Tour du Monde en Solitaire : 700 milles d’avance à l’entrée du Pacifique pour François Gabart

François Gabart s’est adjugé vendredi un nouveau record en solitaire sur le tronçon Ouessant-cap Leeuwin en 19j 14h 10’.

Il ne décroche pas celui de l’Indien qui reste la propriété de Thomas Coville  en 8 jours 12 heures 17 minutes contre 9 jours 13 heures 40 minutes pour le skipper de MACIF.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Il file désormais à une trentaine de noeuds dans le Pacifique.

François Gabart, skipper du trimaran MACIF :
« Je ne cache pas que je suis fatigué, ça fait deux-trois jours que je n’ai pas beaucoup dormi.  Avec les chocs assez violents, c’est dur de fermer l’œil. Les choses toutes bêtes peuvent devenir très compliquées, comme rester allongé ou assis dans un endroit sans bouger dans tous les sens. C’est compliqué aussi de manger, les conditions de vie sont difficiles, tu luttes pour tout.
 Je suis dans le dur. J’en ai bavé un peu, mais je ne vois pas comment les mers du Sud sur un multicoque de 30 mètres peuvent être une promenade de santé. Quand la vague vient déferler à l’étrave, elle a tendance à l’emporter avec elle. Si tu pars en surf dans le sens de la vague, tu accélères très fort très vite, mais tu t’arrêtes aussi très fort très vite en bas, et après, pour relancer, c’est infernal. Dans ces conditions, c’est dur d’avoir une trajectoire correcte ».

François Gabart va poursuivre sa descente dans le grand sud et devrait fleurter avec les 58° de latitude,  l’état de la mer devrait s’améliorer sous la Nouvelle-Zélande ce qui lui permettra de maintenir une cadence élevée. Il possède ce soir près de 700 milles d’avance sur le temps de référence de Thomas Coville.

 

Tour du Monde en Solitaire : François Gabart a accroché une dépression, direction le Leeuwin

Après une nuit de manoeuvres, François Gabart a accroché  la dépression née dans les  50èmes.

Le skipper a donc repris une route est, il a doublé les Kerguelen et navigue désormais à plus de 30 noeuds, de façon a ne pas être rattrapé par le gros de la dépression qui génèrera des vents de plus de 50 noeuds et un mer de 6 mètres.

Petit à petit, MACIF va également gagner quelques degrés dans le nord, avec en vue le Cap Leeuwin.

Ce soir le skipper possède 700 milles d’avance sur le record de Thomas Coville.

 

Tour du Monde en Solitaire : François Gabart par 54° sud

François Gabart, en lien avec son équipe de routeurs a dû changer ses plans, en effet, la dépression attendue s’est délitée, obligeant le skipper a pointé les étraves de son trimaran vers les 50èmes et plus.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Malgré tout, Jean-Yves Bernot a trouvé une porte de sortie au skipper, puisque le vent de Sud-Ouest passe au Nord-Ouest en se renforçant.
Le skipper a empanné il y peu dans ce flux qui devrait le porter au minimum jusqu’à la longitude du cap Leeuwin avec un minimum de manoeuvres.
Qui plus est cette route, même si elle s’est faite à vitesse réduite a l’avantage de réduire la distance à parcourir. L’avantage de François Gabart sur le record reste donc conséquent avec 817milles d’avance sur le record de Thomas Coville.
Avec la reprise d’une route est, cet avantage va de nouveau sensiblement augmenter dans les heures à venir.

 

Tour du Monde en solitaire : le meilleur partiel de tous les temps au Cap de Bonne Espérance pour François Gabart

François Gabart enchaine les performances exceptionnelles.
Après le record des 24h établi mardi avec 851 milles, le skipper du trimaran MACIF ajoute une nouvelle ligne à son palmarès aujourd’hui, en battant le temps de référence absolu entre Ouessant et le Cap de Bonne Espérance en 11 j 20 h 10 min, celui-ci était jusqu’alors détenu  par Loïck PEYRON en équipage lors du Trophée Jules Verne 2011/2012  en 11 j 21 h 48 min. François Gabart aura donc fait mieux d’ 1 h 38 min.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Il améliore également le record officielvOuessant-Cap des Aiguilles en 11 j 22 h 20 min  également détenu par Loïck PEYRON et l’équipage de Banque Populaire V lors du Trophée Jules Verne 2011/2012 en 11 j 23 h 49 min, le temps est amélioré d’1 h 29 min de mieux.
Plus important que ces temps de références intermédiaires, François Gabart  disposait lors de son passage à Bonne Espérance d’un avantage de  2 j 06 h et 24 min sur les temps du record autour du monde de Thomas Coville.

Le skipper navigue  désormais dans l’océan indien, il a débuté une série d’ empannages qui lui permettront de rester dans une bonne veine de vent de la dépression qui l’accompagne depuis les côtés sud américains. Il lui faudra ensuite remonter  vers les Quarantièmess pour accrocher une dépression en cours de formation au large du Mozambique et qui devrait l’accompagner sur ce nouvel océan abordé aujourd’hui. Ce recadrage devrait également lui permettre d’éviter une zone de glaces dérivantes.

Tour du monde en solitaire : le record Ouessant-Bonne Espérance après celui des 24h pour François Gabart ?

François Gabart a réalisé une énorme performance hier, en battant son propre record des 24 heures en solitaire. Il a porté le record à 851 milles sur son trimaran MACIF.
Aujourd’hui il a poursuivi sur une route est par 45°S, il a parcouru 690 milles sur les dernières 24 heures.
Il devrait en toute logique décrocher le meilleur partiel de tous les temps équipage et solitaire confondus, en coupant la longitude du Cap de Bonne Espérance, distante de moins de 200 milles, alors qu’il reste environ 8h au marin pour les parcourir.
Une performance exceptionnelle dans tous les cas, la navigation en solitaire sur ces multicoques à foils s’apparentant parfois à un numéro d’équilibriste lorsqu’il faut maintenir de telles cadences.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

François Gabart, skipper du trimaran MACIF :
« Le pilotage sur un tour du monde en solitaire ne se fait pas à la barre, c’est essentiellement le pilote automatique qui se charge de ça – par exemple depuis lundi, je n’ai pas touché une seule fois à la barre
 . Le pilotage, c’est arriver à trouver le bon angle par rapport aux vagues et au vent, faire en sorte que le bateau aille vite en souplesse. Cela nécessite beaucoup d’écoute du bateau. Il faut sentir les vibrations qui ne sont pas normales, les bruits suspects, qui sont souvent les signes importants qu’il faut trouver une solution pour aller vite ».« Le défi, c’est de trouver le juste équilibre entre pousser la machine pour avancer et ne pas trop la pousser pour ne pas la fragiliser »

Tour du Monde en Solitaire : le record des 24h pour François Gabart avec 851 milles et un temps record à Bonne Espérance

François Gabart poursuit sa route parfaite sur l’Atlantique Sud, après une réparation d’une latte de grand voile cassée hier. Le skipper de MACIF a donc été contraint d’affaler celle-ci pendant deux heures trente afin d’effectuer le changement de latte.
Ensuite le marin a repris des vitesses impressionnantes puisqu’il a pulvérisé son record des 24 heures en solitaire à plusieurs reprises aujourd’hui. François Gabart détenait déjà celui-ci avec 784 milles, il a porté la barre à plus de 800 milles pour terminer à 851 milles, soit 35 noeuds de moyenne.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

En dehors de la performance et de ce nouveau record, la manoeuvre avait également pour but d’éviter d’être rattrapé par des vents trop forts dans son dos.

Le marin évolue actuellement à 43° sud avec 510 milles d’avance sur le record de Thomas Coville, il est fort probable qu’il s’adjuge également le meilleur temps intermédiaire solitaire et équipage confondus entre Ouessant et Bonne Espérance.

François Gabart, skipper du trimaran MACIF, à propos de ce nouveau record :
« J’en suis ravi. Les records sont faits pour être battus, c’est comme ça qu’on progresse. Les sensations à ces vitesses sont assez extraordinaires, le bateau vole, c’est un mélange de puissance et de légèreté.Maintenant, ce n’est pas l’objectif prioritaire, l’idée est d’abord de finir ce tour du monde… »

Tour du monde en solitaire : François Gabart connait des soucis de latte de grand voile mais porte son avance à près de 300 milles

La configuration météorologique reste extrêmement  favorable pour François Gabart, qui fait une route quasi directe vers le Cap de Bonne Espérance, sur le dos d’une dépression née au large de l’Amérique du Sud.

Son avance sur le record se porte à près de 300 milles ce soir, le skipper évolue à près de 30 noeuds à l’heure actuelle.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

A noter un soucis sur une latte de grand voile, qui a contraint le skipper à affaler celle-ci cette après-midi. Le trimaran a repris son allure de croisière dans la soirée, ce qui laisse à croire que la toile a été renvoyée et que le soucis est réparé.