Route du Rhum, Banque Populaire IX chavire suite à la casse d’un flotteur

La situation météo s’est un peu plus dégradee pour la majorité de la flotte de la Route du Rhum. Seuls  François Gabart et  Francis Joyon qui caracolent en tête ont pu échapper au plus gros du mauvais temps. Les deux marins suivent des routes identiques, cherchant  à se placer au mieux pour viser le trou de souris qui les mènera vers les alizés.
Armel Le Cléach, qui était positionné plus au nord-ouest avait subi le renforcement du vent de sud-ouest et de la mer la nuit dernière.

© Yvan ZEDDA

La mauvaise nouvelle vest tombé vers 14h, Banque Populaire IX, qui était non localisé sur deux classements successifs avait chaviré vers midi. Armel le Cléac’h est sain et sauf et en sécurité à l’intérieur du trimaran.
Il semblerait que le flotteur bâbord du bateau se soit rompu, ce qui a entrainé le chavirage de celui-ci. Armel le Cléac’h est à 340 milles dans le nord-est des Açores, dans 30-35 noeuds de vent et 5m de houle. Il devait être survolé par un avion de la marine et être récupéré par un autre bateau. La récupération du skipper étant coordonnée l-par le CROSS Gris Nez.

Romain Pillard sur Remade Use It Again est quant à lui toujours dans le Golfe de Gascogne.
Sébastien Josse et le Gitana Team ont officialisé l’abandon du Maxi Edmond de Rothschild.
La situation est moins claire du côté de Sodeb’O, un premier communiqué faisait état de l’abandon de Thomas Coville, avant un démenti. Ce revirement pourrait-être lié au chavirage de Banque Populaire avec une possible place sur le podium en fonction de la faisabilité et du délai de réparation de Sodebo Ultim’.

En Multi50′, le görs de la flotte est amené à subir le gros remps, le peloton composé de Thierry Bouchard, Gilles Laminé, Thibaut Vauchel Camus et Erwan Le Roux doivent faire face à de grosses conditions de mer (40 noeuds de vent et 5m de creux). Les deux leaders, Lalou Roucayrol et Armel Tripon ont choisi deux stratégies différentes.
Lalou Roucayrol (Arkema), sur les conseils de sa cellule météo a fait le choix de faire un stop à Porto pour s’abriter du plus gros de la dépression. Le skipper espère reprendre la mer demain matin. Armel Tripon a lui choisi de continuer sa route au large du Portugal.

© Alexis COURCOUX

Lalou Roucayrol (Arkema):
« Je suis en train de tourner dans le port, j’attends mon équipe qui arrive pour amarrer le bateau. La marina n’est pas super facile à Porto… Je travaille avec Eric Mas depuis 1999 et il n’a jamais hésité à m’envoyer au charbon. Là, il n’a pas voulu qu’on y aille. Donc je l’écoute, il doit avoir ses raisons. Depuis le départ, on a entre 30 et 35 nœuds et surtout la mer est défoncée. Hier, je parlais de 4 mètres de creux, mais au Finisterre, c’était plutôt entre 5 et 8 mètres. Ce qui est râlant c’est que j’avais fait un bon trou, Armel (Tripon) était dans le rétro, mais rien n’est terminé. On pense repartir dès demain matin dès que le gros du front est passé. Je vais me reposer et je serai à l’attaque pour repartir à bloc. Ce que je vais faire d’ici là ? Dor-mir ! Le rythme était dur depuis Saint-Malo et il faut rester d’attaque. On va faire un gros point météo avec Karine et Eric et on aura les idées plus claires sur la suite »

Armel Tripon (Reauté Chocolat) :
« Je n’ai jamais eu plus de 33 nœuds de vent, là j’ai 25 à 28 nœuds et une mer pas trop formée, correcte, qui me permet d’aller encore vite. J’ai allumé pour revenir sur Lalou(Roucayrol) mais surtout pour gagner le plus de terrain possible vers le sud. Je vise un waypoint vers 40° (un peu au nord de Lisbonne) où je vais faire un virement de bord pour partir dans l’Ouest et aller affronter le front.  Cela ne veut pas dire que ce sera facile. Rien n’est fait ! Mais si tout se déroule comme on l’imagine, moi je n’aurai cet après-midi que 35 à 40 nœuds de vent et 3 à 4 mètres de creux au moment de traverser le front. Ce qui reste encore maniable, alors que ce sera bien plus fort et bien plus violent pour ceux qui sont restés dans le nord où, encore une fois, moi je ne voulais pas aller. Voilà pourquoi je dis que je suis très heureux d’être ici, en forme, avec un bateau à 100% qui n’a subi aucune avarie. La journée va être dure, bien sûr, mais elle le sera bien moins que pour mes collègues du nord. Et si tout va bien, je peux espérer être passé derrière le front dès ce soir. »

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