Transat Jacques Vabre : Sébastien Josse et Thomas Rouxel mènent la danse

Le départ de la Transat Jacques Vabre a été donné aujourd’hui au large de Havre à 13h35, dans une vingtaine de noeuds de vent.
Les duos se sont donc élancés pour un parcours côtier le long des falaises calcaires normandes, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm sur Prince de Bretagne prenaient le meilleur sur leurs deux adversaires en classe Ultim sur ces 16 premiers milles, ils passaient en tête à Etretat devant Sodebo Ultim et le Maxi Edmond de Rothschild. Sébastien Josse et Thomas Rouxel sur le trimaran le plus récent engagé avaient pris un départ prudent.

©Yann Riou/Gitana SA

Mais ils ont ensuite grapillés les milles les séparant de leurs deux concurrents de la classe Ultim pour prendre la tête de la course avec  des vitesses d’une trentaine de noeuds, Ils sont suivis à 6 milles par le duo Thomas Coville/Jean Luc Nélias sur Sodebo Ultim. Dans des conditions de mer forcissant avec des creux de 2m et sur ce bord de travers, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm sont logiquement distancés à une trentaine de milles, Prince de Bretagne étant moins puissant et ayant une garde à la mer moins importante que ces deux concurrents.

Les maxis multicoques devraient poursuivre ce long bord jusqu’a Ouessant avant de mettre du sud dans leur route pour dégolfer.

Bernard Stamm, co-skipper de Prince de Bretagne : « Clairement, on est l’attaque. On a très envie de faire et de bien faire, même si on sait que nos concurrents sont largement plus puissants que nous. On va tout faire pour les accrocher mais en restant prudents car nos bateaux sont quand même plus stables à l’endroit qu’à l’envers ».

Sébastien Josse, skipper du Maxi Edmond de Rothschild : « Les conditions sont plutôt favorables pour aller vite, mais notre objectif n’est pas de faire un record, c’est d’abord d’aller à Bahia, le mieux possible et surtout faire le dos rond les 2 premiers jours car on n’a pas encore beaucoup d’expérience dans ces conditions. C’est la première course du Maxi, on sait que l’on va rencontrer des conditions nous n’avons pas vraiment eu en entraînement, mais tout ça c’est une histoire de confiance et on va essayer de bien faire les choses. Je suis content de faire cette première course avec Thomas, on a une confiance réciproque, il est totalement à l’écoute, il s’appuie beaucoup sur l’expérience, il est très sérieux et très concentré. C’est son premier départ avec un gros bateau mais je suis assez serein sur le fait qu’on agisse comme il faut. »

Thomas Rouxel, coskipper du Maxi Edmond de Rothschild : « Le départ va être assez compliqué avec le monde, on espère que la zone sera bien dégagée, après une fois qu’on aura franchi la ligne on devrait réussir à aller sur un seul bord jusqu’à la bouée d’Etretat donc c’est bien. On est serein. On va partir doucement, a priori c’est du près assez serré donc on ne volera pas sur le premier bord, on ne va pas attaquer tout de suite, ça sera plus safe. Les routages nous donnent 8 jours à peu près jusqu’à Bahia, on devrait passer en milieu de nuit au large de Ouessant et après-demain aux Açores, c’est rapide. Je suis très chanceux de faire ma première Jacques Vabre sur un bateau comme ça, et très content d’être là car ça faisait longtemps que j’avais envie de faire la Transat Jacques Vabre, c’est une belle course donc je vais essayer de savourer ces moments et tout donner. » 

 

Le Multi 70 Groupe Edmond de Rothschild/Gitana XV passe sous pavillon italien

La rumeur s’est confirmée aujourd’hui, Gitana XV/Groupe Edmond de Rothschild, le Multi 70 passe sous les couleurs de Maserati.

Giovanni Soldini, le skipper transalpin et son équipe avaient été aperçu à plusieurs reprises à Lorient et avaient effectué plusieurs sorties sur le trimaran. Les modifications faites sur le bateau par le team français ( au niveau des appendices) et la fiabilisation des systèmes permettant le vol ont certainement fait pencher la balance, d’autres ex MOD70 non modifiés étant disponibles.

Le programme à venir n’a pas encore été annoncé. Le bateau se nommera Maserati Multi 70, un autre sponsor a rejoint le team : UnipolSai. L’achat du trimaran semble avoir été fait par John Elkann, président du groupe Fiat et petit fils de Giovanni Agnelli.

Le Bol d’Or Mirabaud 2015 en images

 

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

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Bol d’Or Mirabaud 2015 : Team Tilt vainqueur à l’arrachée devant Alinghi et Ladycat

Le coup d’envoi du Bol d’Or Mirabaud a été donné hier à 10h, dans du petit temps, avec quelques noeuds seulement sur la ligne de départ.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

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La flotte des multicoques restait groupée au milieu du plan d’eau pendant quelques minutes, alors que les premiers monocoques s’échappaient sur le côté suisse du lac et prenaient la tête jusqu’à Versoix. Ladycat powered by Spindirft racing était le premier D35 à se recadrer et prenait rapidement le leadership de la course. Zen Too tentait une option sur le côté français mais se retrouvait empétolé.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

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Ladycat powered by Spindrift racing comptait jusqu’à trois kilomètres d’avance sur ses poursuivants à la mi journée.
Mais le vent chutait au large de Meillerie et les poursuivants, notamment Realteam et Tilt revenaient.
Realteam barré par Jérôme Clerc passait en tête à la barge du Bouveret quelques secondes devant Team Tilt et Ladycat. Suivaient le Ventilo M1 Safram, Alinghi et Okalys.

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Le vent montait lors du retour vers Genève, et vers 20h les feux d’ « avis de prudence » commençaient à illuminer les bords du lac. Le retour sur Genève s’effectuait à haute vitesse sous de violents gains orageux.

Team Tilt attaquait dans ces conditions dantesques et revenait sur les leaders, ils parvenaient à passer Okalys et Alinghi.

Sébastien Schneiter, barreur de Team Tilt : « Le premier grain nous a aidés à revenir sur Alinghi et Okalys qui nous avaient un peu distancés, témoigne le skipper genevois . Le deuxième grain nous a permis de prendre la tête au large d’Yvoire après un beau duel avec Okalys. »

Team Tilt creusait ensuite un petit écart avec Alinghi, qui profitait d’une chute de pression à quelques centaines de mètres de l’arrivée pour revenir sur les jeunes régatiers.

S’engageait alors un duel d’empannages aux portes de la SNG,  Team Tilt parvenait à maintenir Ernesto Bertarelli et son équipage derrière eux grâce à de belles manoeuvres. Alinghi terminait à seulement 18 secondes du vainqueur.
Ladycat powered by Spindrift racing prenait une belle troisième place à une minute, après une belle remontée sur la fin de parcours.

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Ernesto Bertarelli, barreur d’Alinghi : « C’était une régate magnifique, déclare . Nous sommes très contents de notre performance et de notre belle remontée depuis le Bouveret. »
Sébastien Schneiter, barreur de Team Tilt : « C’était un peu à toi à moi toute la course, mais nous avons toujours été dans le groupe de tête. Nous avons alterné la barre avec Arnaud Psarofaghis pour ne pas trop se fatiguer. Dans les manoeuvres nous avions chacun nos postes, et cela marchait très bien ! Nous avons réussi à dépasser Okalys grâce à notre vitesse. Je pense que nous avons plus osé tirer sur le bateau ! Nous avons peut-être osé car nous sommes plus jeunes et avons donc moins peur. Après un début de course très lent, nous avons réussi à décoller dans le grain, des conditions qui nous plaisent bien. A la fin de l’orage, nous avons finalement tiré notre épingle du jeu ! »

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

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Dona Bertarelli, skipper de Ladycat powered by Spindrift racing : « Après une course avec de tels rebondissements et disputée dans des conditions météo qui ne nous ont laissé aucun répit, nous sommes heureux de notre podium ce soir. Nous avons fait une belle course avec une issue incertaine jusqu’à la fin. Nous avons pris un excellent départ avec cette échappée en avant de la flotte. Nous savions bien que rien n’était joué, loin de là ! Le vent s’est ensuite écroulé avant le Bouveret. Realstone et Tilt nous dépassent de peu avant la barge. Et après, tout se complique encore, avec des transitions dans des conditions instables. L’orage en formation happe le vent sur le plan d’eau. Il finit par éclater. Nous avons des éclairs tout autour de nous, le vent monte à 30 nœuds et on se demande si le mât va tenir. C’était vraiment chaud. Nous avons choisi d’abord de poursuivre coté français où le vent était le plus fort, puis en arrivant en approche sur Genève, nous avons choisi de monter du coté suisse. On était au coude à coude avec Veltigroup. Nous avons finalement décidé d’empanner une dernière fois pour aller chercher du vent vers la Suisse, ce qui nous a permis de les dépasser. Nous terminons troisièmes, à un peu plus d’une minute du vainqueur après douze heures de course ! »

Dans la catégorie M2,  Team Seven, barré par Bertrand Geiser s’imposait en 12h31’32’’. Teamwork, barré par Nils Palmieri et Petercam, barré par Frédéric Moura, terminaient respectivement à la seconde et la troisième place.

 

Classement du Bol d’Or Mirabaud

1 12:05:58 905 SUI 5 Team Tilt SCHNEITER M1
2 12:06:16 901 SUI 1 Alinghi 1 Bertarelli M1
3 12:07:09 910 SUI 10 Ladycat powered by Spindrift Racing Bertarelli M1
4 12:08:48 1309 SUI 11 veltigroup FORESTIER M1
5 12:09:40 906 SUI 6 Ylliam-Comptoir Immobilier DEMOLE M1
6 12:10:13 902 SUI 2 Okalys Grange M1
7 12:11:01 907 SUI 7 Realteam CLERC M1
8 12:11:20 908 SUI 8 Racing Django (8) ECKERT M1
9 12:12:17 1855 SUI 9 Mobimo Wahl M1
10 12:14:28 913 SUI 50 SAFRAM PECLARD M1
11 12:30:35 904 SUI 4 Zen Too LE PEUTREC M1
12 12:31:32 927 SUI 7 TEAM SEVEN GEISER M2
13 12:33:51 796 SUI 20 TEAMWORK Palmieri M2
14 13:11:11 921 SUI 10 Petercam MOURA M2

Deux GC32 prenaient part à la course, Edmond de Rothschild et un concurrent hongrois, les catamarans foilers étaient à la peine dans les petits airs en début de course.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques

Edmond de Rothschild accélérait nettement après le passage au Bouveret, et pouvait enfin utiliser les capacités de foiling du catamaran monotype, hélas l’équipage était victime d’un démâtage au large d’Evian.

Sébastien Josse, barreur du GC32 Edmond de Rothschild : « En termes de résultat, aligner un GC32 sur cette course était un pari. Nous savions que selon les conditions météorologiques nous ne serions pas vraiment maîtres de notre destin. Il était clair que nous serions plutôt à l’aise au portant et si le vent dépassait les 7-8 nœuds. En dessous de ce seuil, le bateau ne serait pas adapté au plan d’eau. Et cela s’est parfaitement vérifié. Dans le petit temps et d’autant plus au près, les appendices traînent et ralentissent forcément notre progression. La première partie de course – les 35 et quelques milles vers le Bouveret, qui s’est déroulée majoritairement au près dans les petits airs n’était ainsi pas à notre avantage. Mais malgré tout c’était vraiment très intéressant et riche d’enseignements de devoir faire marcher le GC32 Edmond de Rothschild dans ces conditions. Sur la deuxième partie de course, quand le vent est monté d’un cran, nous aurions peut-être eu une belle carte à jouer pour revenir dans le paquet. La première moitié de course jusqu’au Bouveret n’a pas été évidente mais nous nous sommes accrochés et après presque 9h de course nous pointions à nouveau nos étraves vers Genève. Là, nous avons vu les orages se former doucement, la pluie arriver et surtout les feux d’avis de tempête, qui avertissent de l’arrivée imminente de vent sur le lac, scintiller. Après la pétole de la journée ça sentait la délivrance ! Le vent est rentré autour de 20 nœuds, ce qui était tout à fait maniable, et l’équipage a parfaitement négocié ce premier passage de grain en réduisant la voilure. Mais alors que nous étions calés en vol, avec une vitesse de 30-33 nœuds, le mât a cassé sans prévenir à deux mètres au dessus du pied de mât. Tout s’est déroulé très vite mais heureusement, personne n’a été touché dans sa chute. Un incident similaire était déjà arrivé à un autre GC32 l’an dernier mais nous avions justement éprouvé ce nouvel espar bien en amont en Bretagne pour éviter ce type de désagrément. Vraisemblablement, un problème subsiste. Il est encore trop tôt pour dire précisément ce qui a pu se passer mais nous allons chercher les raisons de cette casse ».

Au classement du D35 Trophy, Tilt creuse un avantage certain au général avec 4 points d’avance sur Alinghi, Ladycat est désormais sous la pression de Veltigroup et Okalys.

CLASSEMENT GENERAL APRES CINQ ETAPES |D35 TROPHY
1. Tilt Team 8 pts
2. Alinghi 12 pts
3. Ladycat powered by Spindrift racing 21pts
4. Veltigroup-Swisscom 22 pts
5. Okalys 25 pts
6. Realteam 30 pts
7. Zen Too 38 pts
8. Mobimo 38 pts
9. Racing Django 43 pts
10. Ylliam Comptoir Immobilier 46 pts
11. Oryx 47 pts

Team Tilt solide leader du D35 Trophy

 Le jeune équipe de Team Tilt, menée par Sébastien Schneiter et Arnaud Psarofaghis ont de nouveau dominé le grand prix de Versoix.
Six manches ont pu être courues vendredi dans un joli thermique de 7 à 11 noeuds, la situation anticyclonique sur le lac n’a pas permis au comité de lancer des régates dimanche.

Team Tilt gagnait deux manches et remportait le Grand Prix de Versoix 2 avec un point d’avance sur Alinghi, Okalys signe sa meilleure place depuis le début de la saison avec la dernière marche du podium.

Veltigroup-Swisscom se classait quatrième place devant Ladycat powered by Spindrift racing.

Classement Open de Versoix 2 :
1. Team Tilt, 15 : 4 4 1 1 5 (6)
2. Alinghi, 16 : 1 5 4 2 4 (7)
3. Okalys, 19 : 5 1 5 (9) 6 2
4. Veltigroup Swisscom, 21 : 3 3 3 (7) 7 5
5. Ladycat, 24 :7 (9) 6 5 2 4
6. Mobimo, 27 : 6 (10) 8 3 9 1
7. Realteam, 27 : (8) 8 7 8 1 3
8. Ylliam-Comptoir Immobilier, 27 : 2 7 2 (10) 8 8
9. Zen Too, 28 : 9 2 10 4 3 (11)
10. Racing Django, 45 : 10 6 9(11) 10 10
11. Oryx, 48 : (11) 11 11 6 11 9

Samedi, les équipages des D35 se retrouvaient sur la première classique lémanique de la saison, la Genève-Rolle-Genève. Les Decision 35 couraient dans la classe M1, tout comme le Ventilo M1 Safram. Ce catamaran a été optimisé cet hiver et espère faire de l’ombre aux D35, le Ventilo avait déjà remporté le Bol d’Or en 2013.

La course a été serré, le vent est progressivement rentré, Mobimo a dominé sur les deux premières heures, avant de céder la place de leader à Team Tilt au niveau de Rolle, Zen Too pointait second à la bouée.

Sur la fin de course, la flotte se scindait en trois : Oryx et Laydycat powered by Spindrift racing tentaient le côte suisse, Tilt, Okalys et Mobimo naviguait au milieu du lac. Mais l’option payante était du côté français. Veltigroup-Swisscom avait fait le bon choix tout comme Okalys et Alinghi. Ce trio formait le podium en D35 de la Genève-Rolle-Genève. Mais la victoire au scratch revenait au Ventilo M1 Safram Sailing qui gagnait de quelques longueurs.

Classement Genève-Rolle-Genève Décision 35 :

1. Veltigroup-Swisscom
2. Okyalys
3. Alinghi
4. Team Tilt
5. Ladycat powered by Spindrift Racing
6. Mobimo
7. Oryx
8. Realteam
9. Racing Django
10. Zen Too
11. Ylliam-Comptoir Immobilier

Tanguy Cariou, tacticien de Team Tilt : « C’était un week-end avec beaucoup d’enjeux, deux étapes du D35 Trophy et donc deux fois plus de points qu’un week-end classique. Nous avons plutôt bien géré vendredi. Nous avons fait des petites erreurs, mais terminons devant car la journée était difficile pour toutes les équipes. Samedi lors de la Genève-Rolle-Genève, nous n’avons pas pris un bon départ, mais avons par la suite bien navigué jusqu’à Yvoire au retour. Le facteur réussite de ces longues courses a ensuite souris à quelques équipes qui nous ont dépassé avant la ligne d’arrivée. Nous sommes un peu frustrés de cette quatrième place puisque nous étions en tête tout le long, mais nous sommes quand même satisfait de notre navigation ; tout s’est très bien passé à bord dans l’ensemble. La météo ne suivait pas les schémas classiques, c’était compliqué. Nous terminons juste derrière Alinghi, notre concurrent direct puisque c’est l’équipe la plus proche de nous au classement général. Entre l’Open de Versoix et la Genève-Rolle, nous marquons donc le même nombre de points qu’eux, une opération neutre ce week-end pour Team Tilt ! »

Loïc Forestier, skipper de Veltigroup-Swisscom :  » Nous prenons un bon départ sur cette Genève-Rolle, selon notre projet, côté suisse du lac. Puis les bateaux qui traversent le plan d’eau en premier touchent plus d’air et on se retrouve en queue de peloton et on subit jusqu’à Rolle. Nous passons derniers à la bouée de Rolle, quarante minutes derrière les premiers ! Dans cette situation il faut choisir un côté et s’y tenir. Il ne faut jamais rien lâcher, faire avancer le bateau pour se donner la possibilité d’être dans le coup si une opportunité se présente. L’option côté français nous a souri. Nous prenons la tête devant Okalys à la hauteur de Coppet puis c’est tout droit sur Genève. Ça a été chaud jusqu’à la fin, le vent diminuait à l’approche de la ligne d’arrivée et Okalys finit quelques mètres derrière nous !  »

Nicolas Charbonnier, tacticien d’Alinghi :  » Sur la Genève-Rolle nous avons eu des difficultés sur la première partie du parcours et on passe neuvième à Rolle. Quand les airs rentrent, nous protégeons le côté français et rattrapons le gros de la flotte. On est deuxième en entrant dans le Petit Lac. On a encore attaqué, on voulait gagner, mais ça n’a pas payé, ça nous vaut finalement une place… ça fait partie du jeu.
C’est un beau week-end pour Alinghi. Au classement général nous sommes bien positionnés mais pour savoir comment aborder la suite il faudra faire le point après le Bol d’Or Mirabaud la semaine prochaine car c’est une course où il peut se passer beaucoup de choses… Il reste pas mal de régates et tout peut arriver !  »

La prochaine course aura lieu samedi prochain avec le célèbre Bol d’Or Mirabaud. Les D35 retrouveront dans leur catégorie M1 le Ventilo M1 Safram, et également le GC32 Edmond de Rothschild qui a été optimisé pour les vents faibles du lac.

Le Gitana Team remporte le petit et le grand Tour de Belle Ile

La huitième édition du Tour de Belle-Ile a été remportée par le Multi 70 Groupe Edmond de Rothschild qui a devancé de peu Oman Sail (Sidney Gavignet) et le troisième MOD70 en course, Paprec Recyclage (Jean-Pierre Dick). Sébastien Josse et ses équipiers battent également leur propre record de l’épreuve en 2h24’15, soit 17 minutes de mieux que leur temps de 2011 sur Gitana 11.

Les conditions étaient idéales pour cette grand fête avec une mer peu formée et une brise de sud-ouest d’une bonne quinzaine de nœuds.

« Jean-Pierre est passé en tête aux Poulains, racontera après-coup Sébastien Josse. Mais dans le bord de portant derrière Belle-Ile, nous avons réussi à combler notre retard. Après, il a fallu trouver une  ouverture pour passer, nous étions un peu coincés, mais ils ont empanné un peu trop tôt avant les Galères, ce qui nous a permis de faire la différence. Bien qu’il s’agisse d’une navigation très courte, cela nous permet d’ores et déjà de nous jauger et de valider les grands principes du travail réalisé pendant le chantier d’hiver. C’était indispensable pour établir la job list de tout ce qu’il nous reste à faire. Je le répète beaucoup mais nous ne sommes qu’au début de notre apprentissage et cette première sortie est plutôt très positive. Le bateau n’a pas perdu de sa vélocité au près et a gagné aux allures portantes »

Oman Sail terminait à 1’35 du vainqueur, Paprec Recyclage complétait le podium, à 4’45, Sensation Océan d’Alain Gautier terminait 4ème devant Qingdao, l’ex IDEC de Francis Joyon, qui était présent au côté du nouveau skipper Guo Chuang.

Le 50′ FenêtréA-Prysmian (Erwan Le Roux), prenait la 6ème place  devant Arkema (Lalou Roucayrol).

L’Extreme 40 Groupama (Julien Villion) se classait huitième  devant l’AC45 Groupama skippé par Franck Cammas (le bateau n’était pas classé officiellement du fait de la commande des foils.

Sur le Petit Tour, c’est l’autre bateau du Groupe Edmond de Rothschild qui s’imposait,  le GC32 barré par Gurvan Bontemps, qui termine en 2h45’10.
Ils ont dit…

Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) : « Troisième victoire sur le Tour de Belle-Ile, c’est sympa ! Jean-Pierre (Dick) et Sidney (Gavignet) nous ont donné du fil à retordre, mais nous sommes parvenus à faire la différence au niveau des Galères en empannant plus tard. Nous battons en plus notre propre record, c’est toujours bon à prendre ! »

Gurvan Bontemps : « C’était une belle régate à bord du GC32 Edmond de Rothschild. Nous n’avions pas de concurrents de notre catégorie mais ça ne nous a pas empêché de prendre beaucoup de plaisir. Sur la première partie du parcours, où nous n’étions pas vraiment à notre avantage, car au près, nous avons tout de même réussi à jouer avec l’AC45 Groupama ce qui était plutôt sympa. Pour nos types de bateaux, le format s’apparentait à un raid et le plus compliqué a été de gérer la mer et les rafales d’une vingtaine de nœuds dès la sortie du chenal de la Teignouse. J’ai l’habitude des petits catamarans de sport et le GC32 est vraiment un bateau agréable à bord duquel on a vite de bonnes sensations comme lors de notre bord retour au portant vers les Galères »

Erwan Le Roux (FenêtréA-Prysmian) : « Il a fallu s’arracher pour gagner notre duel avec Arkema. C’était un coup à eux,  un coup à nous, la différence s’est faite au dernier passage de marque, ils ont roulé leur gennaker alors que nous avons gardé le nôtre, c’était la bonne option. Tout l’équipage a bien travaillé pour faire de belles manœuvres. »

Franck Cammas  (AC45 Groupama) : « On s’est bien fait rincer. J’ai les yeux explosés. Avant le départ, nous n’étions pas certains de respecter le parcours en passant au vent de Belle Ile, à cause des fortes vagues qui venaient s’écraser sur la côte. Nous y sommes finalement allé mais avec beaucoup de prudence. Ce bateau qui vole, c’est une vraie découverte même si nous avons déjà une bonne expérience grâce à Groupama C. C’est un peu comme passer de l’avion à hélice à l’avion à réaction. Nous avons beaucoup à apAC45prendre et c’est en cela qu’il était intéressant de participer au Tour de Belle Ile ».

Francis Joyon 6ème au finish devant Yann Eliès

Francis Joyon et Yann Eliès ont joué un remake de l’arrivée de Lionel Lemonchois et Sidney Gavignet, avec le même résultat, le skipper le plus expérimenté et sur le plus gros trimaran bat l’autre sur le fil.

Francis Joyon sur Idec Sport a choisi la même option à terre que Lemonchois plus tôt dans la journée, avec le même succès puisqu’il passait Yann Eliès encalminé plus au large.

Francis Joyon boucle donc cette 10e Route du Rhum – Destination Guadeloupe en 9 jours 4 heures 42 minutes et 4 secondes, à la vitesse moyenne de 16,05 nœuds. Il a parcouru en réalité 4 664 milles à 21,13 nœuds de moyenne. L’écart au premier, Loïck Peyron, est de 1 jour 13 heures 33 minutes et 32 secondes.

Francis Joyon, skipper d’Idec Sport :

« Mon père me disait toujours qu’il fallait être soit premier soit dernier ! (rires). Bon, je ne suis pas vraiment habitué à ramasser les bouées, mais c’est la loi du sport et il faut savoir l’accepter. Pour qu’il y ait de beaux vainqueurs, il faut aussi qu’il y ait de bons perdants ! J’ai effectué ma pénalité de deux heures hier soir et Yann (Eliès) est revenu, puis j’ai réussi à repasser dans le final mais c’est anecdotique. Ceci dit, je suis plutôt content d’arriver de jour, parce que je sais que la nuit les dévents de la Guadeloupe peuvent être assez embêtants : une fois j’ai mis plus de douze heures à faire le tour donc je me méfiais ! 

Le sport, c’est aussi savoir perdre. Bien sur comme tout le monde je préfère gagner, mais ça ne peut pas être le cas à chaque fois. J’ai eu beaucoup de petits soucis techniques qui m’ont vraiment handicapé, entre autres avec mon informatique et avec mes safrans abimés au large du Portugal.

Dès le départ, j’ai posé un gros truc lourd sur l’écran de mon ordinateur : l’écran a complètement explosé, inutilisable. J’avais un ordinateur de rechange mais il y avait un bug énorme…il s’éteignait toutes les deux minutes. J’avais droit à deux minutes de vision de carto, je ne pouvais pas poser un waypoint, c’était galère.  J’avais quand même un GPS portable, donc, pas de difficulté majeure pour se situer. Donc, ce n’était pas vraiment une navigation à l’ancienne au sextant ! . J’ai fait un come back au large du Portugal mais je l’ai payé cher parce que j’ai tapé mon safran central.

Le temps que je m’en rende compte, mes drosses de direction de barre s’étaient déréglées. Au matin, mon bateau était devenu difficilement barrable… il y a tout de même un trou dans le flotteur qui entraine une gerbe d’eau. Surtout, je pense que j’ai passé beaucoup de temps à tenter d’avancer malgré tous ces petits pépins, mais du coup j’avais moins de temps pour faire de la météo et bien étudier ma route. C’est une somme de petites choses comme ça qui font que cette fois-ci je n’ai pas pu jouer réellement avec les bateaux de devant. C’était un peu frustrant, forcément.

Je trouve que cette édition a été dure : le départ avec la dégelée, petit temps plein-vent arrière avec l’obligation de tricoter comme des fous…ça donne des émotions tout ça ! Je pensais faire un podium, donc je ne suis pas particulièrement satisfait : mais c’est le sport, il faut accepter les contrariétés. Par contre, je suis content d’être allé au bout du truc. J’aurais été triste de devoir m’arrêter. Même en allant moins vite que j’aurai dû, j’ai tenté ma chance et je suis allé jusqu’au bout. »

 

Yann Eliès a franchi la ligne d’arrivée une heure plus tard,  le skipper du 70 pieds Paprec Recyclage a mis 9 jours 5 heures 48 minutes et 15 secondes pour boucler le parcours de 3 542 milles à la vitesse moyenne de 15,97 nœuds. Il a parcouru en réalité 4 538 milles à 20,46 nœuds de moyenne. L’écart au premier, Loïck Peyron, est de 1 jour 14 heures 39 minutes et 43 secondes.

Yann Eliès, skipper du Multi70 Paprec Recyclage :

« Ce fut une super bonne transat, je n’ai jamais été aussi rapide sur l’eau, avec pas mal d’engagement, pas mal d’ennuis aussi, mais au final je ne retiendrais que les bons moments, quand tu es à 30-35 nœuds, le bateau sur les foils et que ça fume de partout. C’est pour ces moments que tu fais la Route du Rhum, surtout en multicoque.

La mission est remplie, le bateau est là, je n’ai pas chaviré. Je n’étais pas loin d’accrocher le vieux briscard, Francis Joyon, ce qui aurais été la cerise sur le gâteau, mais il mérite cette place. C’est un bon dépucelage ! Ca pique les yeux des fois ! Les deux premiers jours c’était dur, il ne fallait pas que ca dure une journée de plus, parce que je ne pouvais plus. J’ai eu des pépins techniques, donc j’ai eu du mal à trouver le bon rythme au début. J’ai eu le sentiment que le dernier jour était le bon donc il faut que je revienne ! Il y a eu de l’intensité, je fais un meilleur temps que Groupama, il y a quatre temps avec un bateau plus petit, ça veut dire qu’on a tiré sur nos machines. J’aimerais bien revenir avec un beau bateau, bien préparé, dans de bonnes conditions. J’ai eu un bel accueil en mer des pêcheurs, des Saintois qui sont venus me rejoindre dans le canal des Saintes, je ne suis pas au bout de mes surprises, car il y a du monde ici ! Je vais maintenant débriefer avec les gars de mes choix, pour que tout le monde progresse et prendre un bon repos mérité. Même si ça été une année difficile pour moi parce qu’en terme de résultat sportif, elle n’a pas été au niveau mes espérances, mais émotionnellement, elle m’a procuré des trucs énormes entre la Solitaire du Figaro et cette transat. C’est aussi pour ça qu’on fait ce métier ! J’ai cru que c’était fait ce matin, je pensais rester devant. Mais c’est le tour de la Guadeloupe ! Il réserve toujours des surprises, ça ne se passe jamais comme prévu… Le plus beau moment, c’est en arrivant à Basse-Terre à 30 nœuds perché sur les foils avec une lumière magnifique… »