Tour du Monde en Solitaire : le record des 24h pour François Gabart avec 851 milles et un temps record à Bonne Espérance

François Gabart poursuit sa route parfaite sur l’Atlantique Sud, après une réparation d’une latte de grand voile cassée hier. Le skipper de MACIF a donc été contraint d’affaler celle-ci pendant deux heures trente afin d’effectuer le changement de latte.
Ensuite le marin a repris des vitesses impressionnantes puisqu’il a pulvérisé son record des 24 heures en solitaire à plusieurs reprises aujourd’hui. François Gabart détenait déjà celui-ci avec 784 milles, il a porté la barre à plus de 800 milles pour terminer à 851 milles, soit 35 noeuds de moyenne.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

En dehors de la performance et de ce nouveau record, la manoeuvre avait également pour but d’éviter d’être rattrapé par des vents trop forts dans son dos.

Le marin évolue actuellement à 43° sud avec 510 milles d’avance sur le record de Thomas Coville, il est fort probable qu’il s’adjuge également le meilleur temps intermédiaire solitaire et équipage confondus entre Ouessant et Bonne Espérance.

François Gabart, skipper du trimaran MACIF, à propos de ce nouveau record :
« J’en suis ravi. Les records sont faits pour être battus, c’est comme ça qu’on progresse. Les sensations à ces vitesses sont assez extraordinaires, le bateau vole, c’est un mélange de puissance et de légèreté.Maintenant, ce n’est pas l’objectif prioritaire, l’idée est d’abord de finir ce tour du monde… »

Tour du monde en solitaire : François Gabart connait des soucis de latte de grand voile mais porte son avance à près de 300 milles

La configuration météorologique reste extrêmement  favorable pour François Gabart, qui fait une route quasi directe vers le Cap de Bonne Espérance, sur le dos d’une dépression née au large de l’Amérique du Sud.

Son avance sur le record se porte à près de 300 milles ce soir, le skipper évolue à près de 30 noeuds à l’heure actuelle.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

A noter un soucis sur une latte de grand voile, qui a contraint le skipper à affaler celle-ci cette après-midi. Le trimaran a repris son allure de croisière dans la soirée, ce qui laisse à croire que la toile a été renvoyée et que le soucis est réparé.

https://youtu.be/Tpw8I8tnWCQ

 

 

Tour du monde en solitaire : François Gabart vers un temps record au Cap de Bonne Espérance

François Gabart, sur son trimaran MACIF a accroché la dépression qui est née sur les côtes brésiliennes. Il est désormais dans un flux d’une quinzaine de noeuds, qui propulse le multicoque au double de la vitesse du vent. Ce flux devrait se renforcer.

En dehors de cette pression et des vitesses du navire qui en découle, c’est surtout la trajectoire de cette dépression qui est intéressante,  cell-ci le mène vers les quarantièmes et le Cap de Bonne Espérance sur une route quasi directe.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

La cellule météo, menée par  Jean-Yves Bernot est donc aussi satisfaite que le skipper de cette situation plus que favorable pour le record.

Ce soir, l’avance sur le record de Thomas Coville se porte à 200 milles, et les routages donnent un temps de passage au Cap de Bonne Espérance de 12 jours.

http://www.youtube.com/watch?v=Eq5E1fJ_mZc

 

 

 

Tour du Monde en Solitaire : François Gabart à plus de 30 noeuds et dans une situation météo très favorable

François Gabart poursuit sa descente de l’Atlantique au large du Brésil, il a mis un peu d’est dans sa route depuis quelques heures. L’objectif étant d’aller chercher la dépression qui est en cours de formation au large de Rio dès demain. Cette dépression devrait l’emmener vers le Cap de Bonne Espérance à grande vitesse en environ cinq jours, ce qui donnerait un temps de passage de 12 jours, soit deux jours d’avance sur le record de Thomas Coville.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

François Gabart, skipper de MACIF :
« Nous allons chercher la dépression qui naît au Brésil et qui va descendre jusqu’au cap de Bonne-Espérance et, pour l’instant, ça se présente très, très bien.
 Forcément, j’ai tapé dans le bonhomme, parce qu’il faut aller chercher un record qui a été positionné à 49 jours. Il faut se préserver afin d’être bon pendant 49 jours. Evidemment, on se met dans le rouge dès le début, mais il faut faire attention à ne pas dépasser la petite limite après laquelle on ne récupère pas bien.
l faut trouver l’équilibre pour réussir à rester en appui sur la coque centrale, mais ce n’est pas si facile quand on va vite. Je n’arrive pas à rester sur la coque centrale tout le temps et je ne suis pas encore hyper à l’aise à l’idée de dormir comme ça. Ça commence à venir, il faudra de l’entraînement encore. Du coup, mon sommeil est lésé, malgré la fatigue. J’ai réussi quand même à faire quelques siestes
 ».

Le retard du skipper sur le record s’est nettement réduit à 25 milles, dans quelques heures, le déficit devrait se transformer en avance, qui ne devrait donc cesser de croitre jusqu’au premier grand cap de ce tour du monde.

Le skipper a également été amené à effectuer une petite réparation sur sa galette de J1, à voir en vidéo.

http://www.youtube.com/watch?v=9TEkWK0LNMA

 

 

 

 

 

Tour du monde en solitaire : François Gabart réduit l’écart

François Gabart n’a pas décroché le record intermédiaire à l’équateur, après une traversée du Pot au Noir qui lui a coûté 24h, le skipper accroche le second temps en solitaire avec 5 jours 20h 45 min, soit 3h34 de retard sur le temps de référence de Thomas Coville.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Malgré une petite déception pour le skipper de MACIF, la suite s’annonce plus souriante avec une dépression en cours de formation au large de l’Argentine. Celle-ci devrait l’accompagner dans les 40èmes et vers le Cap de Bonne Espérance. Les routages de l’équipe météo espèrent un passage au  cap en moins de deux semaines.

François Gabart navigue ce soir au large du Brésil avec 80 milles de retard sur le temps du record de Thomas Coville.

 

 

Tour du monde en solitaire : sortie de Pot Au Noir pour François Gabart qui accuse 167 milles de retard

Le passage du Pot au Noir aura duré 20 heures pour François Gabart,  le skipper de Macif accuse désormais du retard sur le temps du record de Thomas Coville. Celui-ci se monte à 167 milles ce soir.
Pas d’inquiétude cependant pour Jean-Yves Bernot, le routeur à terre de MACIF, ni pour le marin, qui devrait passer l’équateur dans une dizaine d’heures.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Le trimaran navigue désormais dans les alizés qui vont se renforcer, le skipper devrait ensuite accrocher une dépression au large du Brésil qui l’emmènera vers les 40èmes et le Cap de Bonne Espérance, avec probablement de l’avance sur Thomas Coville.

Retour en vidéo sur les 24 dernières heures :

http://www.youtube.com/watch?v=cRbjqGrJ2d4

 

Tour du Monde en solitaire : François Gabart maintient son avance et fait son entrée dans le Pot au Noir

François Gabart, sur son trimaran MACIF, après 4 jours et demi de mer, conserve une avance d’une centaine de milles sur le record de Thomas Coville.
Il est nettement ralenti ce soir avec une vitesse inférieure à dix noeuds, du fait de son entrée dans le Pot au Noir. Cette fameuse Zone de Convergence Inter Tropicale semble assez classique dans sa présentation, elle ne semble pas extrêmement active ni trop étendue. Le skipper devrait donc en ressortir sans trop de perte dans un jour à un jour et demi, et récupérer des alizés d’est d’une vingtaine de noeuds.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / MACIF

Les conditions sur l’Atlantique Sud s’annoncent très favorables avec un anticyclone de Sainte-Hélène bien positionné près de l’Afrique du Sud, ce qui engendre la formation de dépression au large du Brésil, François Gabart devrait pouvoir accrocher l’une d’entre elle, qui le mènera vers les quarantièmes et le cap de Bonne-Espérance.

 

http://www.youtube.com/watch?v=Pp2FLWkwSl4

 

Mais quoiqu’il en soit, le trimaran MACIF devrait mettre entre 5 jours et demi et six jours pour atteindre la ligne de changement d’hémisphère où les alizés d’Est soufflent à une petite vingtaine de nœuds. Dès ce week-end, François Gabart va ainsi retrouver des vitesses supérieures à trente nœuds pour glisser le long des côtes brésiliennes. Or avant même le cap Frio, ces alizés prennent une orientation Nord : l’anticyclone de Sainte-Hélène qui gère les conditions météorologiques dans l’Atlantique Sud est en effet fort bien positionné du côté de l’Afrique du Sud, ce qui permet aux dépressions qui se forment dans le golfe de Rio de Janeiro, de traverser rapidement cette zone subtropicale pour rallier les Quarantièmes Rugissants. Un magnifique ascenseur pour atteindre la longitude du cap de Bonne-Espérance avec de l’avance… Et surtout une position favorable pour aborder l’océan Indien !

Tour du Monde en solitaire : 100 milles d’avance pour François Gabart

François Gabart poursuit sa route vers l’équateur en parvenant à conserver de l’avance, 100 milles ce soir, sur le record de Thomas Coville.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

Cette avance s’est réduite par rapport à hier, du fait d’une zone de grains rencontrée dans la journée, comme l’explique le skipper :

« Juste après le jybe, je suis resté collé derrière un grain pendant une heure, à devoir faire du cap au nord-ouest alors que je voulais aller au sud, commente François. Une heure après, j’ai réussi à passer sous un grain, à la limite de la pluie. Ça allait vite, mais c’était chaud ! J’étais sous gennaker et grand-voile haute à affronter à la barre des rafales de 35 nœuds qui rentraient en quelques secondes. J’allais dans le bon sens, mais j’ai passé du temps à la barre pour essayer de maintenir tout ça à l’endroit ».

Actuellement les conditions  sont d’environ 12 noeuds, MACIF évolue malgré tout à 27 noeuds.
L’équipe du routeur à terre, Jean-Yves Bernot prévoit un passage de l’équateur dans un temps de  5 jours et 22 heures.

http://www.youtube.com/watch?v=MHFeN1oOt7A

Tour du Monde en solo : François Gabart à 30 noeuds de moyenne depuis le départ de sa tentative

Après un peu plus de deux jours de mer, François Gabart, à la barre de son trimaran Macif, parvient à tenir une moyenne d’une trentaine de noeuds depuis son départ d’Ouessant samedi.

Le skipper grâce à une belle trajectoire et aux capacités de son trimaran parvient donc à maintenir cette vitesse moyenne élevée. Qui plus est cette trajectoire, bien servie par une météo favorable, lui a permis d’éviter les dévents de l’archipel des Canaries.

©Vincent Curutchet / ALeA / Macif

Il est cependant ralenti depuis la fin d’après-midi par une bulle anticyclonique en cours de développement au large de la Mauritanie. Ce pourquoi le skipper a de nouveau empanné, afin de conserver le flux des alizés qui se maintient plus au large. Ce contre bord permettra également de se décaler du Cap Vert et de rejoindre le Pot au Noir sur un seul bord.

François Gabart possède actuellement 265 milles d’avance sur le record détenu par Thomas Coville sur Sodebo Ultim.

 

 

Transat Jacques Vabre : Sébastien Josse et Thomas Rouxel mènent la danse

Le départ de la Transat Jacques Vabre a été donné aujourd’hui au large de Havre à 13h35, dans une vingtaine de noeuds de vent.
Les duos se sont donc élancés pour un parcours côtier le long des falaises calcaires normandes, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm sur Prince de Bretagne prenaient le meilleur sur leurs deux adversaires en classe Ultim sur ces 16 premiers milles, ils passaient en tête à Etretat devant Sodebo Ultim et le Maxi Edmond de Rothschild. Sébastien Josse et Thomas Rouxel sur le trimaran le plus récent engagé avaient pris un départ prudent.

©Yann Riou/Gitana SA

Mais ils ont ensuite grapillés les milles les séparant de leurs deux concurrents de la classe Ultim pour prendre la tête de la course avec  des vitesses d’une trentaine de noeuds, Ils sont suivis à 6 milles par le duo Thomas Coville/Jean Luc Nélias sur Sodebo Ultim. Dans des conditions de mer forcissant avec des creux de 2m et sur ce bord de travers, Lionel Lemonchois et Bernard Stamm sont logiquement distancés à une trentaine de milles, Prince de Bretagne étant moins puissant et ayant une garde à la mer moins importante que ces deux concurrents.

Les maxis multicoques devraient poursuivre ce long bord jusqu’a Ouessant avant de mettre du sud dans leur route pour dégolfer.

http://www.youtube.com/watch?v=8AmFgxwUC7k

Bernard Stamm, co-skipper de Prince de Bretagne : « Clairement, on est l’attaque. On a très envie de faire et de bien faire, même si on sait que nos concurrents sont largement plus puissants que nous. On va tout faire pour les accrocher mais en restant prudents car nos bateaux sont quand même plus stables à l’endroit qu’à l’envers ».

Sébastien Josse, skipper du Maxi Edmond de Rothschild : « Les conditions sont plutôt favorables pour aller vite, mais notre objectif n’est pas de faire un record, c’est d’abord d’aller à Bahia, le mieux possible et surtout faire le dos rond les 2 premiers jours car on n’a pas encore beaucoup d’expérience dans ces conditions. C’est la première course du Maxi, on sait que l’on va rencontrer des conditions nous n’avons pas vraiment eu en entraînement, mais tout ça c’est une histoire de confiance et on va essayer de bien faire les choses. Je suis content de faire cette première course avec Thomas, on a une confiance réciproque, il est totalement à l’écoute, il s’appuie beaucoup sur l’expérience, il est très sérieux et très concentré. C’est son premier départ avec un gros bateau mais je suis assez serein sur le fait qu’on agisse comme il faut. »

Thomas Rouxel, coskipper du Maxi Edmond de Rothschild : « Le départ va être assez compliqué avec le monde, on espère que la zone sera bien dégagée, après une fois qu’on aura franchi la ligne on devrait réussir à aller sur un seul bord jusqu’à la bouée d’Etretat donc c’est bien. On est serein. On va partir doucement, a priori c’est du près assez serré donc on ne volera pas sur le premier bord, on ne va pas attaquer tout de suite, ça sera plus safe. Les routages nous donnent 8 jours à peu près jusqu’à Bahia, on devrait passer en milieu de nuit au large de Ouessant et après-demain aux Açores, c’est rapide. Je suis très chanceux de faire ma première Jacques Vabre sur un bateau comme ça, et très content d’être là car ça faisait longtemps que j’avais envie de faire la Transat Jacques Vabre, c’est une belle course donc je vais essayer de savourer ces moments et tout donner. »