Un nouvel Ultime innovant pour Sodebo et Thomas Coville

Le nouveau trimaran Sodebo Ultim 3 a été dévoilé ce matin, lors de sa sortie de chantier à Vannes. Sodebo Ultim 3 a été conçu selon la classe Ultim 32/23, soit ses mensurations (32 mètres par 23).
Ce nouveau multicoque dessiné pour Thomas Coville, toujours accompagné par son fidèle partenaire Sodebo, est l’oeuvre d’un collectif de spécialistes.
En effet, le skipper a souhaité fédérer différents talents plutôt que de confier la conception et la réalisation à un seul cabinet d’architecte et un seul chantier.
Le design team regroupait ainsi l’équipe de: Sodebo (Thomas Coville, Elie Canivenc, Yves Mignard, Valentin Hostettler, Jean-Matthieu Bourgeon, Johan Boutserin, William Fabulet, Jean-Luc Nélias, Frédéric Gastinel, David Gautier et Alexis Aveline), mais aussi Banuls Design, VPLP, Steven Robert, GSEA Design, Martin Fisher, Hervé Devaux, North Sails.

© Fred Morin / Team Sodebo

Les flotteurs sont issus des moules de Banque Populaire IX, tout comme le mât. La principale innovation vient de l’organisation du plan de pont. Les maxis multis avaient déjà connus une petite révolution avec l’arrivée des « cabanes » faisant office de cellule de vie et de zone de manoeuvres (Macif, Banque Populaire IX).
Le design team de Sodebo est allé plus loin en cherchant à centrer les masses et abaisser le centre de gravité. Ils ont ainsi opté pour une cellule de vie avec zone de manoeuvre située juste derrière le bras de liaison avant, avec le mât implanté derrière celle-ci. Ceci permettra d’avoir un effet de plaque de la grand voile, qui sera située au plus près du pont et de diminuer les poids dans les hauts, grâce à un mât plus court. Ceci amenant à réduire la trainée aérodynamique.

 

Le programme du bateau
• 14 mars mise à l’eau (date à confirmer en fonction de la météo)
• semaine du 18 au 22 mars : test statiques à quai
• dernière semaine de mars : premières navigations et tests en mer de l’instrumentation

Trophée Jules Verne, l’équipage de Spindrift2 contraint à l’abandon suite à une casse

Alors que l’équipage de Yann Guichard était dans les temps du record d’ides Sport, le skipper et ses hommes sont contraints à l’abandon sur cette tentative de Trophée Jules Verne.

© Chris Schmid/Spindrift racing

Cet abandon fait suite à la casse de la mèche du safran tribord. Sans cet appendice, la performance du trimaran Spindrift2 est moindre, qui plus est cette casse impacte aussi la sécurité des hommes avec des risques de décrochage à haute vitesse et d’éventuels dommages collatéraux.

Yann Guichard, skipper de Spindrift2 : « Ce problème technique nous contraint malheureusement à arrêter cette tentative de record du Trophée Jules Verne. C’est évidemment une déception pour tout l’équipage. Nous nous dirigeons vers la côte sud-ouest de l’Australie que nous devrions atteindre d’ici 4 jours.« 

Trophée Jules Verne, 6h43 minutes d’avance au Cap des Aiguilles

Yann Guichard et son équipage sur Spindrift2 ont doublé le premier Cap (cap des Aiguilles) de ce tour du monde la nuit dernière  à 2h40 UTC (3h40 heure française) après 12 jours, 14 heures, 58 minutes depuis Ouessant.
Spindridt2 possède toujours quelques heures d’avance sur le chrono de Francis Joyon et de son équipage sur Idec Sport. Cette avance était de 6h 43 min à l’entrée dans l’océan indien, celle-ci s’est progressivement réduite sur les derniers jours du fait de l’anticyclone de Sainte Hélène qu’il a fallu contourné pour accrocher des vents portants,  ajoutant 700 milles pour ce grand contournement.

© Chris Schmid/Spindrift racing

Les prévisions sont optimistes pour les prochains jours, le grand trimaran devrait pouvoir rester sur une route assez sud (200 milles par rapport à Idec) lui permettant de profiter du flux de l’anticyclone des Mascareignes.  La situation s’annonce moins favorable après les Kerguelen avec plusieurs empannages et la présence d’icebergs.

Yann Guichard, skipper de Spindrift2 : « On a dû faire un grand détour pour contourner l’anticyclone de Sainte-Hélène : il a fallu attendre le 40° Sud avant de commencer à tourner à gauche ! C’était assez extrême, mais nous n’avions aucune possibilité de « couper le fromage » : il a fallu prendre notre mal en patience surtout que nous avons eu un vent de travers avec une mer de face pas facile à négocier… Depuis trois jours, on allonge la foulée dans la bonne direction et cela fait du bien au moral : on vient de passer le cap de Bonne-Espérance et on reste dans les objectifs que nous nous étions fixés.
Il fait jour depuis deux heures et on sent bien qu’on est dans l’océan Indien ! On va bientôt passer le 50° Sud et il fait gris avec une mer à 2°C… Mais avec des albatros qui nous accompagnent : c’est magnifique ! On a donc de bonnes conditions pour aller vite vers les Kerguelen qu’on laissera dans notre Nord puisqu’on risque de descendre jusqu’au 53-54° Sud. Mais on va aussi avoir des icebergs devant nous à partir de mercredi : il va falloir veiller au radar et aux lunettes à infra-rouges. Cela s’annonce un peu tendu… On devrait longer l’anticyclone en se faisant propulser par les dépressions australes : c’est plutôt bien jusqu’aux Kerguelen, mais après, on va avoir plusieurs empannages à effectuer ce qui nous ralentira un peu. On devrait toutefois traverser assez vite cet océan Indien sans perdre trop de temps, en espérant ne pas être en retard à l’entrée du Pacifique, au Sud de la Tasmanie
»

 

Les prévisions du routeur à terre, Jean-Yves Bernot :

Spindrift continue sa descente vers 53 S. Il s’agit de se placer correctement dans l’Océan Indien pour garder du vent soutenu, synonyme de vitesses élevées. La situation météo est peu évolutive pour les prochains deux jours : toujours devant notre front froid rencontré en Atlantique sud. On l’appelle FF2. Nous sommes des familiers maintenant ! Vent de secteur W.NW 25-30 kt Houle de 5 à 6 m.
L’Océan Indien austral n’a pas très bonne réputation chez les marins. On l’appelle « le tunnel ». Les routes sont coincées entre l’anticyclone qui s’étale le long de 45 S et les glaces qui se promènent vers 53 S. Entre les deux règnent les dépressions australes avec leur cortège de vent de NW à SW associé aux passages de fronts froids teigneux. Le vent y est souvent fort, la mer croisée est pénible, le ciel couvert.
La température de l’eau est de l’ordre de 3 à 4° C, voire 2°C dans les remontées d’eau froide venant du sud, là où se plaisent les icebergs.

 

Record à l’équateur pour l’équipage de Spindrift 2

L’équipage de Spindrift 2, mené par Yann Guichard a franchi l’équateur aujourd’hui. Les hommes du bord décrochent un nouveau temps de référence entre Ouessant et l’équateur en 4 jours 19 heures 57 minutes (en attente de validation par le WSSRC).
Plus que le chrono c’est l’avance de 23 heures sur le chrono du tenant du titre du Trophée Jules Verne, qui importe. En effet, le routeur et les marins espèrent poursuivre sur la lancée de l’Atlantique Nord et arriver au Cap de Bonne Espérance avec un différentiel positif sur Idec Sport qui avait ensuite bénéficié de superbes conditions sur l’Indien.

© Chris Schmid/Spindrift racing

La passage du Pot au Noir n’aura été qu’une formalité, la zone de convergence n’étant pas très active actuellement, l’équipage a pu rejoindre les alizés mais il faudra probablement faire le grand tour de l’anticyclone de Sainte Hélène avant d’espérer accrocher une dépression qui les mènera dans le grand sud.

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 :
« On a commencé à rentrer dans le Pot au Noir vers 2°Nord : il n’était pas très actif, ce qui ne nous a pas facilité sa traversée avec très peu de brise… Même les grains n’étaient pas très ventés. C’était surtout sympa d’avoir la pleine lune au passage de l’équateur : nous avons même vu l’éclipse ! C’était magnifique pendant une bonne heure… Tout le monde a pris le rythme et la modification de la casquette est vraiment un bonus : on est nettement plus à l’abri. La descente jusqu’à l’équateur n’a pas été une route simple : il a fallu enchaîner les empannages et passer au travers des archipels des Canaries et du Cap-Vert. On a eu une mer assez difficile avant ces deux groupes d’îles.
On doit sortir complétement du Pot au Noir vers 2°Sud, et ensuite, nous allons devoir faire le grand tour de l’anticyclone de Sainte-Hélène qui se reforme dans l’Est : nous allons devoir faire du Sud pendant un bout de temps jusqu’au 37°Sud avant de tourner à gauche vers l’océan Indien. Cela nous rallonge la route, surtout que nous devrons traverser une zone de petit temps dans trois jours. Mais ensuite, nous toucherons du vent de Nord-Ouest favorable. Ce sera finalement une descente assez lente… mais nous devrions toujours être un peu en avance par rapport à Francis Joyon et son équipage au passage du cap des Aiguilles. »

 

Jean-Yves Bernot, routeur du trimaran :
« 
Le pot au noir s’est montré raisonnable : le « trou de souris » entrevu dès les Iles du Cap Vert ne s’est pas refermé.Encore quelques grains vers 1 S avant de toucher les alizés de sud-est, bien installés pour 15-20 kt. Ils sont accompagnés d’une mer jeune, nerveuse, 2 à 2,5 m qui se fait sentir à ces allures de bon plein.

Ce sera  le tarif jusque 20 S atteint Mercredi prochain. Ensuite, on parle de Sainte-Hélène, l’anticyclone bien sûr. C’est l’été dans l’Océan australe, et l’anticyclone prend ses aises jusque 35 S. Il n’y a guère d’autre choix que de descendre jusque 40 S en se faisant discret pour éviter d’éventuelles extensions sans vent vers la côte d’Amérique du sud.
C’est ainsi que se fâchent  les anticyclones : en engluant les bateaux à voile dans des calmes exaspérant… »

Trophée Jules Verne, 120 milles d’avance aux Canaries pour l’équipage de Spindrift 2

Yann Guichard être ses 11 équipiers ont pris le départ de leur tentative de Trophée Jules Verne au large d’Ouessant mercredi 16 janvier à 11 heures 47 minutes 27 secondes TU (heure française : 12 heures 47 minutes 27 secondes). Leur objectif, pour battre le temps de référence détenu par Francis Joyon et son équipage sur Idec Sport, est de revenir de leur circumnavigation avant le 26 février à 11 heures 16 minutes et 57 secondes TU (soit 12 heures 16 minutes et 57 secondes en heure française). Le temps du détenteur du Trophée Jules Verne étant de  40j 23h 30’ 30’’.

© Chris Schmid/Spindrift racing

Après une longue attente une fenêtre metéo favorable s’est enfin présentée cette semaine.
Le routeur à terre de l’équipage de Spindrift2, Jean-Yves Bernot à terre, prévoyait un passage de l’équateur dans la nuit de dimanche à lundi 21 janvier, soit après moins de cinq jours de mer. L’idéal étant de se présenter à Bonne Espérance avec un jour d’avance sur le temps d’Idec Sport puisque celui-ci avait bénéficié de superbes conditions sur l’Océan Indien.
Actuellement le maxi trimaran évolue au niveau des Canaries avec 120 milles d’avance sur Idec Sport.
Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 au départ, mercredi : 
« Jusqu’à l’équateur, ça s’annonce bien ! Les alizés sont bien installés : on devrait mettre moins de cinq jours pour aller à l’équateur. Ensuite, il y a toujours des inconnues dans l’Atlantique Sud mais on espère atteindre l’Afrique du Sud autour de douze jours, douze jours et demi.
Ce tour du monde, c’est aussi un passage de saisons à vitesse grand « V » ! On part dans du Nord-Ouest avec du crachin, aux Canaries on sera dans l’alizé avec 30°C, à l’équateur il fera 40°C et trois jours après, on est dans les Quarantièmes, dans le Grand Sud avec trois semaines assez soutenues et fraîches. C’est un beau voyage…
Une des difficultés, c’est l’anticyclone de Sainte-Hélène dans l’Atlantique Sud qui parfois barre la route. Après, ce n’est pas un problème de faire le grand tour s’il y a du vent parce que les bateaux vont vite. Mais le Grand Sud, c’est tout de même au minimum quinze jours de grand froid et d’humidité ! Ce sont aussi des paysages magiques, des endroits incroyables à vivre en équipage…
On est un peu plus léger que la dernière fois et c’est aussi pour cela que nous ne sommes que douze. Potentiellement, en-dessous de vingt nœuds, nous avons un très léger déficit, mais au-dessus Spindrift 2 est plus rapide qu’avant ! On peut tenir des moyennes supérieures à 35 nœuds si la mer reste maniable…
 »

Nice Ultimed : l’équipage de Sodebo Ultim s’impose devant IDEC SPORT

Après un peu plus de 3jours de course, et après plusieurs changements de leader, c’est finalement l’équipage de Thomas Coville sur Sodebo Ultim’ qui s’est imposé hier à Nice.

L’équipage de Francis Joyon termine à environ une heure de son adversaire, après l’abandon d’Actual-Grand Large Emotion et le forfait de Banque Populaire IX suite à son chavirage pendant son convoyage.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Les deux équipages auront connu des conditions variées sur ces 1109 milles du parcours, et les zones de pétales ont permis plusieurs retours. Par ailleurs cette confrontation entre les deux ultimes a confirmé un potentiel de vitesse proches pour les deux trimarans Sodebo et IDEC SPORT.

Une parade nautique clôturera l’événement à 14h, elle sera visible depuis la promenade de anglais.

Bernard Stamm, équipier sur IDEC SPORT  :
« Sans surprise, la Grande Bleue nous a dévoilé toutes les facettes de sa réputation d’inconstance. On a en effet connu un peu toutes les allures, toutes les mers, et toutes les conditions, depuis le fort vent lors de la descente depuis Marseille vers le sud Sardaigne, jusqu’à la franche pétrole Il faut désormais apprivoiser la bête. Le flotteur se lève plus vite que lors du Trophée Jules Verne. Les appuis du bateau sont différents. Il faut s’y habituer….»

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« Notre grande satisfaction réside dans la qualité des modifications effectuées cet hiver. Je suis heureux et fier que Sébastien (Picault) et Antoine (Blouet) aient pu profiter lors de Nice UltiMed de l’excellent travail qu’ils ont réalisé sur l’électronique et l’accastillage. Nos nouveaux plans porteurs sont un peu la cerise sur le gâteau. Nous n’avons guère eu le temps de les tester par le menu, et il est clair, à l’issue de cette première course, qu’il nous faut encore beaucoup travailler pour en saisir et en maitriser toutes les subtilités.  Ce format d’épreuve m’a replongé dans le passé, et dans ces Tours de l’Europe qui nous menaient ainsi, lors de courtes étapes de deux ou trois jours, dans les plus beaux ports Méditerranéens. »

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim :
« Nous faisons du sport pour ces moments-là  :  Ces moments de voile sont des moments rares et magiques. La Méditerranée ? C’est toujours plus dur que ce qu’on pense. C’est un terrain de jeu exigeant et difficile. Nous avons été ambitieux sans jamais rien lâcher. Sans des garçons comme ça et mes deux rocks stars Matthieu Vandame et Thomas Le Breton, c’est impossible de réaliser ce genre de combat. Ils sont tout le temps à l’attaque, ils sont quasiment hors normes. Ils se jettent sur les manivelles quand il faut manœuvrer, ils sont impressionnants. Gagner c’est toujours rare et c’est précieux d’y arriver.
IDEC Sport est la référence en course au large. C’est le bateau qui a le plus grand palmarès en France. A bord, Francis (Joyon) a réuni un équipage très expérimenté. On s’est livré une belle bagarre jusqu’à cette nuit. L’adversaire était redoutable. On a eu beaucoup de plaisir à régater contre eux.
C’est à la fois très physique et mental avec beaucoup de manœuvres et des émotions difficiles à canaliser. Avec nos multicoques de plus de 30 mètres de long, on passe des vitesses folles où on se laisse griser suivies par des frustrations énormes de voir le bateau arrêté dans la pétole. Ce que vous avez construit, vous pouvez le perdre en un rien de temps sans pouvoir rien faire. Il faut alors se concentrer sur ce qu’on peut modifier. »

Jean-Luc Nélias, équipier sur Sodebo Ultim :
« J’ai vécu cette course sans véritable stress mais avec une grande philosophie. Je savais qu’en Méditerranée, tu peux te faire rattraper et tu peux rattraper. Je ne me suis jamais étonné qu’un bateau puisse nous reprendre 40 milles et qu’on puisse lui remettre 10 milles en deux heures. Ce qui est important c’est d’être premier à la fin ! »

NiceUltimed : le duel se poursuite entre IDEC SPORT Et Sodebo Ultim

La remontée de la  Sardaigne et de la Corse s’est révélée plus  compliquée que prévue dans des vents très instables. La marque de Porto Vecchio a été supprimée par le comité de course du fait de ces vents faibles.
Les deux équipages, au contact après la remontée d’IDEC SPORT hier se sont livrés à un beau duel.
Thomas Coville et ses hommes étaient parvenus à reprendre la tête dans la nuit, mais se sont de nouveau fait passer par Francis Joyon en fin d’après midi.
Les deux équipages ont utilisé à bon escient leur AIS pour éviter de tomber dans les molles favorisés par les reliefs des deux îles, laissant parfois leur adversaire encalminé à seulement quelques centaines de mètres.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / SODEBO

Ce soir IDEC SPORT mène la danse, après le passage du Cap Corse, les deux trimarans sont désormais au travers, en route directe vers Nice, la dernière boucle est encore à définir par le comité de course.

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« Pour le moment, ce sont surtout les contrastes qui nous frappent en cette mer : vent fort puis calmes une fois sous le vent de la Sardaigne, lumière intense dans le Mistral, puis pluie et grisaille près du centre dépressionnaire en début de nuit. Le jour se lève sur une nuit fertile en émotions durant laquelle nous avons repassé notre concurrent, puis l’avons vu repasser à moins d un mile de nous, à 20 nœuds alors que nous étions arrêtés ! Tout de suite, 1 nœud au speedo. En deux tours du monde sur IDEC SPORT, Bernard Stamm qui est à la barre n’avait pas connu cela ! On se met dans le filet avant pour décoller les fesses du bateau, on sifflote, l’espoir, c’est bien connu, aime ces petites attentions. Nous sommes tout près de la côte Sarde, belle et impressionnante, on apprécie cette nature qui semble intacte vue de la mer. »

Gwénolé Gahinet., équipier d’IDEC SPORT :
« C’est le yo-yo permanent avec Sodebo. Depuis ce matin, nous naviguons quasiment tout le temps à vue. En ce moment nous le voyons très bien ! Nous sommes pas mal accro à la carto et à l’AIS. Hier, cela nous a permis de passer devant : nous avons vu qu’ils étaient arrêtés, donc dans une zone sans vent. Nous avons alors opté pour une trajectoire différente et cela a payé. Globalement, ici en Méditerranée, il vaut mieux être rattrapant que rattrapé. Ce duel entre nos deux bateaux aux performances similaires est vraiment sympa, on se prend bien au jeu !