- Aux Etats Unis, Tritium Racing, l’ex 60′ ORMA allongé à 72′ a été remis à l’eau pour participer à la Newport to Ensenada Yacht Race, le trimaran sera skippé par Ryan Breymaier. Il est équipé de foils plus longs achetés à Artemis racing, la dérive centrale a été supprimée.
Orion, le MOD 70 (ex Veolia) sera également sur la ligne de départ, tout comme l’ex Groupama 3, Mighty Merloe. - Lloyd Thornburg et son équipage continuent leur programme avec toujours autant de succès, sur le MOD 70 Phaedo3. Ils signent une nouvelle victoire en temps réel aux Voiles de St Barth.
Phaedo³ at Les Voiles de St Barth 2016 from Ocean Images on Vimeo.Un article du Monde sur le parcours du propriétaire de Phaedo3 : ICI.
- Oman Sail a remis son MOD 70 Musandam à l’eau la semaine dernière. Sidney Gavignet devrait aligner le trimaran sur la Québec Saint Malo et sur des courses du RORC (sur lesquelles devraient être présents les MOD 70 Concise 10 et Phaedo3
- Le Gitana Team poursuit le développement de son Multi70 Edmond de Rothschild. Le trimaran navigue régulièrement, l’équipe a atteint son objectif de faire voler Gitana XV au large.
Sébastien Josse, skipper du Gitana Team : « La théorie est une chose et la pratique une autre. Malgré la qualité des intervenants du projet et les progrès faits en termes de calculs numériques, rien ne remplace les milles sur l’eau. Pouvoir bénéficier d’une plate-forme telle que Gitana XV durant cette période de réflexion puis de construction du futur Maxi est une chance incroyable que nous avons su exploiter au maximum.Cette deuxième campagne d’essais dédiée au vol est plus que positive ! Les navigations que nous réalisons actuellement sont juste incroyables, tellement que je ne pensais pas vivre ça un jour Avec nos nouveaux appendices, nous avons dépassé des vitesses que nous n’espérions pas atteindre dans cette configuration ou tout du moins pas aussi rapidement ! Et puis la vitesse est une chose très importante mais ces dernières navigations nous ont également énormément appris sur le comportement du bateau, qui est très clairement différent de ce que nous connaissions jusqu’à présent ; le bateau ne flotte plus, il vole sur deux lames Nous avons passé un cap très important. Les enseignements sont aussi très intéressants sur les erreurs à ne pas commettre dans l’avenir tant dans nos choix architecturaux que sur les systèmes embarqués. Le bureau d’études dispose ainsi de nombreuses données pour poursuivre ses recherches. Le travail ne s’arrête jamais et l’état de la mer est encore un facteur sur lequel nous devons progresser !»
http://www.youtube.com/watch?v=j2y2az8A124Ces recherches effectuées sur le 70′, sous la houlette de Guillaume Verdier et du bureau d’études du team est d’appliquer celles-ci sur le maxi trimaran en construction chez Multiplast.
Ce Gitana Maxi fera 33m de long par 22 de large, est donc en dehors du cadre architectural du Collectif Ultim. Un autre point de désaccord entre le team et le collectif concerne l’asservissement des appendices, la technologie développée par le Gitana Team étant rejetée par le collectif.
Plus d’infos dans Tip&Shaft. - Spindrift 2 sera remis à l’eau le mois prochain, Yann Guichard et Dona Bertarelli devraient de nouveau tenter le Jules Verne cette hiver, une participation à la Transat Jacques Vabre est également envisagée.
http://www.youtube.com/watch?v=g9hbz_yQuco - Idec Sport et son skipper Francis Joyon retenteront également l’expérience autour du monde en équipage cet hiver. D’ici là le skipper envisage une tentative de record des 24h en solitaire si une fenêtre se présente.
L’interview du skipper : ICI. - Les trois membres actuels du Collectif Ultim sont en plein préparation de The Transat bakerly.
François Gabart sur Macif et Thomas Coville sur Sodeb’O ont effectué des entrainements en commun organisés par le Pôle Finistère Course au Large.
Yves Le Blévec a remis Actual a l’eau au début du mois sans grosses modificationsYves Le Blevec, skipper d’Actual : « Nous sommes déjà dans la procédure de départ pour The Transat. Je ne pourrais pas m’entraîner comme je l’avais prévu, mais nous nous adaptons. L’objectif, dans le temps qui nous est imparti, est de travailler les priorités. Je ne me fixe pas d’autres impératifs sportifs sur cette transat que de naviguer de la façon la plus sécuritaire possible, tout en restant performant bien sûr. Nous n’en sommes encore qu’au tout début du projet, assurer la sécurité du bateau, c’est assurer celle de notre programme. »
François Gabart, skipper de Macif : « Le temps de préparation pour The Transat étant assez court (prologue le 23 avril à Saint-Malo, départ le 2 mai de Plymouth), ma priorité est de maîtriser au mieux les manœuvres en solo, ce qui est loin d’être évident . Par exemple, la semaine dernière, nous avons eu une navigation de 18 heures au total. J’ai fait cinq empannages, cinq virements et trois changements de voiles. J’ai passé plus de la moitié du temps à tourner les manivelles, c’était assez costaud !»
- Thomas Coville qui participera donc à The Transat bakerly, s’alignera autour du monde en solitaire cet hiver. Tip&Shaft revient sur la concurrence face à Macif dans la newsletter du 15 avril, l’ex Géronimo a un petit déficit de performance face au dernier trimaran sorti de chantier (avant celles à venir de Banque Populaire IX et de Gitana Maxi), la question d’un nouveau bateau a été évoquée par le skipper auprès de son sponsor. Celui-ci préfère que le skipper exploite au maximum le bateau actuel étant donné les échéances à venir (Route du Rhum 2018 et Tour du monde en course en 2019). Thomas Coville envisage cependant un changement de flotteurs afin de gagner du poids, mais ce projet n’est pas d’actualité pour l’instant.
Belle journée pour le Groupama Team France lors des Louis Vuitton America’s Cup World Series d’Oman
Les conditions sont restées légères à Oman pour la seconde et dernière journée de ces Louis Vuitton America’s Cup World Series avec des vents de 7 à 9 noeuds. En dehors de quelques secondes de foiling, les équipages et les spectateurs auront dû se contenter de régates en mode archimédien.
Malgré tout, la journée était loin d’être soporifique, puisque tous les équipages pouvaient prétendre au podium ce matin, avant les trois manches du jour, étant donné le système du super sunday (les points comptant double lors de cette dernière journée).
Sur le premier départ, Groupama Team France est bien positionné mais part sans vitesse, les kiwis d’Emirates Team New Zealand prenaient rapidement la tête de la course alors que les français étaient distancés avec Oracle Team USA et Artemis Racing. Peter Burling et ses hommes remportaient cette manche devant Land Rover BAR et Softbank Team Japan, Artemis terminait 4ème devant Oracle Team USA, Groupama Team France terminant dernier à une petite seconde des américains.
Les statistiques de course étaient cependant plutôt correctes pour le team français qui se situait dans le top 3 en vitesse moyenne, mais qui parcourait plus de distance que les autres et avec nettement plus de manoeuvres de changement de bord que les équipes terminant sur le podium (11 virements ou empannages pour les français contre 6 à 7 pour ETNZ, BAR et Softbank).
L’équipage de Groupama Team France, mené par Adam Minoprio, ne se focalisait pas sur ce résultat décevant en effectuait un beau départ sur la seconde manche ; alors que Land Rover BAR, Artemis racing et Softbank Team Japan étaient pénalisés sur cette phase. Oracle Team USA prenait le leadership devant Groupama Team France. Les deux équipages déroulaient leur course en tête alors que quatre bateaux étaient groupés derrière à plus d’une minute à la deuxième marque de parcours. Emirates Team New Zeland parvenait à s’échapper de ce groupe et prenait la 3ème place derrière Groupama Team France 2nd et Oracle Team USA vainqueur de la manche. Ben Ainslie parvenait de nouveau à prendre l’avantage sur ses adversaires pour accrocher la 4ème place devant Artemis racing et Softbank Team Japan.
Adam Minoprio effectuait de nouveau un beau départ sur la dernière manche, alors que Land Rover BAR et Artemis racing écopaient de nouveau d’une pénalité. Oracle Team USA et Groupama Team France se détachaient de nouveau en tête de flotte. Sur le dernier bord de près Groupama Team France prenait l’avantage sur le defender en choisissant le côté opposé du plan d’eau. Au passage de la marque Artemis racing, en lutte pour la 3ème place avec Land Rover BAR ,accrochait la ligne de mouillage d’une bouée de la porte avec un safran, ce qui obligeait un équipier à plonger pour libérer le bateau. Groupama Team France gardait la tête sur le dernier portant et remportait cette manche devant Oracle Team USA et Land Rover BAR. Softbank Team Japan se classait 4ème devant Emirates Team New Zealand et Artemis racing.
Groupama Team France effectuait donc une belle opération avec cette victoire et cette seconde place, mais terminait malgré tout 4ème de ce Louis Vuitton America’s Cup World Series d’Oman, remporté par Land Rover BAR devant Oracle Team USA et Emirates Team New Zealand. Softbank Team Japan n’arrivait pas à conclure de beaux débuts de manches et finissait 5ème, Artemis racing toujours aussi inconstant terminait dernier de cet étape.
La prochaine étape aura lieu à New York les 7 et 8 mai prochains, Franck Cammas qui termine sa convalescence et l’ensemble du Team France resteront à Oman la semaine prochaine pour poursuivre leurs entrainements.
Cette belle performance du Team France est de bonne augure pour la suite des acts, mais devra être validée dans des vents plus forts et donc avec un AC45F en mode foiler.
Land Rover BAR net vainqueur de la 1ère journée des LVACWS d’Oman, Groupama Team France en demi teinte
Le petit temps a régné à Oman pour la première journée des Louis Vuitton America’s Cup World Series 2016. Le vent n’a pas dépassé 9 noeuds.
Le foiling n’était donc par au rendez-vous, et les équipages des AC45F revenaient aux fondamentaux du multicoque dans le petit temps, avec des équipiers agglutinés sur l’avant des flotteurs afin de limiter la surface mouillée et un barreur esseulé sur l’arrière.
Trois courses en flotte ont été disputées, conformément au programme prévu.
Sur la première manche du jour, les français se présentaient en avance sur la ligne et écopaient d’une pénalité sur cette phase. Emirates Team New Zealand prenait rapidement la tête de la flotte devant Oracle Team USA. Ben Ainslie revenait durant la manche pour accrocher la 3ème place, Artemis racing parvenait à terminer 4ème malgré deux pénalités. Softbank Team Japan mené par Dean Barker, ancien barreur d’ETNZ terminait 5ème, alors que Groupama Team France fermait la marche.
Sur la seconde manche, Land Rover BAR et Softbank Team Japan prenaient le meilleur départ, alors que Peter Burling et ETNZ écopaient d’une pénalité lors de la phase de pré-départ. Adam Minoprio parvenait à conserver l’avantage du départ au vent et parvenait à conserver la 3ème place sur cette régate derrière Ben Ainslie (Land Rover BAR) et Dean Barker sur Softbank Team Japan. ETNZ terminait 4ème, Oracle Team USA 5ème et Artemis racing dernier.
Sur la dernière manche du jour, James Spithill remportait le départ, Softbank Team Japan s’emparait de la tête à la première bouée. L’équipage sous pavillon nippon rétrogradait de trois places sur le bord suivant, pendant que Ben Ainslie prenait la tête devant Oracle Team USA, ETNZ et Artemis racing, Groupama Team France fermait la marche.
Land Rover BAR conservait le leadership sur cette manche devant Oracle Team USA. Artemis Racing coiffait le reste de la flotte et s’offrait une 3ème place, Groupama Team France prenait la 4ème place sur le fil, Softbank ne terminant qu’à une seconde de l’AC45F français, ETNZ prenait la 6ème place.
Au classement général provisoire de cet acte, Land Rover BAR pointe à la 1ère place avec deux victoire et une troisième place devant Oracle et ETNZ, Groupama Team France est dernier à égalité de points avec Artemis, mais à seulement deux points d’ETNZ.
1/ Land Rover BAR avec 28 points
2/ Oracle Team USA avec 24 points
3/ Emirates Team New-Zealand avec 22 points
4/ Softbank Team Japan avec 21 points
5/ Artémis avec 20 points
6/ Groupama Team France avec 20 points
Les réactions des membres du Groupama Team France à l’issue de cette journée en demi teinte
Hervé Cunningham, régleur des voiles d’avant : « On a été moins en réussite qu’hier sur les phases de départ. C’est dommage mais c’est la vie. Sur le premier départ, on se fait pénaliser pour une petite faute sur Ben Ainslie et sur le dernier, on est beaucoup trop loin de la ligne. Mais dans tous les cas, on est resté unis et concentrés et avons trouvé les moyens de revenir dans le match. Et ça, c’est très positif »
Franck Cammas, skipper du défi français, en convalescence actuellement suite à sa blessure : « C’est toujours plus facile de critiquer quand on suit les courses de l’extérieur. Mais je trouve qu’Adam Minoprio a été assez bon aujourd’hui. Notamment lors de l’arrivée de la dernière manche où il grille Team New Zealand et les Japonais sur une jolie manoeuvre ».
Adam Minoprio, barreur de l’AC45F du Groupama Team France : « Même si nous sommes dans le bas du tableau des résultats, nous sommes à égalité de points avec Artémis et à deux points seulement du 3e. Avec les 3 manches prévues demain qui comptent double, nous gardons le podium dans le viseur car nous ne sommes qu’au tiers de la course en terme de points ».
Le replay des régates sur la chaine Dailymotion de Canal Plus
Une classe Ultime dispersée
Voiles et Voiliers fait le point, dans un article disponible sur son site internet, sur la classe Ultime.
Les ultimes existent depuis plusieurs décennies et peinent à rassembler.
Plusieurs tentatives de fédérer ces maxis ont été des échecs (G-Class de Bruno Peyron, l’actuel collectif Ultim).
A ce jour, les différents protagonistes avancent en ordre dispersé, Actual, Macif, Sodebo font partie du collectif Ultim, tout comme Banque Populaire qui mettra à l’eau son bateau dans le courant de l’année. Ce collectif a pour but de développer un programme articulé sur de navigations en solitaire, il s’est doté d’un cadre architectural, excluant les MOD70, le maxi 80 Prince de Bretagne et Spindrift 2. Mais le collectif, du fait du faible nombre de « membres », se voit contraint d’intégrer des courses ne respectant pas le cadre architectural qu’il a défini, comme The Bridge, ou encore la Route du Rhum.
L’article de Voiles et Voiliers dévoile plusieurs informations importantes :
– le trimaran du Gitana Team serait hors cadre du collectif Ultim, de part sa taille de 33m (limité à 32m pour le collectif) et du fait de l’asservissement des appendices (ce qui n’est actuellement pas autorisé par le collectif)
– Prince de Bretagne souhaite rester impliqué dans la voile, l’actuel Maxi 80 pourrait être vendu pour acquérir un bateau d’occasion plus grand si l’opportunité se présentait. L’objectif pour le team et le skipper Lionel Lemonchois est la Route du Rhum 2018, le maxi 80 naviguera essentiellement en RP en 2016, le programme 2017 n’est pas défini- Actual d’Yves le Blévec naviguera avec un mât fixe cette saison suite à la rupture du vérin de bascule sur la Transat Jacques Vabre. Le programme 2016 inclut The Transat, Actual sera opposé à Sodebo et Macif sur cette transatlantique.
– une nouvelle course entre Monaco et Pondichery (avec escale à Maurice) pourrait avoir lieu en 2018
Thomas Coville et Sodebo (qui font partie du collectif) seront la The Transat, ensuite le skipper tentera sa chance autour du monde en solitaire cet hiver.
François Gabart sur Macif participera également à The Transat avant une tentative de record en Méditerranée en septembre.
Du côté des exclus du collectif (volontairement ou non), Spindrift racing a annoncé son intention de courir la Transat Québec Saint Malo cet été (pour l’instant Spindrift 2 est le seul dans la classe Ultime) avant une nouvelle tentative de Trophée Jules Verne l’hiver prochain. Idec et son skipper Francis Joyon semblent avoir été séduit par le Jules Verne de cet hiver et paraissent déterminé à retenter l’aventure en 2016.
Marc Thiercelin qui possède l’ex Majan (sistership d’Actual) cherche toujours des financements pour lancer le chantier de remise en état et d’élargissement de son trimaran.
La saison 2016 des Extreme Sailing Series dévoilée
Le lancement de la saison 2016 des Extreme Sailing Series a eu lieu hier à Dubai. Les équipages d’Alinghi, de Red Bull, de SAP, d’Oman Air et de Land Rover BAR Academy s’entrainaient déjà dans les eaux de l’émirat depuis quelques jours.
La révolution pour cette dixième année du circuit réside dans le changement de support, avec le passage au GC32, en lieu et place du vieillissant Extreme 40, les Extreme Sailing Series basculent donc dans l’ère du foiling. Les courses en stade nautique devraient être conservées autant que possible, mais des côtiers referont leur apparition.
Huit étapes sont prévues, dans huit pays différents, entre mars et décembre, la saison débutera dans un mois à Oman, avant une étape à Qingdao en Chine, les équipages mettront ensuite le cap sur l’Europe avec des rendez-vous à Cardiff (GB), Hambourg (ALL), Saint Pétersbourg (RUS), Istambul (TUR), Lisbonne (POR) avant une finale aux antipodes à Sydney.
Andy Tourell, directeur de l’événement, commente cette année phare de l’histoire du circuit : «2016 marque le dixième anniversaire du circuit des Extreme Sailing Series et cela va être une étape importante pour nous à bien des égards. Le plus gros changement et pas des moindres sera le passage au GC32 avec lequel on apporte une toute nouvelle dimension à la course et à l’expérience vécue par le public.
« Nous avons la chance de pouvoir diversifier notre format, en combinant rupture avec la tradition et format de course en stade reconnu, tout en incorporant le match-racing, et la possibilité d’ouvrir le terrain de jeu dans certains lieux, permettant à ces bateaux de vraiment se dégourdir les jambes, à commencer par une course côtière de 20km à Mascate à Oman. »
Du côté des compétiteurs, plusieurs équipes présentent durant les saisons précédentes poursuivent avec ce changement de support. SAP Extreme Sailing co-skippé par les Danois Jes Gram-Hansen, et Rasmus Køstner, Red Bull Sailing Team, mené par Roman Hagara, Oman Air qui bénéficie de l’arrivée de Morgan Larson, et Team Turx participeront donc à cette saison 2016.
Alinghi fait son retour sur le circuit, l’équipe suisse était présente l’année dernière sur le circuit GC32 Racing Tour, suite au départ de Morgan Larson pour l’équipe d’Oman Air, Ernesto Bertarelli partagera la barre avec un autre marin suisse, Arnaud Psarofaghis.
Arnaud Psarofaghis : « Naviguer en GC32 cette saison va être un gros changement pour le circuit. Ça va être d’autant plus intéressant sur les petits parcours, avec des bateaux allant à plus de 25 nœuds. Nous aimons beaucoup ce circuit et, avec le passage au GC32, c’est une très bonne opportunité pour nous. Nous connaissons bien les bateaux après une année sur le circuit de GC32, mais les autres équipes vont vite rattraper leur retard. »
Les nouveaux venus sont :
- l’équipe Land Rover BAR Academy, « équipe jeune » du team de Ben Ainslie qui prépare la coupe de l’America, Leigh McMillan, vainqueur des circuits Extreme Sailing Series et GC32 Racing Tour en 2015 avec l’équipe omanaise, sera à la barre sur les deux premiers événement avant de laisser celles-ci à un jeune équipier du team.
- un équipage portugais mené par Diogo Cayolla équipier de Team Turx en 2015
Un huitème GC32 devrait être présent à chaque événement, probablement sur le même modèle que lors de la saison 2015, à savoir une wildcard pour un équipage local.
Calendrier 2016 des Extreme Sailing Series™
16-19 Mars, Mascate, Oman
29 Avril – 2 Mai, Qingdao, Chine
23-26 Juin, Cardiff, Royaume-Uni
28-31 Juillet, Hambourg, Allemagne
1-4 Septembre, Saint-Pétersbourg, Russie
22-25 Septembre, Istanbul, Turquie
6-9 Octobre, Lisbonne, Portugal
8-11 Décembre, Australie
Équipages et Skippers Extreme Sailing Series™ 2016
Alinghi (SUI) – Ernesto Bertarelli (SUI)/Arnaud Psarofaghis (SUI)
Land Rover BAR Academy (GB) – Bleddyn Môn (GB)
Oman Air (OMA)- Morgan Larson (USA)
Équipage Portugais (nom à cfer) – Diogo Cayolla (POR)
Red Bull Sailing Team (AUT) – Roman Hagara (AUT)
SAP Extreme Sailing Team (DAN) – Jes Gram-Hansen (DAN)/Rasmus Kostner (DAN)
Team Turx (TUR) – Edhem Dirvana (TUR)
Les calendriers du GC32 Racing Tour et du D35 Trophy dévoilés
- Le calendrier GC32 Racing Tour 2016 a été dévoilé, le circuit se déroulera en Europe du Sud, de façon à minimiser les coûts. Les deux premières étapes sont prévues en Italie sur le lac de Garde , une en Espagne dans le cadre de la Copa Del Rey et la dernière manche en France, à Marseille, une autre étape devrait être annoncée dans les semaines à venir.Les étapes :
– 26 au 29 Mai : GC32 Riva Cup, Riva del Garda, Italie
– 7 au 10 Juillet : GC32 Malcesine Cup at The Foiling Week, Malcesine, Italie
– 3 au 6 Août : Copa del Rey MAPFRE, Palma de Mallorca, Espagne
– 22 au 25 Septembre : lieu non annoncé
– 13 au 16 Octobre : Marseille One Design, Marseille, France
Un événement hors calendrier officiel aura lieu du 12 au 15 mai, le GC32 Alps Challenge Traunsee en Autriche, qui se disputera sur un format match racing avec un prize money de 30000€. Le circuit avait déjà fait étape sur ce lac, où les petits airs avaient été tenaces et avaient nécessité de nombreux changements de lieu des régates.
Huit équipes ont fait part de leur engagement sur le circuit, dix sont espérés pour le début du championnat.
A l’heure actuelle, trois équipes françaises figurent parmi les engagés : Spindrift racing de Yann Guichard, Team Engie de Sébastien Rogues, tout deux déjà présents sur le circuit l’année dernière et le Team FRA, mené par Franck Cammas, ce qui permettra au Groupama Team France de faire naviguer une partie de son équipage en vue de la préparation de la 35ème America’s Cup.
Trois équipes suisses seront présentes : le Team Tilt, qui sera mené par le barreur d’Emirates Team New Zealand Glen Ashby, ce qui permettra de sélectionner l’équipage destiné à participer à la Youth America’s Cup ; Realteam, qui a déjà participé au circuit Extreme Sailing Series et qui tout comme Tilt est déjà présente sur le circuit de D35 ; et le team Armin Strom Sailing mené par Flavio Marazzi.
Le team américain Argo qui avait participé à l’étape de Cowes en 2015 et le team hollandais de Laurent Lenne, fondateur de la classe sont également annoncé.
- Le D35 Trophy reprendra son rythme habituel sur le lac Léman dès le mois de mai avec un programme classique, comprenant les deux classiques Genève-Rolle-Genève et le traditionnel Bol d’Or et les grands prix.http://www.youtube.com/watch?v=-c6Vs4xvElU
Le calendrier :
– 6 au 8mai : Grand Prix d’ouverture, lieu à déterminer
– 21 au 22 mai : Grand Prix de Versoix
– 3 et 5 mai : Grand Prix, lieu à déterminer
– 4 mai : Genève-Rolle-Genève
– 11 mai : Bol d’Or Mirabaud
– 10 et 11 septembre : Open de Crans
– 17 et 18 septembre : Grand Prix du Yacht Club de Genève
– 30 septembre et 1er octobre : Grand Prix de Clôture, lieu à déterminerLes onze équipes ayant participé au championnat l’année dernière devraient s’aligner pour cette nouvelle saison du D35 Trophy. Les grands favoris seront de nouveau les trois équipages présents sur le podium 2015, Team Tilt, Alinghi et Ladycat powered by Spindrift racing.
- Le calendrier et les concurrents des Extreme Sailing Series seront dévoilés le 10 février à Dubai. La première des huit étapes de la saison aura lieu du 16 au 19 mars à Oman. Le circuit passe cette année au GC32.
Sont déjà annoncés sur le circuit SAP Extreme Sailing Team, Oman Air mené par Morgan Larson qui a navigué la saison dernière sur le GC32 Alinghi et Land Rover BAR Academy.
Alinghi, présent sur le circuit GC32 Racing Tour, devrait dévoiler ses intentions quant au choix du circuit (Extreme Sailing Series ou GC32 Racing Tour, ou une participation aux deux circuits) dans les jours qui viennent.
L’actualité en bref
- Le team MACIF dévoile son M24, trimaran de 24′ à foils. Ce bateau sert de laboratoire afin de valider les appendices du trimaran MACIF. La base est un Diam 24, doté de foils, et de safrans à plans porteurs. François Gabart effectue actuellement des tests sur une nouvelle version de safrans qui seront adoptés sur le maxi lors de sa remise à l’eau. Par ailleurs, le bateau sert également de support d’entrainement au skipper MACIF.
Les photos du M24 sont visibles : ICI - Toujours concernant le Diam 24, la prochaine édition du Tour Voile fait le plein de concurrents avec 31 inscriptions et 4 wildcards pour des équipes étrangères. A découvrir également, l’interview de Jean Baptiste Durier, directeur du tour sur le Télégramme, il revient sur les modifications réalisés par MACIF sur le Diam 24. Une arrivée d’un Diam 24 à foils, si le projet est viable économiquement, semble être souhaitée.
- Les trimarans Ultimes sont tous en chantier ou prêts à y entrer (pour Spindrift 2 et Idec Sport). Pas de révolutions à envisager, les différentes équipes travaillent à la fiabilisation de leurs bateaux et à quelques améliorations. Seulement trois bateaux sont inscrits à The Transat dans la catégorie Ultimes François Gabart sur MACIF, Yves le Blévec sur Actual, et Thomas Coville sur Sodebo Ultim.
Une tentative de record autour du monde en solitaire est au programme de Thomas Coville l’hiver prochain.
Les deux équipages de retour de leurs tentatives de Trophée Jules Verne, les skippers et les sponsors de Spindrift 2 et d’IDEC SPORT semblent prêts à retenter l’aventure l’hiver prochain. - A lire sur Course Au Large, (qui paraitra de nouveau sous forme papier cette année) les interviews des routeurs à terre Jean Yves Bernot et Marcel Van Triest. Les deux hommes épaulaient les équipes d’Idec Sport et de Spindrift 2 pour leurs choix météorologiques lors de leurs tentatives sur le Trophée Jules Verne.
- Groupama Team France mené par Franck Cammas arbore de nouvelles couleurs, une livrée bleu-blanc-rouge a été dévoilée sur l’AC45F qui sera aligné sur les Louis Vuitton America’s Cup World Series (dont une étape aura lieu à Toulon les 10 et 11 septembre), et sur le futur AC45T et l’AC48 qui disputera la 35ème America’s Cup.
Une interview du skipper à lire sur Voiles et Voiliers, qui livre des détails sur l’avancée des travaux de l’AC45 Turbo et du design, et une autre de Jean Baptiste Epron, marin et designer de cette nouvelle livrée ici.
© D.RAVON/ GROUPAMA TEAM FRANCE - Le team suisse TILT signe un partenariat avec l’équipe néo zélandaise Emirates Team New Zealand. L’équipe helvète laissera la barre de son GC32 au skipper de l’équipe kiwi Glenn Ashby sur le GC32 Racing Tour 2016. Par ailleurs le skipper aura un rôle dans la sélection et l’entrainement de l’équipe suisse qui sera amenée à disputer la Red Bull Youth America’s Cup sur AC45F.
Les arrivées d’IDEC SPORT et de Spindrift en images
Trophée Jules Verne : IDEC SPORT termine son tour du monde en 47 jours 14 heures et 47 minutes
L’équipage réduit d’IDEC SPORT aura connu une dernière frayeur lors de sa dernière nuit en mer avec une collision avec un OFNI vers 4 h du matin ; celle-ci brisant le safran du flotteur bâbord mais sans affecter la structure du bateau. Francis Joyon et ses cinq équipiers ont donc poursuivi leur route vers Ouessant.
La ligne d’arrivée de ce tour du monde a été franchie à 17h50 avec un temps de 47 jours 14 heures et 47 minutes, ils réalisent le troisième meilleur temps sur le parcours, derrière Banque Populaire V et Spindrift 2 qui a coupé la ligne à 16h. Il réalisent le meilleur temps du bateau, qui avait détenu le Trophée Jules Verne sous les couleurs de Groupama de 2010 à 2012.
L’équipage de ce Trophée Jules Verne était constitué de Francis Joyon, Alex Pella, Clément Surtel, Boris Herrmann, Gwénolé Gahinet et Bernard Stamm.
Sur ce tour du monde, les six marins décrochent le meilleur partiel sur le tronçon Cap des Aiguilles-Cap Leeuwin en 5 jours 11 heures et 23 minutes.
L’équipage est attendu quai Malbert à Brest vers 20h.
Francis Joyon :
« Il y en a eu beaucoup, des grands moments ! Je retiendrai un grand classique : le passage au cap Horn dans des conditions de mer très agréables et une lumière extraordinaire. Mais l’essentiel c’est le plaisir en équipage ! On a vraiment bien fonctionné ensemble, on s’est bien entendus. Nous étions assez complémentaires : nous étions plusieurs navigateurs solitaires embarqués ensemble sur un bateau d’équipage et ça a fait un bon mélange. On s’est donnés énormément sur le bateau, encore la nuit dernière, où il y a eu des grains à 48 noeuds. J’ai la voix un peu fatiguée mais c’est vrai que la nuit a été sans aucun repos à manœuvrer sans cesse dans des grains, à se bagarrer… mais on faisait tout avec bonne humeur, avec plaisir ! Un moment cette nuit, Bernard a été projeté violemment à travers le bateau, c’était vraiment brutal… Repartir ? Si on pouvait refaire une navigation en équipage avec ce bateau ce serait volontiers ensemble, oui ! On est tous sur un sentiment très positif par rapport à ça ! »
Bernard Stamm :
« Si je devais isoler un seul souvenir, ce serait un surf à 45 nœuds ! Je ne sais plus exactement où c’était, dans l’océan Indien je pense. J’étais à la barre… Le bateau est tout de même assez éprouvant entre 35 et 40 nœuds, mais quand tu restes de longs moments au-dessus de 40 nœuds c’est… et bien c’est mémorable ! »
Gwénolé Gahinet :
« Un souvenir fort c’est la première descente dans le Grand Sud, au sud des Kerguelen, puis de l’île Heard. On a été obligés de plonger très, très Sud pour faire cette trajectoire qui mène au record de l’océan Indien. C’était une entrée en matière assez dure, on a plongé jusqu’à quasiment 60 degrés Sud, dans de l’eau à 2 degrés. ET tu fonces même la nuit à 35 nœuds en te méfiant des icebergs… c’était assez fort et engagé, le froid était vraiment, vraiment dur. Une nuit, le bateau a carrément gelé ! Les filets ont gelé, le pont a gelé… c’est exceptionnel en navigation. C’était un grand moment ! Mais plus globalement ce qui est génial dans ce tour du monde c’est l’aventure humaine, la cohésion de l’équipage. On a passé de super moments, un super tour du monde. Nous étions tous assez différents avec plein d’histoires à nous raconter les uns aux autres. A chaque changement de quarts, il y avait plein d’anecdotes, plein d’échanges, de grands moments de rigolade… et c’est presque le principal ! »
Boris Herrmann :
« Un grand souvenir c’est la rencontre avec Spindrift près de la Nouvelle-Zélande. C’était incroyable de se retrouver à cet endroit-là après une moitié de tour du monde ! L’ambiance à bord était super, mais c’est tout le tour du monde, dans sa globalité, qui était un grand moment à vivre. Je pense avoir appris plein de petites choses dans cet équipage, avoir acquis un peu plus de maturité de navigateur. C’était une expérience enrichissante, avec les autres, à bord de ce magnifique bateau ! »
Clément Surtel:
« Le plus grand moment pour moi c’est le cap Horn. Sortir du sud en rasant ce caillou légendaire, que je passais pour la première fois, dans un coucher de soleil magnifique, c’ était quelque chose. C’est une belle image de libération du Grand Sud. Et il y avait une très bonne ambiance à bord, on s’est tous bien soutenus. On s’est découverts parce qu’on ne se connaissait pas vraiment avant de partir et ce n’est jamais évident à six sur un bateau, comme ça. On s’est bien marrés ! Et après 47 jours de mer et bien… on se connaît mieux ! »
Alex Pella :
« Ben sûr on est très contents d’arriver, de finir ce tour du monde avec un très bon chrono, même si on n’a pas battu le record. Il y a eu de grands moments de bonne ambiance à bord, je pense que vous l’avez ressenti à terre. S’il faut faire une seule ‘photo’ d’un instant magique, pour moi ce serait cet énorme iceberg croisé dans l’Atlantique sud pendant une journée ensoleillée magnifique. Sur le pont, on était tous éblouis, à regarder ce spectacle comme s’il avait été posé là sur notre route, juste pour nous ! Et puis il y avait une très bonne ambiance à bord, moi j’aime bien rire, je trouve même que ça aide au rendement, à la performance, que ça aide quand les choses ne vont pas bien. C’est important… Il y avait des bonnes personnes à bord ! »
Trophée Jules Verne : Spindrift 2 boucle le tour du monde avec le 2ème meilleur temps
Le trimaran Spindirift 2, skippé par Yann Guichard, a bouclé son tour du monde dans le cadre du Trophée Jules Verne, aujourd’hui à 16h01 avec un temps de 47j 10h 59’ 02’’.
L’équipage de Yann Guichard et Dona Bertarelli réalisant la deuxième meilleure performance sur un tour du monde à la voile avec ce temps. Ils battent le temps réalisé par Franck Cammas sur Groupama 3 en 2010, mais Loïck Peyron et son équipage de 2012 conservent le Trophée Jules Verne.
Le maxi trimaran de 40m aura parcouru 28 844 milles avec une vitesse moyenne de 25,35 nœuds sur l’eau, et de 18.96 noeuds sur l’orthodromie.
L’équipage décroche trois temps intermédiaires validés par le WSSRC (Ouessant-équateur en 4 jours 21 heures 29 minutes, Ouessant-Tasmanie en 20 jours 04 heures 37 minutes, Ouessant-cap Horn en 30 jours 04 heures 07 minutes).
L’équipage est attendu à son port d’attache de La Trinité-sur-Mer vers 22 heures.
La liste d’équipage pour ce tour du monde était constituée de : Dona Bertarelli, Yann Guichard, Sébastien Audigane, Antoine Carraz, Thierry Duprey du Vorsent, Christophe Espagnon, Jacques Guichard, Erwan Israël, Loïc Le Mignon, Sébastien Marsset, François Morvan, Xavier Revil, Yann Riou et Thomas Rouxel.
Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 :
« Le passage au Sud du cap de Bonne-Espérance a été un des moments parmi les plus importants pour moi, mais là, cette arrivée devant Ouessant, c’est aussi un soulagement. Pas une délivrance parce que je n’ai pas été prisonnier et j’ai pris beaucoup de plaisir sur ce tour du monde, mais il est temps que je fasse une petite pause. Bien sûr, il y a eu un peu de stress, mais c’est aussi mon rôle de l’assumer.
Ce Trophée Jules Verne, c’est la série des premières pour moi ! Autour du monde, au passage des trois caps, avec autant de jours au compteur… Et j’ai vraiment envie d’y retourner. Le bateau est parfaitement adapté à ce programme : il faudra juste que la météo soit avec nous. Et puis les mers du Sud, c’est magique ! Même si l’Indien a été plutôt gris. Et dans le Pacifique, nous avons eu le droit à des lumières sublimes quand nous sommes descendus presque jusqu’au 60° Sud… Mais je retiendrais plus tous ces oiseaux, albatros, pétrels, fulmars, damiers du Cap qui nous suivaient en permanence !
Ma plus grosse angoisse, c’est lorsque nous avons touché un objet non identifié avec le foil : j’ai cru qu’on aller devoir abandonner. Je suis content qu’on en finisse parce que depuis le cap Horn, et au-delà du record, cette remontée de l’Atlantique a été sévère pour le bateau comme pour l’équipage. »
Dona Bertarelli, co-fondatrice de Spindrift racing et barreuse-régleuse sur Spindrift 2 :
« Cette remontée de l’Atlantique a été longue, laborieuse, et j’avais l’impression que le temps n’avançait plus ! Heureusement hier, on sentait l’arrivée depuis que nous avons passé la barrière symbolique des 500 milles de Ouessant : c’était un moment émouvant et je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit parce que l’émotion était palpable et l’adrénaline aussi. Boucler ce tour du monde m’a permis d’atteindre les objectifs que je m’étais fixés personnellement même si nous n’avons pas pu battre le record du Trophée Jules Verne. Je n’ai pas de regret parce que l’essentiel était de revenir à Ouessant le plus vite possible et nous avons tout fait pour cela.
J’ai très bien vécu ce voyage car on se connaît tous très bien et chacun a respecté le caractère des autres. C’était très agréable parce que c’est une équipe de véritables amis. Mais cela tient aussi au fait d’avoir pu, d’une certaine manière, exorciser mes appréhensions, mes craintes de plonger dans le Grand Sud ou d’être loin de tout. Au travers de mes écrits, des articles destinés aux classes de France et de Suisse, en continuant à communiquer avec la terre et à échanger, je ne me suis jamais sentie isolée, seule dans cette aventure. »
Sébastien Audigane, Chef de quart, 5ème tour du monde
« C’est mon cinquième tour du monde et mon deuxième en un an puisque j’ai aussi fait la Barcelona World Race (tour du monde en double). J’ai passé deux fois le cap Horn en 2015 ! J’avais navigué sur ce bateau en 2009 mais faire le Trophée Jules Verne avec ce bateau encore optimisé et avec une belle équipe, c’est bien agréable. Le bateau a été beaucoup allégé et on sent qu’il est plus véloce. Mais nous n’avons pas eu beaucoup de chance d’un point de vue météorologique. Un bon souvenir ? Un bord vraiment génial juste avant d’arriver sur le cap Horn. La mer était très plate, la nuit claire, on marchait entre 35 et 40 nœuds, c’était un super moment. Dans les objectifs à venir, j’aimerais faire le Vendée Globe un jour et puis il reste ce record du Trophée Jules Verne à battre ! »
Christophe Espagnon , Barreur-équipier d’avant, 1er tour du monde
« On est encore dans l’excitation de la course et de l’arrivée. Pour moi, c’est un premier tour du monde bouclé, une première expérience de colocation en espace restreint. C’était sympa ! Au bout de 2- 3 semaines, on entre dans le vif du sujet. Il y a des moments durs mais c’était vraiment agréable pour moi. On a passé des endroits mythiques, c’était important de les voir. C’était long, mais il n’y a pas eu de lassitude car on a eu beaucoup de changements de situations. Passer du catamaran de sport au maxi-trimaran au large ne m’a pas dérangé. Ça reste du vent et de la mer et ce bateau est parfait pour le large. J’ai envie d’y retourner, ne serait-ce que pour voir les belles et longues houles qu’on n’a pas eues. »
Thierry Duprey du Vorsent , Barreur-régleur, 3ème tour du monde et détenteur depuis 2012
« Le bateau a bien évolué en quatre ans. Dans le bon sens, notamment dans les phases de transition. Mais on a vite retrouvé nos marques avec Xavier (Revil, lui aussi détenteur depuis 2012) car l’intérieur est resté identique. En revanche, on n’a pas été gâté par la météo, dans le Pacifique, on a subi la même chose qu’il y a quatre ans. À bord, l’équipage était moins habitué au large que sur Banque Populaire V, cela nous a apporté une approche différente des réglages par exemple. À chaque fois qu’on met le pied en mer, on apprend quelque chose. Je suis content. Je garderai en mémoire le nombre d’albatros qu’on a vus, je n’en avais jamais vu autant, pendant si longtemps. Après le cap Horn, il y en avait 40, 50 qui jouaient autour du bateau. J’étais content de partir, je suis content d’arriver mais je serai content aussi de repartir. Le bateau et l’équipage ont la capacité de battre ce record. Pour moi, ce n’est que partie remise et je repartirai pour un tour avec grand plaisir. »
Jacques Guichard , Barreur-régleur, 1er tour du monde
« Je suis content de mes voiles (il est maître voilier pour North Sails) ! Nous avons beaucoup manœuvré donc j’ai croisé les doigts pendant 47 jours, mais on n’a eu aucun souci. Je n’avais jamais navigué si longtemps. C’était assez long quand même mais c’est une expérience à renouveler. C’était une belle aventure, un rêve de gamin, même si j’attendais le record et que je suis donc forcément déçu. Malgré le peu de vent, on a eu de beaux moments à barrer ce bateau. Et l’image du cap Horn. Pour tout marin, c’est un peu comme l’Himalaya, tous les grands y sont passés. Et avec de l’avance sur Banque Populaire V en plus. On repartira l’hiver prochain ! »
Erwan Israël, Navigateur, 2ème tour du monde
« C’est passé très vite, seulement deux jours trop long… Le temps a commencé à passer plus lentement quand on a su qu’on ne battrait pas le record. Mon poste n’était pas simple, on a eu beaucoup de frustrations à tenter des options qu’on pensait payantes pour finalement finir dans la molle. On a attaqué fort par moments afin de forcer le jeu, mais on a toujours buté sur les systèmes météo. La remontée de l’Atlantique a été difficile car Banque Populaire V avait eu une super météo quand on a eu des conditions plus classiques. Mais je suis globalement content, surtout de mon binôme avec Yann (Guichard) et l’alchimie avec Jean-Yves (Bernot) de qui j’ai beaucoup appris. C’est un tout autre sport que la Volvo Ocean Race ! Ça n’a rien à voir, il n’y a qu’en remontant le long du Brésil, au près, que ça tapait. Le bateau est exceptionnel, il va vite tout en assurant un certain confort, même si son poids fait qu’il faut toujours être dessus. Je me souviendrai du passage du cap Horn et de la journée qui a suivi. Je pense qu’en équipage, ce ne sont pas les mêmes émotions que pour un gars tout seul du Vendée Globe, qui en a bavé pendant des semaines. On a retrouvé les animaux marins, les avions qui nous survolaient, la terre… On a retrouvé la vie d’un coup ! »
Sébastien Marsset, Équipier d’avant, 3ème tour du monde
« Bien qu’on ne décroche pas le chrono, c’était un beau challenge que je suis content d’avoir relevé avec Spindrift. Là, en mer, je me sens en forme mais je sais qu’une fois à terre, on va ressentir que l’on a passé 47 jours en mer. Le cap Horn a été forcément un moment top et tu réalises que cet endroit n’est pas donné à tout le monde. Au niveau voile, j’ai vraiment été impressionné par le bateau. Sur la fin de la descente de l’Atlantique, on a fait des nuits sous gennaker, au reaching avec des vitesses moyennes aux alentours des 40 nœuds sur de la mer plate. J’ai vraiment trouvé ça exceptionnel. À l’avant du bateau, on sait qu’il faut faire attention tout le temps et le piège, c’est la fatigue. Dans ces moments où tu as été sollicité par la vie du bateau, par les manœuvres ou un peu de bricolage, il faut redoubler d’attention. Pour soi, mais aussi pour les autres parce que c’est à ces moments-là que l’on peut se faire mal. »
Yann Riou , Médiaman, 3ème tour du monde
« Ça va être difficile de résumer 47 jours de mer ! En tous cas, c’était plein de moments forts et pour moi, faire le tour du monde, c’était une première… Et de passer autant de temps en mer et de faire autant de milles, surtout ! Ce sont essentiellement de bons souvenirs, même s’il y a un goût de déception de ne pas avoir battu le record. Nous avons vécu une superbe aventure : l’image qui me reste gravée, il y a bien sûr celles (au pluriel) du cap Horn parce que ce n’était pas facile, du moins pour celles prises par le drone. C’était un moment très fort de la course, et je crois pour tout l’équipage parce que le paysage était magnifique et les conditions superbes. Je suis très heureux parce que l’équipage a été top de bout en bout : il n’y a pas eu un mot plus haut que l’autre et humainement, bien qu’il y avait des marins que je connaissais peu, c’était très enrichissant. Mais 47 jours en mer, c’est long surtout sur la fin quand nous avons su que le Trophée Jules Verne n’était plus prenable… »
Xavier Revil, Chef de quart, 2ème tour du monde, détenteur depuis 2012
« Tout s’est bien passé, au niveau de l’avitaillement aussi, même si je ne suis pas le plus objectif pour en parler, vu que c’est moi qui m’en occupais. Mais personne n’a perdu de poids ! Le bateau a été modifié par Spindrift racing, il a beaucoup progressé, il est plus nerveux car plus léger. Ça lui a donné des ailes dans le petit temps. Et qu’est ce qu’on en a eu du petit temps ! Trop, à notre goût. Mais c’était plaisant de pouvoir naviguer aussi vite avec moins de toile, ça permet de soulager un peu la machine. Le passage du cap Horn restera mon moment fort de ce tour du monde. On l’a vu, on est passé tout près. C’est un caillou mythique, le paysage sous le soleil était impressionnant, on voyait même des glaciers qui venaient presque lécher la mer. On n’a pas vu de glace par contre, contrairement à il y a quatre ans. Mais ce n’était pas plus mal, ça ne nous a pas manqué ! »
François Morvan, Barreur-régleur, 1er tour du monde
« Content d’arriver, d’avoir bouclé ce tour du monde. On va revoir la famille, les amis… À la fin c‘était un peu long, à partir du moment où on a su qu’on ne battrait plus le record. Mais le bateau est agréable, l’équipage est agréable… Ce n’était pas un calvaire non plus ! L’équipage a bien fonctionné, c’était sympa. Avec Antoine c’était fabuleux, c’était magique, on a toujours pris soin l’un de l’autre, il a été incroyable dans tout ce qui a été réparation. C’est vraiment l’homme clé du record pour moi, c’était un super moment passé avec lui, toujours en forme, souriant, bon esprit… C’était génial de passer ces 47 jours avec lui. Je connaissais déjà bien le bateau, j’ai fait 4 transat avec, c’est un bateau agréable à barrer, qui va vite mais il faut quand même s’impliquer à la barre pour le faire avancer. Il faut trouver les bons réglages, le bon angle de barre. Les moments devant le front avant l’entrée dans l’océan Indien, sur une mer plate, à 32 nœuds sur le bateau qui glissait tout seul, c’était un bon moment. »
Antoine Carraz, Barreur-régleur, 1er tour du monde
« On est satisfait, particulièrement moi qui m’occupe de la partie technique avec Thierry. Le défi était à la fois de battre le record mais aussi que le bateau fasse le tour et je crois qu’il l’a fait et bien fait. C’est une grande satisfaction de le ramener entier au ponton, on a eu quelques moments de doute, on a eu quelques problèmes techniques mais on a su les surmonter à chaque fois. C’est une grande fierté pour les gars qui ont bossé sur le bateau depuis deux ans et demi. Mon rôle était de m’occuper de la partie technique car je suis la personne qui connaît le mieux le bateau étant là depuis le début de cette aventure avec Spindrift. Ça n’a pas été toujours facile car dès qu’on a un problème on se dit qu’on va abandonner et puis on réfléchit aux solutions et on a réussi, avec Sébastien (Marsset) et Thierry, à en trouver à chaque fois, sans ralentir ni perdre de temps et nous permettre de pouvoir continuer en toute sécurité. Le mât a été un gros coup dur car le foil, on n’y peut pas grand chose, on sait qu’il y a beaucoup de choses dans la mer, on sait qu’on peut taper des trucs. La réparation a été très compliquée car on avait très peu de temps avant que le vent ne rentre et il y avait beaucoup de mer donc on s’est bien fait secoué dans le mât avec Seb. Et puis la réparation a tenu donc… C’est un peu le cliché mais le cap Horn, c’est un peu pour ce genre de chose qu’on fait un tour du monde, c’est un rêve de gamin. Il y a plein de moments supers mais c’est quand même assez mythique, on a eu la chance d’avoir des supers conditions, de passer à ras, c’était un moment fort, c’est la sortie des mers du Sud. Même si ça s’est malheureusement un peu compliqué derrière alors qu’on pensait que ça allait se simplifier, ça a limite été la phase la plus dure. Et puis j’ai la chance d’avoir partagé ça avec François qui est un copain dans la vie, un peu les « jeunes » de l’équipage mais on a su y aller de notre motivation, on n’a jamais lâché, c’était top de glisser ensemble. »
Thomas Rouxel, Barreur, équipier d‘avant, 2ème tour du monde
« Content d’arriver parce que c’est quand même un peu long, mais très content de l’avoir fait sur ce bateau-là et ce projet-là. Le bateau est vraiment exceptionnel, je me suis régalé à chaque fois que je suis allé barrer et l’équipe était top, on s’est vraiment bien marré. La majorité de l’équipe se connaissait déjà bien, avec qui on avait déjà pas mal navigué. Seb (Audigane) et Loïc nous ont rejoint plus tardivement mais ils se sont très vite intégrés et adaptés au reste de l’équipe qui avait l’habitude de fonctionner ensemble. Et on a aussi bénéficié de l’expérience de ces deux papys (rires). C’était vraiment cool. C’était plus long que la Volvo car on ne passe jamais plus de 25 jours en mer. Là, 47 c’est un peu plus long mais le bateau va plus vite, on change de phénomènes météo, de terrains de jeu assez régulièrement, ce qui permet de pas mal nous occuper, mais les moments où on n’avait pas beaucoup de vent et qu’on prenait un peu de retard sur les routages… C’est un peu long. On a eu des conditions superbes pour le cap Horn, on est passé juste à côté. Pouvoir profiter comme ça de ce caillou mythique c’était dingue. Tu peux faire cinq tours du monde et ne jamais le voir, là on est passé juste à côté, c’était super beau, on a eu le temps d’en profiter et de le regarder. C’était vraiment cool. »
Loïc Le Mignon, Chef de quart, 5ème tour du monde
« J’ai été appelé en dernière minute, j’ai pris le train en route, il a fallu s’adapter assez vite à l’équipage et au bateau. On s’est assez vite rendu compte du potentiel du bateau quand on a battu le temps Ouessant-équateur. Mais après, on a buté dans tous les systèmes qu’on trouvait donc il a fallu se résoudre à subir plutôt qu’à faire les routes qu’on voulait. Tout le grand Sud a été compliqué, à chercher les bonnes routes, en allant dans le Sud, dans le froid, les vagues… Et du cap Horn à la remontée on a eu une mer croisée, assez pénible, on n’a même pas pu accélérer un peu. C’est un tour du monde assez frustrant mais on est satisfait car on a fait ce qu’on pouvait. L’équipage a bien marché. Les jeunes étaient plutôt habitués à faire avancer vite le bateau, à le régler tout le temps alors que nous, on a l’habitude de faire des tours du monde donc c’est plutôt sur la longueur qu’on fait le job. Mais on a trouvé un terrain d‘entente. C’était sympa de passer les îles en ayant des documents qu’Erwan avait préparés. D’habitude on passe là, on voit un caillou et puis c’est tout. Là il y avait toute la documentation, combien de personnes habitaient là, ce qu’ils y faisaient… Ça change un peu. »















