Finale des America’s Cup Playoffs : Emirates Team New Zealand aux portes du Match face à Oracle Team USA

La finale des America’s Cup Playoffs s’est poursuivie aujourd’hui avec trois nouvelles courses qui ont opposé Emirates Team New Zealand à Artemis Racing.
Les kiwis menaient 2 à 1 face aux suédois avant cette journée de régates.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Nathan Outteridge s’est de nouveau montré meilleur sur les départs et Artemis Racing passait systématiquement la première bouée en tête.
Sur la première, le barreur et le tacticien suédois ne laissaient aucune chance aux néo-zélandais de prendre l’avantage en fermant toutes les options tentées par Emirates Team New Zealand.
Artemis Racing s’imposait avec 15 secondes d’avance et réduisait le score à 2-2.

La course suivante était à l’avantage des kiwis, qui arrivait à faire gyber leur adversaire après un lof, ils en profitaient pour prendre l’avantage et ne cessaient ensuite de creuser celui-ci. Les suédois abandonnaient la manche après le passage de la ligne par leur adversaire, à priori pour régler un soucis technique sur leur AC50.
Les kiwis reprenaient donc l’avantage avec un score de 3-2.

L’ultime manche du jour,  était très disputée, Emirates Team New Zealand parvenait de nouveau à reprendre l’avantage sur Artemis Racing qui menait sur la première partie de la manche. Les kiwis bénéficient clairement d’un avantage en VMG sur leur adversaire.  Mais Emirates Team New Zealand connaissait semble-t-il un soucis hydraulique sur le dernier bord, le catamaran kiwi retombait lourdement en mode archimédien et pénait à reprendre son vol. Les suédois revenaient à quelques mètres des néo-zéds et tentaient un dernier lof sur la ligne tout en réclament contre leur adversaire. Les arbitres n’accordait pas de pénalité et ETNZ était donc déclaré vainqueur.
Peter Burling et ses hommes  portaient alors le score à 4-2.

http://www.youtube.com/watch?v=h-M7pNZhFGs

Les dernières régates de ces Playoffs auront lieu demain, pour l’emporter Artemis Racing devra enchainer 3 victoires alors qu’il n’en faudra qu’une aux kiwis pour rejoindre Oracle Team USA pour le Match de cette 35ème America’s Cup.

Finale des America’s Cup Playoffs : Emirates Team New Zealand mène 2-1 après le passage par dessus bord de Natthan Outteridge dans la 3ème manche

La finale des America’s Cup Playoffs a débuté hier dans le Great Sound, aux Bermudes, elle oppose Emirates Team New Zealand mené par Peter Burling à Artemis Racing barré par Natthan Outteridge. Le premier à 5 point accèdera au Match de l’America’s Cup face au defender Oracle Team USA.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Les trois premiers matchs ont été disputés hier, et le niveau des deux protagonistes semble proche.
Sur la première manche, Artemis Racing remporte de départ, mais l’AC50 fleurte avec les boundaries et écopait une pénalité, les kiwis en profitaient et prenaient la tête pour ne plus la lâcher. Ils remportaient la première manche avec 47s d’avance.

Les suédois prenaient leur revanche sur la seconde avec de nouveau un superbe départ de Nathan Outteridge, et un score de 100% de foiling pour Artemis à l’issue de leur victoire. Les suédois revenaient à égalité 1-1.

La troisième manche était mouvementée, les suédois remportaient de nouveau le départ et menait la manche. Mais le skipper Nathan Outteridge passait à l’eau après avoir glissé sur la coque babord. Sans barreur, l’équipage suédois perdait logiquement la tête de course et la manche. Le barreur était quant à lui récupéré par un semi-rigide sans blessure.

Score de la finale des America’s Cup Playoffs :
Emirates Team New Zealand(NZ)-Artemis Racing(SUE) : 2-1

Trois nouveaux matchs sont prévus ce soir à partir de 19h.
A lire, l’interview de Guillaume Verdier, l’un des architectes d’Emirates Team New Zealand sur VoilesetVoiliers.com.

America’s Cup Playoffs : Artemis Racing rejoint Emirates Team New Zealand en finale

Les conditions étaient de nouveau virile aux Bermudes, hier, pour la dernière journée des demi-finales des Playoffs. Après la qualification d’Emirates Team New Zealand la veille, il restait à déterminer le second finaliste de cette phase de compétition. Dean Barker et son équipage sur Softbank Team Japan étaient au pied du mur avec un score de 4-3 en faveur d’Artemis Racing.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Le skipper kiwi prenait cependant un meilleur départ et passait la première marque en tête avec 3s d’avance sur le catamaran suédois. S’en suivait un réel duel de match race avec une couverture parfaite du leader sur Artemis à quelques longueurs.
Cependant l’équipage nippon faisait une erreur sur le 3ème bord, les suédois viraient sur la boundarie, et Softbank ratait sa manoeuvre, permettant aux suédois de passer sous le vent.
Nathan Outteridge, Ian Percy et leurs coéquipiers maitrisaient parfaitement la suite de la course, malgré un léger planté sur le dernier bord.
Ils gagnent donc cette manche et s’imposent sur cette demi-finale avec un score de 5-3 face à Softbank Team Japan, qui est donc éliminé de la compétition.

Dean Barker et ses hommes n’auront pas réussi à aller plus loin, malgré leur partenariat technique avec Oracle Team USA (le defender ayant partagé ses études et le système de contrôle de l’aile et les appendices avec le challenger japonais). Par ailleurs Dean Barker échoue de nouveau dans l’adversité, avec de trop nombreuses erreurs tactiques et des manoeuvres ratées.

http://www.youtube.com/watch?v=L75hpdCZCwI

Artemis Racing sera donc opposé à Emirates Team New Zealand lors de la finale des America’s Cup Playoffs presented by Louis Vuitton, le premier à 5 points sera qualifié pour la finale de cette 35ème America’s Cup et sera opposé à Oracle Team USA.
La compétition débute dès ce soir avec 3 matchs au programme.

America’s Cup Playoffs : Emirates Team New Zealand se qualifie pour la finale, Land Rover BAR éliminé, Artemis Racing mène 4-3 face à Softbank Team Japan

Les annulations de la veille, pour cause de limite de vent dépassée, avaient fait les affaires d’Emirates Team New Zealand, qui bénéficiait de 24h supplémentaires pour remettre en état son AC50 suite à son chavirage. Les quatre  équipages en lice pour ces Playoffs se retrouvaient donc hier pour de nouveaux matchs, alors que les scores étaient de 3-1 pour ETNZ face à Land Rover BAR et de 3-1 pour Softbank face à Artemis Racing.

La première manche opposait Emirates Team New Zealand à Land Rover BAR, 48h après le chavirage du catamaran kiwi.
Le vent était médium avec 15 noeuds, les néo-zéds rencontraient un problème sur la phase de départ, avec leur foil sous le vent qui remontait dans son puit de façon inopinée, l’équipage perdait du temps pour analyser la situation et relancer le bateau. Ben Ainslie prenait pour sa part un départ lancé à 26 noeuds et profitait des déboires techniques de son adversaire pour prendre un avantage de 26s à la bouée 1.
Emirates Team New Zealand revient à 11s des anglais sur le premier près puis revenait inexorablement grâce à une meilleure vitesse, et dépassait Land Rover BAR qui s’inclinait pour 31 secondes.
Les néo-zélandais portaient donc le score à 4-1 grâce à cette victoire.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

La course suivante opposait les suédois aux japonais, qui bénéficiaient de deux points d’avance sur leur adversaire avant cette manche.
Dean Barker écopait d’une pénalité au départ pour avoir franchi la ligne en avance, Nathan Outteridge et son tacticien Ian Percy contrôlent alors leur adversaire et parviennent à conserver le leadership jusqu’à la ligne.
Le score passe à 3-2 en faveur des japonais.

Nouveau duel potentiellement décisif entre ETNZ et Land Rover BAR pour la 3ème manche du jour. Ainslie et ses hommes doivent gagner pour ne pas être éliminés. Les deux bateaux partent bord à bord sur la ligne, les anglais enroulent la marque 1 avec 4s d’avance, Land Rover BAR parvient malgré tout à maintenir un petit avantage sur les kiwis tout au long de la régate et s’imposent avec un delta de 20s.
Les anglais prolongent donc le suspense en portant le score à 4-2 en faveur d’Emirates Team New Zealand.

La manche suivante entre Artemis et Softbank est à l’avantage des suédois, qui sont mieux placés au départ et qui passeront toutes les marques en tête, en profitant d’erreurs lors des manoeuvres sur le bateau japonais pour augmenter leur avance.
Artemis Racing remporte cette manche et égalise à 3-3.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Grosse tension à bord de Land Rover BAR pour la dernière confrontation de la journée face à Emirates Team New Zealand, qui peut éliminer les anglais en cas de victoire.
le départ est disputé, mais Peter Burling prend le meilleur sur Ben Ainslie et s’envole à 40 noueds vers la première marque.
Malgré tous leurs efforts, les anglais ne parviennent pas à réduire leur retard sur les kiwis, le vent régulier et sans grosse bascule ne leur offre aucune chance de retour.
Emirates Team New Zealand défait Land Rover BAR qui est donc éliminé de ces playoffs sur le score de 5-2. Les néo-zélandais sont qualifiés pour la finale, qui les opposera au vainqueur de l’autre demi finale courue entre Artemis et Softbank.

La tension est également palpable pour cette dernière manche de la journée entre Artemis et Softbank, les deux équipes étant à égalité.
Les deux équipages partent lancés, à la première marque, Dean Barker loffe les suédois qui répondent. Les suédois empannent en premier près de la boundarie et réclament, mais aucune pénalité n’est infligée au bateau japonais, qui passent la seconde marque en tête.
Ils conservent alors une avance jusqu’à la marque 5, à l’approche de celle-ci les suédois parviennent à entrer prioritaires, les japonais poursuivent sur leur route non prioritaire, obligeant Artemis Racing à virer en catastrophe pour éviter la collision.
Dean Barker et ses hommes écopent logiquement d’une pénalité qui anéanti leur course, les suédois s’envolant vers la victoire.
Le score passe donc à 4-3 en faveur d’Artemis Racing.

Emirates Team New Zealand accède donc logiquement à la finale de ces Playoffs, les kiwis semblent un cran au dessus de leurs différents adversaires jusqu’ici. Land Rover BAR est donc éliminé de la compétition malgré un budget conséquent, il conserve cependant le soutien de ses principaux sponsors qui se sont engagés pour la 36ème édition.
Japonais et Suédois prolongent le suspense, les régates prévues ce soir seront décisives et détermineront le vainqueur de cette demi-finale, les suédois ont l’avantage face à Softbank Team Japan. Dean Barker parait de nouveau fébrile dès que la situation se complique. Malgré tout les conditions devraient être plus musclées ce soir, conditions dans lesquelles Artemis n’avait pas été à l’aise il y a 48 heures.

Les régates de ce soir seront visibles en live sur le Dailymotion de CanalPlusSPort.

America’s Cup Playoffs : Emirates Team New Zealand chavire dans des conditions épiques

Les quatre équipages en lice pour les America’s Cup Playoffs ont goûté à des conditions épiques aujourd’hui avec un vent d’une bonne vingtaine de noeuds et de la pluie.

© ACEA 2017 / Photo Gilles Martin-Raget

La première régate du jour opposait Artemis Racing et Softbank Team Japan, les deux équipes étaient à égalité à l’issue de la première journée.
Dean Barker et ses hommes prenaient le meilleur départ et empêchaient tout retour des suédois sur cette manche, où Artemis semblait subir quelques dégâts avec un équipier amené à jeter par dessus bord un élément du catamaran suédois.
Même scénario sur la seconde manche opposant les deux équipes, avec un meilleur départ de Softbank Team Japan, et un nouveau soucis pour l’AC50 suédois, qui amenait Nathan Outteridge a largement sortir des boundaries, ils écopaient d’une pénalité, mais se remettaient en marche.
Ils réparaient leur pénalité sur le premier près, mais il semble que les umpires aient pris en compte une mauvaise manoeuvre de Softbank pour dans la compensation de temps contre Artemis. Ce qui amenait à une pénalité interminable, désavantageant de façon irrémédiable les suédois et provoquant une énorme colère du tacticien d’Artemis, Ian Percy. Les suédois poursuivaient malgré tout, espérant une faute de japonais qui n’arrivera jamais, Dean Barker et ses hommes empochaient donc un second point sur cette journée, portant le score entre les deux équipes à 3-1 pour les japonais.

© ACEA 2017 / Photo Ricardo Pinto

Les kiwis retrouvaient les anglais de Land Rover BAR pour deux nouveaux matchs également. Après deux victoires sans combat suite au retrait de Land Rover BAR hier, les kiwis connaissaient à leur tour un soucis avec leur aile. Ils étaient contraint de sortir leur AC50 de l’eau avant le début de la première manche pour gréer leur aile de spare suite à une casse sur la première.
Ils parvenaient tout de même à prendre le départ de leur première manche du jour. Ben Ainslie prenait le meilleur sur Peter Burling, malgré tout Emirates Team New Zealand parvenait à revenir sur les anglais suite à un planté de ceux-ci à la porte 4. Emirates Team New Zealand s’imposait finalement face aux anglais portant le score à 3-0.
Les réjouissances n’auront hélas pas duré pour les néo-zélandais, sur le pré-départ de la manche 2, le catamaran kiwi enfournait et chavirait, trois des équipiers étaient éjectés du bateau, tandis que Peter Burling, Glen Ashby et un des cycliste du team parvenaient à rester dans leurs cockpits perchés à 15 mètres de haut. Les trois équipiers passés à l’eau étaient très vite récupéré, sans blessure.
Le catamaran était ensuite remis à l’endroit et ramené à quai, les dégâts semblent très importants. Le haut de l’aile a bien évidemment souffert puisque le catamaran a sanci.
Les carénages avant sont également complètement détruits. Par ailleurs il est fort probable que l’électronique du bord et l’hydraulique, indispensables aux réglages des appendices et de l’aile soient fortement endommagés.

Le comité mettait fin à la régate et Land Rover BAR était déclaré vainqueur, Ben Ainslie, le barreur anglais reconnaitra lors de son interview juste après le chavirage que son équipage n’avait jamais navigué dans de telles  conditions de vent jusqu’ici.
L’équipe technique d’Emirates Team New Zealand aura fort à faire pour remettre en état le catamaran en moins de 24 heures, il se pourrait que les kiwis soient absents demain afin de terminer les réparations.

Le replay de la régate est disponible : ICI.

Les résultats des America’s Cup Playoffs presented by Louis Vuitton à l’issue de la seconde journée :
-Emirates Team New Zealand (NZ)/Land Rover BAR( UK) : 3-1
– Artemis Racing (SUE)/Softbank Team Japan (JAP) : 1-3

Transat Québec Saint Malo, victoire et record pour Spindrift 2 en ultime, Arkema vainqueur en Multi50′

Le maxi trimaran Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli remporte cette transat Québec Saint Malo dans la catégorie Ultime. L’équipage  aura bouclé cette course en un peu plus de six jours, améliorant le record de l’épreuve jusqu’ici détenu par Loïck Peyron (7 jours 20 heures 24 minutes) à bord du trimaran Orma Fujicolor II en 1996.

Son seul adversaire en « Ultime », le MOD 70 Musandam-Oman Sail avait chaviré à environ 700 milles du Canada. L’équipage a été récupéré par un cargo et déposé à Terre Neuve.Sidney Gavignet, Fahad Al Hasni et Alex Pella ont rejoint leurs foyers respectifs, tandis que Damian Foxall et  Mayeul Riffet, tentent de mettre en place une opération de récupération du trimaran.

Arrivée de Spindrift TQSM 2016 from Transat Québec St-Malo on Vimeo.

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 :
« On est vraiment très contents de remporter cette course. On l’imaginait un peu au départ qu’on descendrait en dessous de 7 jours mais finir à 6, c’est un beau chrono. Toute l’équipe a fait un super travail. J’avais participé à la transat en 2004, malheureusement j’avais du abandonner au milieu de l’Atlantique, donc là de la finir et de battre en plus le record c’est génial. C’était assez incroyable la traversée du Saint Laurent. C’était très étroit au départ et les premiers 50 milles sont assez difficiles. Heureusement nous sommes partis au portant avec Oman Sail. Cela a été une belle bagarre avec des rebondissements : un coup nous étions devant, l’autre coup c’était eux. On a finalement réussi à s’échapper juste avant la bouée de Gaspé sur un petit coup tandis qu’il reste dans une zone sans vent. Les meilleurs souvenirs sont cette sortie du Saint Laurent et le passage de Saint Pierre où il y avait du monde qui nous attendait en début de nuit avec 40 nœuds de vent, c’était un moment assez incroyable. Tout s’est bien passé à bord, on avait trois nouvelles personnes dont deux anglais. Ils se sont tout de suite acclimatés et ont pris la mesure du bateau. L’esprit était fantastique, le bateau est en parfait état il est prêt à repartir demain pour refaire une traversée de l’Atlantique ou faire un tour du monde. Avec Dona nous avons réussi à créer une équipe qui nous ressemble avec des personnes qui sont passionnées de la mer et aussi de la performance et là on l’a bien prouvé avec le bateau que nous étions capables de le mener rapidement à travers l’Atlantique. Le programme c’est de rester quelques jours ici à Saint-Malo où l’accueil a été très chaleureux, puis de ramener le bateau à notre port d’attache de la Trinité-sur-Mer et le préparer pour le prochain objectif qui est le Trophée Jules Verne l’hiver prochain ».

Dona Bertarelli, barreur régleur à bord de Spindrift 2 :
« C’était fantastique sportivement et humainement. Cela faisait plusieurs années que je voulais faire la Transat Québec Saint-Malo. La course est magnifique, le départ à Québec, le Saint Laurent, passer toutes ces marques qui sont historiques et mythiques comme le rocher Percé, Saint-Pierre-et-Miquelon et le Fastnet et puis l’arrivée ici à Saint-Malo, il y a plusieurs courses dans la course. Nous avons navigué à une vitesse réduite dans le Saint Laurent car il y a même des endroits où il y a des limitations de vitesse pour protéger les Belugas et on a également fait très attention à tous les cétacés qu’il y a dans la zone avant de pouvoir accélérer dans l’Atlantique. Il y a une multitude de choses dans cette course qui fait qu’elle est très belle et très spéciale. Nous sommes très contents d’avoir battu le record de Loick Peyron. C’est difficile de battre les records quand c’est un départ de course car on ne peut pas choisir notre départ et on doit donc composer avec la météo qui se présente. On a surtout pas eu beaucoup de vent sur l’arrivée ! Maintenant c’est un très beau chrono et on est fiers d’avoir fait ce qu’on a fait aujourd’hui »

 

En Multi50′, les arrivées se sont enchainées cette nuit, Arkema, skippé par Lalou Roucayrol  remporte la Transat Québec Saint-Malo, dans la catégorie Multi50 en 9 jours 9 heures 00 minute et 58 secondes, à la moyenne de 13,6 nœuds (3 254 milles nautiques sur le fond, à la moyenne de 14,46 nœuds).

Thierry Bouchard et son équipage parvenaient à accrocher la seconde place dans la catégorie sur Ciela Village en 9 jours, 10 heures, 42 minutes et 30 secondes, à la moyenne de 13,45 nœuds (3 214,60 milles nautiques sur le fond, à la moyenne de 14,18 nœuds).

Gilles Lamiré et ses hommes prenaient la 3ème place en Milti 50 à cinq minutes de Ciela Village seulement avec un temps de 9 jours, 10 heures, 47 minutes et 53 secondes, à la moyenne de 13,45 nœuds (3 272,65 milles nautiques sur le fond, à la moyenne de 14,43 nœuds).

Arrivée de French Tech Rennes Saint-Malo (VNR) from Transat Québec St-Malo on Vimeo.

 

Lalou Roucayrol, skipper d’Arkema :
« Une Transat extraordinaire! L’Atlantique en 4 jours, c’est fantastique pour nos Multi50 qui sont finalement des gros tris de sport. Très content pour l’équipage aussi. On a monté cette équipe avec César Dohy avec qui j’ai fait la Transat Jacques Vabre et Etienne Carra qui est mon préparateur et mon convoyeur. Il fallait quelqu’un à la navigation pour faire le lien. C’est Karine Fauconnier qui s’y est collée. Le bateau n’est pas facile et il fallait beaucoup de cohésion car c’est plus un bateau de solitaire. Je retiens la première victoire du bateau en transat, mais aussi ce beau travail d’équipe. On a des images plein la tête, les baleines de la Gaspésie, le passage magique à Saint Pierre et Miquelon. La passe à Henry est un goulet très étroit. On s’y est trouvé empétolé, sous la lune et les étoiles avec  des milliers d’oiseaux qui pillaient… étonnant. J’ai aussi eu une rencontre avec une baleine qui est sortie de l’eau 50 mètres devant le bateau. J’ai poussé la barre pour l’éviter, mais quelle belle vision. L’Atlantique a été très favorable, avec des conditions de record. On était en avant de la dépression, avec le vent qui rentrait sans avoir encore levé la mer. Cette Classe Multi50 est formidable. On est arrivé dans un mouchoir de poche au bout de 9 jours très intenses. »

 

Thierry Bouchard, skipper de Ciela Village :
« Pas du tout déçu, bien au contraire de cette deuxième place. La course a été magnifique, très engagée, très sportive, avec une arrivée super serrée. Gilles Lamiré était dans le rétro. Lalou était le plus rapide. La classe est homogène, malgré les architectes très différents. Ce sont les hommes qui ont fait la différence. Cette transat est extraordinaire. Du côtier dans le Saint Laurent, avec les courants, les vents très difficiles. L’Atlantique a été clément, et la Manche, comme d’habitude, très compliquée. Les trois bateaux battent le record, preuve de l’intensité de la course. J’ai adoré la régate au contact dans le Saint Laurent. »

Gilles Lamiré, skipper de la French tech Rennes Saint-Malo :
« Je suis fatigué. Je n’ai pas dormi depuis 36 heures. On s’est bagarré à couteaux tirés, entre marins qui s’apprécient. Les bateaux sont différents mais marchent superbement. Ces bateaux sont magiques, fantastiques. La Classe mérite de se développer davantage. On a eu de très belles conditions météos, pour tous battre le record. Personne n’a jamais rien lâché. Tous les passages de marques ont été magiques, Gaspé notamment. On a pris la tête dans la baie de Gaspé, au milieu du souffle des baleines. Incroyable. Je navigue avec des amis. Yvan Bourgnon est un grand marin qui nous fait progresser. Le projet continue de progresser depuis 10 ans et on va continuer ainsi… »

Transat Québec Saint-Malo : chavirage de Musandam-Oman Sail

Le trimaran Musandam-Oman Sail (MOD70), mené par Sidney Gavignet qui est engagé sur la Transat Québec Saint-Malo, a chavité tôt ce dimanche matin.
Le skipper français et ses équipiers omanais, Fahad Al Hasni, Sami Al Shukaili et Yassir Al Rahbi. ainsi que Damian Foxall sont en sécurité sur le bateau retourné, qui se situe à environ 450 milles nautiques à l’est de St-Pierre et Miquelon, au large du Canada.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Les opérations de sauvetage sont en cours afin de ramener les marins à terre.

Les Multi50 ouvrent la route sur cette transat (avec un départ dimanche dernier, alors que les deux ultimes engagés n’étaient parti que mercredi) et entament la dernière ligne droite avec moins de 850 milles avant l’arrivée.  Arkema mené par Lalou Roucayrol, est toujours sous la menace de Gilles Lamiré (French Tech Rennes St-Malo) et de Thierry Bouchard (Ciela Village) qui sont à une trentaine de milles du leader.

L’autre ultime en course, Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli, poursuit sa route à haute vitesse, le trimaran a dépassé l’ensemble de la flotte des 40′ et prépare également son atterrissage sur la Bretagne.

 

Transat Jacques Vabre : FenêtréA Prysmian vainqueur en Multi 50, Ciela Village 2nd

Erwan Le Roux et Giancarlo Pedote sur FenêtréA Prysmian gagnent la Transat Jacques Vabre dans la catégorie Multi50, Erwan le Roux devient par ailleurs triple vainqueur de l’épreuve de même que son trimaran sur plans VPLP.  Ils ont bouclé le parcours en 16 jours 22 heures 29 minutes et 13 secondes à la vitesse moyenne sur l’eau de 15,06 nœuds.

Le duo aura dû faire face à des soucis de grand voile et a été contraint de naviguer sous voilure réduite depuis la latitude de Salvador de Bahia.

Ciela Village mené par Thierry Bouchard et Oliver Krauss avait également connu des soucis qui l’avait obligé à faire escale au Cap Vert pour réparer son étrave, les deux skippers arriveront dans la nuit et se classeront seconds.  Arkema a également dû s’arrêter pour réparer  à Salvador de Bahia pour renforcer sa coque centrale qui se délaminait.

Erwan Le Roux, skipper de FenêtréA Prysmian (Multi50)

« Chaque victoire est différente, celle-là a une saveur particulière surtout avec ce bateau. C’est trois victoires sur ce bateau. Ca m’a fait remonter beaucoup d’émotions. J’ai pensé à Hubert Desjoyeaux qui m’a accueilli pour construire le bateau avec Franck-Yves (Escoffier).Tous ces souvenirs remontent, c’est un bel hommage que je veux leur rendre aujourd’hui, c’est grâce à eux tout ça. Ils ont construit un super bateau, j’ai participé à la construction de ce bateau également. C’est vraiment un super bateau. Le plus bel hommage, c’est de gagner des courses. Je dédie à Hubert cette victoire, c’était un grand homme et un grand constructeur de bateau. Cette arrivée est pleine d’émotions. Ca n’a pas été facile, on a eu des moments difficiles, les 5-6 premiers jours… Nous vivions à plat ventre. C’était délicat. Vivre à l’intérieur, c’est compliqué. Les mouvements sont brutaux, on se cogne, rien que de mettre un ciré demande une demie heure. Faire des besoins basiques, ça demande une énergie folle. Tout ça, entre deux vomis. Une première semaine compliquée. Les conditions n’étaient pas forcément dures, mais c’était long. Cinq jours dans une machine à laver c’est dur.
Avec Giancarlo, ça c’est bien passé. Nous avons réussi notre objectif. Il y avait une belle histoire à construire dès le début. C’était de lui transmettre mon expérience du multicoque et mon expérience sur ce bateau. On a travaillé là-dessus toute l’année. On a cultivé la victoire, on a gagné toutes les courses de la catégorie Multi50. Notre objectif de duo gagnant est atteint ! Contrat rempli ! Le prochain objectif, c’est au mois de mai, en solitaire sur The Transat. La course mythique en solitaire qu’il faut décrocher avec le Multi50. J’ai déjà hâte d’y être. Ce sera encore une autre histoire. Mais dans l’immédiat je profite de cette belle victoire sur cette Transat Jacques Vabre. Le lointain, on verra après ! »

Giancarlo Pedote, co-skipper (FenêtréA Prysmian)
« C’est magique, je rêvais de cette course depuis 2001. J’étais préparateur. Tous les soirs, je rêvais sur les quais d’être au départ un jour. Et quatorze ans plus tard, je réalise mon rêve, et en plus de la gagner c’est beaucoup d’émotions. L’arrivée de ma première transat était également au Brésil, donc le mélange de tout ça m’a touché ces derniers 10 milles de course. On a échangé nos sentiments avec Erwan, c’était un bel échange, un beau moment. J’étais bien fatigué au début de la course, j’étais un peu stressé des conditions, car je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait donner. J’avais le mal de mer. Je ne me suis pas nourri pendant 48 heures. C’était dur, je serrais les dents. Après, c’est incroyable mon corps a repris de l’énergie, s’est habitué. Cela m’a fait l’effet opposé, car après j’étais très en forme. Je ne me sens pas trop fatigué. »

Transat Jacques Vabre : Sodebo Ultim second, FenêtréA Prysmian large leader en Multi 50′

Thomas Coville et Jean-Luc Nélias ont pris la 2ème place de cette Transat Jacques Vabre dans la classe Ultime, ils auront mis 13 jours 47 minutes 38 secondes à la vitesse moyenne de 17,26 nœuds sur le parcours théorique, et à 20,51 noeuds sur la route réelle de 6 415 milles. Sodebo Ultim’ est arrivé 7h 18min et 11sec derrière Macif.

Thomas Coville, skipper de Sodebo Ultim’ (Ultime)

« Ce n’est pas du tout de la déception, c’est le plaisir de s’être bagarré jusqu’au bout. On s’est fait une première nuit d’anthologie où on s’est vraiment régalé en mettant tout le monde d’accord. On s’est fait une dernière nuit rien que pour nous avec le plaisir de pousser le bateau à fond. Ca été une très belle régate, on a vécu un truc génial à deux, c’est magique de naviguer à deux sur ces bateaux. En fait, cette nuit, je me rendais compte à quel point on est privilégié de naviguer sur un bateau comme Sodebo.
Merci à Sodebo de s’être engagé dans l’aventure Ultime, il fallait oser. J’ai aussi eu le privilège de naviguer aux côtés d’un monsieur comme Jean-Luc Nélias, merci beaucoup à Jean-Luc. Cette nuit, je me suis senti très à l’aise quand on attaqué avec Jean-Luc. Je me suis senti très à l’aise et très serein sur Sodebo avec cette conception du large. La Transat Jacques Vabre a été plutôt une course au contact avec des vents médiums. Quand on sera dans le Grand Sud, je serais content d’être à bord de mon Sodebo. Je suis bien sur mon bateau, je suis très fier de ce bateau. C’était un projet de toute équipe quand on a transformé Géronimo. L’objectif est d’aller en solitaire autour de la planète, là ce sera une autre histoire. Si on peut se payer le luxe de se faire des bagarres comme ça en solitaire à 5 ou 6 bateaux on va changer l’Histoire. On va prendre un plaisir incroyable, c’est mon objectif, prendre du plaisir sur l’eau et que la planète soit notre terrain de jeu. Quel enthousiasme de se retrouver pionnier d’une nouvelle histoire. C’est émouvant d’arriver, c’est une histoire qui s’achève et à la fois on pense à la suivante. J’ai proposé à Jean-Luc en passant la ligne d’arrivée de remettre ça dans deux ans, il m’a répondu oui tout de suite. »

© Yvan Zedda / Sodebo

© Yvan Zedda / Sodebo

Jean-Luc Nélias, co-skipper de Sodebo Ultim’

« Ca s’est joué sur un coup de tactique-stratégie sur un empannage au niveau du cap Vert. Macif avait du retard, en empannant plus tôt que nous il a neutralisé son retard. Ca nous a positionné à l’entrée du pot au noir dans un position un peu décalée, et on pensait que notre position était la meilleure, et finalement c’est la leur qui a le mieux marché. C’est souvent le cas dans le Pot au Noir : on tente des trucs et on n’est pas sûr que ça marche. Il est sorti du Pot au Noir et il a touché du vent plus fort que nous et en multicoque ça ne pardonne pas. Les écarts sont très importants, et la vitesse double, on quitte le système d’alizés, et petit à petit, il s’est échappé. »

A lire : l’interview des deux co-skippers Pascale Bidégorry (MACIF) et Jean Luc Nélias (Sodebo Ultim’) sur Voiles et Voiliers.

En Multi 50, Erwan Le Roux et Giancarlo Pedote sur FenêtréA Prysmian ont du effectuer une réparation sur la grand voile hier et ont concédé quelques dizaines de milles sur leurs poursuivants. Ils conservent cependant plus de 360 milles sur le second Arkema. Ciela pointe à 55 milles d’Arkema.

Transat Jacques Vabre : dernière ligne droite pour MACIF, attendu en vainqueur à Itajai

François Gabart et Pascal Bidégorry sont tout proches de remporter cette Transat Jacques Vabre sur le trimaran MACIF, récemment mis à l’eau et doté d’un seul foil. Il sont attendus la nuit prochaine. Ils sont parfaitement négocier  le front orageux transitoire qui leur barrait la route au petit matin  et ont accroché un flux de sud est établi, la dernière difficulté sera l’approche des côtes avec un vent qui mollira petit à petit.

Thomas Coville et Jean Luc Nélias sont actuellement en train de passer la fin du front, à 180 milles du leader, ce retard ne devrait pas leur permettre d’inquiéter leur adversaire.

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François Gabart, skipper de MACIF (Ultime)
« On a passé le front froid permanent du cabo Frio, et maintenant le climat a changé, il fait plutôt froid alors qu’hier, c’était grand soleil et 40°. Nous sommes contents, car maintenant, c’est tout droit jusqu’à l’arrivée. Il n’y aura pas de grands changements météo, juste des grains à gérer. On est à 27 nœuds et on a du vent fort à venir dans l’après-midi et le début de soirée, ça va aller vite. Nous allons arriver entre 22h et 24h TU (soit 23h et 1h heure française) à une quarantaine de milles de l’arrivée. Le vent mollit à l’approche de la côte. Après, les derniers milles vont être compliqués. On va donc arriver fin de nuit prochaine. »

En Multi 50, FenêtréA Prysmian poursuit sa course, seul en tête, les deux autres multis 50 en course pointant à plus de 400 milles à la sortie du Pot au Noir, alors que le leader passe l’archipel de Fernando de Noronha.

Erwan Le Roux, skipper de FenêtréA Prysmian (Multi50)
« Je suis en pleine séance de matossage, donc je déplace le matériel de l’avant vers l’arrière. Tout le matériel de sécurité, toute l’eau qu’il nous reste, le matériel de rechange, la TPS, la pharmacie, etc., une dizaine de sacs que je déplace de 7 mètres environ et que j’entasse à l’arrière et ensuite j’amarre le tout avec un filet pour que cela tienne en cas d’enfournement intempestif.
Par cette chaleur, je suis à poil pour le faire, car c’est une suée incroyable. On fait ça parce que l’alizé commence à adonner et on ouvre un peu les voiles et dans les allures travers au vent, le bateau aime bien être assis sur l’arrière de la coque centrale, c’est pour cela qu’on met tout le matériel derrière.
On est à 32 milles de Fernando de Noronha et on va passer à 15 milles dans son vent. Le vent va adonner, donc il va falloir bien régler le bateau, on sera au reaching, donc il va falloir bien conduire le bateau pour ne pas le mettre en danger et rester à l’endroit.
Il me semble qu’il nous reste entre 4 et 5 jours, je dois faire un point avec notre routeur Jean-Yves (Bernot). Je crois que ça va mollir un peu à l’approche de Récif. Je ne sais pas, mais je pense que c’est 4-5 jours.
Giancarlo est à la barre, dehors en ciré, car comme ça avance vite, dehors c’est trempé. »

Oliver Krauss, skipper du Multi 50 Ciela Village
« On a eu un Pot au Noir tranquille pour nous, on a réussi à avancer tout le temps. Donc a fait une bonne nuit, on pensait s’arrêter et finalement on a avancé toute la nuit. On est devant Arkema, il est beaucoup plus dans l’est que nous donc il va repasser devant assez vite. Arrivés à Recife, on verra comme on se situe vis-à-vis de lui. On peut encore faire quelque chose. On n’a jamais fait en-dessous de 8-10 nœuds, sauf sous un nuage, mais notre moyenne est de 8 nœuds. On a continué à avancer, donc c’est le principal. On approche de Fernando de Noronha, on est au largue, et on va être vent de travers pendant un petit moment, on va avancer à fond.
Thierry dormait et moi j’étais au poste de barre sous pilote et j’ai vu un gros truc devant, je croyais que c’était un paquet d’algues, on avançait à 20 nœuds et quand j’ai vu ce que c’était : une baleine, je ne pouvais plus rien faire, elle est passée entre les flotteurs et la coque centrale, ce n’était pas une grosse baleine, ça s’est bien passé, mais c’était quand même stressant. C’est la mer, tu peux te prendre des baleines, des containers, c’est le risque.
Il y a pas mal d’algues. On a fait un petit arrêt pour les enlever des safrans. On le sent à la barre, dès qu’on va à 10-13 nœuds, on sent tout de suite si on a quelque chose, si on en a beaucoup ou pas et on fait une marche arrière. Mais c’était surtout hier, là ça va.
Depuis hier, le ciel est étoilé, et ce matin il y a quelques petits nuages noirs qui passent, qui amènent de la pluie, donc on essaye de les éviter. C’est ciel bleu avec pas mal de nuages, soleil, ombre, cumulus, mer plutôt plate qui commence à clapoter. Beau temps, belle mer ! »