Le Maxi Trimaran Solo Banque Populaire VII est sorti de chantier aujourd’hui et a été mis à l’eau dans la foulée à la base des sous marins de Keroman. Armel Le Cléac’h, le skipper enchainera les navigations d’entrainement afin de prendre en main le trimaran. La première sortie en baie de Lorient aura lieu.
Le programme de la saison 2013 comprendra des épreuves en équipage pour commencer avec le Grand Prix Guyader, l’Armen Race, le Record SNSM et la Rolex Fastnet Race, Armel le Cléac’h s’attaquera au solo fin septembre avec une tentative de record de la Méditerranée si les conditions sont favorables, l’objectif numéro 1 reste la Route du Rhum qui se courra l’année prochaine, course que le bateau a déjà remporté en 2010 sous le nom de Groupama 3 avec Franck Cammas à la barre.
Ronan Lucas, directeur du Team Banque Populaire : « Nous sommes contents que le bateau voit le jour. Nous avons fait une grosse expertise, un bon check-up, tout a été démonté et vérifié (accastillage, électronique…), la table à cartes a été réaménagée pour en faire quelque chose d’ergonomique. Tout ce qui existe est passé en revue mais aucune modification majeure n’a été effectuée. Maintenant nous attendons de naviguer au maximum pour réellement savoir ce qu’il y aura à modifier. Durant les premières navigations nous observerons beaucoup, et ce jusqu’à septembre. C’est en naviguant qu’Armel pourra savoir ce qu’il veut ou ne veut pas. Nous y retoucherons en septembre, avant qu’Armel ne se lance en solitaire sur la tentative de record de la Méditerranée. »
Spindrift 2, le maxi trimaran de 40m, ex Banque Populaire 5, va entrer en chantier à Lorient pour recevoir ses nouvelles couleurs, la 1ère course du maxi sera la Fastnet en août. Le team Spindrift racing remettra le MOD 70 à l’eau mi avril avec une participation au Tour de Belle Ile le 4 mai avec Yann Guichard à la barre après sa participation aux America’s Cup World Series à Naples.
Lionel Lemonchois, à la barre du maxi trimaran de 80′ Prince de Bretagne, sera également présent sur le Tour de Belle Ile, son multicoque vient d’entrer en chantier, avec quelques modifications prévues sur le mât, l’installation d’une dérive à trimmer pour les navigations en équipage prévues cette saison (Tour de Belle Ile, Armen Race, Grand Prix Guyader, Tour des Princes).
Banque Populaire VII, l’ex Groupama 3, qui sera mené par Armel le Cléac’h sur la prochaine Route du Rhum devrait prochainement être remis à l’eau, le programme du bateau pour cette saison n’a pas été dévoilé.
Sodebo Ultime, ex Géronimo est en chantier chez Multiplast, les décisions concernant les modifications du trimaran (changement de coque centrale ou pas) devraient être finalisées rapidement afin de l’adapter la navigation en solitaire en vue de la Route du Rhum 2014. Thomas Coville retentera cet hiver sa chance autour du monde, contre le chrono de Francis Joyon.
Francis Joyon est quant à lui en stand by pour sa tentative de record sur l’Atlantique Nord, si il arrive à battre le temps de Thomas Coville sur ce parcours, il détiendrait alors les quatre records majeurs en solitaire (tour du monde, 24 heures, Atlantique Nord et Sud).
Lalou Roucayrol a mis à l’eau son nouveau trimaran de 50 pieds Arkema – Région Aquitaine samedi à Port Médoc.
Ce Multi 50 a été conçu par Romaric Neyhousser et Guillaume Verdier qui ont pris pour base le trimaran Actual d’Yves le Blévec, les entrées d’eau sont plus fines notamment pour la coque centrale, sans pont à l’avant, les manoeuvres se feront pour la plupart sur les filets et non dans le cockpit, l’habitabilité devrait être réduite pour privilégier la performance.
La première sortie en compétition d’Arkema – Région Aquitaine est prévue à l’occasion du Grand Prix Guyader, du 3 au 12 mai à Douarnenez, la transat Jacques Vabre devrait clôturer la saison de ce nouveau Multi 50′.
Alors que la classe est toujours dans une impasse, Multi One Design (MOD) a annoncé aujourd’hui que le team américain Orion Racing, vient d’acheter le MOD70 n°02 (ancien Véolia).
Ce team est dirigé par Cam Lewis : « C’est une super opportunité pour la voile aux USA. Les trimarans MOD70 sont à la pointe de ce sport. Ils ont été construits pour des courses inshore autant que pour des courses offshore. La Californie et Mexico, nos deux camps de base, offrent des conditions météorologiques incroyables pour naviguer à bord d’un MOD70. J’ai hâte de montrer aux navigateurs américains à quel point ces bateaux sont fantastiques et ultra rapides ».
En l’absence de circuit en 2013, Orion Racing va installer son camp d’entrainement à Puerto Vallarta (Mexique) au printemps 2013 puis sa base opérationnelle pour la saison d’été et d’automne 2013 à San Francisco. Le team devrait rejoindre le circuit en 2014 pour la Krys Ocean Race (Brest à New York).
Marco Simeoni, Président de Multi One Design : « MOD est heureux d’accueillir un armateur américain. Cet engagement important étoffe les nationalités engagées dans le circuit. De plus, Orion Racing va permettre d’apporter une nouvelle dynamique au développement du circuit avec de réelles opportunités de promotion de la série des MOD70 sur le marché américain ».
Francis Joyon, le skipper du maxi trimaran Idec, vient d’améliorer sensiblement son temps sur la Route de la Découverte avec un temps de 8 jours, 16 heures, 07 minutes et 5 secondes, il aura mis 1 jour et quatre de moins qu’en 2008, avec une vitesse moyenne sur l’orthodrmie de 18,66 noeuds et de 21 rapporté à la distance réelle parcourue.
Le skipper avait quitté Cadix pour ce record de l’Atlantique Sud, sans faire appel à un routeur à terre, il a donc assuré seul sa stratégie et son placement dans cet enchainement de systèmes météos.
Francis Joyon tentera de décrocher le dernier record en solitaire manquant à son palmarès au printemps prochain, le Record de l’Atlantique Nord entre New York et le Cap Lizard.
Les réactions du skipper : « Je ressens à chaud beaucoup de satisfaction… et une grosse fatigue. Je ne réalise pas vraiment car je navigue toujours, mais le plaisir d’être passé sous la barre des 9 jours est bien présent. Je suis parti avec l’espoir de faire un temps correct. Mon départ en 2008 avait été rapide, mais la fin plus pénible. Cette année, cela aura été l’inverse. Ma plus grande crainte est toujours d’être arrêté dans les calmes plats, mais cela n’a pas été le cas. Le bateau a marché très vite durant de longs moments. La première partie était ralentie par la mer. Puis ce fut de longs moments de glisse très agréables. J’ai pu chatouiller les 30 noeuds en pointe, mais comme on progresse face aux systèmes météo dominants, on affronte souvent une mer difficile peu propice à la très haute vitesse… Je suis arrivé de nuit, sur cette île de San Salvador qui n’est pas très habitée, donc peu de lumière. On contourne des grands caps qui ne sont pas éclairés, et on approche une barrière corallienne au GPS. J’ai appelé Monsieur Clifford Fernandez du WSSRC qui avait trouvé un petit bateau pour pointer mon passage de ligne. J’ai enroulé le gennaker et il est monté à bord. Après 5-10 mn, j’ai renvoyé de la toile pour ne pas dériver à la côte, ils sont descendus, et je suis reparti sans avoir vu un arbre… Je redescends à présent vers les Antilles françaises.
Le bateau est toujours perfectible dans les détails, mais il est globalement abouti, bien conçu et bien construit, très éprouvé. On peut encore travailler sur les détails et les voiles…
Personnellement, je ne suis pas aussi perfectible que mon bateau. Les années passent, et je suis grand père depuis peu. Il faut résister à l’usure du temps, en faisant beaucoup de sport entre les sorties en mer, afin de répondre aux exigences du trimaran… ».
L’entreprise vendéenne a confirmé aujourd’hui l’achat du trimaran Géronimo, qui appartenait jusqu’ici à Olivier de Kersauson. Sodeb’O renouvelle sa confiance à son skipper, Thomas Coville, qui alignera le trimaran sur la Route du Rhum 2014.
Le sponsor a également confirmé le développement d’un nouveau programme de courses au large. « Depuis de longs mois, nous travaillons à un nouveau circuit que nous avons prévu de finaliser et de présenter concrètement au cours de l’année 2013, » confie la coprésidente de SODEBO qui poursuit les consultations avec Thomas Coville et son équipe.
L’actuel maxi trimaran Sodeb’O de 105′, sur plan Irens Cabaret sera de nouveau aligné sur une tentative de record autour du monde en solitaire à l’automne, il sera ensuite mis en vente (même si certaines rumeurs le donnent déjà vendu à Ken Read). Parallèlement au programme de record cette année, Géronimo entrera en chantier chez Multiplast, sous la houlette des architectes Lauriost Prévaut et Van Pethegem (VPLP) et de Hervé Devaux Structure, afin d’optimiser le trimaran à son programme qui sera dévoilé en cours d’année.
Les réactions d’ODK : »Geronimo nous a donné beaucoup d’émotions et de plaisir, plein de records magnifiques, dont la Transpac et l’Australie qui tiennent toujours. C’est le premier grand trimaran, conçu à une époque dominée par les catamarans, et on a pris beaucoup de risques avec lui. Il nous l’a bien rendu. Il nous a quand même fait passer le Horn dans des conditions dantesques où aucun autre bateau ne serait passé ! Geronimo s’est souvent trouvé dans des conditions rugueuses (cassé le bras dans les déchets du tsunami dans l’Indien, passé le Horn en pleine baston), on n’a pas été gâtés en météo et on a dû payer pas mal de pots cassés, mais ce bateau a de l’âme et il nous a toujours permis de rentrer à la maison avec fierté. Thomas va faire ce que je ferais si je le pouvais encore, on est en ligne sur les objectifs et les moyens d’y parvenir. Cela me fait plaisir que ce bateau existe et évolue encore entre ses mains. Thomas a une équipe qui développe, réfléchit, navigue beaucoup et partout, ce sont des gens pour qui j’ai de l’estime. Avec notre expérience et nos partenaires Cap Gemini et Schneider, nous avions optimisé ce bateau au mieux de nos moyens et des technos disponibles, sans économies ni compromis. Il peut encore évoluer, rester une référence. Cela nous fait vraiment plaisir que Sodebo et Thomas donnent un avenir à tout ce qu’on a fait.«
Le skipper du maxi trimaran Idec, qui détient déjà le record de la Route de la Découverte est sur la bonne voie pour améliorer sensiblement son temps de 2008.
Il lui reste ce soir 520 milles à parcourir et son avance se porte à 308 milles, Francis Joyon progresse sur une route assez sud dans une zone anticyclonique avec des vents d’une dizaine de noeuds mais avec forte houle venue du nord, comme l’expliquait le marin ce matin : » Je suis aux prises avec l’anticyclone. J’ai tenté hier, en naviguant plusieurs heures à 90° de la route, de me glisser sous les calmes, mais plus on se rapproche du but, et moins il devient aisé d’y échapper. J’ai encore 8 à 10 noeuds de vent, qui me permettent de marcher à 15 – 16 noeuds » Je préfère « tricoter » aujourd’hui dans du vent faible, et attendre la petite rotation du vent au secteur sud qui me permettra de finir en route directe. Cela a beaucoup tapé mais au moins j’avais la vitesse pour atténuer ces sensations… C’est dans ces moments que le bateau souffre le plus, surtout au niveau des voiles ; c’est pourquoi je préfère conserver le peu de vent pour continuer à avancer et ménager le bateau… »
Francis Joyon devrait donc arriver sur la ligne d’arrivée du record de l’Atlantique Sud vendredi, probablement en moins de 9 jours.
Après avoir eu jusqu’à 215 milles de retard sur son propre record, Francis Joyon a pu accélérer sur une route quasi directe et compte ce soir 65 milles d’avance. Le marin est désormais sur une route plus sud que lors de sa dernière traversée, il lui reste maintenant à choisir le meilleur passage de front demain, comme il l’expliquait : « la question du moment est d’affiner la trajectoire pour trouver le meilleur cap possible dans la perspective du front que je vais chercher d’ici demain après-midi (lundi) ». Ce qui explique les quelques empannages réalisés ce matin : « Ce sont des petits bords de recadrage, car je me suis rendu compte que j’étais un peu trop bas. J’avais été un peu prétentieux, donc je corrige le tir ».
Ce passage est délicat, car le positionnement doit permettre au skipper de ressortir avec le meilleur angle possible, sans trop ralentir près du centre de l’anticyclone.
« Sur cette Route de la découverte, on jongle forcément entre différents systèmes météo. C’est très intéressant et ça explique qu’on n’y tiendra jamais des moyennes aussi élevées que sur l’Atlantique nord, puisqu’il faut bien gérer les transitions entre ces systèmes. Je me méfie, car en 2008 je m’étais approché un peu trop près de l’anticyclone et j’avais perdu du terrain. Donc je fais très attention à ne pas commettre la même erreur « .
Alors que Thomas Coville a abandonné hier sur le record de l’Atlantique Sud, suite à une blessure, Francis Joyon a pris le départ de ce même record entre Cadix et San Salvador.
En l’absence de son concurrent habituel, le skipper tentera de battre son propre record déjà détenu sur ce même trimaran IDEC, il a coupé la ligne de départ aujourd’hui à 12h50’25 » TU ; pour améliorer son chrono (9 jours 20 heures 32 minutes), il devra couper la ligne d’arrivée avant samedi à 9 heures 22.
Cette tentative de record permettra à Francis Joyon de convoyer son bateau de l’autre côté de l’Atlantique pour l’objectif de l’année, reprendre le record de l’Atlantique Nord à Sodeb’O et Thomas Coville.
Le marin de Locmariaquer a choisi de ne pas se faire router sur cette Route de la Découverte, il choisira donc seul sa route, la météo s’annonce musclée et sur une route très nord comme l’explique le skipper : « Je pars avec du vent de nord-est soutenu vers les Canaries, mais je devrai me recaler pour respecter la marque de parcours dans l’archipel (il faut laisser l’île de Gran Canaria à tribord, ndr). Ce ne sera donc pas forcément très rapide au début, mais ensuite j’irai chercher ce front froid vers le milieu de l’Atlantique. Cela devrait me permettre d’aller vite sur la route directe derrière ce front, dans du vent de nord-est. Un passage alizéen par le sud, lui, m’aurait obligé à multiplier les empannages pour éviter d’être plein vent arrière et conserver un angle au vent rapide. C’est une bonne fenêtre météo qui s’est présentée, il fallait saisir cette opportunité ».
Thomas Coville, le skipper du maxi trimaran Sodeb’O , est contraint de renoncer à sa tentative de record sur la Route de la Découverte suite à une blessure à la jambe gauche. Celle-ci date de dimanche, lors d’un empannage dans un vent fort. Le skipper fait désormais route vers les Açores qu’il devrait atteindre demain. Il suit ainsi les conseils de deux médecins, afin d’éviter des séquelles ultérieures.
Thomas Coville « J’ai cru que ça allait se résorber mais la situation s’est rapidement dégradée, ma cheville a beaucoup enflé et j’ai maintenant du mal à me déplacer ce qui peut engager ma sécurité et celle du bateau. Les médecins craignent que cela s’aggrave et entraine des conséquences sur ma récupération à long terme. Comme je ne suis pas loin des Açores, me dérouter s’avère être une sage décision. C’est dommage car je me sentais vraiment bien sur ce bateau transfiguré au portant. Cet entrainement m’intéressait beaucoup même si ce record de la Découverte n’est pas le centre de notre programme avec Sodebo. »
Le principal adversaire de Thomas Coville, Francis Joyon, va quant à lui reprendre sa campagne de records, sur le quasi sistership de Sodeb’O. Il détient trois des quatre principaux records en solo sur son trimaran Idec (tour du monde, route de la Découverte, record des 24 heures). Il devrait s’aligner sur le record de la Route de la Découverte pour améliorer son propre record, suite à l’abandon de Soded’O. Puis il retentera sa chance sur l’Atlantique Nord avec la traversée de New York au Cap Lizard. Il avait chaviré peu après son départ en 2011 lors de sa précédente tentative.
Roman Paszke, sur son maxi catamaran Bioton, a pris la décision de renoncer à son tour du monde contre vents et courants dominants il y a quelques jours en raison du mauvais temps dans la zone du Cap Horn. Cette décision est une surprise puisque le marin polonais visait le temps de Jean Luc Van Den Heede sur un monocoque en 129 jours, et qu’il était possible pour lui de passer le Horn en moins de 30 jours en s’abritant, et en attendant des conditions météos favorables.