Report de la tentative de Banque Populaire VII

Alors que les vitesses de Banque Populaire VII étaient très faibles sur les premières heures du record, et faisaient craindre un problème sur le bateau, la tentative a finalement a finalement été reportée suite à un mistral évanescent, contrairement aux prévisions météorologiques.
Armel Le Cléac’h : « On savait que cette ouverture météo était incertaine : le vent d’Ouest n’a pas réussi à s’établir et ce soir je n’ai que 5 nœuds de vent de Nord-Ouest. On va donc reporter cette tentative. Nous ne sommes qu’en début de stand-by et c’est toujours un bon entraînement pour moi en solitaire ! Demain, la configuration sera un peu différente puisque ce Mistral modéré doit me permettre d’envoyer le gennaker et de le garder jusqu’à l’arrivée… »

Le skipper du  trimaran Banque Populaire VII devrait repartir très rapidement sur ce record de la Méditerranée, potentiellement dans les 24 heures, avec pour objectif les 25 heures 38 minutes et 36 secondes de Thomas Coville.

Classe G solo, l’avenir du multi océanique ?

Thomas Coville, le skipper du maxi Sodeb’O revient sur la saison à venir sur son maxi trimaran solo dans une interview  pour Voiles et Voiliers , il dévoile de nombreuses informations sur son bateau, le futur maxi en refit chez Multiplast (l’ancien Géronimo), mais également l’organisation de la classe des multicoques solo.

Il confirme d’ailleurs, dans cet entretien, l’intérêt porté par la Macif et François Gabart sur cette classe, la rumeur voulant que l’assureur lance la construction d’un multi sur plans VPLP pour son skipper.

Autre information concernant la classe, Sodeb’O souhaite toujours organiser une course autour du monde en solo en multicoque, probablement au départ de Brest, d’après le skipper, celle-ci serait sans escale et sans porte des glaces.

Pour sa nouvelle tentative de record de cet hiver autour du monde, Thomas Coville dispose désormais d’un système d’angulation des safrans inspiré de ce qu’il y avait sur Groupama 4, permettant de régler le parallélisme des appendices afin d’affiner l’équilibre du trimaran. Par ailleurs la grand voile et la trinquette sont neuves, réalisés en 3Di par North, un petit gennaker fait également son apparition, il sera utilisé par le skipper dans le grand sud.Il dévoile aussi les modifications en cours sur l’ancien Géronimo, qui sera mis à l’eau en avril prochain, le trimaran disposera d’une nouvelle coque centrale avec moins de franc bord, les bras sont conservés, tout comme une partie des flotteurs qui vont être modifiés afin de recevoir des foils et des safrans. Le trimaran devrait être plus léger de 6 tonnes, par rapport à la configuration actuelle. Le mât sera construit dans les moules de celui de Groupama 3 (Banque Populaire VII actuellement), mais le plan de voilure sera différent. Enfin pour la partie appendice, l’équipe Sobed’O a acquis des éléments d’USA 17, aussi nommé Dogzilla, (le trimaran à aile rigide de 90′ ayant gagné la 33ème Coupe de l’America), à savoir deux paires de foils, des safrans et quelques éléments d’accastillage (hooks, winchs)

Les mots de Francis Joyon à son arrivée

La fenêtre météo


« La fenêtre météo n’était pas très attrayante pour plusieurs raisons. Quand je suis arrivé à New York,  le système cyclonique était en place sur Miami. Cela entraîne beaucoup de pluie avec des vents dans le sud : ces conditions ne sont pas favorables, sans compter que la trajectoire de la dépression n’était pas totalement connue… Mais nous nous trouvions de ce côté de l’Atlantique et nous nous sommes dit, avec mon routeur Jean-Yves Bernot, que tenter le pari valait le coup. Et puis après tout, nous étions là pour jouer… ».

 

Une route plus longue (3222 milles)

« La dépression aurait pu prendre une route un peu plus nord, donc un peu plus courte. Ou au contraire encore plus sud, ce qui aurait été catastrophique. Finalement, nous avons trouvé un compromis qui nous a convenu. Le petit avantage de prendre cette route sud c’est qu’il n’y avait pas la menace des icebergs sur les bancs de Terre Neuve et j’ai eu moins de brume que lors de mon précédent record. Ceci dit, en bénéficiant d’une dépression équivalente sur une route plus nord, plus directe, on pourrait gagner au moins une demi-journée ».

 

Les limites du maxi trimaran IDEC repoussées

 « Dès les premières journées, j’ai compris qu’il fallait aligner les milles pour compenser cette route plus longue. Cela m’a obligé à tenir des vitesses très élevées (26,20 nœuds de moyenne sur le fond). Mon record des 24 heures (666, 23 milles) m’a bien aidé dans cette optique. Après « quelques » années de multicoque, je découvre que nous pouvons demander encore plus à ces maxi trimarans. Je croyais que j’étais déjà au maximum, j’ai découvert un nouveau potentiel. Les vitesses de 35 nœuds sont atteintes et dépassées. Nous pouvons même chercher les 40 nœuds, voire plus… . Ce sont des vitesses cibles que je ne connaissais pas sur ce bateau. En fait, je ne sais pas vraiment quelles sont les limites de ces bateaux. Tout dépend de l’état de la mer, du vent… Nous ne pouvons réellement chercher ces limites que dans des conditions réelles de record ou de course au large qui sont assez rarement réunies  ».
144 milles de retard sur Thomas Coville et pas de doute

« J’étais confiant car si Thomas avait suivi une route plus directe, il avait manqué de vent en fin du parcours. Et moi je savais que je n’en manquerai pas… ».


La vie à bord d’IDEC

« En général, je prends un peu de nourriture fraîche mais je n’ai cette fois pas eu le temps d’avitailler avant de partir. Heureusement, un ami russe m’a gentiment donné des produits qui m’ont permis de me nourrir avec autre chose que les conserves stockées à bord. Pour ce qui est du sommeil, j’ai dormi moins de 10 heures depuis le départ. Il a aussi fallu faire avec pour l’humidité : il a beaucoup plu sur ce trajet puisque j’étais dans la partie active de la dépression. En fait, tout était trempé à bord ».


La gestion du stress

« Sur ces bateaux, nous sommes en permanence à la limite du chavirage. Il faut réguler tout le temps les voiles pour soulager le bateau quand il plante dans les vagues. Les trois premiers jours, j’étais inquiet. Au quatrième, j’étais blindé : je m’étais habitué à un niveau de stress jusqu’alors inconnu pour moi ».

Un grand chelem des records historique

« J’ai battu les trois derniers records (24 heures, Route de la Découverte et Atlantique nord) après la remise en état du bateau suite au chavirage de New York en 2011. Cela me tenait vraiment à cœur de prouver que mon maxi trimaran était fiable et gardait encore un bon potentiel. C’est d’autant plus satisfaisant que j’ai amélioré tous ces records avec les voiles d’origine, celles du tour du monde de 2007 ».

Les réactions des skippers de la classe Ultime en solitaire

Thomas Coville, skipper du maxi Sodeb’O : « Ce qu’il fait, est une fois de plus remarquable . Cette route, explique le skipper de Sodebo, est loin de l’orthodromie (la route directe) et impose d’aller encore plus vite. A 500 milles du Cap Lizard, Francis Joyon avance devant la dépression à l’angle optimal et tout se joue une fois de plus sur cet exercice délicat de rester en phase avec le déplacement du front. La trajectoire est alors imposée par l’angle que tu fais avec le vent.  On sent bien sa volonté d’aller chercher ce record. Je lui ai laissé deux ans de répit en allant gagner la Volvo Ocean Race et il les a saisis pour aller s’attaquer avec panache à ces records référents. Il faudra y retourner pour faire mieux. La tâche sera difficile. Depuis que nous avons entamé ensemble en 2008 cette course aux records océaniques en solitaire, la bataille est devenue une compétition de haut niveau. Il est le premier à réussir  ce grand chelem. Chapeau bas Monsieur Joyon ! »

Lionel Lemonchois, skipper du maxi 80′ Prince de Bretagne :  » Il est incroyable, Francis ! Il n’arrête pas de nous étonner. Il est là où on l’attend, et il n’en finit pas de nous surprendre. Cela ne va pas être facile de passer derrière lui. Même si les records sont faits pour être battus, il place la barre très haut. L’Atlantique en solo à 25 noeuds de moyenne environ cela commence à faire ! Bravo « 

 

Francis Joyon pulvérise le record de l’Atlantique Nord

Francis Joyon, sur le maxi trimaran Idec a réussi son pari, en lien avec son routeur Jean Yves Bernot, de battre le temps de référence sur l’Atlantique en solitaire.

La fenêtre météo ne semblait pourtant pas idéale, obligeant le marin à une route sud, à près de 400 milles de l’orthodromie, alors que Thomas Coville avait bénéficié pendant 4 jours d’une route sur celle-ci, et avait donc effectué moins de milles pour se rapprocher des côtes anglaises. Pourtant Francis Joyon a réussi à maintenir son multicoque en avant de la dépression qui l’a accompagné du début à la fin de son parcours, il a grâce à deux empannages à se recaler pour éviter le centre de celle-ci, se faisant, il a pu aligner les milles, avec un maximum de 665 en 24 heures (à un mille de son record des 24 heures). En maintenant de telles vitesses, le retard dû à cette route sud s’est transformé en avance, et le skipper a pu négocier la fin de son parcours à des vitesses proches des 30 noeuds.

Francis Joyon a passé la ligne d’arrivée de cette traversée de l’Atlantique Nord hier après midi après 5 jours 02 heures 56 minutes et 10 secondes, en améliorant le temps de Thomas Coville sur Sodeb’O de 6 heures 34 minutes et 30 secondes. Il aura parcouru 3222 milles à une vitesse moyenne réelle de 26,20 noeuds (distance orthodromique : 2 865 milles pour une vitesse moyenne de 23,30 noeuds).

Il détient donc les quatre plus grands records à la voile en solitaire, à savoir le tour du monde (depuis 2008, en 57 jours 13 heures 34 minutes 6 secondes), le record des 24 heures (depuis 2012 avec 666,2 milles soit près de 28 noeuds de moyenne), le record de la Route de la Découverte (depuis février 2013 en  8 jours, 16 heures, 07 minutes, 05 secondes) et enfin cette traversée de l’Atlantique Nord.

L’ensemble du monde de la voile salue cette incroyable performance, le skipper d’Idec accroit un peu plus la pression sur les épaules de ces adversaires, notamment Thomas Coville, qui dispose d’un bateau très proche (mêmes architectes :  Irens Cabaret mais avec 5′ de plus à la flottaison) mais plus performant sur le papier, et qui s’est vu détrousser de trois de ces records, il tentera cet hiver de ravir le tour du monde à son adversaire.

Francis Joyon à mi-parcours

Francis Joyon, à bord de son maxi-trimaran IDEC,  va passer cette nuit la mi-parcours de sa tentative de record sur l’Atlantique Nord, il a actuellement un déficit de 111milles sur l’actuel détenteur du record Thomas Coville.

Malgré ce déficit, le skipper maintient des vitesses similaires à celle du record, mais est contraint de suivre une route au sud de l’orthodromie, ce qui explique ce retard, celui-ci devrait se réduire lorsque le marin de Locmariaquer pourra prendre une route plus au nord.

©JEAN MARIE LIOT / DPPI / IDEC

Francis Joyon : « J’ai encore effectué cette nuit quelques « plantouilles ». Je vis au même rythme que durant mon record des 24 heures (établi l’an passé avec 666,2 milles nautique!). « La différence est que l’an passé, j’avais pu choisir ma configuration de route pour le record, et naviguer en avant d’une dépression sur mer plate. Je rencontre depuis New-York une très forte houle, parfois désordonnée, qui nuit à la belle glisse du bateau. Je me suis rapproché très près du centre de la dépression, moins de 50 milles. J’ai donc choisi d’empanner pour revenir vers les zones plus actives en périphérie. »

Francis Joyon dans les temps du record

Francis Joyon a franchi ce matin à 11 heures, 12 minutes heure française la ligne de départ du parcours de la traversée de l’Atlantique, entre New-York et le cap Lizard. Pour battre le record de 5 jours, 19 heures, 30 minutes et 40 secondes deétenu par Thomas Coville sur le trimaran Sodebo, le skipper d’IDEC devra rejoindre la latitude du cap Lizard avant lundi 17 juin à 04 heures, 41 minutes GMT (soit 06 heures, 41 minutes HF).

Comme à son habitude, Francis Joyon a effectué seul les dernières préparations sur son bateau, il a donc quitter la marina de Gateway à l’aide d’un semi rigide, sans équipe technique, une fois en mer il a ensuite démonté seul son hélice en plongeant sous son multicoque.

Ce soir, le skipper tient une vitesse d’environ 22 noeuds et maintient son trimaran dans les temps du record avec 14 milles de retard après 12 heures de mer.

Francis Joyon : « Je sais que je dois bénéficier de bonnes conditions sur les deux premiers tiers du parcours, et qu’il subsiste, selon les modèles météo, une incertitude sur l’arrivée, suivant la route que suivra la dépression que nous avons choisi de chevaucher. La route ne sera pas optimale par rapport à l’ortho, puisque je serai un peu plus sud. Mais c’est un mal pour un bien puisque je devrais ainsi éviter le gros des brouillards sous les grands bancs… »

Sodeb’O confirme l’achat de Géronimo et lancera un circuit pour les Ultimes

L’entreprise vendéenne a confirmé aujourd’hui l’achat du trimaran Géronimo, qui appartenait jusqu’ici à Olivier de Kersauson. Sodeb’O renouvelle sa confiance à son skipper, Thomas Coville, qui alignera le trimaran sur la Route du Rhum 2014.

Le sponsor a également confirmé le développement d’un nouveau programme de courses au large. « Depuis de longs mois, nous travaillons à un nouveau circuit que nous avons prévu de finaliser et de présenter concrètement au cours de l’année 2013, » confie la coprésidente de SODEBO qui poursuit les consultations avec Thomas Coville et son équipe.

L’actuel maxi trimaran Sodeb’O de 105′, sur plan Irens Cabaret sera de nouveau aligné sur une tentative de record autour du monde en solitaire à l’automne, il sera ensuite mis en vente (même si certaines rumeurs le donnent déjà vendu à Ken Read). Parallèlement au programme de record cette année, Géronimo entrera en chantier chez Multiplast, sous la houlette des architectes Lauriost Prévaut et Van Pethegem (VPLP) et de Hervé Devaux Structure, afin d’optimiser le trimaran à son programme qui sera dévoilé en cours d’année.

Les réactions d’ODK : »Geronimo nous a donné beaucoup d’émotions et de plaisir, plein de records magnifiques, dont la Transpac et l’Australie qui tiennent toujours. C’est le premier grand trimaran, conçu à une époque dominée par les catamarans, et on a pris beaucoup de risques avec lui. Il nous l’a bien rendu. Il nous a quand même fait passer le Horn dans des conditions dantesques où aucun autre bateau ne serait passé ! Geronimo s’est souvent trouvé dans des conditions rugueuses (cassé le bras dans les déchets du tsunami dans l’Indien, passé le Horn en pleine baston), on n’a pas été gâtés en météo et on a dû payer pas mal de pots cassés, mais ce bateau a de l’âme et il nous a toujours permis de rentrer à la maison avec fierté. Thomas va faire ce que je ferais si je le pouvais encore, on est en ligne sur les objectifs et les moyens d’y parvenir. Cela me fait plaisir que ce bateau existe et évolue encore entre ses mains. Thomas a une équipe qui développe, réfléchit, navigue beaucoup et partout, ce sont des gens pour qui j’ai de l’estime. Avec notre expérience et nos partenaires Cap Gemini et Schneider, nous avions optimisé ce bateau au mieux de nos moyens et des technos disponibles, sans économies ni compromis. Il peut encore évoluer, rester une référence. Cela nous fait vraiment plaisir que Sodebo et Thomas donnent un avenir à tout ce qu’on a fait.« 

 

Francis Joyon déjà sur la Route de la Découverte

Alors que Thomas Coville a abandonné hier sur le record de l’Atlantique Sud, suite à une blessure,  Francis Joyon a pris le départ de ce même record entre Cadix et San Salvador.

En l’absence de son concurrent habituel, le skipper tentera de battre son propre record déjà détenu sur ce même  trimaran IDEC, il a coupé la ligne de départ aujourd’hui à 12h50’25 » TU ; pour améliorer son chrono (9 jours 20 heures 32 minutes), il devra couper la ligne d’arrivée avant samedi à 9 heures 22.

Cette tentative de record permettra à Francis Joyon de convoyer son bateau de l’autre côté de l’Atlantique pour l’objectif de l’année, reprendre le record de l’Atlantique Nord à Sodeb’O et Thomas Coville.

Le marin de Locmariaquer a choisi de ne pas se faire router sur cette Route de la Découverte, il choisira donc seul sa route, la météo s’annonce musclée et sur une route très nord comme l’explique le skipper :  « Je pars avec du vent de nord-est soutenu vers les Canaries, mais je devrai me recaler pour respecter la marque de parcours dans l’archipel (il faut laisser l’île de Gran Canaria à tribord, ndr). Ce ne sera donc pas forcément très rapide au début, mais ensuite j’irai chercher ce front froid vers le milieu de l’Atlantique. Cela devrait me permettre d’aller vite sur la route directe derrière ce front, dans du vent de nord-est. Un passage alizéen par le sud, lui, m’aurait obligé à multiplier les empannages pour éviter d’être plein vent arrière et conserver un angle au vent rapide. C’est une bonne fenêtre météo qui s’est présentée, il fallait saisir cette opportunité ».

La cartographie de la tentative de record.

Abandons et programme des G-Class solos

  • Thomas Coville, le skipper du maxi trimaran Sodeb’O , est contraint de renoncer à sa tentative de record sur la Route de la Découverte suite  à une blessure à la jambe gauche. Celle-ci date de dimanche, lors d’un empannage dans un vent fort. Le skipper fait désormais route vers les Açores qu’il devrait atteindre demain. Il suit ainsi les conseils de deux médecins, afin d’éviter des séquelles ultérieures.

Thomas Coville « J’ai cru que ça allait se résorber mais la situation s’est rapidement dégradée, ma cheville a beaucoup enflé et j’ai maintenant du mal à me déplacer ce qui peut engager ma sécurité et celle du bateau. Les médecins craignent que cela s’aggrave et entraine des conséquences sur ma récupération à long terme. Comme je ne suis pas loin des Açores, me dérouter s’avère être une sage décision. C’est dommage car je me sentais vraiment bien sur ce bateau transfiguré au portant. Cet entrainement m’intéressait beaucoup même si ce record de la Découverte n’est pas le centre de notre programme avec Sodebo. »

  • Le principal adversaire de Thomas Coville, Francis Joyon, va quant à lui reprendre sa campagne de records, sur le quasi sistership de Sodeb’O. Il détient trois des quatre principaux records en solo sur son trimaran Idec (tour du monde, route de la Découverte, record des 24 heures). Il devrait s’aligner sur le record de la Route de la Découverte pour améliorer son propre record, suite à l’abandon de Soded’O. Puis il  retentera sa chance sur l’Atlantique Nord avec la traversée de New York au Cap Lizard. Il avait chaviré peu après son départ en 2011 lors de sa précédente tentative.
  • Roman Paszke, sur son maxi catamaran Bioton, a pris la décision de renoncer à son tour du monde contre vents et courants dominants il y a quelques jours en raison du mauvais temps dans la zone du Cap Horn. Cette décision est une surprise puisque le marin polonais visait le temps de Jean Luc Van Den Heede sur un monocoque en 129 jours, et qu’il était possible pour lui de passer le Horn en moins de 30 jours en s’abritant, et en attendant des conditions météos favorables.

Thomas Coville sur le record de la Route de la Découverte

Le skipper du maxi trimaran Sodeb’O a pris le départ du record de l’Atlantique Sud (la Route de la Découverte) en début d’après midi. Thomas Coville va tenter de battre le temps de Francis Joyon, établi en 2008 sur ce trajet Cadix- San Salvador, il devra pour se faire tenir une moyenne de près de 18 noeuds et terminer en moins de 9 jours 20 heures et 32 minutes.

Il sera pour se faire épaulé de deux routeurs à terre, Jean-Luc Nélias et Thierry Douillard, qui essayeront de composer au mieux avec deux passages de front sur la route des Caraïbes après un départ musclé au large de l’Espagne.

Thomas Coville : ‘’Sur la route des Canaries, il y aura beaucoup de vent à gérer au portant dans une mer bien formée. Un départ plutôt costaud avec une arrivée en 36 heures à Gran Canaria que je vais aborder en pleine nuit. Sodebo ne devrait pas trop sentir le dévent de l’île puisque le vent souffle de secteur Nord, par contre s’extraire de l’archipel s’annonce délicat avec peu de lumière et beaucoup de trafic.’’

 

© Gilles Martin-Raget/Sodebo

‘’Ensuite, je m’attaquerai au passage d’un premier front, sur une route plutôt Nord,’’ poursuit-il. ‘’Ce sera le premier point clef de ma traversée. Je sais que la situation météo n’est pas la plus optimale pour ce parcours mais c’est engagé et cela fait partie de l’opportunisme des records. Compte tenu de notre programme, c’est le bon timing pour partir. Après la traversée de la Méditerranée en septembre (en 25h), nous voulions faire une transat en solo et un retour en équipage dans cette idée de monter crescendo dans l’entraînement pour le tour du monde de cet hiver qui est notre priorité avec Sodebo. Même si je ne m’attends pas à une traversée des plus fluides, j’ai envie et besoin de me confronter au chrono.’’

Thomas Coville devra donc couper la ligne d’arrivée, située devant la petite île de San Salvador aux Bahamas, avant mardi 12 février à 9h46’34’’ (heure française, 8h46’34’’ TU).

Le suivi du record avec la cartogaphie GéoVoile.