Début du San Diego Match Racing Championship ce soir

Après deux jours de compétition non officielles ce week-end (les régates en flotte nommées Port Cities Challenge), le Match Race Championship reprend aujourd’hui à San Diego avec des régates en flotte qualificatives pour la phase de Match Race (le format de compétition est toujours aussi complexe que sur les étapes précédentes avec régates ne rentrant pas dans le classement et alternance de régates en flotte, en match-race et des runs de vitesse).

Ces deux journée du Port Cities Challenge se sont déroulées dans des vents faibles et sous une pluie battante pour la première, ces conditions ont permis un beau jeu tactique avec des remontées de certains bateaux qui ont joué avec les risées, comme sur la première manche où Artemis s’impose devant ETNZ alors que les deux AC45 étaient en queue de flotte en début de manche, la seconde manche a été remportée par China Team.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

La seconde journée sera excellente pour les deux équipages français qui signaient leur première victoire en flotte, Aleph mené par Pierre Pennec accompagné de l’équipage avec lequel il navigue en Extreme 40 remportait la première régate de la seconde journée, alors qu’Energy Team, barré par Yann Guichard, en l’absence de Loick Peyron, s’adjugeait la dernière, les deux teams tricolores prenaient les 4 et 5ème place de cette épreuve préliminaire, ETNZ remportait celle-ci devant Artemis Racing et Oracle Racing Spithill.

©2011 ACEA/Gilles Martin-Raget

L’écart face aux top teams s’est donc sensiblement réduit avec de belles performances des deux équipes françaises mais aussi de China Team et du Team Korea, seul Green Comm Racing semble peiner à élever son niveau.

Ces équipes seront donc à suivre dès ce soir à 22h05 pour trois régates en flotte et deux AC500 Speed Trials. Les résultats des courses en flotte déterminent l’ordre d’entrée de chaque équipe pour la journée de jeudi où elles s’affrontent alors en duels (match racing) à élimination directe en vue des demi-finales. Ces dernières ont lieu le vendredi tandis que la finale et la petite finale sont programmées le lendemain et couronnent le San Diego Match Racing Champion. Dimanche, les équipes courent deux nouveaux AC500 Speed Trials avant de s’affronter pour l’ultime grande course en flotte du San Diego Fleet Racing Championship.

A suivre sur le canal dédié YouTube, et sur le site de Canal Plus avec commentaires en français assuré par Loic le Bras.

A lire, un interview de Yann Guichard.

Deux nouvelles équipes francophones pour la dernière étape des Extreme Sailing Series

Le dernier acte des Extreme Sailing Series 2011 se déroulera du 7 au 11 décembre à Singapour et déterminera le vainqueur du championnat des Extreme 40. La huitième étape à Almeria le mois dernier avait vu Alinghi remporter cet acte, devant Luna Rossa et Oman Air ; Groupe Edmond de Rothschild se classait 5ème et perdait sa première place au classement provisoire au profit de Luna Rossa qui compte désormais un point d’avance sur l’équipage français, la victoire devrait se jouer entre ces deux équipages puisque le troisième, ETNZ pointe à 9 points du leader, ETNZ est talonné par Alinghi et The Wave Muscat qui chercheront à s’emparer la troisième marche du podium.

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après huit Grands Prix

  1. Luna Rossa (ITA) – 69 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 68 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 60 points
  4. Alinghi (SUI) – 59 points
  5. The Wave, Muscat (OMA) – 57 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 53 points
  7. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  8. Oman Air (OMA) – 47 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 30 points
  10. Niceforyou (ITA) – 17 points
  11. Team Extreme (EUR) – 17 points

Cette dernière étape accueillera deux équipes francophones, Stéphane Kandler qui dirige All4One, toujours à la recherche d’un budget pour l’America’s Cup, inscrit une équipe 100% française dans la compétition, ce team est soutenu par SOITEC et the first club™. Team Extreme – the first club™, sera mené par Sébastien Col (skipper et régleur de Grand Voile), Jean-Christophe Mourniac (barreur), Franck Citeau (régleur) et Christophe André (numéro 1). Bruno Dubois aura un rôle de coach et manager auprès de cet équipage expérimenté sur le circuit Extreme 40 . L’objectif est de pérenniser ce team pour la saison 2012.

© Lloyd Images

Stéphane Kandler, Directeur de K-Challenge. « L’objectif est de mener un projet à long terme et d’effectuer la globalité de la saison 2012. C’est une réelle opportunité pour l’avenir car le multicoque est désormais un passage obligé dans la voile professionnelle. Nous avons donc décidé de suivre cette logique, et de se concentrer sur les formats très compétitifs, comme nous l’avons fait depuis 20 ans. »

L’autre équipe est le Team Tilt, mené par le suisse Alex Schneiter, l’équipage sera renforcé par Arnaud Psarofaghis, qui navigue sur l’AC 45 Aleph. L’Extreme 40 suisse poursuivra donc sur ce circuit après une première expérience positive à Almeria (9ème sur 11).

A noter le retrait d’Artemis Racing qui se consacre désormais pleinement à sa participation à la 33ème America’s Cup.

Groupe Edmond de Rothschild s’impose à Nice

L’équipage de Pierre Pennec, sur Groupe Edmond de Rothschild s’est imposé hier à Nice sur le 7ème acte des Extreme Sailing Series.

Comme souvent, la victoire s’est jouée sur la dernière manche, qui compte double ; l’équipage français de Groupe Edmond de Rothschild, en tête depuis la veille, devait terminer devant ou juste derrière Artemis Racing sur cette ultime course pour gagner ce rendez-vous ; après le superbe retour d’Artemis qui avait remporté deux manches successivement dans la matinée et qui ne pointait plus qu’à 3 points derrière les français.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Le récit de cette régate par Pierre Pennec, le skipper de Groupe Edmond de Rothschild : « Sur le départ nous étions bord à bord avec Artemis. Terry Hutchinson se montre trop gourmand et franchit la ligne prématurément. L’ambiance est alors au beau fixe même si nous restons concentrés. Mais nous déchantons assez vite car un bateau, qui n’est pourtant pas en concurrence directe avec nous vient nous chercher et nous fait perdre beaucoup de terrain. Un dernier du classement général qui embête le premier … c’est toujours dommage ! Ensuite, au passage sous le vent nous considérons que nous sommes engagés sur Red Bull mais le jury en décide autrement et nous sommes sanctionnés d’une pénalité. A ce moment là, nous sommes derrière Artemis. Et là, l’équipage s’est remotivé et a puisé dans la cohésion qui nous unit car nous voulions vraiment jouer nos chances jusqu’au dernier moment. Sur la ligne, nous avons les suédois en ligne de mire et nous coupons cette dernière à seulement dix centimètres de son tableau arrière. Les dernières régates sont toujours d’une grande intensité car le principe du coefficient deux n’autorise aucune erreur surtout quand nous sommes si serrés en point. L’équipage a laissé exploser sa joie une fois la ligne franchie. Cette victoire est une très belle revanche pour nous et elle nous remet en tête du classement annuel… que demander de plus ?»

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Groupe Edmond de Rothschild remportait donc ce grand prix devant Artemis qui terminait à un point seulement des vainqueurs, l’équipage suédois de Terry Hutchinson s’incline donc sur cette ultime régate, comme à Boston.

Groupe Edmond de Rothschild célébrant sa victoire de l’Acte 7 à Nice © Lloyd Images

Les suisses d’Alinghi complètent le podium de cette 7ème étape devant Luna Rossa

Tanguy Cariou, skipper d’Alinghi : « Dans l’absolu c’est un bon résultat, mais nous sommes un petit peu déçus bien sûr. Je pense qu´on avait le potentiel pour faire mieux. Ce matin on a perdu le rythme par rapport à Artemis Racing et Groupe Edmond de Rothschild, donc bravo à eux, ils ont fait un super boulot. On sait que depuis Trapani le classement général va être difficile à jouer pour nous donc maintenant on se concentre sur la victoire d’étape. »

Oman Air a effectué une belle remontée et termine à la cinquième place devant Red Bull Extreme et Emirates Team New Zealand, Dean Barker et ses hommes auront été à la peine dans les vents faibles de Nice, après leurs succès sur le circuit des America’s Cup World Series.

Jean Pierre Dick, pour sa première expérience en Extreme 40 n’aura pas démérité et termine avant dernier de cet acte, devant Team Nice for You.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Les 11 équipes retrouveront la compétition à Alméria pour la 8ème et avant dernière étape de la saison du 12 au 16 Octobre.

Au classement général, Groupe Edmond de Rothschild reprend la tête du classement avec deux points d’avance sur Luna Rossa, et 7 sur Emirates Team New Zealand, troisième, Artemis Racing pointe en 6ème position à égalité de points avec Alinghi.

Classement du Grand Prix de Nice (après 29 manches)

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 229 points
  2. Artemis Racing (SWE) – 228 points
  3. Alinghi (SUI) – 215,5 points
  4. Luna Rossa (ITA) – 209 points
  5. Oman Air (OMA) – 185 points
  6. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 179.5 points
  7. Emirates Team New Zealand (NZ) – 163 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 160 points
  9. The Wave, Muscat (OMA) – 156 points
  10. Team Extreme (EUR) – 119 points
  11. Niceforyou (ITA) – 118 points

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 61 points
  2. Luna Rossa (ITA) – 59 points
  3. Emirates Team New Zealand (NZ) – 54 points
  4. The Wave, Muscat (OMA) – 52 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 49 points
  6. Artemis Racing (SWE) – 48 points
  7. Alinghi (SUI) – 48 points
  8. Oman Air (OMA) – 38 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 21 points
  10. Niceforyou (ITA) – 16 points
  11. Team Extreme (EUR) – 15 points

Groupe Edmond de Rothschild prend la tête à Nice

Les équipages se sont retrouvés sur l’eau aux premières heures du jour ce samedi, un horaire inhabituel pour ces régates en Extreme 40, en effet le comité de course avait décidé d’anticiper les prévisions très dévaforables pour l’après midi.

Les Extreme 40 ont donc disputé quatre régates ce matin, dans une brise établie et sur des parcours « au large », avant la pause de midi, ils ont retrouvé le plan d’eau à 14h, mais seule une manche a pu être lancée étant donné la disparition progressive des quelques noeuds de vent établis en début d’après midi, les organisateurs ont pu faire patienter le public jusqu’à la décision du comité à 16h qui décidait de renvoyer les bateaux au port.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

 

La première manche a été marquée par un incident à bord de Red Bull Extreme Sailing, le tacticien Hans Pieter Steinacher est tombé à l’eau une drisse enroulée autour de sa cheville ; trainé derrière le catamaran, il a heurté  un safran, fort heureusement, les conséquences seront minimes avec pour lui, puisqu’il ne déplore qu’une plaie nécessitant quelques points de suture.

Emirates Team New Zeland remportait cette première régate de la journée devant Groupe Edmond de Rothschild et Alinghi, l’équipage suisse s’imposera à deux reprises lors de cette matinée de courses : « On a pris beaucoup de plaisir ce matin, les conditions étaient bonnes, nous avons pris de bons départs et décisions tactiques« , expliquait Tanguy Cariou. « Nous gardons bien sûr un oeil sur le classement. L’objectif n’est pas d’être en tête ce soir mais bien de remporter l’étape demain. »

L’équipage du Gitana Team effectuait aussi une bonne opération en prenant deux secondes places et une troisième, leur permettant de prendre la tête du classement provisoire, les français profitaient de résultats moyens d’Artemis Racing (10, 5, 5, 4 sur la matinée).

L’après midi aura été très rapidement écourtée, le comité envoyait une manche à 14h, très disputée dans le très petit temps, Artemis s’imposait devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild qui terminaient au coude à coude à quelques mètres de la plage, les suivants arriveront également en peloton serré dans la zone d’arrivée, avec quelques contacts au passage de ligne.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Dans l’attente d’un retour du thermique, l’organisateur a organisé quelques divertissements pour le public avec des runs de vitesse, Alinghi se montre le plus rapide sur ces runs de quelques dizaines de mètres et empoche deux bouteilles de champagne promises au vainqueur, certains équipages profitent de ce moment de relâche pour embarquer des enfants de l’école de voile ou pour laisser la barre à leurs invités, voir pour certains à tester des configurations d’équipage inédites pour le catamaran de 12m avec des bateaux menés en duo, voir en solo pour Oman Air, avant un rappel à l’ordre de l’organisation qui estimait que la sécurité n’était pas assurée avec un seul homme à bord.

Les bateaux ont donc regagné le port à 16h, avec un nouveau leader, Groupe Edmond de Rothschild qui est talonnée par Alinghi en 2ème du classement provisoire à 3,5 points du  leader, Artemis Racing ^pointe à la troisième place avec 0,5 point de retard sur le 2nd, les régates s’annoncent donc très disputées demain.

Luna Rossa est légèrement décroché à 21 points du leader, à la lutte avec Red Bull et Emirates qui poursuit sa lente remontée après son début d’acte catastrophique.

Pierre Pennec, skipper de Groupe Edmond de Rothschild « Nous sommes réguliers depuis le début de ce Grand Prix. Nous ne faisons pas des journées exceptionnelles mais nous sommes souvent dans la première partie de la flotte. Cela nous permet d’être en tête avant les dernières régates de demain. Malgré tout, nous sommes très serrés en points avec nos poursuivants et il faudra être solides. Surtout que nos concurrents vont venir nous chercher. Mais l’équipage est préparé à cela. Donc, demain, plus que de chercher la gagne à tout prix nous allons essayer d’appliquer ce qui nous a réussi jusqu’à présent ; à savoir de la régularité et la dose nécessaire d’opportunisme mais sans pour autant prendre des risques inconsidérés.»

Jean-Pierre Dick :  » Nous avons eu des conditions très bonnes ce matin avec un vent de terre constant et propre à Nice. Malheureusement, Éole ne nous a pas vraiment gâté cet après-midi. Un énorme anticyclone est présent sur l’Europe, la situation est la même partout en France ! Cela n’a pas empêché le public de venir nombreux. Entre les Optimistes, les planches à voile, les Extreme 40… c’est une véritable fête de la voile, je suis ravi que les niçois puissent en profiter.  »

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com


Les prévisions météo sont similaires à celle d’aujourd’hui pour la dernière journée de régates, le comité de course a donc décidé de lancer les courses dès 08h30 pour bénéficier une nouvelle fois de ce vent matinal.

Classement du Grand Prix de Nice à l’issue de la 4ème journée

  1. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 173 points
  2. Alinghi (SUI) – 170 points
  3. Artemis Racing (SWE) – 169 points
  4. Luna Rossa (ITA) – 152 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 144 points
  6. Emirates Team New Zealand (NZ) – 139 points
  7. Oman Air (OMA) – 132 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 129 points
  9. The Wave, Muscat (OMA) – 109 points
  10. Niceforyou (ITA) – 100 points
  11. Team Extreme (EUR) – 87 points

Red Bull en tête devant Groupe Edmond de Rothschild

L’équipage de Ronan Hagara s’installe en tête du classement de ce 7ème acte des Extreme Sailing Series, après deux jours de régates marqués par le petit temps, les hommes du skipper autrichien ont largement dominé la première journée en remportant trois des quatre régates.

Le vent était donc timide pour cette première journée mercredi avec 5 à 6 noeuds au large de la Promenade des Anglais, malgré tout le vent restait relativement régulier, ce qui permettait aux équipages de faire la différence sur les départs et en exploitant au mieux les molles. Hier le comité avait décidé de lancer les Extreme 40 sur l’eau entre 9h et 11h, puis à partir de 14h pour courir un maximum de régates, dans un vent toujours inférieur à 10 noeuds.

Groupe Edmond de Rothschild pointait à la seconde place du provisoire hier matin, à 4 points de Red Bull, ils ont réussi à réduire l’écart avec le leader provisoire en étant très régulier avec des places de manches entre la 2nde et la 7ème positions, le leader a quant à lui alterné de très bonnes places avec une victoire de manche et deux secondes places et le moins bon avec deux places d’avant dernier, Red Bull gardait cependant la tête avec 1,5 point d’avance.

 

 

 © Lloyd Images

 

Les Italiens de Luna Rossa, leaders du championnat, avaient mal débuté ce 7ème acte mercredi avant de revenir hier grâce à trois victoires de manches permettant à l’équipage de Paul Campbell James de pointer à la troisième place du provisoire à un point de Groupe Edmond de Rothschild. Alinghi et Artemis Racing sont tous les deux au pied du podium et seulement 3 points les séparent.

 © Lloyd Images

Les deux équipages omanais connaissent également des débuts poussifs avec des 7 et 8 ème places au provisoire malgré quelques podiums de manche.

Les bizuths de l’étape, Jean Pierre Dick et ses équipiers de Team Extreme Nice Côte d’Azur, avaient surpris mercredi en pointant en 3ème position du provisoire à l’issue de quatre régates de la journée, jeudi ils n’ont hélas pas réussi à réediter leurs performances, en terminant la plupart des manches dans les trois dernières positions.

 © Lloyd Images

La grosse surprise de ce début de compétition vient de l’équipage d’Emirates Team New Zeland qui ne parvient pas à rentrer dans le match, en effet les hommes de Dean Barker peinent à trouver leurs marques, leur première journée  a été catastrophique avec des places de 9, 10 et 11ème, hier ils ont réussi à hausser le niveau avec quelques places sur le podium, ils devront confirmer aujourd’hui pour accéder au haut du classement.

A partir de 14h, le public pourra profiter des régates au plus près du rivage et de nombreuses animations mises en place sur le village de course ainsi que des commentaires en français et en anglais pour ne rien rater des régates.

The Wave s’impose devant Groupe Edmond de Rothschild

Après une victoire à Cowes, l’équipage de Leigh McMillan sur The Wave, Muscat a remporté hier sa deuxième épreuve consécutive sur les Extreme Sailing Series 2011 en s’adjugeant l’étape de Trapani.

Ce sixième rendez-vous a de  nouveau été très disputé,   34 manches ont été courues, alors qu’Alinghi avait mené sur les deux premiers jours, c’est finalement The Wave, Muscat (283 points) qui s’est imposé avec 9 points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild (274 points), les six premières équipes qui se tiennent en 26 points. Le podium de ce grand prix était complété par le second équipage aux couleurs d’Oman, Oman Air avec Ben Ainslie qui effectuait ses débuts sur le catamaran monotype Extreme 40, les « locaux » de Luna Rossa terminent 4e et pointent désormais en tête du classement général, 1 petit point devant Groupe Edmond de Rothschild.

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Les Français de Groupe Edmond de Rothschild avaient mal débuté ce grand prix avec une 6ème place à l’issue de la première journée, ils n’ont ensuite cessé de progresser tout au long de cette épreuve, gagnant une place chaque jour  pour conclure sur une belle seconde place.

Pierre Pennec, skipper du catamaran du Gitana Team : « Nous finissons deuxièmes à peu de points du premier et ce en enregistrant deux premières journées assez moyennes en termes de résultat. Pour la suite, c’est un très bon signe de conclure ainsi car cela veut dire que nous avons encore une bonne marge de progression. Nous revenons de loin après le Grand Prix de Cowes. Surtout moi dans la tête car notre contre-performance là-bas a été dure à digérer. C’était un peu un combat avec moi-même de revenir ici et mettre de côté la déception et l’amertume. L’émotion que je ressens ce soir avec cette deuxième place est à la hauteur de la tension que nous avons connue sur l’eau durant les cinq jours de compétition ».

A la barre d’Oman Air, Ben Ainslie qui débutait à la barre a démontré ses qualités en s’immisçant sur le podium . « Nous devons encore progresser sur plusieurs points et je continue d’apprendre. Les gars font du très bon boulot à bord et ils m’aident beaucoup. C’est génial d’être dans le top trois pour ma première épreuve ».

Les Italiens de Luna Rossa, n’auront pas brillé à domicile comme l’explique le skipper Max Sirena : « Il faut faire avec. Nous allons passer la semaine à venir à travailler ce qui n’a pas marché et ce que nous pouvons améliorer ». Malgré leur 4ème place sur cette étape, les italiens prennent la tête au général, profitant de la contre performance d’Emirates Team New Zealand (privé de son équipage de stars, qui naviguaient à Plymouth pour les America’s Cup World Series).

© Lloyd Images

L’équipe suisse d’Alinghi, qui avait mené l’Acte 6 lors des deux premières journées, a perdu sa place sur le podium sur l’avant dernière journée de régates, et a été victime dune collision lors de la dernière journée, entraînant de sérieux dégâts à l’arrière de la coque.

Classement du Grand Prix de Trapani (après 34 manches)

  1. The Wave, Muscat (OMA) – 283 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 274 points
  3. Oman Air (OMA) – 266,5 points
  4. Luna Rossa (ITA) – 263 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 260 points
  6. Alinghi (SUI) – 256,9 points
  7. Emirates Team New Zealand (NZ) – 206,5 points
  8. Team GAC Pindar (GBR) – 171 points
  9. Niceforyou (ITA) – 161 points
  10. Team Extreme (EUR) – 145 points
  11. Artemis Racing (SWE) –  0 point

Classement de l’Extreme Sailing Series 2011 après six Grands Prix

  1. Luna Rossa (ITA) – 51 points
  2. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 50 points
  3. The Wave, Muscat (OMA) – 49 points
  4. Emirates Team New Zealand (NZ) – 49 points
  5. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 43 points
  6. Alinghi (SUI) – 39 points
  7. Artemis Racing (SWE) – 37 points
  8. Oman Air (OMA) – 31 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 17 points
  10. Niceforyou (ITA) – 15 points
  11. Team Extreme (EUR) – 13 points

Alinghi en tête à Trapani

Communiqué de presse des Extreme Sailing Series suite à la première journée de régates à Trapani

Le Britannique Ben Ainslie, médaillé olympique à plusieurs reprises, a brillamment débuté l’Act 6 des Extreme Sailing Series™ à Trapani (Sicile) en remportant 2 des 5 manches courues en ce premier jour de compétition. Tout nouveau skipper d’Oman Air, Ainslie a eu l’occasion de s’entraîner quelques jours avant le début de l’étape italienne, il était cependant très prudent avant le début des courses : “ Je suis vraiment très excité par ce nouveau projet et ravi d’apprendre quelque chose de nouveau. Mais nous devons être réalistes sur les performances que nous pouvons réaliser et essayer de nous améliorer au fur et à mesure.” Difficile, cependant, de faire mieux qu’une première place lors de la première manche ! Mais Oman Air fut ensuite victime de deux pénalités pour avoir mordu la ligne de départ. « Globalement, c’était une très bonne journée pour nous, même si un peu irrégulière. Nous avons une longue marge de progression, mais cette 3ème place ce soir est fantastique. L’équipe d’Oman Air est vraiment excellente, j’en suis le maillon faible à bord. Plus vite j’arriverais à comprendre les ficelles du bateau, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas et plus vite nous pourrons être compétitifs. »Expliquait Ainslie à la fin de cette première journée.

Ce sont les Suisses d’Alinghi, skippés par Tanguy Cariou, qui mènent ce soir après 5 manches courues dans un vent faible et instable. « C’était une très bonne journée pour nous, un bon travail d’équipe à bord et une bonne vitesse du bateau. » Nous confiait Cariou à son retour au ponton. « Les conditions étaient vraiment délicates avec de nombreux changements de cap et des gros trous de vent sur le plan d’eau. Cela risque d’être un peu plus difficile demain car tout le monde a beaucoup appris aujourd’hui et ils ne referont pas les mêmes erreurs. À partir de vendredi nous retrouvons le format ‘Stade’, l’espace va être nettement plus réduit et il faudra retrouver ses marques. »

Trois équipes ont goûté à la victoire aujourd’hui dont Team Extreme qui a revêtu pour l’étape italienne les couleurs de la Sicile ‘Sailing Sicily’ et c’est Sebbe Godefroid qui remplace Roland Gaebler à la barre. L’équipe 100% belge a eu une journée en dent-de-scie (ils se placent 8ème ce soir) comme beaucoup d’autres équipes. C’est une nouvelle fois The Wave, Muscat, skippé par Leigh McMillan qui se montre le plus régulier, n’ayant pas fini une manche en dessous de la 6ème place : « En fait, nous ne sommes pas du tout stresser par les mauvaises places, c’est ça notre secret ! » expliquait McMillan ce soir. The Wave, Muscat occupe donc la seconde place au classement provisoire, à 9 points derrière Alinghi.

Groupe Edmond de Rothschild et Red Bull Extreme Sailing ont réussi à placer quelques bons résultats mais c’est une journée mitigée qui les positionnent en milieu de tableau ce soir. Les italiens de Luna rossa ont l’air d’avoir trouvé un rythme de croisière entre le 4ème et la 6ème place mais à en croire le skipper Max Sirena la journée à été plutôt difficile : « Le vent était vraiment très faible, changeant… Dans la dernière manche, nous avons fait de très grosses erreurs et avons perdu beaucoup de places. Heureusement, je crois que toutes les autres équipes ont eu du bon et du moins bon aujourd’hui, ça permet de ne pas trop creuser les écarts. »

Classement du Grand Prix de Trapani à l’issue de la 1ère journée

  1. Alinghi (SUI) – 48 points
  2. The Wave, Muscat (OMA) – 39 points
  3. Oman Air (OMA) – 35 points
  4. Emirates Team New Zealand (NZ) – 34 points
  5. Luna Rossa (ITA) – 33 points
  6. Groupe Edmond de Rothschild (FRA) – 32 points
  7. Red Bull Extreme Sailing (AUT) – 31 points
  8. Team Extreme (EUR) – 29 points
  9. Team GAC Pindar (GBR) – 25 points
  10. Niceforyou (ITA) – 19 points
  11. Artemis Racing (SWE) – 0 point

Interview de Tanguy Cariou (Alinghi)

© lloyd Images

Tanguy Cariou, tacticien du D35 et skipper de l’Extreme 40 Alinghi a accepté de répondre aux questions de Voile-Multcoques, concernant le début de saison de l’équipe suisse sur les deux circuits multicoques sur lesquels le team est engagé (Vulcain Trophy et Extreme Sailing Series).

Voile-Multicoques.com : Tu navigues depuis 2007 sur le D35 Alinghi, en tant que tacticien. Quelles sont les particularités du Lac Léman, ce lieu de régates assez particulier ?

Tanguy Cariou : Même si le lac est grand, les vents sont très instables et les prévisions difficiles.
On a soit l’influence des  flux d’ouest lorsque des perturbations océaniques attaquent la façade atlantique et traversent toute la France, soit un vent de nord Est quand il y une influence thermique.
Le petit lac (entre Yvoire et Genève) est en théorie la partie la plus ventée du plan d’eau.
Les conditions sont assez particulières avec des vents changeants en direction et en intensité. Il faut donc être opportuniste, les régates ici ne sont jamais jouées avant la ligne d’arrivée !

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Alinghi a toujours terminé sur le podium du championnat de Decision 35. Vous pointez en 3ème position du classement provisoire (après le Bol d’Or), quels sont vos adversaires les plus redoutables ?

A l’heure actuelle ce sont principalement les équipages qui viennent de l’étranger. Ces équipes sont structurées et organisées, et possèdent des moyens techniques et humains importants, comme Foncia et Artemis.
Le CER, le centre d’entrainement à la régate de Genève, effectue sa première saison sur le circuit, mais a également une approche très professionnelle, ils naviguent avec envie et passion, ce qui fait d’eux des concurrents redoutables.
Le Challenge s’est peu à peu professionnalisé, à quel niveau le situes-tu par rapport à un circuit international tel que les Extreme  Sailing Series sur lequel est également engagé Alinghi ?

Ces deux championnats sont assez difficiles à comparer, car les concepts sont différents.
Le D35 est un catamaran monotype mais les équipes peuvent travailler sur les voiles en respectant la jauge et un nombre de boutons par an contrairement à l’Extreme 40 où l’ensemble bateau et voiles est monotype.
Le travail de développement sur les voiles des D35 est donc important, nous disposons de plusieurs gennakers (creux, plats) même si nous ne pouvons en embarquer qu’un sur le bateau, d’un code 0, de solents.

Mais la plus grosse différence est qu’un manche de D35 dure 45 minutes à une heure, alors qu’une manche d’Extreme 40 ne dépasse pas 7 à 15 minutes. Au niveau intensité l’Extreme 40 est assez proche du match racing, le D35 est un peu plus proche d’une régate conventionnelle.

Pour faire une comparaison avec le ski,  le D35 est un slalom géant avec un parcours dans l’axe, une piste et des skis bien préparés, l’Extreme 40 serait plus du boardercross, avec une piste plus « surprenante ».

 Les D 35 naviguent depuis sept ans dans un cadre monotype, reste-t-il des améliorations possibles à apporter au catamaran, ou s’oriente-t-on vers un changement de classe ?

Sur les cinq dernières années, le bateau a peu évolué, il pourrait bien sûr être « relooké » avec des grands voiles à cornes, des lignes plus tendues à l’avant, ce qui améliorerait les performances.
Mais il faut conserver le compromis entre performances sportives et contraintes économiques. Jusqu’ici le circuit se portait bien, le nombre de bateaux est passé de 12 en 2010 à 10 réguliers cette saison, le circuit se déplacera en Méditerranée, je ne sais pas si les dix seront présents pour ces deux dernières étapes.
Il faudra suivre l’évolution, voir si le relookage apporterait une nouvelle vie à la classe ou si il faut continuer sur ces bateaux avant d’envisager un nouveau circuit.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Deux étapes du Vulcain Trophy seront courues en Méditerranée en fin de saison, cette nouveauté peut-elle changer la donne par rapport à un championnat classique couru exclusivement sur le Léman ?

Complétement, l’intérêt de ce circuit est de courir sur des multicoques très pointus à régler, très performants, dans des conditions très changeantes sur le lac ; sur ces plans d’eau ouverts en Méditerranée, nous allons probablement rencontrer des vents plus réguliers, des conditions plus stables. Au niveau tactique les possibilités seront peu être un peu plus limitées, nous pouvons aussi imaginer  des manches avec plus de vagues, ce qui sera probablement difficile sur ces bateaux. La découverte sera probablement intéressante, il faudra ensuite en tirer les conclusions à la fin de la saison.

Quel a été le programme d’entrainement d’Alinghi avant le début du Vulcain Trophy ?

L’équipe est constituée des mêmes personnes depuis maintenant 4 ou 5ans, ce qui constitue un point positif, car le support est bien connu, comme le plan d’eau, avec des vents changeants. Il est donc difficile de faire de bonnes sessions d’entrainement, nous essayons donc de faire du qualitatif avec 30% de navigations seul et 70% sur des parcours avec d’autres équipages, ce qui correspond à une quinzaine de jours d’entrainements avant la saison.

Alinghi est engagé sur l’autre grand circuit de régates en multicoque, les Extreme Sailing Series, l’équipe est actuellement en 7ème position du classement provisoire, quelles sont vos ambitions pour cette saison ?

Nos ambitions sont clairement meilleures que notre place actuelle, Alinghi est une équipe avec une histoire importante et riche sur les dix dernières années, depuis la fin de la 33ème Coupe de l’America en février 2010, la structure de l’équipe a beaucoup évolué en passant de 150 à une petite dizaine de personnes.

Nous avons voulu nous engager sur ce circuit Extreme 40 pour maintenir la compétitivité d’Alinghi en étant présent sur un circuit international.

Une grande partie de l’équipage a découvert ce circuit lors de la première étape à Oman, nous avons maintenant fait un tiers de la saison, et les trois épreuves courues ne correspondent pas à nos attentes, nous pouvons objectivement faire mieux que lors de ces trois étapes.

© lloyd Images

Quelle est la plus grande difficulté sur ce circuit ? L’exiguïté des plans d’eau, le format court des régates etc ?

Tout est difficile sur ce circuit, d’abord l’intensité, avec des manches très courtes, nombreuses, avec  peu de temps entre celles-ci, sur des plans d’eau très petits avec beaucoup de bateaux et un niveau assez élevé.

C’est un circuit où chaque régate est un combat, il faut se battre, attaquer, être agressif, parfois avec de la réussite, d’autre fois sans, nous faisons des erreurs, mais nous devons tout de suite passer à la régate suivante. Nous pouvons difficilement analyser entre les manches, prendre du recul.

J’ai fait différentes choses (Coupe de l’America, multicoque ORMA, Jeux Olympiques, Tour de France, match-racing),  mais ce circuit montre immédiatement les forces et les faiblesses des équipages : manque de puissance, d’agressivité, de gestion etc, ce qui est parfois moins flagrant sur d’autres compétitions.

Tu as participé à deux America’s Cup (en 2003 et 2007 avec les défis français), que penses -tu de la prochaine avec le passage au multicoque ?

C’est une évolution normale des choses, les dernières éditions de la Coupe de l’America en monocoque ne correspondaient pas au niveau actuel de la technologie en matière de voile.
Le programme est ambitieux par rapport au contexte économique, avec des séries annuelles (America’s Cup World Series), nous verrons combien de participants accèdent aux sélections des challengers.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois ?

Les bateaux ont l’air réussi, même si les retours sont peu nombreux, mais les images sont intéressantes.
L’aile amène de l’évolutivité à la plate forme, ce qui compense les faiblesses des multicoques.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, que penses-tu du nouveau circuit qui est amené à le remplacer et des nouveaux trimarans monotypes MOD 70 ?

J’ai eu l’opportunité de naviguer sur le MOD n°1 (barré par Steve Ravussin), le bateau est très bien conçu et s’adaptera très bien à des traversées de l’Atlantique ou à des tours de l’Europe, qui seront de belles épreuves.
Les courses en multicoques océaniques manquent au paysage vélique actuel.

Jean Pierre Dick et Virbac Paprec sur Extreme 40 à Nice

Jean Pierr Dick, qui a remporté la Barcelona World Race avec Loick Peyron, alignera un Extreme 40 lors des Extreme Sailing Series de Nice en octobre  comme le dévoile le skipper : « Enfin en septembre, mon regard et celui de Jérémie Beyou seront tournés vers la Transat Jacques avec des entraînements au large et deux courses en multicoque : le Trophée Clairefontaine et le grand prix de Nice en Extreme 40 . »

Les rumeurs faisaient état d’un engagement du team Virbac Paprec sur le circuit MOD, cette première prise de contact sur un circuit multicoque international est en faveur de ces bruits de ponton, qui plus est le programme IMOCA de Jean Pierre Dick serait tout à fait compatible avec celui du Multi One Championship.

Victoire d’Artemis, devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild

Après 5 jours de régates et 43 manches courues (un record dans cette classe) ; ce sont finalement les hommes d’Artemis Racing qui s’imposent sur cet Acte 3 des Extreme Sailing Series devant Emirates Team New Zealand et Groupe Edmond de Rothschild.

Tout s’est joué sur la dernière manche, dont le résultat compte double, au départ de cette ultime régate, Terry Hutchinson sur Artemis Racing comptait trois points d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild et cinq sur  Emirates Team New Zealand mené par Dean Barker, ce dernier prenait un beau départ en tête de flotte, Artemis se retrouvait sous le vent de Groupe Edmond de Rotschild, les deux catamarans viraient de bord, mais les hommes du Gitana Team se voyaient contraints de virer de nouveau pour éviter un Extreme 40, Pierre Pennec et ses hommes perdaient alors cet acte 3, Artemis pouvant continuer sa route sans virer de nouveau. Emirates coupait la ligne en 1er, devant NiceForYou sur le dernier portant, Terry Hutchinson arrivait à passer Team GAC Pindar et terminait troisième de la manche, emportant l’Acte 3 devant ETNZ et Groupe Edmond de Rothschild.

A noter la contre performance d’Alinghi avec une septième place au général sur cette étape alors que  l’équipage de Yann Guichard pointait en tête à la fin de la seconde journée. Ils payent malheureusement une troisième journée ratée suite à une collision avec Team Extreme, Yann Guichard n’a pu éviter le contact à pleine vitesse, Alinghi effectuera cependant de très belles quatrième et cinquième journées.

Tanguy Cariou, skipper d’Alinghi : « Après deux premières manches plutôt moyennes, nous étions pas mal sous pression, nous avons essayé d’abattre mais avons perdu le contrôle du bateau et sommes rentré violemment en collision avec Team Extreme. Je suis tombé à l’eau et notre numéro a heurté un winch. Nous sommes bien sûr très déçus et désolés pour Team Extreme, mais malheureusement cela fait partie du jeu. »

Pierre Pennec, barreur de Groupe Edmond de Rothschild : « ce troisième Grand Prix de la saison était vraiment très intense. Courir quarante-trois régates, c’est prendre autant de départs avec beaucoup de pression sur nos épaules lors de ces phases toujours cruciales. Le cœur monte très haut tout au long de la journée et malgré toute cette tension nous devons rester concentrés, performants et réactifs. Ces Grand Prix vont me marquer longtemps dans ma vie de coureur. Au niveau intensité, cela n’a rien à voir avec d’autres épreuves. Ici, en une journée nous faisons bien souvent plus de manches qu’en une semaine de course sur d’autres séries ! Notre objectif majeur est d’être réguliers sur l’ensemble de la saison afin de remporter le titre annuel. Bien sûr, nous aimerions bien gagner chaque épreuve, car nous préférons toujours être sur la plus haute marche du podium, mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue notre objectif. Et avec cette troisième place à Istanbul la mission est parfaitement remplie !»

Hervé Cunningham, le n°1 de Groupe Edmond de Rothschild  : « Ces deux équipages préparent la prochaine Coupe de l’America. Ce qui signifie qu’ils naviguent quasiment non-stop toute l’année que ce soit ici ou sur d’autres supports. Ils sont peut être « rookies » sur les Extreme mais c’est très loin d’être le cas dans l’absolu. Nous attaquons notre troisième année sur le circuit et c’est pourquoi notre progression sur l’eau est sûrement moins impressionnante que celles de certains de nos adversaires. Mais, Grand Prix après Grand Prix, l’équipage gagne en sérénité et en maîtrise, ce qui est extrêmement positif. Il nous reste encore à travailler, et heureusement »

© Lloyd Images

Classement à Istanbul
1 Artemis Racing 307
2 Emirates Team New Zealand 306
3 Groupe Edmond De Rothschild 296
4 The Wave, Muscat 274
5 Luna Rossa 272
6 Red Bull Extreme Sailing 254
7 Alinghi 245
8 Oman Air 245
9 Team GAC Pindar 237
10 Niceforyou 212
11 Team Extreme 188

Classement général 2011
1 Groupe Edmond De Rothschild 29
2 Emirates Team New Zealand 28
3 Artemis Racing 27
4 Luna Rossa 25
5 Red Bull Extreme Sailing 23
6 The Wave, Muscat 18
7 Alinghi 18
8 Oman Air 11
9 Team Extreme 8
10 Niceforyou 6
11 Team GAC Pindar 5