carrefour-Prévention ferme la marche en se classant neuvième, avec Pascal Bidégorry à la barre.

Au classement général du Vulcain Trophy,Foncia de Michel Desjoyeaux conserve sa première position avec 4 points d’avance sur Alinghi. Veltigroup de Marco Simeoni complète le trio de tête. Il n’est qu’à deux points de son concurrent direct et pourrait jouer les troubles fêtes dans le duel pour la victoire au Grand Prix d’Antibes.

Classement Vulcain Trophy 2011

1er – FONCIA (8e, 1er, 1er, 3e, 2e, 2e = 9 pts)
2e – Alinghi (2e, 4e, 5e, 5e, 1er, 1er = 13 pts)
3e – Veltigroup (4e, 3e, 3e, 1er, 8e, 4e = 15 pts)
4e – Artemis Racing (3e, 5e, 2e, 2e, 10e, 6e = 18 pts)
5e – CER Carrefour Prévention (1er, 2e, 10e, 6e, 7e, 9e = 25 pts)
6e – Okalys-Corum (6e, 6e, 8e, 4e, 4e, 7e = 27 pts)
7e – De Rham Sotheby’s (5e, 7e, 6e, 8e, 5e, 10 = 31 pts)
8e – Ladycat (9e, 10e, 7e, 11e, 6e, 3e = 35 pts)
9e – Zen Too (7e, 8e, 11e, 7e, 9e, 5e = 36 pts)
10e – Nickel (10e, 9e, 4e, 9e, 11e, 8e = 40 pts)
11e – Ylliam (11e, 11e, 9e, 10e, 3e, 10e = 43 pts)

1er Grand Prix en mer pour les D35 le 1er septembre

Après cinq grands prix courus en Suisse sur le Lac Léman, les catamarans Décision 35 ont été démontés et convoyés par camions dans le sud de la France, pour les deux dernières étapes de la saison.

Les D35 quittent donc pour la première fois le Léman pour la Méditerranée, où se dérouleront du 1er au 4 septembre 2011, le grand prix de  Beaulieu-sur-Mer puis du 22 au 25 septembre le grand prix d’Antibes.

Ces deux dernières étapes permettront de départager les prétendants au titre, au classement général, c’est Foncia de Michel Desjoyeaux qui est le mieux placé avec  7 points devant Veltigroup de Marco Simeoni (11 points) et Alinghi d’Ernesto Bertarelli (12 points),  à égalité avec Artemis Racing.

Autre nouveauté pour ces deux événements en mer, les régates se dérouleront sur quatre jours, contre deux ou trois pour les grands prix lémaniques, ce qui permettra aux équipages de s’adapter aux nouvelles conditions.

Le point de vue de Michel Desjoyaux, leader du Vulcain Trophy avant ces premières régates à Beaulieu : « ela va être une découverte pour les D35, car ils n’ont jamais vu la mer. Le plan d’eau est plus ouvert, cela laissera un petit peu plus de terrain de jeu. Le problème pourrait venir du Mistral ou d’un coup de vent d’Est qui nous clouerait au port. « L’hydraulique et l’électronique vont plus vieillir en deux mois sur un plan d’eau salé qu’en cinq ans sur un plan d’eau douce. Le bateau est en carbone avec des pièces en aluminium ou en inox de haute qualité. Ces matériaux, conjugués à l’eau de mer, forment une véritable pile électrique ».

A noter que deux bateaux participant au Vulcain Trophy ne feront pas le déplacement, il s’agit de Ylliam de Pierre-Yves Firmenich et De Rham Sothebys de Philippe Cardis.

 

 

The Wave, Muscat s’impose à Cowes

Après 30 manches courues, l’équipage de The Wave, Muscat s’est imposé à Cowes pour la cinquième étape des Extreme Sailing Series. Leigh McMillan, skipper du bateau omanais et local de l’épreuve a réussi à contrer les attaques de Luna Rossa et d’Alinghi qui luttaient pour la victoire dans les eaux du solent.

Ce grand prix ne sera pas un bon souvenir pour l’équipage français de Groupe Edmond de Rothschild, les hommes de Pierre Pennec terminent 8ème de cette étape, après deux collisions, la 1ère contre Artemis , puis une seconde lors du dernier jour les oligeant à abandonner pour les cinq dernières manches.

Pierre Pennec : « Aujourd’hui, c’est le travail de toute une équipe, autant à terre que mon équipage en mer, qui est anéantie pour une décision qui se prend en quelques secondes. Mon choix de route suite à notre départ bâbord dans la quatrième manche du jour est très lourd de conséquence. Ce matin, nous nous battions encore pour une place sur le podium et pour reprendre la tête du classement annuel, et ce soir la déception est forcément là. Il va nous falloir analyser les erreurs commises ici pour repartir sur de bonnes bases dès la mi-septembre car la saison n’est pas finie.»

Au classement général, Emirates Team New Zealand conserve la tête du classement général. Grâce à leur deuxième place à Cowes, Luna Rossa prend la seconde position avec trois points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild (3ème avec 40 points). Artemis Racing, dernier de l’étape anglaise et The Wave, Muscat sont désormais ex aequo avec 38 points en 4 et 5ème position.

Tanguy Cariou et son équipe terminent 3ème, le meilleur résultat d’Alinghi depuis le début de saison : « On est très content de notre résultat car depuis le début de saison nous avions un peu de mal à concrétiser et être constant sur 5 jours. Alors qu’ici sur l’événement le plus long et dans des conditions difficiles on termine 3ème. C’est le 5ème événement de la saison et il y a eu 5 vainqueurs donc on sait que tout est possible. On peut donc s’attendre à une deuxième partie de saison pleine de surprises. »

Classement du Grand Prix de Cowes après six jours de compétition
1. The Wave, Muscat (OMA) – 236 points
2. Luna Rossa (ITA) – 228,8 points
3. Alinghi  (SUI) – 214 points
4. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 188 points
5. Oman Air (OMA) – 179 points
6. Team GAC Pindar (GBR) – 160 points
7. Emirates Team New Zealand (NZ) – 139 points
8. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 135 points
9. Niceforyou (ITA) – 132 points
10. Aberdeen Asset Management (UK) – 126 points
11. Team Extreme (EUR) – 71 points
12. Artemis Racing (SWE) – 23 points

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après cinq Grands Prix
1. Emirates Team New Zealand (NZ) – 44 points
2. Luna Rossa (ITA) – 43 points
3. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 40 points
4. The Wave, Muscat (OMA) – 38 points
5. Artemis Racing (SWE)  – 38 points
6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 36 points
7. Alinghi  (SUI) – 33 points
8. Oman Air (OMA) – 22 points
9. Team GAC Pindar (GBR) – 13 points
10. Niceforyou (ITA) – 12 points
11. Team Extreme (EUR) – 11 points

Interview de Tanguy Cariou (Alinghi)

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Tanguy Cariou, tacticien du D35 et skipper de l’Extreme 40 Alinghi a accepté de répondre aux questions de Voile-Multcoques, concernant le début de saison de l’équipe suisse sur les deux circuits multicoques sur lesquels le team est engagé (Vulcain Trophy et Extreme Sailing Series).

Voile-Multicoques.com : Tu navigues depuis 2007 sur le D35 Alinghi, en tant que tacticien. Quelles sont les particularités du Lac Léman, ce lieu de régates assez particulier ?

Tanguy Cariou : Même si le lac est grand, les vents sont très instables et les prévisions difficiles.
On a soit l’influence des  flux d’ouest lorsque des perturbations océaniques attaquent la façade atlantique et traversent toute la France, soit un vent de nord Est quand il y une influence thermique.
Le petit lac (entre Yvoire et Genève) est en théorie la partie la plus ventée du plan d’eau.
Les conditions sont assez particulières avec des vents changeants en direction et en intensité. Il faut donc être opportuniste, les régates ici ne sont jamais jouées avant la ligne d’arrivée !

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi a toujours terminé sur le podium du championnat de Decision 35. Vous pointez en 3ème position du classement provisoire (après le Bol d’Or), quels sont vos adversaires les plus redoutables ?

A l’heure actuelle ce sont principalement les équipages qui viennent de l’étranger. Ces équipes sont structurées et organisées, et possèdent des moyens techniques et humains importants, comme Foncia et Artemis.
Le CER, le centre d’entrainement à la régate de Genève, effectue sa première saison sur le circuit, mais a également une approche très professionnelle, ils naviguent avec envie et passion, ce qui fait d’eux des concurrents redoutables.
Le Challenge s’est peu à peu professionnalisé, à quel niveau le situes-tu par rapport à un circuit international tel que les Extreme  Sailing Series sur lequel est également engagé Alinghi ?

Ces deux championnats sont assez difficiles à comparer, car les concepts sont différents.
Le D35 est un catamaran monotype mais les équipes peuvent travailler sur les voiles en respectant la jauge et un nombre de boutons par an contrairement à l’Extreme 40 où l’ensemble bateau et voiles est monotype.
Le travail de développement sur les voiles des D35 est donc important, nous disposons de plusieurs gennakers (creux, plats) même si nous ne pouvons en embarquer qu’un sur le bateau, d’un code 0, de solents.

Mais la plus grosse différence est qu’un manche de D35 dure 45 minutes à une heure, alors qu’une manche d’Extreme 40 ne dépasse pas 7 à 15 minutes. Au niveau intensité l’Extreme 40 est assez proche du match racing, le D35 est un peu plus proche d’une régate conventionnelle.

Pour faire une comparaison avec le ski,  le D35 est un slalom géant avec un parcours dans l’axe, une piste et des skis bien préparés, l’Extreme 40 serait plus du boardercross, avec une piste plus « surprenante ».

 Les D 35 naviguent depuis sept ans dans un cadre monotype, reste-t-il des améliorations possibles à apporter au catamaran, ou s’oriente-t-on vers un changement de classe ?

Sur les cinq dernières années, le bateau a peu évolué, il pourrait bien sûr être « relooké » avec des grands voiles à cornes, des lignes plus tendues à l’avant, ce qui améliorerait les performances.
Mais il faut conserver le compromis entre performances sportives et contraintes économiques. Jusqu’ici le circuit se portait bien, le nombre de bateaux est passé de 12 en 2010 à 10 réguliers cette saison, le circuit se déplacera en Méditerranée, je ne sais pas si les dix seront présents pour ces deux dernières étapes.
Il faudra suivre l’évolution, voir si le relookage apporterait une nouvelle vie à la classe ou si il faut continuer sur ces bateaux avant d’envisager un nouveau circuit.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Deux étapes du Vulcain Trophy seront courues en Méditerranée en fin de saison, cette nouveauté peut-elle changer la donne par rapport à un championnat classique couru exclusivement sur le Léman ?

Complétement, l’intérêt de ce circuit est de courir sur des multicoques très pointus à régler, très performants, dans des conditions très changeantes sur le lac ; sur ces plans d’eau ouverts en Méditerranée, nous allons probablement rencontrer des vents plus réguliers, des conditions plus stables. Au niveau tactique les possibilités seront peu être un peu plus limitées, nous pouvons aussi imaginer  des manches avec plus de vagues, ce qui sera probablement difficile sur ces bateaux. La découverte sera probablement intéressante, il faudra ensuite en tirer les conclusions à la fin de la saison.

Quel a été le programme d’entrainement d’Alinghi avant le début du Vulcain Trophy ?

L’équipe est constituée des mêmes personnes depuis maintenant 4 ou 5ans, ce qui constitue un point positif, car le support est bien connu, comme le plan d’eau, avec des vents changeants. Il est donc difficile de faire de bonnes sessions d’entrainement, nous essayons donc de faire du qualitatif avec 30% de navigations seul et 70% sur des parcours avec d’autres équipages, ce qui correspond à une quinzaine de jours d’entrainements avant la saison.

Alinghi est engagé sur l’autre grand circuit de régates en multicoque, les Extreme Sailing Series, l’équipe est actuellement en 7ème position du classement provisoire, quelles sont vos ambitions pour cette saison ?

Nos ambitions sont clairement meilleures que notre place actuelle, Alinghi est une équipe avec une histoire importante et riche sur les dix dernières années, depuis la fin de la 33ème Coupe de l’America en février 2010, la structure de l’équipe a beaucoup évolué en passant de 150 à une petite dizaine de personnes.

Nous avons voulu nous engager sur ce circuit Extreme 40 pour maintenir la compétitivité d’Alinghi en étant présent sur un circuit international.

Une grande partie de l’équipage a découvert ce circuit lors de la première étape à Oman, nous avons maintenant fait un tiers de la saison, et les trois épreuves courues ne correspondent pas à nos attentes, nous pouvons objectivement faire mieux que lors de ces trois étapes.

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Quelle est la plus grande difficulté sur ce circuit ? L’exiguïté des plans d’eau, le format court des régates etc ?

Tout est difficile sur ce circuit, d’abord l’intensité, avec des manches très courtes, nombreuses, avec  peu de temps entre celles-ci, sur des plans d’eau très petits avec beaucoup de bateaux et un niveau assez élevé.

C’est un circuit où chaque régate est un combat, il faut se battre, attaquer, être agressif, parfois avec de la réussite, d’autre fois sans, nous faisons des erreurs, mais nous devons tout de suite passer à la régate suivante. Nous pouvons difficilement analyser entre les manches, prendre du recul.

J’ai fait différentes choses (Coupe de l’America, multicoque ORMA, Jeux Olympiques, Tour de France, match-racing),  mais ce circuit montre immédiatement les forces et les faiblesses des équipages : manque de puissance, d’agressivité, de gestion etc, ce qui est parfois moins flagrant sur d’autres compétitions.

Tu as participé à deux America’s Cup (en 2003 et 2007 avec les défis français), que penses -tu de la prochaine avec le passage au multicoque ?

C’est une évolution normale des choses, les dernières éditions de la Coupe de l’America en monocoque ne correspondaient pas au niveau actuel de la technologie en matière de voile.
Le programme est ambitieux par rapport au contexte économique, avec des séries annuelles (America’s Cup World Series), nous verrons combien de participants accèdent aux sélections des challengers.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois ?

Les bateaux ont l’air réussi, même si les retours sont peu nombreux, mais les images sont intéressantes.
L’aile amène de l’évolutivité à la plate forme, ce qui compense les faiblesses des multicoques.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, que penses-tu du nouveau circuit qui est amené à le remplacer et des nouveaux trimarans monotypes MOD 70 ?

J’ai eu l’opportunité de naviguer sur le MOD n°1 (barré par Steve Ravussin), le bateau est très bien conçu et s’adaptera très bien à des traversées de l’Atlantique ou à des tours de l’Europe, qui seront de belles épreuves.
Les courses en multicoques océaniques manquent au paysage vélique actuel.

Alinghi s’offre le Bol d’Or

Samedi, Ernesto Bertarelli et son équipage se sont adjugé le Bol d’Or Mirabaud 2011 sur le D35 Alinghi et le record de l’épreuve en D35 en bouclant le tour du lac en 6h25.

Cette édition s’est courue dans des vents soutenus avec des rafales à plus de 25 noeuds et de longs bords à plus de 20 noeuds pour les équipages. Celui d’Alinghi aura mené sur la quasi totalité du parcours suivi de près par Ylliam, Foncia barré par Michel Desjoyaux avait choisi de partir du côté français lors du départ et suivait le duo de tête à la bouée de dégagement, ce trio ne sera jamais rejoint par les poursuivants. La plus belle remontée est à mettre à l’actif d’Okalys Corum, le bateau de Nicolas Grange barré par Loick Peyron, l’équipage a perdu du temps en récupérant un de ses équipiers passé par dessus bord et blessé à la cheville, et a failli chavirer dans un grain, mais ils parvenaient néanmoins à se hisser en 4ème place à l’arrivée devant de Rham Sotheby’s et Ladycat (vainqueur l’année dernière). Le CER qui accueillait Pascal Bidégorry à son bord se classe 7ème devant Veltigroup, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, Artemis et Nickel qui ferme la marche, en ayant également du repêcher un équipier tombé à l’eau.

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Ernesto Bertarelli : «C’est très sympa de gagner le Bol d’Or Mirabaud après ma sœur. Nous avons bien navigué, c’est un Bol d’Or  musclé, heureusement, nous arrivons dans l’après-midi et nous avons bien navigué au départ. Nous avons bien négocié toutes les transitions. Le passage de la barge du Bouveret a été très délicat à manœuvrer, car avec plus de 25 noeuds de vent nous avons décidé de ne pas prendre de ris, contrairement à nos poursuivants.»

Michel Desjoyeaux : «Nous tenons à féliciter le vainqueur qui l’a amplement mérité. Nous n’avons pas réussi à lui résister quand nous étions devant, il était vraiment plus fort. Mais nous remercions la Suisse qui nous a offert un temps breton qui nous convenait parfaitement. Evidemment, le vent était un peu tordu pour nous rappeler que nous n’étions pas en mer mais bien sur le lac.»

Arnaud Psarofaghis, barreur d’Ylliam  : «Nous tenions à prendre un bon départ pour pouvoir naviguer dégagé. Une fois dans le Haut Lac nous avons suivi la route pour le Bouveret derrière Alinghi. Là-bas, au vu des vagues et de la force du vent, nous avons opté pour la prise de ris, qui s’est avéré un choix payant. A l’arrivée, nous avons plutôt cherché à contrôler Okalys-Corum qu’attaquer Foncia. Nous sommes très contents de cette troisième place.»

Au classement général du Vulcain Trophy, et après les cinq étapes lémaniques de cette saison, c’est Foncia de Michel Desjoyaux qui mène devant Veltigroup et Alinghi qui effectue une belle remontée suite à sa victoire sur le Bol d’Or, Artemis Racing, l’équipe engagée sur la Coupe de l’America pointe en 4ème place grâce à sa régularité.

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Les D35 ont désormais rendez-vous en septembre, à Beaulieu sur Mer, puis à Antibes, pour les premières régates en mer et en France de ces multicoques lémaniques.

Victoire d’Artemis, devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild

Après 5 jours de régates et 43 manches courues (un record dans cette classe) ; ce sont finalement les hommes d’Artemis Racing qui s’imposent sur cet Acte 3 des Extreme Sailing Series devant Emirates Team New Zealand et Groupe Edmond de Rothschild.

Tout s’est joué sur la dernière manche, dont le résultat compte double, au départ de cette ultime régate, Terry Hutchinson sur Artemis Racing comptait trois points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild et cinq sur  Emirates Team New Zealand mené par Dean Barker, ce dernier prenait un beau départ en tête de flotte, Artemis se retrouvait sous le vent de Groupe Edmond de Rotschild, les deux catamarans viraient de bord, mais les hommes du Gitana Team se voyaient contraints de virer de nouveau pour éviter un Extreme 40, Pierre Pennec et ses hommes perdaient alors cet acte 3, Artemis pouvant continuer sa route sans virer de nouveau. Emirates coupait la ligne en 1er, devant NiceForYou sur le dernier portant, Terry Hutchinson arrivait à passer Team GAC Pindar et terminait troisième de la manche, emportant l’Acte 3 devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild.

A noter la contre performance d’Alinghi avec une septième place au général sur cette étape alors que  l’équipage de Yann Guichard pointait en tête à la fin de la seconde journée. Ils payent malheureusement une troisième journée ratée suite à une collision avec Team Extreme, Yann Guichard n’a pu éviter le contact à pleine vitesse, Alinghi effectuera cependant de très belles quatrième et cinquième journées.

Tanguy Cariou, skipper d’Alinghi : « Après deux premières manches plutôt moyennes, nous étions pas mal sous pression, nous avons essayé d’abattre mais avons perdu le contrôle du bateau et sommes rentré violemment en collision avec Team Extreme. Je suis tombé à l’eau et notre numéro a heurté un winch. Nous sommes bien sûr très déçus et désolés pour Team Extreme, mais malheureusement cela fait partie du jeu. »

Pierre Pennec, barreur de Groupe Edmond de Rothschild : « ce troisième Grand Prix de la saison était vraiment très intense. Courir quarante-trois régates, c’est prendre autant de départs avec beaucoup de pression sur nos épaules lors de ces phases toujours cruciales. Le cœur monte très haut tout au long de la journée et malgré toute cette tension nous devons rester concentrés, performants et réactifs. Ces Grand Prix vont me marquer longtemps dans ma vie de coureur. Au niveau intensité, cela n’a rien à voir avec d’autres épreuves. Ici, en une journée nous faisons bien souvent plus de manches qu’en une semaine de course sur d’autres séries ! Notre objectif majeur est d’être réguliers sur l’ensemble de la saison afin de remporter le titre annuel. Bien sûr, nous aimerions bien gagner chaque épreuve, car nous préférons toujours être sur la plus haute marche du podium, mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue notre objectif. Et avec cette troisième place à Istanbul la mission est parfaitement remplie !»

Hervé Cunningham, le n°1 de Groupe Edmond de Rothschild  : « Ces deux équipages préparent la prochaine Coupe de l’America. Ce qui signifie qu’ils naviguent quasiment non-stop toute l’année que ce soit ici ou sur d’autres supports. Ils sont peut être « rookies » sur les Extreme mais c’est très loin d’être le cas dans l’absolu. Nous attaquons notre troisième année sur le circuit et c’est pourquoi notre progression sur l’eau est sûrement moins impressionnante que celles de certains de nos adversaires. Mais, Grand Prix après Grand Prix, l’équipage gagne en sérénité et en maîtrise, ce qui est extrêmement positif. Il nous reste encore à travailler, et heureusement »

© Lloyd Images

Classement à Istanbul
1 Artemis Racing 307
2 Emirates Team New Zealand 306
3 Groupe Edmond De Rothschild 296
4 The Wave, Muscat 274
5 Luna Rossa 272
6 Red Bull Extreme Sailing 254
7 Alinghi 245
8 Oman Air 245
9 Team GAC Pindar 237
10 Niceforyou 212
11 Team Extreme 188

Classement général 2011
1 Groupe Edmond De Rothschild 29
2 Emirates Team New Zealand 28
3 Artemis Racing 27
4 Luna Rossa 25
5 Red Bull Extreme Sailing 23
6 The Wave, Muscat 18
7 Alinghi 18
8 Oman Air 11
9 Team Extreme 8
10 Niceforyou 6
11 Team GAC Pindar 5

Artemis en tête à Istambul

La première journée de l’Acte 3 des Extreme Sailing Series™ à Istanbul en Turquie a été disputée par les 11 équipages avec sept courses et six vainqueurs différents.

Artemis Racing l’emporte avec un total de 52 points, avec un  point d’avance sur Luna Rossa (barré par le vainqueur de l’an dernier Paul Campbell James) et Alinghi troisième avec 47 points (et barré par Yann Guichard), second du championnat 2010 sur Gitana).

Alinghi, Emirates Team New Zealand, The Wave Muscat, Groupe Edmond de Rothschild, Team GAC Pindar ont tous remporté une manche, Luna Rossa en empochant deux,  Terry Hutchinson à la barre d’Artemis Racing s’est montré le plus régulier, ce qui semble la clef de réussite sur ce championnat où de nombreuses manches sont courues : « L’une des meilleure choses que nous avons faite a été de ne pas trop nous énerver quand nous n’étions pas gâté par les conditions. La dernière course était l’exemple parfait : nous nous sommes accrochés pendant la course et avons attendu qu’une opportunité se présente à nous pour la saisir.  Quand une jolie petite bascule est arrivée sur le parcours, nous y sommes allés en empannant tôt, je pense que nous avons passé trois bateaux en une seule manœuvre, c’était très très bien ! »

Team GAC Pindar remporte sa toute première manche cette année. Ian Williams, skipper, était réjoui de remporter sa première course dans des conditions si difficiles : « C’était un vrai challenge aujourd’hui, avec des conditions très instables, des vents parfois forts, parfois légers ce qui a rendu les choses vraiment compliquées. Remporter notre première victoire aujourd’hui, c’est super. C’était très serré avec Team Extreme mais au final, on s’est faufilé sur la ligne laissant Team Extreme terminer deuxième. »

Oman Air est bien placé en 4ème position devant Emirates Team New Zealand, The Wave et Groupe Edmond de Rothschild en 7ème position.

Pas d’inquiétude outre mesure du côté de l’équipage français, avec seulement 8 points de retard sur les hommes de tête, comme l’explique Hervé Cunningham, n°1 : « Il est vraiment difficile d’analyser ce plan d’eau et de tirer son épingle du jeu. Les eaux où nous naviguons sont encaissées entre deux collines, ce qui dans les faits nous donnent deux vents très différents en direction à gérer. D’où la difficulté d’appréhender le régime qui va rentrer dans les prochaines longueurs. Le plan d’eau marque peu et les risées sont vraiment dures à anticiper. Tout ce que je viens d’expliquer réclame d’être opportuniste et malheureusement d’avoir un peu de chance. Je n’ai pas la sensation que la chance ait été notre point fort aujourd’hui. Néanmoins, le bilan de la journée reste positif. Ca distribue beaucoup ici : nous avons pu voir un bateau gagner une manche et terminer dernier de la suivante… Les premiers bateaux, dont nous faisons ce soir partie, sont extrêmement serrés en termes de points. Nous allons nous bagarrer jusqu’au bout et ne rien lâcher car, comme nous le répétons souvent, en Extreme un seul point peut faire la différence.»

A partir de demain, les parcours seront plus courts, puisqu’ils les courses auront lieu devant la partie VIP pour la journée presse avant l’ouverture du village de course des Extreme Sailing Series au public, ce vendredi 28.

Foncia s’impose à Crans

Foncia, barré pour ce grand prix par Xavier Revil, a remporté la Realstone Cup avec seulement cinq manches courues le week end dernier.

Samedi, une seule manche a été courue dans 3 à 8 noeuds de vent, c’est Alinghi barré par Ernesto Bertarelli qui s’imposait juste devant Foncia et Veltigroup de Marco Simeoni qui connait un excellent début de saison en complétant le podium. Stève Ravussin, barreur du multicoque bleu et blanc, s’avoue satisfait des changements effectués cette année : « Nous avons un team professionnel, où tout est plus simple vu le peu de temps que nous avons pour nous entraîner donc c’est beaucoup plus facile. Nous avons un très bon équipage et c’est essentiel. Ils sont constructifs dans tous les domaines donc nous avançons. »

Dimanche, quatre manches ont pu être lancées. Foncia gagnait les deux premières avant de finir en demi-teinte avec des places de 7 et 6. CER Carrefour Prévention, l’équipage le plus jeune du plateau qui avait effectué un début de week end timide (6 et 8), redressait la barre (4ème et deux victoires) et terminait second de cette Realstone Cup à égalité de points avec Veltigroup, 3ème. Alinghi et Artemis, également à égalité terminent 4 et5ème devant Okalys Corum puis Rham Sotheby’s, Zen Too, Nickel et Lady Cat.

Xavier Revil, barreur de Foncia : « Un week-end exceptionnel, un résultat exceptionnel. Nous avions des conditions plus légères que la semaine dernière sur les trois premières manches, mais nous avons trouvé des réglages intéressants dans ces conditions. Nous avons travaillé au niveau du mental en nous disant que nous devions prendre des bons départs. Nous nous sommes attachés à faire des départs propres et dans le bon tempo ce qui fut un gros travail. Dans le petit temps, nous avions une bonne vitesse qui nous a permis d’être aux avant-postes et de jouer avec les meilleurs. »

Au classement général provisoire du championnat D35, CER Carrefour Prévention conserve la première place devant Alinghi, Veltigroup, Artemis et Foncia.