Tour du monde en solitaire : sortie de Pot Au Noir pour François Gabart qui accuse 167 milles de retard

Le passage du Pot au Noir aura duré 20 heures pour François Gabart,  le skipper de Macif accuse désormais du retard sur le temps du record de Thomas Coville. Celui-ci se monte à 167 milles ce soir.
Pas d’inquiétude cependant pour Jean-Yves Bernot, le routeur à terre de MACIF, ni pour le marin, qui devrait passer l’équateur dans une dizaine d’heures.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Le trimaran navigue désormais dans les alizés qui vont se renforcer, le skipper devrait ensuite accrocher une dépression au large du Brésil qui l’emmènera vers les 40èmes et le Cap de Bonne Espérance, avec probablement de l’avance sur Thomas Coville.

Retour en vidéo sur les 24 dernières heures :

http://www.youtube.com/watch?v=cRbjqGrJ2d4

 

Tour du Monde en solitaire : François Gabart maintient son avance et fait son entrée dans le Pot au Noir

François Gabart, sur son trimaran MACIF, après 4 jours et demi de mer, conserve une avance d’une centaine de milles sur le record de Thomas Coville.
Il est nettement ralenti ce soir avec une vitesse inférieure à dix noeuds, du fait de son entrée dans le Pot au Noir. Cette fameuse Zone de Convergence Inter Tropicale semble assez classique dans sa présentation, elle ne semble pas extrêmement active ni trop étendue. Le skipper devrait donc en ressortir sans trop de perte dans un jour à un jour et demi, et récupérer des alizés d’est d’une vingtaine de noeuds.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Les conditions sur l’Atlantique Sud s’annoncent très favorables avec un anticyclone de Sainte-Hélène bien positionné près de l’Afrique du Sud, ce qui engendre la formation de dépression au large du Brésil, François Gabart devrait pouvoir accrocher l’une d’entre elle, qui le mènera vers les quarantièmes et le cap de Bonne-Espérance.

 

http://www.youtube.com/watch?v=Pp2FLWkwSl4

 

Mais quoiqu’il en soit, le trimaran MACIF devrait mettre entre 5 jours et demi et six jours pour atteindre la ligne de changement d’hémisphère où les alizés d’Est soufflent à une petite vingtaine de nœuds. Dès ce week-end, François Gabart va ainsi retrouver des vitesses supérieures à trente nœuds pour glisser le long des côtes brésiliennes. Or avant même le cap Frio, ces alizés prennent une orientation Nord : l’anticyclone de Sainte-Hélène qui gère les conditions météorologiques dans l’Atlantique Sud est en effet fort bien positionné du côté de l’Afrique du Sud, ce qui permet aux dépressions qui se forment dans le golfe de Rio de Janeiro, de traverser rapidement cette zone subtropicale pour rallier les Quarantièmes Rugissants. Un magnifique ascenseur pour atteindre la longitude du cap de Bonne-Espérance avec de l’avance… Et surtout une position favorable pour aborder l’océan Indien !

Tour du Monde en solitaire : 100 milles d’avance pour François Gabart

François Gabart poursuit sa route vers l’équateur en parvenant à conserver de l’avance, 100 milles ce soir, sur le record de Thomas Coville.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

Cette avance s’est réduite par rapport à hier, du fait d’une zone de grains rencontrée dans la journée, comme l’explique le skipper :

« Juste après le jybe, je suis resté collé derrière un grain pendant une heure, à devoir faire du cap au nord-ouest alors que je voulais aller au sud, commente François. Une heure après, j’ai réussi à passer sous un grain, à la limite de la pluie. Ça allait vite, mais c’était chaud ! J’étais sous gennaker et grand-voile haute à affronter à la barre des rafales de 35 nœuds qui rentraient en quelques secondes. J’allais dans le bon sens, mais j’ai passé du temps à la barre pour essayer de maintenir tout ça à l’endroit ».

Actuellement les conditions  sont d’environ 12 noeuds, MACIF évolue malgré tout à 27 noeuds.
L’équipe du routeur à terre, Jean-Yves Bernot prévoit un passage de l’équateur dans un temps de  5 jours et 22 heures.

http://www.youtube.com/watch?v=MHFeN1oOt7A

Pas de Trophée Jules Verne cet hiver pour Spindrift racing

Idec Sport mené par Francis Joyon et son équipage réduit, sera seul autour du monde en équipage cet hiver ; en effet, Spindrift 2, le trimaran de 40m ne prendra pas de départ dans le cadre du Trophée Jules Verne cet hiver.

L’annonce a été faite sur le site du team, Yann Guichard expliquant :
« Le Trophée Jules Verne reste un rêve à accomplir, et constitue un des défis ultimes dans la voile de compétition et pour Spindrift racing.

Dona et moi avons l’ambition de battre ce record avec l’équipe que nous avons mise en place depuis maintenant cinq ans. Un record aussi difficile que celui-là demande un engagement absolu et de réunir toutes les conditions nécessaires à la réussite d’un tel défi. Dans un esprit sportif et professionnel, je pense que cet hiver n’est pas le bon moment pour une nouvelle tentative et nous avons donc pris la décision avec Dona de repousser notre départ. Nous finalisons actuellement notre programme sportif pour la saison 2017 et nous aurons le plaisir de l’annoncer prochainement. »

© Eloi Stichelbaut

© Eloi Stichelbaut

 

Cap au sud pour Banque Populaire V

Vingtième jour de mer pour l’équipage de Banque Populaire V, les marins possèdent toujours une confortable avance (2100 milles) sur le record de Groupama 3, ils naviguent actuellement au sud de la Tasmanie par 53° Sud, bénéficiant d’un vent d’Ouest de 30 nœuds et d’une longue houle leur permettant de plonger au sud est.
Ils ont fait leur entrée dans le Pacifique avec un nouveau record intermédiaire entre le Cap des Aiguilles et le Sud de la Tasmanie (record de l’Océan Indien).
Loïck Peyron à la vacataion est revenu sur les conditions actuelles :  » L’état de la mer s’est amélioré. La houle devient très longue. On a passé un début de nuit très difficile avec une mer très courte. Il fallait ralentir pas mal, mais maintenant ça va. On n’a malgré tout pas pu éviter une chute dans une vague assez impressionnante ce matin, en battant certainement le record de vitesse instantanée du bateau en dépassant les 48 nœuds… et en chute libre. C’était plutôt Newton qui nous aidait qu’Eole . Il y a des creux d’une dizaine de mètres parfois, mais avec une très longue période, pas loin de 200 mètres, entre chaque crête. Ca rend les choses parfaitement maniables. Il n’y a que dans le Sud qu’on voit des périodes aussi longues. Les vagues avancent à une trentaine de nœuds, un petit peu comme nous, ce qui fait qu’on arrive vraiment à glisser dessus et c’est vraiment très joli « .

© BPCE

Le skipper expliquait également que l’équipage va poursuivre sa route au sud, vraisemblablement jusqu’à 56° sud, avant de devoir de nouveau faire route au nord pour éviter une zone où des icebergs ont été signalés :  » D’après les informations dont nous disposons, il n’y a pas de glaces dans les 48 heures qui viennent. En revanche, au milieu du Pacifique, on a déjà la position d’un certain nombre de « glaçons » dont un gros bébé de 7 kilomètres de long dont on sait pertinemment qu’il est en plein milieu mais beaucoup plus Nord, par 53°/54°. On va remonter tout doucement pour éviter cette zone de glaces qu’on a d’ores et déjà délimitée « . 

Avant cette zone de glaces, les marins vont devoir faire face à des conditions très musclées dans 48 heures :  » On sait qu’on va rencontrer des conditions difficiles dans 48 heures, juste après la Nouvelle-Zélande, en bordure d’un anticyclone. On va avoir des vents de Nord très très forts. On va être plein vent de travers avec 40 nœuds vraisemblablement. Il va nous être impossible de les éviter et ça ne va pas être très confortable parce que c’est l’allure où on ne peut pas ralentir, ou très difficilement. J’ai l’impression que ça va peut-être se terminer sous mât seul ou peut-être la grand-voile à trois ris, au minimum. Et puis tout de suite après, il n’y aura pas beaucoup de vent parce qu’il y a cet anticyclone. Pour l’instant, il y a une prévision d’une grosse dépression juste avant le cap Horn. A priori elle est une peu stationnaire dans cette zone. Mais on s’attend de toutes façons à tout à ces latitudes un peu complexes. Ca ne peut pas être une promenade de santé « .

L’équipage va donc profiter de conditions plus légères demain afin d’effectuer une inspection du trimaran et plus particulièrement du mât si les conditions de mer le permettent.

A découvrir sur Libération.fr un article sur le travail du routeur à terre du maxi Banque Populaire V, Marcel Van Triest.