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Thomas Coville évolue à la hauteur de Rio de Janeiro, face au vent, le skipper est donc contraint de tirer des bords pour progresser vers le nord, avec une mer de face et des vents faibles de l’ordre d’une dizaine de noeuds. Il possède tojours une avance de près de 1500 milles sur le record.
Par ailleurs, le marin a dû effectuer un demi-tour il y a une trentaine d’heures, pour se mettre vent arrière, et remettre en place un des chariots de mât.
Il lui reste désormais moins de 5000 milles avant de rejoindre Ouessant et de boucler son tour du monde, le passage de l’équateur est prévu ce week end, entre samedi soir et dimanche matin.« Je savais que l’Atlantique serait difficile. Cette partie de l’Atlantique sud, il faut que je la gère, que je la contrôle, que je me contrôle. Je ne me repose pas du tout. Pour cette remontée, tu puises dans la réserve physique. Je n’ai que très peu de temps pour moi. J’ai sans doute empanné 30 fois lundi pour faire passer le gennaker (la voile d’avant qui mesure 380m²) devant l’étai, c’est un travail titanesque. Faire passer les voiles dans le petit temps est un effort colossal. Hier j’ai mis 2 heures 30 pour un changement de voiles d’avant qui pèsent entre 110 et 130 kg chacune.
Je suis très généreux dans l’effort et à un moment donné tu le paies. C’est la même chose que lorsque je fais 150 kms à vélo ou 50 kms de course à pied ! Il faut que je gère ça. La générosité que tu as pour bien faire le truc, c’est aussi pour ça qu’on est en avance.
Je serai plus serein dans deux jours si on arrive à passer le front froid. Et l’Equateur sera une autre porte de délivrance. On a eu beaucoup de réussite à l’aller, le retour est difficile. Je ne sais pas dans quel état je serai à l’Equateur. »
Étiquette : Sodeb’O Ultim
Thomas Coville dans les petits airs, départ possible demain pour Idec Sport
- Thomas Coville fait face à un anticyclone au large des côtes sud américaines, qui ralentit sa progression vers le nord. Le skipper de Sodebo Ultim devrait retrouver un flux plus soutenu dans une douzainr d’heures qui lui permettra d’augmenter sa vitesse et de tirer des bords au large du Brésil.
Thomas Coville, malgré ce ralentissement, conserve une avance confortable de plus de 1600 milles sur le record de Francis Joyon.A lire, l’interview du skipper sur Ouest-France, dans laquelle il revient sur son parcours.
- Dix jours après son retour à Brest, le maxi-trimaran IDEC SPORT pourrait de nouveau quitter son quai dès demain pour une nouvelle tentative de Trophée Jules Verne.
L’équipage mené par Franis Joyon est passé en code orange aujourd’hui, Sébastien Audigane remplaçant Boris Herrmann retenu par son projet IMOCA.
Marcel Van Triest scrute les derniers modèles météos avant de lancer Francis Joyon et ses cinq équipiers autour du monde.
Thomas Coville passera le Horn dans la nuit
1200 milles d’avance pour Thomas Coville et le record de l’Indien en solitaire
Thomas Coville continue son tour du monde à très haute vitesse en ce 24ème jour, avec une avance de près de 1200 milles sur le record de Francis Joyon (soit plus de 2 jours). Il évolue actuellement à la longitude de la Nouvelle Zélande.
Il a de plus établi hier un nouveau record sur la traversée de l’océan Indien (entre le Cap des Aiguilles et la Tasmanie) en 8 jours 12 heures 19 minutes (sous réserve d’homologation et de ratification par le WSSRC – World Sailing Speed Record Council). Il améliore ainsi le temps de Francis Joyon en 2007 de 23 heures et 47 minutes sur ce tronçon du tour du monde.
IDEC SPORT attendu à Brest ce week end
L’équipage d’IDEC SPORT fait route vers Brest, après l’abandon de sa tentative de Trophée Jules Verne, il se trouve actuellement à mi chemin entre le Cap Vert et les Canaries.
Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage espèrent atteindre Brest ce week-end, dimanche matin ou dans la nuit de samedi à dimanche.
Les marin s’attellent aux petites réparations lors de cette remontée, afin d’être prêts dès que possible à s’élancer sur une nouvelle tentative autour du monde.
Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« Nous sommes dans une zone de transition, dans l’alizé qui faiblit. Mais après cette période de calme, on doit attraper des vents dépressionnaires un peu plus au Nord, et remonter assez rapidement. On espère être à Brest dimanche matin, ou dans la nuit de samedi à dimanche si les conditions sont vraiment favorables.
À nous six, on en a franchi un paquet de Pot au Noir (Zone de Convergence Intertropicale, ndlr). Je m’en souviens d’un qui avait été aussi virulent et aussi brutal avec des grains vraiment violents et des vents qui passent de 0 à 40 nœuds en quelques instants, mais cela reste très rare. D’autant que cette fois ci, cela a duré sur une vingtaine d’heures avant de se poursuivre sur une longue période de quasi calme. Au Pot au Noir, il reste une part de mystère… Rien de ce que nous avons eu n’était prévu ; ni par les fichiers, ni par les observations qu’on avait pu faire avant. On a décidé de faire demi-tour, de le retraverser en se disant qu’on allait déguster… Et en fait, dans la remontée, on a eu un Pot au Noir très rapide dans des vents réguliers et sans s’arrêter. C’était assez sidérant !
L’équipage a retrouvé sa bonne humeur après que chacun ait pris un peu sur soi pour accuser le coup dans son coin. Aujourd’hui, le bon naturel des uns et des autres a repris le dessus. On commence à regarder les nouvelles fenêtres météo possibles, il ne semble pas en avoir dans l’immédiat, mais de notre côté nous serons prêts. Il nous suffira juste de remettre deux semaines d’avitaillement à bord et on pourra repartir. »
Thomas Coville s’adjuge un nouveau partiel au Leeuwin et accroit son avance sur le record
L’océan indien aura été fidèle à sa réputation avec des conditions de mer difficiles, et une visibilité réduite.
Le skipper entamera dans 48 heures la traversée du Pacifique, il devrait pouvoir naviguer relativement sud jusqu’à l’antiméridien, il devra ensuite remonter de quelques degrés afin d’éviter une zone de glaces.
« Sur la cartographie de mon écran d’ordinateur, je n’ai pas l’impression de me déplacer très vite.
Je ne vois pas grand-chose, pour ne pas dire rien. C’est ambiance hiver dans un brouillard permanent. Depuis cinq jours, j’ai vu une éclaircie, sinon il fait très gris, il pleut tout le temps. Il fait environ entre 1-0° degrés, soit -5° en ressenti. Je ne peux plus manœuvrer sur le pont sans gants. Ils sont souvent mouillés, alors j’alterne entre deux paires. Il faut tout protéger notamment les doigts et le nez pour ne pas qu’ils gèlent. Dans ce froid, chaque manœuvre est difficile et très engageante.
Idec Sport fait demi tour et rentre à Brest
L’équipage d’IDEC SPORT, mené par Francis Joyon, après concertation avec leur routeur à terre Marcel Van Triest, a fait demi tour ce matin pour rentrer à Brest.
Francis Joyon, Bernard Stamm, Boris Herrmann, Clément Surtel, Alex Pella et Gwénolé Gahinet avaient pris le départ d’une tentative de Trophée Jules Verne il y a un peu moins d’une semaines. La fenêtre météo était clairement atypique, mais laissait envisager un temps correct à Bonne Espérance, et un bon enchainement pour débuter dans le Grand Sud.
La situation s’est cependant montrée moins favorable au fur et à mesure de la progression de l’équipage, avec un passage difficile des îles du Cap Vert, puis une évolution nettement défavorable au niveau du Pot au Noir. Celui-ci se révélait plus actif que les prévisions, plus large et en déplacement constant vers le sud, bloquant le trimaran a très petite vitesse.
Au moment du demi tour, l’équipage pointait avec 420 milles de retard sur le record de Banque Populaire V et celui-ci n’aurait fait que se majorer au fil de la descente vers Bonne Espérance, l’équipage a donc pris la décision de faire demi-tour, se laissant une chance non négligeable de pouvoir repartir si une nouvelle fenêtre météo se présentait. l
Francis Joyon, skipper d’IDEC SORT :
« Entre grains d’une violence inouïe, et des longs moments totalement déventés, j’ai beaucoup réfléchi hier avant de poser la question à Marcel van Triest sur l’opportunité de poursuivre notre tentative. Il s’avère qu’avec ce retard imprévisible pris à l’équateur, nous ne serons pas en mesure d’accrocher les dépressions en formation du côté du cap Frio, au large du Brésil. En continuant notre route, nous risquions fort de nous présenter à Bonne Espérance avec un retard insurmontable…
Nous ne renonçons pas. La possibilité de faire demi-tour fait partie de ce genre de défi, et nous l’avions évoquée dès notre départ de Brest le week-end dernier. Nous allons de nouveau traverser les zones à grains du pot au noir pour rallier Brest dimanche prochain, et débuter un nouveau stand by. »
Idec Sport et Sodebo Ultim en avance sur leurs records
- Thomas Coville poursuit sa route dans un Indien toujours musclé avec une avance stabilisée à 360 milles sur le record de Francis Joyon. Il devrait passer la latitude des Kerguelen dans les 24 heures à venir.
Ici tu es juste toléré. C’est hostile. Hier il y avait vraiment de la mer et des creux annoncés jusqu’à 10 mètres. Je n’en ai pas vu mais c’était gros.
Ce matin avant de renvoyer le 3ème ris, j’ai dû aller en bout de bôme et je me suis trouvé dans un ruisseau de grêlons qui c’était accumulé dans cette grande gouttière. J’étais à quatre pattes pour avancer. Il commence à faire très froid. Ça piquait fort sous le grain de grêle ! Aujourd’hui, il fait assez beau, de plus en plus froid et le vent est toujours relativement soutenu – environ 30 nœuds – mais la mer s’atténue et ça te change la vie.
Tu as envie d’aller plus vite, mais ce n’est pas toujours prudent. Quand tu essaies, tu te rends compte que c’est n’importe quoi. Il fallait passer ce noyau de grosses vagues de 8-9 mètres, sans rien casser. J’avais la frustration d’être en dessous des routages et de ce qui était prévu, ce qui me met la pression.
Il faut être encore plus réactif que sur mon ancien bateau. Tu n’as pas le droit à la moindre erreur quand tu arrives en bas d’une vague à 40 nœuds, c’est juste colossal. Tu dois gérer tous les paramètres. Plus le bateau est grand et large, plus tu accèdes à des vitesses importantes et plus la marge d’erreur est faible. »
- Après un début de Trophée Jules Verne difficile au coeur d’un centre dépressionnaire, Francis Joyon et ses hommes ont empanné hier vers minuit et ont repris une route sud. IDEC SPORT progresse à plus de 30 noeuds de moyenne depuis le milieu d’après midi.
Après presque trois jours de mer Francis Joyon, Clément Surtel, Boris Herrmann, Alex Pella, Gwenolé Gahinet et Bernard Stamm ont repris l’avantage sur leur adversaire virtuel et détenteur du record, avec une avance de 4 milles qui va s’accroitre dans le heures à venir.
L’équipage et Marcel Van Triest, le routeur à terre, vont maintenant s’atteler à négocier au mieux le passage des îles du Cap Vert, en espérant éviter les dévents provoqués par le relief.
Gwénolet Gahinet : « Nous sommes en permanence en train de choquer et de reborder, toutes les 20 minutes. C’est exigeant ! »
Clément Surtel : « Un départ, c’est toujours fort émotionnellement et celui-ci a été brutal. On s’en sort bien. On a évité le gros du vent. La mer se calme. On tient bien la feuille de route en bataillant avec des grains un peu mous. On attaque pour se sortir des grains. On est content de notre moyenne. Un peu de bricolage à faire mais rien de grave. On commence seulement à s’alimenter régulièrement, œufs au bacon pour moi ce matin. Pour l’instant on ne regarde pas trop les écarts, mais on reste concentré sur les conseils de Marcel. On est dans la bonne gestion du bateau, dans la mise en route de ce tour du monde. Avec le vent régulier, on va allumer. Francis et Marcel échangent par mail et on discute entre nous. J’espère qu’il est content de nous»
Conditions musclées dans l’indien pour Thomas Coville
Thomas Coville, le skipper de Sodebo Ultim, engagé sur un record autour du monde en solitaire, connait un début d’Indien difficile avec des conditions musclées.
Le skipper fait face à une mer formée, avec des creux de 7 à 8 mètres et un vent d’une trentaine de noeuds.
Qui plus est, le marin a heurté un mammifère marin hier, l’obligeant à refixer le système de liaison du safran tribord qui avait été touché dans la collision.
L’avance sur le record de Francis Joyon est désormais de 366 milles.






