Le coup d’envoi du Bol d’Or Mirabaud a été donné hier à 10h, dans du petit temps, avec quelques noeuds seulement sur la ligne de départ.
La flotte des multicoques restait groupée au milieu du plan d’eau pendant quelques minutes, alors que les premiers monocoques s’échappaient sur le côté suisse du lac et prenaient la tête jusqu’à Versoix. Ladycat powered by Spindirft racing était le premier D35 à se recadrer et prenait rapidement le leadership de la course. Zen Too tentait une option sur le côté français mais se retrouvait empétolé.
Ladycat powered by Spindrift racing comptait jusqu’à trois kilomètres d’avance sur ses poursuivants à la mi journée.
Mais le vent chutait au large de Meillerie et les poursuivants, notamment Realteam et Tilt revenaient.
Realteam barré par Jérôme Clerc passait en tête à la barge du Bouveret quelques secondes devant Team Tilt et Ladycat. Suivaient le Ventilo M1 Safram, Alinghi et Okalys.
Le vent montait lors du retour vers Genève, et vers 20h les feux d’ « avis de prudence » commençaient à illuminer les bords du lac. Le retour sur Genève s’effectuait à haute vitesse sous de violents gains orageux.
Team Tilt attaquait dans ces conditions dantesques et revenait sur les leaders, ils parvenaient à passer Okalys et Alinghi.
Sébastien Schneiter, barreur de Team Tilt : « Le premier grain nous a aidés à revenir sur Alinghi et Okalys qui nous avaient un peu distancés, témoigne le skipper genevois . Le deuxième grain nous a permis de prendre la tête au large d’Yvoire après un beau duel avec Okalys. »
Team Tilt creusait ensuite un petit écart avec Alinghi, qui profitait d’une chute de pression à quelques centaines de mètres de l’arrivée pour revenir sur les jeunes régatiers.
S’engageait alors un duel d’empannages aux portes de la SNG, Team Tilt parvenait à maintenir Ernesto Bertarelli et son équipage derrière eux grâce à de belles manoeuvres. Alinghi terminait à seulement 18 secondes du vainqueur.
Ladycat powered by Spindrift racing prenait une belle troisième place à une minute, après une belle remontée sur la fin de parcours.
Ernesto Bertarelli, barreur d’Alinghi : « C’était une régate magnifique, déclare . Nous sommes très contents de notre performance et de notre belle remontée depuis le Bouveret. »
Sébastien Schneiter, barreur de Team Tilt : « C’était un peu à toi à moi toute la course, mais nous avons toujours été dans le groupe de tête. Nous avons alterné la barre avec Arnaud Psarofaghis pour ne pas trop se fatiguer. Dans les manoeuvres nous avions chacun nos postes, et cela marchait très bien ! Nous avons réussi à dépasser Okalys grâce à notre vitesse. Je pense que nous avons plus osé tirer sur le bateau ! Nous avons peut-être osé car nous sommes plus jeunes et avons donc moins peur. Après un début de course très lent, nous avons réussi à décoller dans le grain, des conditions qui nous plaisent bien. A la fin de l’orage, nous avons finalement tiré notre épingle du jeu ! »
Dona Bertarelli, skipper de Ladycat powered by Spindrift racing : « Après une course avec de tels rebondissements et disputée dans des conditions météo qui ne nous ont laissé aucun répit, nous sommes heureux de notre podium ce soir. Nous avons fait une belle course avec une issue incertaine jusqu’à la fin. Nous avons pris un excellent départ avec cette échappée en avant de la flotte. Nous savions bien que rien n’était joué, loin de là ! Le vent s’est ensuite écroulé avant le Bouveret. Realstone et Tilt nous dépassent de peu avant la barge. Et après, tout se complique encore, avec des transitions dans des conditions instables. L’orage en formation happe le vent sur le plan d’eau. Il finit par éclater. Nous avons des éclairs tout autour de nous, le vent monte à 30 nœuds et on se demande si le mât va tenir. C’était vraiment chaud. Nous avons choisi d’abord de poursuivre coté français où le vent était le plus fort, puis en arrivant en approche sur Genève, nous avons choisi de monter du coté suisse. On était au coude à coude avec Veltigroup. Nous avons finalement décidé d’empanner une dernière fois pour aller chercher du vent vers la Suisse, ce qui nous a permis de les dépasser. Nous terminons troisièmes, à un peu plus d’une minute du vainqueur après douze heures de course ! »
Dans la catégorie M2, Team Seven, barré par Bertrand Geiser s’imposait en 12h31’32’’. Teamwork, barré par Nils Palmieri et Petercam, barré par Frédéric Moura, terminaient respectivement à la seconde et la troisième place.
Classement du Bol d’Or Mirabaud
| 1 | 12:05:58 | 905 | SUI 5 | Team Tilt | SCHNEITER | M1 |
| 2 | 12:06:16 | 901 | SUI 1 | Alinghi 1 | Bertarelli | M1 |
| 3 | 12:07:09 | 910 | SUI 10 | Ladycat powered by Spindrift Racing | Bertarelli | M1 |
| 4 | 12:08:48 | 1309 | SUI 11 | veltigroup | FORESTIER | M1 |
| 5 | 12:09:40 | 906 | SUI 6 | Ylliam-Comptoir Immobilier | DEMOLE | M1 |
| 6 | 12:10:13 | 902 | SUI 2 | Okalys | Grange | M1 |
| 7 | 12:11:01 | 907 | SUI 7 | Realteam | CLERC | M1 |
| 8 | 12:11:20 | 908 | SUI 8 | Racing Django (8) | ECKERT | M1 |
| 9 | 12:12:17 | 1855 | SUI 9 | Mobimo | Wahl | M1 |
| 10 | 12:14:28 | 913 | SUI 50 | SAFRAM | PECLARD | M1 |
| 11 | 12:30:35 | 904 | SUI 4 | Zen Too | LE PEUTREC | M1 |
| 12 | 12:31:32 | 927 | SUI 7 | TEAM SEVEN | GEISER | M2 |
| 13 | 12:33:51 | 796 | SUI 20 | TEAMWORK | Palmieri | M2 |
| 14 | 13:11:11 | 921 | SUI 10 | Petercam | MOURA | M2 |
Deux GC32 prenaient part à la course, Edmond de Rothschild et un concurrent hongrois, les catamarans foilers étaient à la peine dans les petits airs en début de course.
Edmond de Rothschild accélérait nettement après le passage au Bouveret, et pouvait enfin utiliser les capacités de foiling du catamaran monotype, hélas l’équipage était victime d’un démâtage au large d’Evian.
Sébastien Josse, barreur du GC32 Edmond de Rothschild : « En termes de résultat, aligner un GC32 sur cette course était un pari. Nous savions que selon les conditions météorologiques nous ne serions pas vraiment maîtres de notre destin. Il était clair que nous serions plutôt à l’aise au portant et si le vent dépassait les 7-8 nœuds. En dessous de ce seuil, le bateau ne serait pas adapté au plan d’eau. Et cela s’est parfaitement vérifié. Dans le petit temps et d’autant plus au près, les appendices traînent et ralentissent forcément notre progression. La première partie de course – les 35 et quelques milles vers le Bouveret, qui s’est déroulée majoritairement au près dans les petits airs n’était ainsi pas à notre avantage. Mais malgré tout c’était vraiment très intéressant et riche d’enseignements de devoir faire marcher le GC32 Edmond de Rothschild dans ces conditions. Sur la deuxième partie de course, quand le vent est monté d’un cran, nous aurions peut-être eu une belle carte à jouer pour revenir dans le paquet. La première moitié de course jusqu’au Bouveret n’a pas été évidente mais nous nous sommes accrochés et après presque 9h de course nous pointions à nouveau nos étraves vers Genève. Là, nous avons vu les orages se former doucement, la pluie arriver et surtout les feux d’avis de tempête, qui avertissent de l’arrivée imminente de vent sur le lac, scintiller. Après la pétole de la journée ça sentait la délivrance ! Le vent est rentré autour de 20 nœuds, ce qui était tout à fait maniable, et l’équipage a parfaitement négocié ce premier passage de grain en réduisant la voilure. Mais alors que nous étions calés en vol, avec une vitesse de 30-33 nœuds, le mât a cassé sans prévenir à deux mètres au dessus du pied de mât. Tout s’est déroulé très vite mais heureusement, personne n’a été touché dans sa chute. Un incident similaire était déjà arrivé à un autre GC32 l’an dernier mais nous avions justement éprouvé ce nouvel espar bien en amont en Bretagne pour éviter ce type de désagrément. Vraisemblablement, un problème subsiste. Il est encore trop tôt pour dire précisément ce qui a pu se passer mais nous allons chercher les raisons de cette casse ».
Au classement du D35 Trophy, Tilt creuse un avantage certain au général avec 4 points d’avance sur Alinghi, Ladycat est désormais sous la pression de Veltigroup et Okalys.
CLASSEMENT GENERAL APRES CINQ ETAPES |D35 TROPHY
1. Tilt Team 8 pts
2. Alinghi 12 pts
3. Ladycat powered by Spindrift racing 21pts
4. Veltigroup-Swisscom 22 pts
5. Okalys 25 pts
6. Realteam 30 pts
7. Zen Too 38 pts
8. Mobimo 38 pts
9. Racing Django 43 pts
10. Ylliam Comptoir Immobilier 46 pts
11. Oryx 47 pts
Team Tilt gagnait deux manches et remportait le Grand Prix de Versoix 2 avec un point d’avance sur Alinghi, Okalys signe sa meilleure place depuis le début de la saison avec la dernière marche du podium.
Veltigroup-Swisscom se classait quatrième place devant Ladycat powered by Spindrift racing.
Classement Open de Versoix 2 :
1. Team Tilt, 15 : 4 4 1 1 5 (6)
2. Alinghi, 16 : 1 5 4 2 4 (7)
3. Okalys, 19 : 5 1 5 (9) 6 2
4. Veltigroup Swisscom, 21 : 3 3 3 (7) 7 5
5. Ladycat, 24 :7 (9) 6 5 2 4
6. Mobimo, 27 : 6 (10) 8 3 9 1
7. Realteam, 27 : (8) 8 7 8 1 3
8. Ylliam-Comptoir Immobilier, 27 : 2 7 2 (10) 8 8
9. Zen Too, 28 : 9 2 10 4 3 (11)
10. Racing Django, 45 : 10 6 9(11) 10 10
11. Oryx, 48 : (11) 11 11 6 11 9
Samedi, les équipages des D35 se retrouvaient sur la première classique lémanique de la saison, la Genève-Rolle-Genève. Les Decision 35 couraient dans la classe M1, tout comme le Ventilo M1 Safram. Ce catamaran a été optimisé cet hiver et espère faire de l’ombre aux D35, le Ventilo avait déjà remporté le Bol d’Or en 2013.
La course a été serré, le vent est progressivement rentré, Mobimo a dominé sur les deux premières heures, avant de céder la place de leader à Team Tilt au niveau de Rolle, Zen Too pointait second à la bouée.
Sur la fin de course, la flotte se scindait en trois : Oryx et Laydycat powered by Spindrift racing tentaient le côte suisse, Tilt, Okalys et Mobimo naviguait au milieu du lac. Mais l’option payante était du côté français. Veltigroup-Swisscom avait fait le bon choix tout comme Okalys et Alinghi. Ce trio formait le podium en D35 de la Genève-Rolle-Genève. Mais la victoire au scratch revenait au Ventilo M1 Safram Sailing qui gagnait de quelques longueurs.
Classement Genève-Rolle-Genève Décision 35 :
1. Veltigroup-Swisscom
2. Okyalys
3. Alinghi
4. Team Tilt
5. Ladycat powered by Spindrift Racing
6. Mobimo
7. Oryx
8. Realteam
9. Racing Django
10. Zen Too
11. Ylliam-Comptoir Immobilier
Tanguy Cariou, tacticien de Team Tilt : « C’était un week-end avec beaucoup d’enjeux, deux étapes du D35 Trophy et donc deux fois plus de points qu’un week-end classique. Nous avons plutôt bien géré vendredi. Nous avons fait des petites erreurs, mais terminons devant car la journée était difficile pour toutes les équipes. Samedi lors de la Genève-Rolle-Genève, nous n’avons pas pris un bon départ, mais avons par la suite bien navigué jusqu’à Yvoire au retour. Le facteur réussite de ces longues courses a ensuite souris à quelques équipes qui nous ont dépassé avant la ligne d’arrivée. Nous sommes un peu frustrés de cette quatrième place puisque nous étions en tête tout le long, mais nous sommes quand même satisfait de notre navigation ; tout s’est très bien passé à bord dans l’ensemble. La météo ne suivait pas les schémas classiques, c’était compliqué. Nous terminons juste derrière Alinghi, notre concurrent direct puisque c’est l’équipe la plus proche de nous au classement général. Entre l’Open de Versoix et la Genève-Rolle, nous marquons donc le même nombre de points qu’eux, une opération neutre ce week-end pour Team Tilt ! »
Loïc Forestier, skipper de Veltigroup-Swisscom : » Nous prenons un bon départ sur cette Genève-Rolle, selon notre projet, côté suisse du lac. Puis les bateaux qui traversent le plan d’eau en premier touchent plus d’air et on se retrouve en queue de peloton et on subit jusqu’à Rolle. Nous passons derniers à la bouée de Rolle, quarante minutes derrière les premiers ! Dans cette situation il faut choisir un côté et s’y tenir. Il ne faut jamais rien lâcher, faire avancer le bateau pour se donner la possibilité d’être dans le coup si une opportunité se présente. L’option côté français nous a souri. Nous prenons la tête devant Okalys à la hauteur de Coppet puis c’est tout droit sur Genève. Ça a été chaud jusqu’à la fin, le vent diminuait à l’approche de la ligne d’arrivée et Okalys finit quelques mètres derrière nous ! »
Nicolas Charbonnier, tacticien d’Alinghi : » Sur la Genève-Rolle nous avons eu des difficultés sur la première partie du parcours et on passe neuvième à Rolle. Quand les airs rentrent, nous protégeons le côté français et rattrapons le gros de la flotte. On est deuxième en entrant dans le Petit Lac. On a encore attaqué, on voulait gagner, mais ça n’a pas payé, ça nous vaut finalement une place… ça fait partie du jeu.
C’est un beau week-end pour Alinghi. Au classement général nous sommes bien positionnés mais pour savoir comment aborder la suite il faudra faire le point après le Bol d’Or Mirabaud la semaine prochaine car c’est une course où il peut se passer beaucoup de choses… Il reste pas mal de régates et tout peut arriver ! »
La prochaine course aura lieu samedi prochain avec le célèbre Bol d’Or Mirabaud. Les D35 retrouveront dans leur catégorie M1 le Ventilo M1 Safram, et également le GC32 Edmond de Rothschild qui a été optimisé pour les vents faibles du lac.
Six manches ont été disputées pour cette dernière journée de la première étape du GC32 Racing Tour. Le vent sur la zone de course habituelle était aux abonné absent, obligeant le comité à déplacer celle-ci à l’extrémité sud du lac, le vent est resté faible, entre 8 et 10 noeuds.
Spindrift racing signe les meilleurs résultats de la journée en terminant systématiquement sur le podium, mais ceci ne s’avérait pas suffisant pour rattraper le retard pris sur Sultanate of Oman durant les deux premières journées.
Leigh McMillan, skipper de Sultanate of Oman : « Cela a vraiment été un début inattendu pour cette campagne en GC32 en ce qui nous concerne. Nous étions plutôt sur la réserve avant d’arriver sur le circuit, mais nous avions beaucoup d’expérience à bord à travers les différentes campagnes des uns et des autres, et avec les équipiers qui sont de bons amis, c’était toujours agréable. Cela a rendu les choses un peu plus faciles pour nous sur le plan d’eau en arrivant sur la compétition, et nous avons juste laissé la course s’exprimer. Il y a encore beaucoup à apprendre, mais nous avons vraiment apprécié la courbe d’apprentissage abrupte qui s’est présentée à nous. »
Ce sont finalement les deux dernières équipes à avoir reçu leur catamaran monotype à terminer aux deux premières places.
La troisième place revient à Alinghi mené par Morgan Larson sur cette étape, l’équipage du bateau suisse a gagné deux manches aujourd’hui et termine une régate en seconde place, mais deux dernières places et une quatrième les privent de la seconde marche du podium.
Yann Guichard : « Sur le plan d’eau, les conditions étaient difficiles et très instables en intensité comme en direction. Ce n’est pas parce qu’on prenait un bon départ que l’on gagnait la manche. Jusqu’à la ligne d’arrivée tout pouvait arriver. Cela a été un bel exercice mental car il ne fallait rien lâcher. Je félicite à ce titre les vainqueurs de ‘Sultanate of Oman’ car ils ont été impressionnants de régularité. »
Sébastien Rogues sur Team Engie termine en 4ème position avec une belle courbe de progression et à seulement quatre points d’Alinghi, ce qui satisfait son skipper et qui semble de bonne augure pour la suite de la compétition.
Lourde déception pour Flavio Marazzi et ses hommes sur Armin Strom. L’équipage avait dominé le test event à Marseille avec Chris Draper à la barre, il termine cette fois en dernière position. L’équipage essayera de hausser son niveau lors du prochain événement qui aura lieu à Cowes du 24 au 27 juin, avec très probablement des conditions plus proches de celles rencontrées à Marseille le mois dernier.
Les cinq équipes ont pu disputer cinq manches hier sur le lac Traunsee, où le vent était faible, en dessous de dix noeuds.
Les capacités de foiling n’était donc pas prépondérantes dans ces conditions où les GC 32 ne volaient que sur les bords de reaching et dans les risées au portant.
Alinghi prenait le plus souvent de très bons départs, mais la position de leader n’était pas forcément avantageuse dans un vent erratique, les poursuivants évitant les zones de calme dans lesquelles le leader pouvait être englué.
A l’issue de cette journée de samedi, Sultanate of Oman mené d’une main de maitre par Glenn Ashby dominait Alinghi.
L’équipage de Yann Guichard sur Spindrift Racing prenait ses marques et enchainait une belle journée avec une victoire de manche notamment et une troisième place au général provisoire. Team Engie terminait à égalité de points avec Spindrift racing et se montrait assez régulier avec trois manches sur le podium.
Armin Strom mené par Flavio Marazzi est nettement moins convaincant que lors du test event, et terminait toutes les manches en 4 ou 5ème position.
Ce samedi seule deux manches ont été disputées, les conditions étaient encore plus légères qu’hier, les GC32 n’ont donc pas foilé pour cette troisième journée.
Le comité de course a changé à plusieurs reprise de site afin de trouver un flux plus établi, sans succès, une troisième manche lancée fut annulée par deux fois faute de vent suffisant.
Au plan comptable, Sultanate of Oman creuse un peu plus son avance en tête grâce à une nouvelle victoire (et malgré une 4ème place dans la 2nde manche du jour), et dispose de 9 points de différence avec les ax aequo, Alinghi et Spindrift racing.
Yann Guichard et ses hommes ont terminé deux fois seconds aujourd’hui alors qu’Alinghi terminait 3ème et dernier de la seconde manche du jour.
Armin Strom remportait la seconde régate d’aujourd’hui mais aura du mal à combler son retard sur le Team Engie 4ème (avec 4 points de plus qu’Alinghi et Spindrift).
La lutte pour le podium s’achèvera donc demain, organisateur et compétiteurs espèrent un vent un peu plus établi demain pour la dernière journée.
Cinq équipes sont en lice sur le lac de Traunsee pour cette première étape du Bullitt GC32 Racing Tour.
Après la première journée Alinghi pointe en tête, avec deux victoires de manches, à égalité de points avec Oman Sail. Le Team Engie de Sébastien Rogues est troisième à l’issue de cette journée devant Spindrift racing de Yann Guichard et Armin Strom de Flavio Marazzi.
Alinghi était mené par Morgan Larson, alors qu’Oman a recruté Glenn Ashby, barreur de réserve de l’équipe d’Emirates Team New Zealand sur la dernière Coupe de l’America.
Côté français, Sébastien Rogues s’est entouré de Devan Le Bihan et Arnaud Psarofaghis sur cette étape avec de beaux résultats sur cette première journée avec des places de 1er, 3ème, 2nd et 5ème.
L’équipage de Yann Guichard aura eu moins de réussite avec une 5ème, deux 4ème places et une 2nde place sur la dernière manche.
Armin Strom, qui avait survolé le test event de Marseille se classe en dernière place, Flavio Marazzi a retrouvé la barre du catamaran à foils monotype, alors qu’il était mené par Chris Draper à Marseille.
Les conditions étaient légères aujourd’hui, les équipages se retrouveront sur l’eau demain pour une nouvelle journée de régates.
Oman Sail a annoncé son entrée sur le circuit des catamarans à foils GC32.
L’équipe omanaise sera présente dès la semaine prochaine pour le premier événement sur le Lac de Traunsee, en Autriche.
© Mark Lloyd / Lloyd Images
Le catamaran monotype sera mené par Leigh McMillan, le skipper d’Oman Sail ayant déjà remporté à deux reprise les Extreme Sailing Series. Deux de ses équipiers de The Wave, Muscat seront sur le GC32 : Nasser Al Mashari et Peter Greenhalgh. Les deux autres membres n’ont pas encore été annoncés.
Sébastien Josse livre quant à lui des informations, dans une interview pour Voiles et Voiliers, sur le GC32 Groupe Edmond de Rothschild qui ne participe pas au circuit cette année.
Le catamaran sera engagé sur le Bol d’Or du lac Léman, il a été optimisé pour les conditions légères habituellement rencontrées sur le Léman avec un nouveau mât plus léger et plus haut, l’ajout de trapèzes pour trois équipiers. Ces modifications devraient permettre au GC32 de décoller dès 7 noeuds de vent réel.
Sébastien Josse sera accompagné deGurvan Bontemps, Olivier Douillard, Benjamin Amiot et Cyril Dardashti pour cette course.
Le maxi trimaran Spindrift 2 a été remis à l’eau aujourd’hui après un chantier d’hiver chez Multiplast.
Le multicoque avec lequel Yann Guichard avait terminé 2nd de la dernière Route du Rhum a été reconfiguré pour l’équipage en vue du Trophée Jules Verne.
La plate forme a été allégée de 1,5 tonnes (passant de 23 à 21,5T), un nouveau mât de 42 m a été grée sur le trimaran (avec un gain de poids de 25% sur le profil initial).
Le bateau va également recevoir un nouveau jeu de voiles en 3Di, avec un gain de 500kg par rapport au précédent. L’aérodynamique a été améliorée avec une réduction de la taille des filets à l’avant, le remplacement du filet arrière par des bâches.
Après le convoyage vers la Trinité sur Mer, et les habituels tests structurels, l’équipage débutera les entrainements avant la Fastnet Race en août et le début du stand-by pour le Trophée Jules Verne le 20 octobre, ce qui permettra une seconde tentative pendant l’hiver si une fenêtre précoce s’avérait insuffisante au Cap de Bonne Espérance.
Le team Spindrift racing a par ailleurs effectué la première navigation sur son GC32 hier.
La huitième édition du Tour de Belle-Ile a été remportée par le Multi 70 Groupe Edmond de Rothschild qui a devancé de peu Oman Sail (Sidney Gavignet) et le troisième MOD70 en course, Paprec Recyclage (Jean-Pierre Dick). Sébastien Josse et ses équipiers battent également leur propre record de l’épreuve en 2h24’15, soit 17 minutes de mieux que leur temps de 2011 sur Gitana 11.
Les conditions étaient idéales pour cette grand fête avec une mer peu formée et une brise de sud-ouest d’une bonne quinzaine de nœuds.
« Jean-Pierre est passé en tête aux Poulains, racontera après-coup Sébastien Josse. Mais dans le bord de portant derrière Belle-Ile, nous avons réussi à combler notre retard. Après, il a fallu trouver une ouverture pour passer, nous étions un peu coincés, mais ils ont empanné un peu trop tôt avant les Galères, ce qui nous a permis de faire la différence. Bien qu’il s’agisse d’une navigation très courte, cela nous permet d’ores et déjà de nous jauger et de valider les grands principes du travail réalisé pendant le chantier d’hiver. C’était indispensable pour établir la job list de tout ce qu’il nous reste à faire. Je le répète beaucoup mais nous ne sommes qu’au début de notre apprentissage et cette première sortie est plutôt très positive. Le bateau n’a pas perdu de sa vélocité au près et a gagné aux allures portantes »
Oman Sail terminait à 1’35 du vainqueur, Paprec Recyclage complétait le podium, à 4’45, Sensation Océan d’Alain Gautier terminait 4ème devant Qingdao, l’ex IDEC de Francis Joyon, qui était présent au côté du nouveau skipper Guo Chuang.
Le 50′ FenêtréA-Prysmian (Erwan Le Roux), prenait la 6ème place devant Arkema (Lalou Roucayrol).
L’Extreme 40 Groupama (Julien Villion) se classait huitième devant l’AC45 Groupama skippé par Franck Cammas (le bateau n’était pas classé officiellement du fait de la commande des foils.
Sur le Petit Tour, c’est l’autre bateau du Groupe Edmond de Rothschild qui s’imposait, le GC32 barré par Gurvan Bontemps, qui termine en 2h45’10.
Ils ont dit…
Sébastien Josse (Groupe Edmond de Rothschild) : « Troisième victoire sur le Tour de Belle-Ile, c’est sympa ! Jean-Pierre (Dick) et Sidney (Gavignet) nous ont donné du fil à retordre, mais nous sommes parvenus à faire la différence au niveau des Galères en empannant plus tard. Nous battons en plus notre propre record, c’est toujours bon à prendre ! »
Gurvan Bontemps : « C’était une belle régate à bord du GC32 Edmond de Rothschild. Nous n’avions pas de concurrents de notre catégorie mais ça ne nous a pas empêché de prendre beaucoup de plaisir. Sur la première partie du parcours, où nous n’étions pas vraiment à notre avantage, car au près, nous avons tout de même réussi à jouer avec l’AC45 Groupama ce qui était plutôt sympa. Pour nos types de bateaux, le format s’apparentait à un raid et le plus compliqué a été de gérer la mer et les rafales d’une vingtaine de nœuds dès la sortie du chenal de la Teignouse. J’ai l’habitude des petits catamarans de sport et le GC32 est vraiment un bateau agréable à bord duquel on a vite de bonnes sensations comme lors de notre bord retour au portant vers les Galères »
Erwan Le Roux (FenêtréA-Prysmian) : « Il a fallu s’arracher pour gagner notre duel avec Arkema. C’était un coup à eux, un coup à nous, la différence s’est faite au dernier passage de marque, ils ont roulé leur gennaker alors que nous avons gardé le nôtre, c’était la bonne option. Tout l’équipage a bien travaillé pour faire de belles manœuvres. »
Franck Cammas (AC45 Groupama) : « On s’est bien fait rincer. J’ai les yeux explosés. Avant le départ, nous n’étions pas certains de respecter le parcours en passant au vent de Belle Ile, à cause des fortes vagues qui venaient s’écraser sur la côte. Nous y sommes finalement allé mais avec beaucoup de prudence. Ce bateau qui vole, c’est une vraie découverte même si nous avons déjà une bonne expérience grâce à Groupama C. C’est un peu comme passer de l’avion à hélice à l’avion à réaction. Nous avons beaucoup à apAC45prendre et c’est en cela qu’il était intéressant de participer au Tour de Belle Ile ».