Trophée Jules Verne Jour 27 : le gentleman agreement, un choix de routeurs

La journée a été difficile pour les deux équipages engagés sur le Trophée Jules Verne avec le passage du centre dépressionnaire hier et d’une dorsale anticyclonique aujourdhui. Spindrift 2 et IDEC SPORT ont du multiplier les empannages et les virements dans les petits airs pour parer ces difficultés, ce qui devrait être fait dans les heures à venir.

Ensuite les équipages pourront faire route directe vers le Horn, les routeurs prévoyant toujours un passage dans des temps sensiblement identiques à celui du détenteur du record, Banque Populaire V.

Concernant le gentleman agreement pour éviter de plonger au sud, cette décision a été prise en concertation avec les deux routeurs, Jean Yves Bernot et Marcel Van Triest qui estimaient trop dangereux d’envoyer les deux trimarans dans les glaces pour un gain minime.

Dona Bertarelli, barreuse de Spindrift 2 et co-fondatrice de Spindrift racing :
« Toute la nuit, nous avons bataillé en enchaînant les virements de bords pour rester dans un léger flux très instable en direction, oscillant de l’Est au Sud, d’une force de 3 à 8 nœuds.
Pas de quoi être effrayé ! Mais pour Yann et Erwan, ainsi que Jean-Yves, notre routeur à terre, c’est une une vraie prise de tête.
Après avoir passé une ‘molle’ relativement facilement, nous voici en plein jeu de l’élastique avec une dorsale qui nous bloque la route pour attraper du vent stable et plus fort en direction du Cap Horn. C’est un continuel ‘va-et-vient’ qui met les nerfs à vifs de tout l’équipage – un coup on avance, un coup on est arrêté, un coup on vire de bord et ainsi de suite. « 

© Yann Riou/Spindrift racing

© Yann Riou/Spindrift racing

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
 » Nous avons gardé cap au sud dans de tout petits airs de secteur sud est, au près donc. Cette allure n’était pas un problème en soi car la mer est toujours très lisse. Mais nous avons connu des heures stressantes, car en configuration record, ces moments ont tendance à instiller le doute. Nous accélérons à présent, conformément à notre plan de bataille, et nous nous dirigeons vers une nouvelle zone de calmes à traverser ce soir, dernière épreuve avant de toucher le sud ouest qui nous emmènera jusqu’au Horn. « 

Marcel Van Triest, routeur à terre d’IDEC SPORT :
 » Les vents forts circulent très sud, et pour les atteindre, il nous aurait fallu plonger par 55 °Sud, au ras de la banquise. Hors de question. Il ne nous restait qu’un compromis, bancal comme tous les compromis, avec un contournement par le nord d’un premier obstacle matérialisé par un petit centre dépressionnaire. C’est ce que nous avons réalisé hier. Et nous allons aborder aujourd’hui le second obstacle sur notre route vers les grands flux du sud, constitué cette fois d’un anticyclone. IDEC SPORT va connaitre un second ralentissement, que nous espérons le plus court possible. Il y aura alors un virement à effectuer et ce sera le boulevard vers le Horn. IDEC SPORT retrouvera de hautes vitesses qui devraient lui permettre de parer le Horn dans le temps de Loïck Peyron en 2011. « 

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