Transat Jacques Vabre : MACIF creuse son avance

François Gabart et Pascal Bidégorry continuent leur route le long des côtes brésiliennes à plus de 28 nœuds de moyenne, avec près de 600 milles parcourus sur 24 heures. Ils bénéficient toujours d’un angle plus favorable et d’un peu plus de pression que leur concurrent Sodeb’O Ultim. MACIF possède désormais plus de 200 milles d’avance sur le duo Thomas Coville/ Jean Luc Nélias.
La situation devrait restée stable jusqu’à Rio, ensuite les deux Ultimes seront dans un système de transition jusqu’à l’arrivée à Itajai.

Pascal Bidegorry, co-skipper de MACIF (Ultime)
« Nous, après la latitude de Recife, on peut tirer un peu plus sur la barre. Ça accélère un peu, mais c’est plus bruyant. Nous sommes à 90°-110° degré du vent, avec 18-20 nœuds de vent, ça allonge la foulée. Le vent est toutefois assez irrégulier, plutôt instable : il faut être un petit peu vigilant. C’est pas mal pour nous en termes de météo car on peut faire de l’écart par rapport à notre camarade Sodebo Ultim’. Le cabo Frio porte bien son nom : il fera un peu plus frais mais je ne pense pas que nous aller entre les plateformes de forage pétrolier qui sont nombreuse à ce niveau là du Brésil… En multicoque, ça change super vite et avec François on a bien compris que ça sert à rien de s’emporter : la dernière ligne droite n’est pas la plus facile et il peut y avoir des retournements de situation ! »

Jean-Luc Nélias, co-skipper de Sodebo Ultim’ (Ultime)
« C’est un peu ambiance shaker. On marche à 24-25 nœuds assez près du vent. On fait des sauts de vagues. Il reste encore un peu de tout droit jusqu’à Salvador de Bahia avec du portant et des empannages, un front froid au Cabo Frio. Est-ce qu’on passe à la côte ou au large ? Il y aura des options, des opportunités d’attaque, il ne faut pas lâcher. Il reste pas mal de milles, un peu moins de 2000. Sur une course de 600 milles, il peut se passer des choses. On reste combatifs, même s’il reste 2 bateaux à courir dans la classe, il faut être le premier. Le Pot au Noir était très énervant, nous n’avons pas eu une goutte de pluie ni de vent, nous avons mis 36 heures à nous en extirper. Il y a une part de réussite à la sortie du Cap Vert pour l’entrée dans le Pot au Noir

En Multi 50, la sortie du Pot au Noir semble proche pour FenêtréA Prysmian, la pari risqué d’Arkema dans l’est de la zone de convergence ne devrait pas être payant, l’équipage de Ciela Village espère donc pouvoir combler une partie de son retard suite à son pit stop au Cap Vert et espère pouvoir se battre pour la seconde place.

Oliver Krauss, co-skipper de CIELA Village (Multi50)
« Ce fut un pit-stop plutôt un peu long, un peu dur, on a finalement très peu dormi. Au début de la course, on ne s’attendait pas à être aussi bien, à aller aussi vite avec le bateau. Le côté positif est ce qui s’est passé jusqu’à maintenant : on est toujours là et avec le bateau. Comment on navigue, c’est une bonne question ? On fait plus attention quand le vent est un peu plus fort, mais avec de la retenue. On navigue comme si on naviguait avec les copains. »

Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon sont désormais en approche de la Trinité sur Mer, ils devraient arriver au ponton vers 18H ce soir. Gilles Lamiré et Yvan Bourgnon ont sauvé le trimaran très endommagé suite à une collision avec un cointainer, le bateau devrait rapidement entrer en chantier.

Gilles Lamiré, skipper de la French Tech Rennes Saint Malo :  » Notre sport n’est pas un sport mécanique comme les autres. Si la course s’arrête quand on casse, il n’est pas question d’abandonner l’engin sur le bas-côté. Il faut ramener le bateau et l’on peut voir que c’est parfois toute une aventure ! Si on l’avait abandonné, il n’aurait certainement pas été récupérable et je suis bien content que l’on soit resté à son chevet. On a réussi à trouver le bon angle météo pour revenir à terre, et c’est une très grande satisfaction. »

Yvan Bourgnon, co-skipper de la French Tech Rennes Saint Malo: « Je suis très heureux d’avoir participé au sauvetage de ce navire. C’est un très bon bateau, très rapide et à l’aise dans le mauvais temps. D’ailleurs, avant de taper dans un OFNI, nous étions vraiment dans le match et je vois aujourd’hui, à l’image de l’avance des IMOCA dans la course, que notre option Ouest était vraiment la bonne. Cela me rassure sur le plan sportif et me met en confiance pour la suite. »

Lionel Lemonchois et son équipe devraient également rejoindre la terre ferme, le Jif Xplorer, qui ramène le Maxi80 Prince de Bretagne en remorque devrait arriver à Lorient dans la nuit.

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