Arrivée prévue demain matin à Marseille

Les cinq MOD70 ont retrouvé des vitesses élevée aujourd’hui après plus de 60 heures de course dans des vents faibles, il reste un peu plus de 200 milles à parcourir pour le leader Musandam-Oman Sail et presque 400 pour le dernier bateau, Groupe Edmond de Rothschild, cette dernière ligne droite se fera au portant dans un flux qui forcit et devrait atteindre une vingtaine de noeuds.

Pas de changement au classement de cette étape avec l’équipage de Sidney Gavignet qui mène la flotte avec une confortable avance, 73 milles ce soir, la victoire ne devrait pas leur échapper, les autre places devraient être plus disputées avec un écart de seulement 13 milles entre le second Race for Water et le troisième Foncia. Michel Desjoyaux, leader de cet European Tour, essayera d’aller chercher le trimaran suisse afin d’accroitre son avance sur Spindrift racing, actuellement second au classement général provisoire.

Yann Guichard et ses hommes vont donc essayer de limiter les dégâts, et si le podium sur cette étape parait désormais impossible (le trimaran noir naviguant à 80 milles du troisième), ils espèrent maintenir la dizaine de milles d’avance sur Groupe Edmond de Rothschild jusqu’à la citée phocéenne.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

La Direction de Course des MOD70 European Tour a décidé de raccourcir légèrement le parcours de cette quatrième étape, afin d’assurer une arrivée dans la journée aux cinq équipages en course, le trimarans n’auront donc  plus à contourner l’île de Porquerolles. Ils iront virer le phare de « Cassidaigne », à 4 milles de l’entrée du port de Cassis, avant de revenir franchir la ligne d’arrivée située dans la rade Sud.

«  Depuis hier soir, on a très bien enchaîné tous les systèmes de vent : à terre avec la brise thermique au cap de Gata, puis sur une bande de vent un peu plus au large, à nouveau de la brise de terre après Cartagena, plus tous les effets de site. Le fait d’avoir bien exploité tout cela fait que nous avons creusé sur les autres. En milieu de matinée, nous avons touché le nouveau vent (secteur sud) qui est en train de s’établir tranquillement. On marche au portant à 21 nœuds, avec 18 nœuds de vent. On est content d’être là. 70 milles d’avance … c’est sûr que les gars de derrière, dans ces conditions-là, ça doit être pire que tout. Je pense à eux qui doivent se battre à la moindre petite variation de vent et de risée, ça doit être fatigant. Nous, on n’a pas la pression de l’adversaire à côté. Ça nous fait un bon matelas pour faire notre atterrissage sur Marseille. Du coup aussi, dans le vent fort qui s’annonce, on ne va pas pousser à fond, le but est de gérer notre avance jusqu’à l’arrivée. »

Jean François Cuzon, navigateur à bord de Musandam-Oman Sail à la vacation de midi

«  On a eu une nuit difficile, très très compliquée le long des côtes esapgnoles. En une heure, Race for Water nous a recollé 10 milles. C’est très stressant. Maintenant, on est rentré dans du vent. Ce vent est plus clair. Mais il y a encore des options à venir, donc on travaille, on travaille, il y aura peut-être encore des opportunités d’ici l’arrivée. Contre Oman, on ne peut rien faire. Depuis deux jours, ils ont très bien navigué et le destin veut qu’ils restent devant. Mais on va se battre contre Race for Water. On aimerait bien prendre la place de deuxièmes. Cela dit, on regarde aussi derrière, même s’il y a des écarts. Il y a des chances pour que les deux derniers bateaux n’empruntent pas la même route que nous par rapport aux Baléares…En tout cas, si j’étais eux, j’irais me décaler à fond de l’autre côté des îles. Il y a du jeu. Dernière variable : il faudra aussi faire attention à ne pas casser car nous allons avoir du vent fort jusqu’à l’arrivée. »

Charles Caudrelier, navigateur à bord de FONCIA à la vacation de midi

« On est bord à  bord avec Spindrift qu’on a retrouvé ce matin, on est revenu un peu sur eux. C’est bon pour le moral. Le vent est rentré, donc ça aussi c’est bon pour le moral. On est au portant dans, 10/15 nœuds, ce n’est pas encore très violent mais ça commence à avancer sérieusement.  On est déçu de notre position actuelle, forcément. Mais on va se battre jusqu’au bout pour ne pas être derniers à Marseille ! »

Thomas Rouxel, barreur et régleur à bord de Groupe Edmond de Rothschild à la vacation de midi

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