Trophée Jules Verne J2 : empannage pour les deux équipages

 Les deux trimarans, IDEC SPORT et Spindrift 2 ont empanné en fin de matinée, et vont maintenant filer bâbord amure dans un alizé bien établi vers l’équateur.
Les équipages ont des routes relativement similaires (Spindrift 2 est légèrement décalé dans l’ouest de la trajectoire d’IDEC).
Les routages semblent donner un temps de moins de 5 jours à l’équateur, les conditions de mer qui s’améliorent devraient donc permettre aux multicoques de conserver des vitesses proches de 30 noeuds.
Les deux bateaux affichent ce jour un léger retard sur le détenteur du record, Banque Populaire V, de 80 milles pour IDEC SPORT, et 50 pour Spindrift 2.
La tendance devrait s’inverser demain, en effet Banque Populaire avait été contraint de faire une route assez proches des côtes sur ce début de parcours et avait ensuite dû mettre de l’ouest dans sa route. Idec et Spindrift faisant route directe plein sud, les trajectoires actuelles et celles du détenteur actuel devraient converger demain. Les deux trimarans engagés cette année devraient donc combler ce retard très rapidement et accroitre une avance jusqu’au Pot au Noir.
© Yann Riou/Spindrift racing

© Yann Riou/Spindrift racing

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT, joint aujourd’hui

Francis, vous venez d’empanner, peux-tu nous expliquer la situation ?

Francis JOYON : « Oui, nous sommes passés bâbord amures et nous avons envoyé le gennaker. Le but est bien sur de faire une route qui nous rapproche de l’équateur. Le flux dépressionnaire de nord nous donnait un cap qui allait de plus en plus vers l’ouest, donc au bout d’un moment il faut y aller pour retrouver une route plus directe. Là nous sommes cap au 180 °, plein sud, route directe sur l’équateur !  »

Cela veut dire qu’IDEC SPORT pourrait couper l’équateur via un seul empannage en tout et pour tout ?

« Un routage nous indiquait un petit contre-bord à faire en fin d’après-midi, un autre nous faisait espérer qu’on puisse aller tout droit. Le cap s’est bien amélioré donc oui on espère aller tout droit… et même s’il faut faire un petit contre-bord de recalage, ce ne sera pas bien grave. »

Vous espérez donc franchir l’équateur en plus ou moins 5 jours ?

« C’est ce qu’on espère oui ! Hier nous avions du mal à aller aussi vite que nous aurions voulu car il y avait beaucoup de mer, en particulier en face du cap Finisterre. Le bateau bondissait à travers la houle au portant… c’était assez spectaculaire ! Mais maintenant que la mer s’est un peu calmée, depuis quelques heures, nous allons pouvoir atteindre les vitesses-cible plus facilement. »

Peux-tu revenir sur les 24 premières heures de votre tentative?

« C’était quand même chaud ! Le bateau faisait un peu le fou. La mer n’était pas orientée dans le même sens que le vent, ce qui complique beaucoup le truc. Le bateau tapait énormément par moments… On s’en sort sans trop de casse, juste avec deux ou trois bricoles à réparer comme la protection pour le barreur, mais rien de grave. On a affronté ces 24 premières heures avec un peu de réussite, pour ce qui est du passage dans la mer et de la route accomplie. »

On te sent plutôt satisfait de ce début de record…

« Oui, je crois bien que je n’ai jamais traversé aussi vite le golfe de Gascogne ! Malgré les vagues et les rafales, ça n’a pas trainé ! On a tenu de bonnes vitesses moyennes et le fait de pouvoir être en route directe vers le sud maintenant c’est bien. C’est sympa! »

Quelle ambiance à bord avec l’équipage ?

« Nous sommes forcément un petit peu fatigués, car le rythme a été très soutenu depuis le départ. C’est normal : on n’a pas beaucoup dormi, pas beaucoup récupéré, pas beaucoup mangé… On est contents maintenant de pouvoir nous restaurer sans voir la nourriture sauter par dessus-bord ou tomber par terre! Avec les grains, il fallait être vigilants et nous étions à fond sur le bateau… Sinon l’ambiance est à l’entraide, tout le temps, nous avons mis en place un système de quarts avec des changements très souvent et ça fonctionne bien. Il y a une énorme entraide pour bien faire marcher le bateau. »

En allant vers le sud, vous devez avoir un peu moins froid à bord…

« Effectivement, il a fait très froid la première nuit et aussi au cap Finisterre. Mais maintenant les températures remontent nettement. Dehors, au lever du jour tout à l’heure, on voyait des énormes nuages noirs avec des grains, mais maintenant le soleil perce les nuages et ça se dégage progressivement. Il n’est pas impossible qu’on ait un peu de belle lumière dans la journée, ça va être très sympa… »

L’état de la mer s’est-il bien amélioré?

« Le phénomène de mer croisée qui rendait le passage très brutal s’est calmé Le bateau glisse maintenant, c’est vraiment agréable. Gwénolé (Gahinet) m’a remplacé à la barre et on retrouve du vent au moment où je te parle. On va accélérer assez rapidement, je pense. »

 

Yann Riou, médiaman à bord de Spindrift 2, à 7h ce matin :

« Toujours au portant dans une mer qui semble bien vouloir se ranger un peu. On est passé il y a environ une heure sous gennaker medium (on avait auparavant le petit gennak’ de brise), signe que le vent a tendance lui aussi à se calmer.
Tout est relatif, il y a encore 25 nœuds et on fait encore des pointes de vitesse régulières à 35 nœuds, ce qui est pas mal pour du portant. On sent aussi clairement que la température de l’eau et de l’air augmentent rapidement. Les 24 premières heures ont été toniques. Il y a eu une mise en place de gennaker de brise très humide et des pointes jusqu’à 46 nœuds.
A l’intérieur, il fallait s’accrocher pour se déplacer sans se faire éjecter sur une paroi. Disons que pour réussir à manger, il fallait avoir très faim et que pour réussir à dormir, il fallait avoir très sommeil.
L’équipage va bien, tous semblent être contents être là. Le bateau fonctionne bien. On a juste eu un petit problème d’entrée d’eau par le puits de dérive. Une petite piscine d’eau de mer mais rien de grave. Antoine (Carraz) nous a arrangé cela.
Au niveau stratégique, on est plutôt satisfait de ces premières 24 heures, et de cette fenêtre. Il va y avoir un empannage à venir et c’est ce qui accapare toute l’attention d’Erwan (Israël) et de Yann qui se relaient à la table à cartes. »

Une première version de cartographie regroupant les deux trimarans en lice et celle du détenteur du Trophée Jules Verne est disponible sur Volodiaja.net

Trophée Jules Verne : Jour 1, le Golfe de Gascogne en un seul bord

Les équipages des deux maxis trimarans en lice pour le Trophée Jules Verne ont coupé la ligne de départ cette nuit. Le chronomètre a été déclenché à 3h 02 minutes et 22 secondes pour IDEC SPORT et  5h 01minute et 58 secondes pour Spindrift 2.

Pour battre le record actuel autour du monde, détenu par Banque Populaire V, les hommes de Francis Joyon devront boucler leur circumnavigation avant le 6 janvier 2016 à 15h 44 pour IDEC SPORT et ce même jour à 17h44 pour Spindrift racing.

Les conditions sur la ligne de départ étaient relativement clémentes, mais le vent a rapidement forci  dans le Golfe de Gascogne. Les équipages rencontrent des conditions de mer assez difficiles avec des creux de 4 à 5 m et des vents de 30 noeuds.
Ils ont fait route sur un seul bord vers le Cap Finisterre, légèrement à l’est de la route directe.

Ce soir,  les deux bateaux sont en avance sur le temps du record, 7,6 milles pour IDEC SPORT et 12 milles pour Spindirft 2. Les deux multicoques naviguent à plus de 30 noeuds, ils devraient conserver ce flux soutenu et pouvoir accroitre cette avance.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Marcel Van Triest, routeur à terre d’IDEC SPORT : « même si la mer de travers ne permet pas d’aller très, très vite, on ne va pas se plaindre ! On fait le golfe de Gascogne sur un seul bord et on ne fera probablement qu’un seul empannage d’ici l’équateur ! Il y a 75% de chances de faire un temps correct au Cap et 35% de chances de faire mieux que Banque Populaire qui avait été très rapide sur ce tronçon équateur-Bonne Espérance. Dès demain soir, les gars seront contents car il commencera à faire chaud, ce qui les changera des températures très froides de ce début de record. A 30 milles par heure en route directe, tu gagnes vite des degrés bienvenus. Honnêtement, sur l’Atlantique Nord cette fenêtre est très stable et quasi idéale.  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 au large du Cap Finisterre cette après midi sur RMC : « ça y’est, le vent a bien forci. Nous avons 38 à 40 noeuds de Nord, de la mer et, là, pendant que je vous parle, nous marchons à 43 noeuds de vitesse, c’est bien intense à bord. »

 

Trophée Jules Verne : départ cette nuit pour Idec Sport et Spindrift 2

Les deux équipages en stand-by pour leur tour du monde étaient arrivés à Brest afin de se rapprocher de la ligne de départ. 

La fenêtre météorologique de ce week end, la première de la saison, était scrutée par les deux routeurs : Jean Yves Bernot pour Spindrift racing et Marcel Van Triest pour Idec Sport. 

Idec Sport devrait quitter le ponton dans les minutes à venir alors que Spindrift 2 devrait larguer les amarres vers 23h30.

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Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’Idec Sport :

Oui ! Nous avons décidé de partir tout à l’heure car nous avons vu qu’il y avait des chances d’accrocher la dépression qui se situe dans l’Atlantique Sud et donc nous partons aujourd’hui avec cette idée-là. On part dans une journée très ventée : 30 à 35 noeuds de vent sur Brest, beaucoup plus sur Ouessant. Les conditions de départ ne vont pas être faciles…

On va partir avec un ou deux ris. Il faudra surtout être prudents dans le golfe de Gascogne ou la mer sera très forte avec 4 à 5 mètres de houle annoncés et la mer peut être croisée encore puisqu’on a eu un coup de vent de sud-ouest avant hier et que maintenant nous sommes dans un régime de secteur nord. Nous serons dans le bain d’entrée de jeu !Le record à l’équateur envisageable. On pourrait mettre moins de 5 jours et demi si tout s’enchaine bien. 

On fait un peu pour la forme un dernier tour du bateau. Histoire d’être certain de n’avoir rien oublié, qu’on a bien l’avitaillement qui convient, que chacun a bien mis son passeport dans le conteneur de sécurité, des petits rituels comme ça.. L’équipage est content, ce sont des gens qui sont habitués aux départs et qui sont heureux en mer… 

Le trajet jusqu’à l’équateur parait relativement simple. Il y a peu d’aléas météo et de questions à se poser, mise à part tout de même cette nuit une petite dépression pour pourrait créer un manque de vent dans le golfe de Gascogne. Il ne faut donc pas s’empêtrer là-dedans. Mais surtout on essaie de voir plus loin, jusqu’à la position de l’anticyclone de Sainte Hélène, la circulation des dépressions qui partent du Brésil et se dirigent vers Bonne Espérance. C’est un mélange de tout ça qui a déterminé notre décision de partir aujourd’hui. 

 On ne peut être certains de rien mais on part sur une probabilité qui peut devenir favorable. Par le passé, des projets ont attendu des mois et des mois une bonne fenêtre,… on se dit qu’il faut tenter notre chance.. 

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT en code orange, Spindrift 2 attendu à Brest demain

Le trimaran IDEC SPORT mené par Francis Joyon est arrivé à Brest hier, après son convoyage  depuis La Trinité-sur-Mer. Dès son arrivée, le skipper a choisi de passé en code orange, ce qui signifie un départ possible sous 6 jours. En effet une fenêtre météo favorable semble se dessiner en fin de semaine, le départ pourrait se faire dès samedi 21 novembre. Francis Joyon et son routeur Marcel Van Triest vont scruter les prévisions afin d’affiner les possibilités de départ.

L’autre trimaran prétendant au Trophée Jules Verne, Spindrift 2 est attendu demain à Brest, Yann Guichard, Dona Bertarelli et leur équipage devraient également passer en code orange dès leur arrivée.

L’équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne dévoilé

Le stand by du maxi trimaran Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne débutera le 19 octobre.

Le bateau est détenteur du Trophée sous les couleurs de Banque Populaire V, il a depuis été optimisé par le team Spindrift racing, qui totalise près de 40000 milles à son bord depuis son rachat.

Crédit Photo : Jimmy Bonnal, avec son aimable autorisation
http://www.jbonnal.fr
https://www.facebook.com/jbonnalphoto

Yann Guichard et Dona Bertarelli s’entourent de 12 hommes pour ce défi autour du monde. On retrouve ainsi une partie des navigants habituels de l’équipe, à savoir :  Christophe Espagnon, François Morvan et Xavier Revil. Jacques Guichard, frère de Yann, et maître voilier chez North Sails, poursuit également sa collaboration avec l’équipage.

Thierry Duprey du Vorsent, Boat Captain du maxi-trimaran et détenteur du Trophée Jules Verne sur ce bateau depuis 2012 et Antoine Carraz, responsable technique du trimaran feront également partie de  l’équipage.

Thomas Rouxel, Sébastien Marsset, Sébastien Audigane et Loïc Le Mignon, spécialistes du grand large en course (Volvo Ocean Race) ou habitués des records apporteront leur expérience du grand sud au reste de l’équipage.

Erwan Israël occupera le poste de navigateur, et aura la responsabilité de déterminer la route du trimaran sur ce tour du monde, en coordination avec le skipper Yann Guichard et Jean-Yves Bernot routeur à terre.

Yann Riou aura également à poste à part puisqu’il embarque en tant que médiaman et fera partager le quotidien de l’équipage sur cette tentative de Trophée Jules Verne, tout en ayant la possibilité de participer aux manoeuvres.

Dona Bertarelli, barreuse du maxi trimaran :  “ Ce projet du Trophée Jules Verne est le point d’orgue d’un programme mis en place dès l’acquisition du trimaran Spindrift 2. Ce tour du monde demande une totale implication physique, mentale, professionnelle et surtout personnelle. Être une équipe, c’est pouvoir compter les uns sur les autres, s’entraider, accepter d’avoir des hauts et des bas mais s’attacher à trouver l’équilibre pour réussir ensemble. Ce challenge humain nous passionne avec Yann. Nous souhaitons nous entourer de personnes qui partagent notre démarche et nos valeurs. Il nous tient aussi à cœur de partager notre passion pour la voile ainsi que le travail de notre équipe avec le public et notamment les plus jeunes. Nous présenterons prochainement les outils que nous avons souhaité mettre en place pour atteindre cet objectif. ”

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : “ Au-delà de la compétition, l’aventure humaine d’un tel défi est une dimension essentielle pour Dona et moi. Nous avons choisi l’équipage dans ce sens. Il réunit aussi bien des marins issus des séries olympiques qui se sont ensuite tournés vers le large que des marins ayant l’expérience des records océaniques et du Grand Sud. Spindrift 2 est un prototype dont il faut prendre soin. Les spécialistes du multicoque ont cette notion du dosage fondamental entre la vitesse et la sécurité. Je suis entouré de marins dont je connais le talent, qui se sentent bien en mer, sur qui je peux compter et avoir confiance. L’alchimie est là. Je le vois à l’entraînement et ressens une réelle envie de vivre ensemble ce défi incomparable. ”

© Mark Lloyd

© Mark Lloyd

Équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne :

Yann Guichard, skipper
Dona Bertarelli, barreur-régleur

Sébastien Audigane, barreur-régleur
Antoine Carraz, barreur-régleur
Thierry Duprey du Vorsent, barreur-régleur
Christophe Espagnon, barreur-équipier d’avant
Jacques Guichard, barreur-régleur
Erwan Israël, navigateur
Loïc Le Mignon, barreur-régleur
Sébastien Marsset, équipier d’avant
François Morvan, barreur-régleur
Xavier Revil, barreur-régleur
Yann Riou, mediaman
Thomas Rouxel, barreur-équipier d’avant

Jean-Yves Bernot, routeur à terre

Simone Gaeta, remplaçant
Thomas Le Breton, remplaçant

GC32 Racing Tour : dernière journée annulée, Alinghi vainqueur de l’étape marseillaise, Sultanate of Oman champion de la saison 2015

Le vent aura eu raison de la dernière journée du Marseille One Design, ultime étape du Bullitt GC32 Racing Tour. Après deux jours de vent faible, la situation avait bien changé ce matin sur la citée phocéenne ; les équipages ont rejoint le plan d’eau avec 30 noeuds établis mais de fortes rafales à plus de 40 noeuds ont incité le comité à renvoyer la flotte des catamarans à foils au port.

© Sander van der Borch/ Bullitt GC 32 Racing Tour

Le classement reste donc figé, Alinghi mené par Morgan Larson remporte l’étape marseillaise avec 3 points d’avance sur Spindrift racing et 5 sur Sultanate of Oman.

Au classement général, la victoire revient à Sultanate of Oman après cinq étapes disputées à travers l’Europe, Alinghi termine 2nd à un point du vainqueur. Spindrift racing, mené par Yann Guichard termine 3ème au classement général, malgré son absence sur l’étape de Cowes. Armin Strom termine 4ème devant Team Engie.

La flotte de GC32 est désormais bien présente au quatre coins du globe, reste à voir comment vont se répartir les différents teams, puisque les Extreme Sailing Series adoptent le catamaran monotype à foils la saison prochaine. Le circuit international devrait intéresser certaines équipes engagées ou non sur le GC32 Tour.
Il est probable que le circuit européen perdure, puisque le sponsor Bullitt a signé pour deux saisons, les calendriers des deux circuits devraient s’adapter afin de permettre aux équipes de jouer sur les deux tableaux.

Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Classement général du Bullitt GC32 Racing Tour

GC32 Alinghi en tête, Spindrift racing en embuscade avant la dernière journée

Le petit temps a dominé hier et aujourd’hui à Marseille, où se déroule la dernière étape du Bullitt GC 32 Racing Tour. Les catamarans monotypes ont peiné à monter sur leurs foils dans des vents souvent inférieurs à 10 noeuds.

© Sander van der Borch/ Bullitt GC 32 Racing Tour

Alinghi est parvenu à conserver la tête de la flotte mais voit son leadership menacé par Spindrift racing. Yann Guichard et son équipage ont affiché une belle vitesse dans ces petits airs et ont profité de quelques faiblesses de Sultanate of Oman pour prendre la seconde place du classement provisoire de l’étape marseillaise, avec deux points de retard sur le bateau suisse mené par Morgan Larson.

L’équipage de Sultanate of Oman après une journée difficile hier, a augmenté son niveau de performance aujourd’hui et pointe en 3ème place à deux points de Spindirft racing.  Sébastien Rogues sur Team Engie, termine sur une bonne note, avec une victoire de manche lors de l’ultime régate du jour.

Armin Strom est en difficulté dans la pétole et se classe 5ème du provisoire.

La dernière journée de régate de ce Bullitt GC 32 Racing Tour aura lieu demain, et devrait sacrer Sultanate of Oman comme vainqueur de la saison, si l’équipage parvient à maintenir sa 3ème place, ce qui fait peu de doute.

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GC32 : Alinghi leader à l’issue de la 1ère journée du Marseille One Design

La première journée du Marseille One Design se déroulait aujourd’hui.

Cinq équipages de GC32 sont au rendez vous de cette dernière étape de la saison du Bullitt GC32 Racing tour : Alinghi, Sultanate of  Oman, Spindrift racing, Armin Strom Sailing Team et Team Engie.

Alinghi a déroulé une journée quasi parfaite, avec quatre victoires et manches, une 4ème et une 3ème places. L’équipage suisse pointe en tête du provisoire avec quatre points d’avance sur Sultanate of Oman.

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Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Oman Sail engagé sur deux fronts cette fin de semaine, l’avant dernière manche des Extreme Sailing Series  et la dernière du Bullitt GC32 Racing Tour, a changé d’équipage  pour cette ultime étape.
Le catamaran a été confié à un équipage expérimenté ; puisque quatre des cinq équipiers sont issus de l’équipage du challenger suédois pour l’America’s Cup, Artemis Racing. Nathan Outteridge, Iain Percy, Iain Jensen, Kalle Torlen sont associés à Luke Parkinson sur le bateau aux couleurs du Sultanat.
Ils se sont montrés les plus incisifs sur les départs en pointant en tête à la première bouée sur 3 des 6 manches courues aujourd’hui.

Spindrift racing, mené par Yann Guichard et Armin Strom Sailing sont 3 et 4ème à l’issue de la journée de course, avec respectivement 20 et 21 points, rien n’est perdu pour ces deux équipages qui pourront profiter des trois journées restantes pour revenir sur leurs adversaires.

Team Engie de Sébatien Rogues pointe en 5ème place, avec seulement 3 points de retard par rapport à la 3ème place du provisoire.

Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Les équipages ont terminé la journée par des runs de vitesse sur 600m (hors compétition) sur lesquels Armin s’est imposé avec une seconde d’avance sur Alinghi.

Reprise des régates demain à 12h.

Le point sur la classe Ultime

  • Le trimaran Ultim Actual a été mis à l’eau hier après un court chantier chez Multiplast. Il reste désormais un mois pour  qu’Yves le Blévec et son coskipper Jean Baptiste Le Vaillant prennent en main le bateau avant le départ de la Transat Jacques Vabre. Il n’y a pas eu de modification sur l’ex Sobed’O lors du chantier. Le team rejoint le collectif Ultim, qui organisera le circuit des multis solos dans les années à venir
  • Deux autres engagés sur la Transat Jacques Vabre enchainent les navigations d’entrainement, Thomas Coville et Jean Luc Nélias sur Sodeb’O Ultim et Lionel Lemonchois et Roland Jourdain sur le Maxi 80 Prince de Bretagne.
  • Le dernier né et également engagé sur la Transat Jacques Vabre, le trimaran Macif ; est actuellement amarré à Port la Forêt pour un court chantier suite à une avarie sur la coque centrale après la rupture d’une pièce d’accastillage. Les entrainements devraient reprendre la semaine prochaine pour François Gabart et Pascal Bidégorry.
  • L’équipage de Spindrift racing a également enchainé les sorties d’entrainement sur Spindrift 2 dont le stand by pour le Trophée Jules Verne débutera le 15 octobre. Le team terminera d’ici là la saison de D35 ce week end et le Bullitt GC32 racing la semaine prochaine.
  • Idec Sport devrait être mis à l’eau dans la quinzaine à venir. Le trimaran sera en stand by pour le Jules Verne début novembre. Francis Joyon rejoint également le collectif Ultim.

 

Les résultats des régates monotypes

  • Les équipages du circuit Bullitt GC32 Racing Tour se sont retrouvés pour l’avant dernier événement de la saison le week end dernier en Italie.

Le team Spindrift racing avait bien débuté avec une première place au provisoire lors des deux premiers jours. Alinghi enchainait d’excellents résultats dans le même temps, mais c’est Sultanate of Oman qui se montrait le plus régulier sur l’ensemble de la compétition.

Le team omanais remportait donc la compétition devant Spindrift racing, Alinghi, Armin Strom et Team Engie.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Leigh McMillan, skipper de  Sultanate of Oman  : « cette victoire nous a un peu été offerte, mais nous avons quand même bien navigué. Nous avons eu une série de deuxièmes et troisièmes places et nous étions toujours en tête au départ de l’avant-dernière manche. Nous sommes contents. Je suis très fatigué, mais c’est grâce à tout l’équipage que nous avons été jusqu’au bout »

Yann Guichard, skipper de Spindrift racing  : « le bilan est positif avec cette seconde place gagnée à l’issue des quatre journées de régate. Sultanate of Oman a été le plus régulier durant l’épreuve, bravo à eux. Nous avons réalisé deux belles journées sur l’eau et une moins bonne avec quelques soucis de vitesse. La clé de la réussite sur cette étape, résidait surtout dans le départ et le passage de la première bouée. Depuis le début du Bullitt GC32 Racing Tour 2015, nous nous sommes classés seconds à chacune des trois épreuves que nous avons disputées. Même s’il nous manque des heures de navigations par rapport à d’autres équipes, nous sommes dans le match. On espère un peu plus de vent pour la prochaine et dernière étape à Marseille. Si l’équipe d’Oman dispose d’une belle avance, cela reste assez serré avec Alinghi. Un bel évènement sportif en perspective pour clôturer la saison ».

Au classement général Sultanat d’Oman renforce son leadership sur Alinghi et Spindrift.

La dernière épreuve du Bullitt GC32 Racing Tour 2015 se tiendra à Marseille du 30 septembre au 3 octobre.

Bullitt GC32 Racing Tour – classement général provisoire après quatre étapes

  1. Sultanate of Oman 7 points
  2. Alinghi 10 points
  3. Spindrift racing 12 points
  4. Armin Strom Sailling Team 15 points
  5. Team ENGIE 17 points
  6. Team Argo 32 23 points

 

 

  • Egalement le week end dernier, à Goteborg cette fois, les équipages de la prochaines America’s Cup se retrouvaient sur le plan d’eau suédois pour la deuxième étape des Louis Vuitton America’s Cup World Series.

Oracle Team USA, le defender avait largement dominé la première journée avec deux victoires de manche. Land Rover BAR et Emirates Team New Zealand se partageaient les places sur le podium lors de cette journée du samedi. Les locaux de Team Artemis enchainaient les déboires avec un chavirage lors de la journée d’entrainement et un contact avec un rocher samedi endommageant un des foils et le puit. La journée était également compliqué pour Groupama Team France  qui terminait dernier et avant dernier.

Dimanche les conditions étaient plus légères ne permettant pas aux catamarans de foiler. L’équipage d’Emirates Team New Zealand glanait une victoire et une seconde place lors de cette ultime journée où les points comptaient doubles et remportait cet événement.

http://www.youtube.com/watch?v=CMRHAzhtLeo

James Spithill sur Oracle Team USA était moins percutant dans ces conditions légères et faisait quelques erreurs, et prenait la seconde place au général, devant l’équipage anglais de Ben Ainslie.

Softbank Team Japan mené par le kiwi Dean Barker prenait une belle quatrième place, devant le team Artemis. Les suédois devront se contenter d’une victoire de manche lors de la 3ème régate. Le fait d’avoir deux équipages distincts, l’un pour les ACWS et un naviguant sur l’AC45T semble pénaliser le team suédois qui enchaine les mauvais résultats sur les World Series.

Franck Cammas était de son côté privé de son tacticien Arnaud Psarofaghis lors de cette ultime journée, le marin étant victime d’une intoxication alimentaire. Les français prenaient la sixième place de la 3ème régate, puis une belle troisième place pour l’ultime manche.

Franck Cammas, skipper de Groupama Team France :  » Nous avons encore beaucoup de progrès à accomplir pour nous battre régulièrement en tête de flotte. L’écart entre les trois premiers et nous n’est pas très important mais suffisant pour qu’ils nous battent. Ca va être difficile d’inverser la tendance d’ici la dernière épreuve de la saison, aux Bermudes dans sept semaines, mais nous savons ce qu’il nous reste à faire « 

L’équipage français devrait s’entrainer avec les japonais à l’issue de la prochaine étape des Louis Vuitton America’s Cup World Series aux Bermudes et devrait être en mesure de s’offrir un AC45T en plus de son AC45F, ce qui permettra de développer des pièces qui seront adaptées sur l’AC48.

Le design team français devrait s’articuler autour de Juan Kouyoumdjian et Martin Fischer.

A lire, les interview de Franck Cammas pour CupLegend et Voiles et Voiliers

Classement général de la Louis Vuitton America’s Cup World Series de Göteborg :

1/ Emirates Team New Zealand, Peter Burling, 54 points
2/ Oracle Team USA, Jimmy Spithill, 48 points
3/ Land Rover BAR, Ben Ainslie, 46 points
4/ Softbank Team Japan, Dean Barker, 43 points
5/ Artemis Racing, Nathan Outteridge, 42 points
6/ Groupama Team France, Franck Cammas, 37 points

 

Classement général des Louis Vuitton America’s Cup World Series à l’issue des deux premières épreuves (Portsmouth et Göteborg) :

1/ Emirates Team New Zealand, Peter Burling, 72 points
2/ Land Rover BAR, Ben Ainslie, 65 points
3/ Oracle Team USA, Jimmy Spithill, 64 points
4/ Softbank Team Japan, Dean Barker, 56 points
5/ Artemis Racing, Nathan Outteridge, 53 points
6/ Groupama Team France, Franck Cammas, 50 points

 

 

  •  Le D35 Trophy reprenait ce week end avec l’Open du Yacht Club de Genève.

Sept manches ont pu être courues, avec un joran variant entre 8 et 15 noeuds sur les deux jours de régates.

Samedi les jeunes du Team Tilt dominaient la flotte avec deux secondes places et une victoire de manche avec quatre points d’avance sur Alinghi. Zen Tooétait troisème au provisoire avec des manches de  6, 2 et 4èmes.
L’équipage de Ladycat powered by Spindrift racing était très irrégulier lors de cette première journée avec des places de 11, 7, et 1er.  Cette journée était également marquée par le chavirage d’Ylliam Comptoir Immobilier, le catamaran sera cependant de retour la semaine prochaine pour le Grand Prix Alinghi.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Aujourd’hui la bise annoncée s’est levée vers midi. Alinghi se montrait impérial en gagnant trois des quatres manches courues, le team Tilt se classait second au général devant Realteam, Veltigroup-Swisscom et Ladycat.

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Au général, Team TILT conserve 3 points d’avance sur Alinghi. Veltigorup-Swisscom et Ladycat powered by Spindrift racing sont désormais à égalité de points pour la troisième place.

CLASSEMENT OPEN DU YACHT CLUB DE GENÈVE

1. Alinghi – 12 points
2. Team Tilt – 15 pts
3. Realteam – 23 pts
4. Veltigroup-Swisscom – 24 pts
5. Ladycat powered by Spindrift racing – 26 pts
6. Mobimo – 31 pts
7. Zen Too – 33 pts
8. Racing Django – 36 pts
9. Oryx – 48 pts
10. Okalys – 50 pts
11. Ylliam-Comptoir Immobilier – 70 pts

CLASSEMENT GÉNÉRAL APRÈS SIX ÉTAPES | D35 Trophy

1. Team Tilt | 10 points
2. Alinghi | 13 pts
3. Veltigroup-Swisscom | 26 pts
4. Ladycat powered by Spindrift racing | 26pts
5. Realteam | 33 pts
6. Okalys | 35 pts
7. Mobimo | 44 pts
8. Zen Too | 45 pts
9. Racing Django | 51 pts
10. Oryx | 56 pts
11. Ylliam Comptoir Immobilier | 57 pts

Le prochain rendez vous sera le Grand Prix Alinghi les 12-13 septembre au Club nautique de Crans.