Avantage Groupe Edmond de Rotshchild

La 1ère journée des Extreme Sailing Series a démarré par deux parcours ‘longs’ hors de l’enceinte du port d’Almeria hier. Cette dernière étape est déterminante pour désigner le vainqueur de la saison The Wave Muscat pointant 1 point devant Groupe Edmond de Rothschild (27 points), la troisième place fait également l’objet des convoitises du second bateau d’Oman Sail, Masirah (25 points) et des anglais d’Ecover (24points) avant cet événement.

Groupama 40 s’adjugeait la première manche longue tandis qu’Ecover remportait la seconde, Masirah mené par Loick Peyron assurait en terminant 2nde de ces deux manches, les deux leaders du championnat finissaient 3ème et 5ème de ces manches,pointant par conséquent à égalité de points.  Les catamarans Extreme 40 regagnaient ensuite l’enceinte du port d’Almeiria  dans un vent faible d’environ 6 nœuds.

Les hommes de Yann Guichard sur Groupe Edmond de Rothschild démontraient leur supériorité dans le petit temps en remportant deux manches et en finissant les autres sur le podium (deux 3èmes places, une 2nde place). The Wave Muscat parvenait à contenir les assauts de Groupe Edmond de Rothschild jusqu’à l’avant dernière manche (avec deux victoires, et une 2nde place), Paul Campbell-James  se retrouvait enfermé à la marque au vent sur cette sixième manche du jour, de plus il heurtait la bouée, et finissait bon dernier après avoir effectué sa pénalité, la dernière manche du jour sera également en demi-teinte pour The Wave avec une cinquième place, alors que l’autre bateau d’Oman Sail, Masirah terminait par une victoire. Ecover faisait preuve d’une belle régularité sur cette première journée avec une victoire, trois 2ndes places, une 3ème et deux 6ème place ce qui permettait aux homme de Mike Golding de pointer à la seconde place du provisoire à 4 points du leader Groupe Edmond de Rothschild, The Wave Muscat était troisième à 7 points et à égalité avec Masirah.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Malgré un beau début de journée, Franck Cammas et son équipage ne parvenait toujours pas à maintenir leur niveau et enchainait le bon et le mauvais, pointant à la 5ème place du provisoire devant Rumbo Almeria skippé par Mitch Booth et Guillermo Altadill, Red Bull Extreme Sailing et les nouveaux venus Emirates Team New Zealand.

Les réactions des skippers :

Dean Barker, le skipper du catamaran aux couleurs d’Emirates  expliquait son approche  : « Cela ne sert à rien d’arriver comme des cowboys, il faut trouver le bon équilibre, savoir ce que l’on peut se permettre en termes de placement sur l’eau. Revenir au port avec un bateau cassé et rester sur le quai ne nous apporterait pas grand-chose en termes d’apprentissage. »

Yann Guichard  : « J’avoue souvent avoir quelques difficultés à entrer dans le match en début de Grand Prix, mais cette première journée est une bonne journée pour mon équipage. Plus que le classement du jour, qui est évidemment bon puisque nous sommes en tête ce soir, je suis vraiment satisfait de la cohésion dont a fait preuve l’équipage. Nous expérimentons, une nouvelle fois, une configuration différente et malgré cela tout est limpide à bord. Je prends beaucoup de plaisir à naviguer avec Pierre, Thierry et Yves et c’est aussi cela la recette du succès. Il ne faut pas s’emballer, rien n’est fait ! Le niveau est vraiment homogène et nos plus sérieux adversaires ont démontré qu’il fallait compter sur eux.  Puis, il ne faut pas avoir la mémoire courte, à Trapani, nous avions débuté le Grand Prix de la même manière pour finir à la 4ème place … Alors je crois qu’il reste trois jours à courir, qu’il va falloir prendre les régates les unes après les autres sans se tromper d’objectif.»

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« Les choses allaient plutôt bien jusqu’à l’avant-dernière course, où nous sommes restés coincés sur la marque, puis avons été pénalisés sur la dernière manche – je pense au’en tout on perd une quinzaine de points, si nous avions évité ces erreurs nous serions en haut de tableau. Mais nous restons dans le match, et demain il devrait y avoir du vent, des conditions dans lesquelles nous sommes à l’aise. »

Leigh McMillan, Ecover
« Nous sommes revenus dans le match après un début moyen dans les petits airs. Le vent est rentré avec quelques rafales, et c’est délicat sur ces petits parcours, il y a des murs partout ! C’est très excitant et si c’est musclé demain il va y avoir du sport. »


La seconde journée de cette « finale » des Extreme Sailing Series était nettement plus ventée, environ 25 noeuds, le comité de course décidait donc d’interdire l’usage des gennakers et imposait un ris dans la GV, de plus la flotte était scindée avec seulement quatre bateaux s’affrontant simultanément.

Dans la première course, Groupe Edmond de Rothschild s’imposait assez aisément devant Ecover après un départ parfait, tandis que Red Bull prenait la troisième place devan Emirates Team New Zealand prudent compte tenu des conditions et du manque d’expérience de l’équipage.

Dans la seconde course, Groupama 40 s’imposait facilement alors que la seconde place était très disputée  entre Masirah et The Wave Muscat, Campbell-James attaquait trop et sortait grand perdant en terminant dernier de cette manche.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Dans la course suivante, le duel entre les deux grands prétendants au titre final tournait à l’avantage de l’équipage de Yann Guichard, qui contrôlait parfaitement The Wave Muscat. Franck Cammas remportait sa seconde victoire du jour tandis devant Leigh MacMillan sur Ecover.

La belle série de Groupama 40 allait néanmoins marquer un temps d’arrêt, l’équipage restant coincé sur la bouée au vent tandis que Masirah volait vers une victoire confortable, Emirates Team New Zealand prenant une belle seconde place devant Groupe Edmond de Rothschild. L’après-midi continuait sur sa lancée spectaculaire, The Wave Muscat effectuant une impressionnante abattée au ras du quai après un départ volé, tandis que quelques minutes plus tard Red Bull accrochait la bouée au vent.

Les deux derniers départs du jour étaient donnés sur un parcours de reaching.  Yann Guichard s’adjugeait une victoire de plus (trois sur quatre régates courues) et confortait son leadership au général. L’ultime victoire de la journée était signée The Wave, Muscat (confronté à Masirah, Groupama 40 et Rumbo Almeria), ayant le champ libre suite au rappel de Masirah et Groupama suite au départ volé de Cammas et Peyron.

Au classement, Groupe Edmond de Rothschild accentuait son avance au général avec 6 points d’avance sur Ecover et 11 sur The Wave Muscat et Masirah, respectivement 3 et 4ème, à égalité de points, devant Groupama 40, Rumbo Almeria, Red Bull Extreme Sailing et Emirates Team New Zealand.

 

© Paul Wyeth/OC Events

 

Les réactions des skippers :

Yann Guichard, Groupe Edmond de Rothschild
« C’était important d’être là aujourd’hui ! Nous faisons quatre belles manches en prenant de bons départs. Puis après, nous sommes dans les bons coups et nous avons une bonne vitesse, ce qui nous permet de tirer notre épingle du jeu. Nous n’avons pas pris de risques à bord tout en étant un peu plus agressifs qu’à Trapani. Nos adversaires se plaisent à dire que nous sommes plus à l’aise dans le petit temps alors nous avons voulu leur montrer que nous étions aussi présents dans la brise …» « A l’issue de ces deux journées, The Wave est passé de la position de chassé à chasseur. Nous ne faisons absolument pas de triomphalisme avant l’heure car il reste encore autant de jours de régates et que nous savons bien qu’en Extreme 40 les choses peuvent basculer très vite d’un côté comme de l’autre. Néanmoins cette position est intéressante car aujourd’hui ils sont obligés de faire leur course et d’engranger les points plutôt que de chercher à contrôler notre régate.»

Paul Campbell-James, The Wave, Muscat
« Nous n’avons pas tiré le meilleur de la journée aujourd’hui, c’était venté et d’habitude nous sommes plutôt bons dans ces conditions, nous n’avons pas bien navigué, c’est aussi simple que ça. On a volé un départ et nous sommes fait doubler au portant, ce qui n’arrive généralement jamais. Mais nous sommes toujours dans la course et c’est ce qui compte. »

Loïck Peyron, Masirah
« Une bien belle journée, avec du sport sur le parcours ! Scinder la flotte en deux était la bonne chose à faire, cela n’aurait pas été raisonnable d’avoir huit bateaux sur la ligne avec ce vent et compte tenu de l’étroitesse du plan d’eau. Bien sûr, lorsque l’on ne courait pas on pouvait profiter du spectacle, et observer un peu nos camarades – c’est intéressant, notamment de regarder les départs ! Niveau résultats, je pense que nous sommes passés partout, du plus haut au plus bas, mais encore une fois le travail de l’équipage a été impeccable. »

Franck Cammas, Groupama 40
« C’était chaud, on a bien fait de naviguer à quatre, sinon je pense que les départs auraient catastrophiques pour tout le monde. Il fallait bien partir et gérer les crises, notamment les manœuvres d’abattée qui sont toujours aléatoires sur ce genre de bateau. On va plutôt vite dans ces conditions, mais on a fait deux erreurs, un toucher de bouée et un départ prématuré, ce qui n’aide pas du tout sur des parcours comme ceux-là ! »

Dean Barker, Emirates Team New Zealand
« C’était incroyable, vraiment beaucoup de plaisir et à chaque course nous avons eu l’impression de progresser, de mieux appréhender ce dont ces bateaux sont capables ainsi que leurs limites. D’évidence nous jouons plus la prudence que l’agressivité, car l’équilibre n’est pas si évident à trouver. Parfois nous avons été un peu limite, et les courses sont si courtes que tout est dans le départ. Le public est vraiment motivant. »


Figures de style à Trapani

La première journée des Extreme Sailing Series de trapani a été marquée par la nette domination de  Groupe Edmond de Rothschild qui gagne les trois premières manches du jour avant de signer deux 3ème places et une 6ème, ceci dans un vent d’une dizaine de noeuds et sur des parcours au large des plages étant donné un trafic important dans le port avant un retour dans une zone de régate plus classique pour les Extreme 40.

Cependant, les hommes du Gitana Team étaient sous la menace de l’équipage de  The Wave, Muscat en effet  les hommes de Paul Campbell-James enchainaient eux aussi les régates dans le groupe de tête (1 victoire, trois 2nde places, une 3ème et une 6ème place), The Wave Muscat pointait à un point seulement de l’équipage français.

Derrière, Ecover, troisième était lui-même talonné par Groupama 40, Franck Cammas et ses hommes semblaient plus à l’aise qu’à l’accoutumé et se plaçaient à un point d’Ecover, Loick Peyron et ses équipiers sur Masirah manquaient de régularité et payaient une dernière place en pointant à la 5ème position à l’issue du premier jour de régates, cinq points devant Red Bull Extreme Sailing.

© Roberto Foresti/ Canon/ OC Events

L’équipage italien, mené par Gabriel Bruni, fermait  logiquement la marche, du fait de leur manque d’expérience sur ce support.

Yann Guichard à l’issue de la première journée :
« C’est un bon début, on a gagné les trois premières manches, c’est génial. C’est dû aux départs, ça s’est encore confirmé. On a pris beaucoup de plaisir à naviguer aujourd’hui à l’extérieur du port sur de beaux parcours… c’est très proche entre les adversaires, donc cela fait une belle bagarre. »

Franck Cammas : « Beaucoup de choses se jouent au départ. On est parvenu à être constants après cette phase délicate. Quand on est bien parti, on a gagné la manche. Quand on est mal parti, on a fini 5ème ou 6ème ! On a fait de très mauvais départ, deux notamment. Finalement, on tenait le rythme de la flotte. On est même parvenu à rattraper certains concurrents. Ce sont vraiment des courses excitantes et les équipages présents sont de très bons niveaux. Quatre bateaux vont vraiment bien depuis le début de l’année et ils n’ont pas cessé de progresser. Il faut que l’on arrive à se mêler à ce quatuor. On en n’est pas très loin. Mais il y a toujours des détails qui font la différence. Cependant Groupama 40 et mon team vont bien ! Il nous reste trois jours pour vous le prouver ! »
La seconde journée aura été spectaculaire, le vent soufflant entre 20 et 25 noeuds, avec des rafales à plus de 30 noeuds et ceci dans l’espace confiné du port sicilien de Trapani. Les figures de style se sont donc enchainées,  avec des abatées viriles et plusieurs enfournements qui se terminaient heureusement bien.

Paul Campbell Jones se montrait , tout comme à Cowes, redoutable dans ces conditions musclées en gagnant les deux premières manches du jour et en finissant toutes les autres  manches entre la 1ère et la 4ème place: « J’ai eu la trouille par moments (…) A certains endroits du parcours on avait l’impression que le bateau allait où il voulait, mais franchement la régate comme ça, on ne fait pas mieux (…) On a évité le carnage, même si les gars de Masirah nous ont presque atterri dessus et que Groupe Edmond de Rothschild a failli nous emporter les safrans ! »


Yann Guichard se montrait moins à l’aise que son adversaire direct dans ce mistral et préférait jouer la sécurité : « Le vent soufflait aux alentours des 25 nœuds sur les cinq premières manches mais il a forci sur la dernière course pour atteindre les 30 nœuds. C’était un peu trop extrême à mon goût car le terrain de jeu est petit avec de telles conditions nous sommes vraiment sur le fil et à limite de l’acceptable. Les plantés de Masirah et de Groupama illustrent très bien cela. Heureusement les choses se terminent bien mais il aurait pu en être autrement » et Yann Guichard de renchérir : « Avec mes équipiers nous avions à cœur de ramener un bateau intact et c’est ce que nous avons fait. Le résultat n’est pas forcément là, bien que nous gagnions la troisième manche de l’après-midi, mais je ne voulais vraiment pas nous mettre dans des situations risquées. Cela n’est pas ma philosophie ! » les hommes du Gitana Team pointaient en 2nde position à l’issue de cette deuxième journée à égalité de points avec Groupama 40.

Masirah effectuait une belle remontée en terme de points avec cinq des six manches courues sur le podium et passait Ecover qui retrogradait à la 5ème place, devant Red Bull et Trapani The Sailing Seacily.

©Roberto Foresti/ Canon/ OC Events

Loick Peyron : « Une très belle journée, ventée, avec des parcours intéressants. Sur les dernières manches avec le vent fort, il fallait bien gérer les trajectoires, ce que l’on a pas toujours bien fait… et on a vraiment failli chavirer, réellement ! Cela ne m’est jamais arrivé, et j’aimerais bien que ça ne commence pas. Je crois qu’on a eu la plus belle note artistique de la journée. »

La série Extreme Sailing Series reconduite en 2011

OC Events a confirmé un programme de développement sur cinq ans pour le circuit Extreme Sailing Series™, qui  se déroule sur les Extreme 40, catamarans monotypes.

Mark Turner, président d’OC Events a annoncé l’acquisition de la classe Extreme 40,  incluant les droits sur le design et la construction,  la gestion de la classe, le support technique aux équipes, ainsi que la vente des bateaux.

Le catamaran Extreme 40 est confirmé comme support jusqu’en Janvier 2013 au moins. En 2011 les équipes seront consultées en vue d’éventuelles modifications de la jauge.

Le circuit 2011 se déroulera sur 8 épreuves à travers l’Europe, les Etats-Unis, l’Asie et le Moyen-Orient. Trapani (Sicile, Italie) et Almeria (Andalousie, Espagne) sont d’ores et déjà confirmées pour 2011, ces villes s’étant engagées pour plusieurs saisons. Les autres étapes seront annoncées par OC Events en octobre et novembre. Ces épreuves se dérouleront  sur 5 jours de compétition. Les deux premiers jours seront consacrés à des courses côtières, quand le plan d’eau le permettra,comme le demandaient un certain nombre de concurrents, notamment les skippers français, et lors des trois derniers jours, des parcours réduits favorisant le contact seront mouillés au plus près des spectateurs.

Les inscriptions seront limitées à 12 équipes en 2011, la priorité sera donnée aux équipes déjà participantes.

D’autres classes pourraient également faire leur apparition sur le circuit, probablement les Moth à foil, ceci afin de faire découvrir ces bateaux au grand public.

Nouvel victoire pour le Gitana Team

Yann Guichard et son équipage s’adjugent une nouvelle victoire lors des Extreme Sailing Series de Kiel, troisième épreuve du championnat.

© Paul Wyeth/OC Events

© Paul Wyeth/OC Events

Les régates ont de nouveau été très disputées entre Groupe Edmond de Rothschild et Ecover, qui a mené pendant les deux premiers jours s’incline devant l’équipage de Yann Guichard, en terminant second.

Trois équipages terminent ensuite en trois points, Paul Campbell Jones confirme sa bonne performance sur l’étape anglaise en terminant troisième sur The Wave Muscat, devant son Loick Peyron sur Masirah et Mitch booth sur Ocean Racing Club.

Red Bull Racing termine 6ème devant Groupama 40 et les deux équipes allemandes Wirsol et Audi Sailing.

Yann Guichard : « Je pense que c’est la plus belle régate qu’on ait jamais faite, on est rentré dans le match dès le premier jour, on a progressé dans les manoeuvres et là les deux derniers étaient presque parfaits. On s’est fait super plaisir à bord et le résultat est là. Il y a des jours comme ça, on aurait pu courir 10 manches aujourd’hui, je suis sûr que ça serait super bien passé. »

La prochaine étape pour les Extreme Sailing Series™ est Trapani en Sicile, du 24 au 26 septembre. Comme l’explique Yann Guichard : « Je ne suis jamais allé à Trapani, je crois qu’on va naviguer dans le port, ça va peut-être ressembler à Almeria. A cette période, il devrait y avoir du thermique, donc ça devrait être des conditions très sympa et une belle bagarre. Je crois qu’on a bien démontré qu’il fallait compter sur nous pour la victoire finale. On vient de passer la mi-championnat, et avec cette seconde victoire on prend un super ascendant psychologique, aussi au niveau points, donc on est super contents. »

Classement général Extreme Sailing Series™ 2010
1 Groupe Edmond de Rothschild 22 points
2 The Wave, Muscat 20 points
3 Ecover Sailing Team 19 points
4 Oman Sail Masirah 17 points
5 Red Bull Extreme Sailing 10 points
6 Groupama 40 9 points
7 The Ocean Racing Club 8 points
8 Team GAC Pindar* 3 points

La 34ème Coupe de l’America en catamarans à ailes rigides?

Loick Le Bras de VoilesetVoiliers dévoile aujourd’hui dans un article la décision du defender américain BMW Oracle en ce qui concerne le prochain voilier de l’America’s Cup. Selon le journaliste qui semble avoir glané ses informations à Carthagène, le prochain voilier de l’America’s Cup sera un catamaran de 72′ (22m) à aile rigide. Cette information devrait être officialisée mardi prochain.

Ce choix fait suite aux essais menés à Valence par le defender entre des catamarans Extreme 40′ et des monocoques RC44.

Les moteurs devraient de nouveau être autorisés pour mobiliser les appendices.

BMW Oracle semble déjà préparer la prochaine Coupe de l’America qui devrait avoir lieu en 2014 à San Francisco, puisque l’équipe aurait acheté deux nouveaux Extreme 40 (l’équipe en possède déjà deux), probablement pour commencer des tests avec des ailes rigides, il semblerait également que le team américain ait prévu de nouvelles sessions d’entrainement sur le 60′ ORMA Groupama 2, qui a été remis à l’eau à Lorient.

Les Extreme 40 pourraient être le support d’une nouvelle compétition organisée par Offshore Challenges (tout comme les Extreme Sailing Series) pour le compte du defender.

Tha Wave creuse l’écart

La troisième journée de l’étape anglaise des Extreme Sailing Series a été marquée par une domination très nette de l’équipage d’Ecover qui remporte trois des quatre manches courues dans des conditions qui commencent à être musclées pour des catamarans de 40′ : 18 à 22 nœuds de vent, le comité de course imposait donc un ris dans la grand-voile et consignait les cinquièmes hommes à terre.

L’autre victoire de manche était pour Masirah, mené par Loick Peyron qui termine par une sixième place. The Wave Musat sauvait sa 1ère place au provisoire malgré des manches moyennes (6-4-5-2).

Groupe Edmond de Rothschild revenait au contact d’Ecover et de Masirah avec des places de 4ème, 3ème, 2nd et 4ème.

Neuf points séparaient les trois premiers au général, et si The Wave, Muscat pointait en tête devant Ecover et Masirah.
The Ocean Racing Club n’a pas pu prendre part à ce troisième jour de régates à Cowes du fait d’’une rupture de poutre juste avant le premier départ.

Pour la quatrième journée de course, le vent initialement modéré (8 noeuds) s’est renforcé pour atteindre 18 noeuds dans les rafales.

Cette fois-ci c’est The Wave Muscat qui a dominé la journée avec trois victoires de manches, deux seconde places sur 8 manches courues, ce qui permet à Paul Campbell James de creuser un avantage conséquent sur son poursuivant Ecover avec 18 points d’avance au classement général provisoire avant la dernière journée de régates.

Ecover  conserve sa seconde place après une journée en demi-teinte, permettant à Yann Guichard sur Groupe Edmond de Rothschild de recoller à 5 points de l’équipage anglais.  La journée de Loick Peyron est à oublier, enchainant les mauvais résultats suite à des problèmes techniques et rétrogradant à la sixième place.

Les équipages de Red Bull et de Groupama 40 profitaient des problèmes de Masirah pour prendre les 4 et 5ème places au provisoire, ces trois équipages sont séparés seulement de 3 points, ce qui annonce une dernière journée passionnante à suivre. Roland Jourdain connait un premier succès avec une victoire de manche.

Mitch Booth, le barreur d’Ocean Racing a annoncé son abandon pour cette épreuve, la poutre avant de son Extreme 40 n’étant pas réparable, l’équipage fera son retour lors de l’étape allemande.

Les locaux en tête du général provisoire à Cowes

Les deux barreurs anglais de la flotte des Extreme 40 pointent en tête du classement général après deux jours de compétition à Cowes.

Paul Campbell-James, barreur de The Wave Muscat, un des deux catamarans du team Oman Sail, s’est montré le plus régulier aujourd’hui en terminant toutes les manches sur le podium, l’autre barreur anglais Leigh McMillan sur Ecover s’est aussi montré particulièrement à l’aise sur les eaux britanniques en maintenant l’Extreme 40 Ecover en seconde place du général provisoire depuis hier en gagnant notamment les deux parcours côtiers.

Côté français, Loick Peyron sur le second bateau de l’Oman Sail Masirah était premier hier, mais a rétrogradé de deux places au classement provisoire aujourd’hui avec trois places de 7ème.

Le spectacle était assurément assuré en ce dimanche du fait d’un vent d’un vingtaine de noeuds et d’un clapot, et de concurrents survoltés, notamment entre Groupe Edmond de Rothschild et Groupama 40 qui pointaient hier en 3ème et 5ème position ; lors de l’avant-dernière manche du jour,  Groupama a été percuté par Groupe Edmond de Rothschild le privant du système de barre, le catamaran se dirigeant vers la côte a donc été rapidement déserté avant de terminer sur la digue.

La réaction des deux skippers :

Franck Cammas :A une bouée au vent, lors d’une abattée, Groupe Edmond de Rothshilch qui part derrière et qui a du mal à abattre nous touche les safrans, pas si violement que ça. Les deux safrans et leurs casques sont partis.  Du coup Groupama 40 était incontrôlable et indirigeable.  Il se dirigeait droit vers la digue. Impossible de le faire changer de direction sans les safrans. L’équipage a été contraint de sauter à l’eau et Groupama 40 est rentré dans le mur, un peu freiné par les dérives qui ont frotté sur les cailloux. Les dégâts auraient pu être pire ! Le système de safran et les casques qui les tiennent sont à remplacer. Une dérive a été coupée en deux au moment de l’impact. Le tangon est à réparer. Les étraves qui ont touché le mur de plein fouet sont abîmées elles aussi. »

© Yvan Zedda

Yann Guichard :  Nous sommes sur la layline tribord et nous virons sous Groupama, ce qui sous-entend que nous sommes engagés. A la bouée au vent, Groupama abat devant nous ce qui ne nous laisse aucune solution : nous ne pouvons pas éviter le choc ! Notre étrave tribord vient alors taper et casser la tête de leur safran bâbord, ce qui arrache l’ensemble de leur système et entraîne la suite. C’est un petit contact mais avec de lourdes conséquences et nous en sommes en profondément désolés Nous avons abandonné la manche car les arbitres nous ont attribué un black flag. Le jury doit se réunir demain pour prendre une décision.

Cette collision ne devrait pas remettre en cause la participation de Groupama 40 à la suite de la compétition, le litige entre les deux concurrents devrait être jugé d’ici demain.

En sixième place, Red Bull effectue une journée similaire à celle d’hier, avec une victoire de manche mais aussi des résultats nettement plus mitigés. Roman Hagara pointe donc derrière The Ocean Racing Club (5ème) tandis que Veolia Environnement, qui n’a pas pris deux départs, ferme la marche derrière Team GAC Pindar.

© Paul Wyeth/OC Events

Roland Jourdain, qui faisait ses débuts sur l’Extreme Sailing Series, a connu des débuts difficiles, hier déjà, ils avaient joué de malchance en touchant une bouée lors du premier départ de l’après-midi, ce qui entrainait la casse de leur safran tribord. L’équipage de Véolia Environnement avait du faire l’impasse sur les cinq régates disputées.  Aujourd’hui, des problèmes techniques les ont empêchés de prendre le départ de deux des six manches courues.

Oman Air mis à l’eau

Le trimaran de l’écurie Oman Sail, construit dans les moules de Sodeb’O et qui sera skippé par Sidney Gavignet sur la Route du Rhum 2010 a été remis à l’eau sous ses nouvelles couleurs, celles d’Oman air, hier à la BSM de Lorient, le bateau devrait naviguer en début de semaine avant de rejoindre Cowes où les deux Etremes 40 Oman Sail Masirah et The Wave, Muscat participeront à la seconde étape des Extreme Sailing Series le week end prochain.

Sidney Gavignet reprendra la route de Lorient à l’issue de ce déplacement dans les eaux anglaises, afin de réceptionner le nouveau jeu de voiles sorti des ateliers de North France à Vannes, et de poursuivre leurs séries de tests et d’entraînement intensifs.

La mise à l’eau vue par Jimmy Bonnal, photographe spécialisé dans photo maritime, avec son aimable autorisation, le reste de la mise à l’eau à découvrir ici. L’intégralité des photos de Jimmy Bonnal est disponible en tirage d’arts.

Sidney Gavignet :
« A quelques petites interruptions près, dont celle-ci pour la mise aux couleurs d’Oman Air, le bateau n’a jamais arrêté d’engranger des milles et j’ai eu la chance de participer à plus de la moitié de ces navigations. En fait, je navigue sur ce bateau depuis le 7 mars 2010, date à laquelle j’ai rejoint l’équipage à Cape Town pour continuer avec eux le parcours de reconnaissance de la 5 Capes Race, vaste tour de l’Océan Indien qui nous a mené à Fremantle, Singapour, puis Mascate. Un mois plus tard, j’ai rejoint l’équipe à Malte pendant son convoyage vers la France et ai fait ma qualification en solo, sur la fin du parcours, entre Cadix et Lorient où nous sommes arrivés le 9 juillet dernier. Je connais désormais parfaitement le comportement d’Oman Air, car nous avons essuyé ensemble, en solo ou en équipage, toutes les configurations météo, notamment une tempête dans le sud de l’Océan Indien pendant la 5 Capes, avec des vents à plus de 75 nœuds. Majan Oman Air s’est très bien comporté.
C’est un multi parfaitement sûr, malgré ses mensurations impressionnantes. Je suis complètement en confiance avec lui. Ce n’est pas un bateau vicieux, au contraire. C’est l’un des plus marins que j’ai eu entre les mains. Nous n’avons ni foils, ni mât basculant, ce qui est certes un handicap au point de vue vitesse pour le Rhum, mais Oman Sail qui gère le projet voile global du Sultanat d’Oman a pris le parti de la fiabilité, et aussi celui de la maîtrise des coûts, une démarche avec laquelle je suis parfaitement en phase. Majan Oman Air est le bateau amiral d’une flotte destinée à la formation d’une élite omanaise de course et il devra à nouveau remplir son office en toute sécurité, une fois rentré au pays, juste après le Rhum. »

Roland Jourdain rejoint le circuit Extreme 40

Roland Jourdain, skipper des moncoques 60′ IMOCA Veolia Environnement, rejoint le circuit Extreme 40 pour l’étape anglaise des Extreme Sailing Series.

Bien que le skipper se soit consacré au monocoque, il n’est pas étranger au monde des multicoques puisqu’il a participé au championnat du monde de Formule 40, qu’il a remporté en 1989.

Les impressions du skipper avant sa participation à l’épreuve de Cowes du 31 juillet au 5 août :
“Notre participation à Cowes Week en août est une excellente occasion pour nous de se mesurer aux plus grands champions internationaux. J’ai très peu navigué en multicoque lors de ces 10 dernières années donc ça risque de ne pas être un challenge facile. Mais c’est un plaisir de naviguer sur ces Formule 40 du 3ème millénaire.”


Roland Jourdain s’entourera de Jean-Christophe Mourniac et Christophe André étaient tous deux équipiers à bord de LUNA la saison dernière et dePhillipe Legros, ancien champion de France de Match Racing et équipier lors de plusieurs America’s cup complétera l’équipage français.

Nouvelle victoire de Francis Joyon autour de Wight

Francis Joyon remporte de nouveau le classique tour de l’île de Wight hier dans des vents de nord  7 à 15 nœuds, ces conditions ne lui ont pas permis  de battre son record de l’épreuve, établi en 2001 (3 heures et 8 minutes) sur son 60′ Eure et Loir.

Cependant le maxi-trimaran IDEC  s’impose devant les… 1753 autres bateaux qui participaient cet année à la grande classique anglaise dans un chrono plus qu’honorable : 4 heures et 24 minutes, il bat également les quatre Extrême 40 présent à cette course (The Wave Muscat,Masirah, Pindar et Ecover).
Partis prudemment avec une minute de retard volontaire sur la ligne pour éviter toute collision dans cette impressionnante forêt de voiliers, IDEC a ensuite allongé la foulée au fur et à mesure que le vent faible du départ se renforçait. L’équipage de Francis Joyon a réussi à doubler les Extreme 40  au niveau de la pointe Sainte Catherine – soit au sud de l’île de Wight, à mi-parcours – et a coupé la ligne d’arrivée à Cowes à 9h34’05 ce samedi matin heure anglaise (10h34 en France).

« Nous avons régulièrement dépassé les 30 nœuds, notamment grâce aux nouveaux foils, mais le vent était un peu trop faible et le courant trop défavorable pour améliorer notre record » a commenté Francis Joyon. « Si le départ avait été donné une heure plus tard, cela aurait peut-être été jouable »