Trophée Jules Verne : l’équateur en moins de 5 jours pour Spindrift 2

Spindrift 2 et IDEC SPORT ont changé d’hémisphère cette nuit effaçant le temps de référence de Banque Populaire V sur le partiel Ouessant-Equateur. Spindrift 2, le trimaran de Yann Guichard et Dona Bertarelli n’aura mis que 4 jours, 21 heures 29 minutes pour franchir la latitude 0 soit un gain de17 heures 25 minutes.
Francis Joyon et ses hommes effectuent également un superbe début de parcours et bouclent ce partiel en 5 jours 01 heures 52 secondes.
Le Pot au Noir est désormais derrière eux, les deux trimarans vont rester dans l’alizé au large du Brésil et devraient pouvoir accrocher une dépression qui les accompagnera jusqu’au Cap de Bonne Espérance.

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2, jeudi soir :
« En fin d’après-midi, nous n’étions pas encore sortis du Pot au Noir : il y avait autour de nous de petits grains sans vent et les vitesses oscillaient de 4 nœuds jusqu’à 25 nœuds… Nous sommes rentrés dans cette Zone de Convergence Inter Tropicale ce jeudi matin où les premiers grains sont apparus, mais nous avons toujours eu un peu de vent avec de temps en temps des bourrasques brusques. C’est un Pot au Noir à peu près normal avec ses brises irrégulières, mais le problème c’est qu’il est descendu dans le Sud avec nous !  Nous avons donc pas mal manœuvré pour adapter la voilure, parfois à peine le travail achevé : un ris, deux ris, gennaker, génois, foc… On a mis presque toute la garde-robe ! Mais on n’a jamais été totalement arrêtés. On voit un peu de soleil à notre vent avec de petits nuages qui bourgeonnent, ce qui laisserait entendre que le bout du tunnel n’est pas loin. J’espère qu’à la tombée de la nuit, nous aurons touché les alizés de Sud-Est plus réguliers : on peut imaginer passer l’équateur en milieu de nuit. Avant 5h02 (heure française), cela ferait moins de cinq jours… mais il y a aussi notre camarade (Francis Joyon et son équipage) qui n’est pas loin et qui va vite !


L’équipage a été pas mal sollicité après ce départ musclé dans le golfe de Gascogne, et là maintenant dans le Pot au Noir, mais tout le monde est désormais entré dans le rythme. Nous avons pu faire un gros check-up du bateau et tout va bien à bord : on peut envisager la suite sereinement ! Les gars sont juste déçus parce qu’il n’y a pas eu de gros grains de pluie en journée : ils n’ont pas pu prendre de douche… En tout cas, c’est une belle entame de course et maintenant, on va se concentrer sur l’hémisphère Sud pour enchaîner rapidement avec le cap de Bonne-Espérance. »

Trophée Jules Verne J5 : l’équateur en 5 jours

Le passage de l’équateur est prévu en fin de nuit pour les deux équipages engagés sur ce Trophée Jules Verne. Le chrono devrait être de plus ou moins cinq jours, le meilleur partiel était jusqu’ici détenu par Banque Populaire V en 5j 14 h 55 minutes, ce temps devrait être amélioré de plus de douze  heures et devenir la propriété de l’équipage de Yann Guichard et Dona Bertarelli sur Spindrift 2. Francis Joyon et ses hommes qui naviguent quelques dizaines de milles derrière devraient améliorer le temps de Banque Populaire V également.

Les deux trimarans sont en train de sortir du Pot au Noir et naviguent dans un alizé d’une quinzaine de noeuds. Leur avance sur le record sur porte ce soir à environ 240 milles pour Spindrift 2 et 190 pour IDEC SPORT.
La difficulté principale sera d’accrocher une dépression qui emmènera les équipages dans le grand sud.

© Yann Riou/Spindrift racing

© Yann Riou/Spindrift racing

 

Marcel Van Triest, le routeur à terre d’IDEC SPORT :
« Il reste ce que j’appelle deux ‘grumeaux’ de zones sans vent mais l’alizé est tout proche maintenant, ils vont retrouver du vent et accélérer de nouveau. Je ne regarde pas du tout le passage à l’équateur – c’est surtout la suite qui m’intéresse maintenant – mais s’il faut tout de même donner une estimation je dirais pour résumer qu’ils y seront vers 3 ou 4 heures du matin. Comme ils sont partis à 3h02, le match c’est de savoir s’ils vont mettre plus ou moins de 5 jours à l’équateur… mais ce sera proche de 5 jours pile ! Pendant 600 à 800 milles il nous faudra profiter de notre angle au vent avec ce passage du pot au noir qui s’est fait un degré plus à l’est que d’habitude. Puis il y aura une zone de transition pas simple pour savoir si on réussit ou pas à attraper une dépression venant de l’Uruguay. C’est cela qui déterminera si on fait un très bon temps au cap de Bonne Espérance ou seulement un temps honnête. »

Dona Bertarelli, barreuse de Spindrift 2 :
« Sacré Pot-au-Noir ! Il n’y en a que pour lui ces dernières heures à bord. Erwan, notre navigateur, nous raconte que lors d’une de ses participations à la Volvo Ocean Race, à l’approche du Pot-au-Noir, ils naviguait à 30 nœuds de vitesse et d’un coup, rideau. Plus rien, pas un souffle d’air !

Alors voilà, sur Spindrift 2 on guette chaque nuage, chaque risée, chaque changement de couleur de la mer ou intensité de vague. Pour l’instant, il n’est pas bien méchant. On réussit tant bien que mal à avancer et n’avons pas encore eu droit à l’arrêt buffet. Le plus dur ce sont les changements de voiles et prises de ris répétitifs lorsque le vent passe de 5 nœuds à 25 noeuds. Le mot clef des chefs de quart : ne pas se faire surprendre et bien anticiper. »

Trophée Jules Verne J4 : Entrée dans le Pot au Noir avec plus de 300 milles d’avance

Spindrift 2 et IDEC SPORT s’apprêtent à entrer dans le Pot au Noir dans les heures à venir, celui-ci s’annonce peu étendu et devrait être traversé en une douzaine d’heures.

© Yann Riou/Spindrift racing

L’avance est assez conséquente pour les deux trimarans, Spindrift 2 mène la danse avec 350 milles et IDEC SPORT 300 milles.

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Et bien là on est à 30/32 nœuds sur la route directe et on espère que ça va continuer le plus longtemps possible. Sur mon tour du monde de 2007, j’avais eu une trajectoire assez propre aussi, mais celle-ci est encore plus rapide. On est complètement dans les temps du record, on a même de l’avance, c’est sympa, ça met la banane à tout le monde ! Malgré la fatigue, on est vraiment contents d’être là. Et avec les gars tout va bien, l’ambiance est très bonne. Il faut leur poser la question à eux, mais pour l’instant ils ne m’ont pas jeté par dessus-bord…. »

Trophée Jules Verne J3 : Route directe vers le Pot au Noir

Après l’empannage d’hier, les équipages d’IDEC SPORT et de Spindrift 2 poursuivent leur route plein sud vers le Pot au Noir dans des alizés instables (20 à 25 noeuds).
Les trimarans devraient parer l’archipel du Cap Vert demain matin et entrer dans le Pot au Noir dans la soirée ou dans la nuit. Celui-ci s’annonce peu actif, l’alizé de Sud Est de 15-20 nœuds devrait être atteint jeudi dans la soirée.

Sur le plan comptable, les deux bateaux affichent ce soir une belle avance de193 milles pour IDEC SPORT et de 210 pour Spindrift 2.

Francis Joyon : « La trajectoire est très oscillante avec les grains cela bascule à 40° d’un coté et de l’autre. Au final on a un cap moyen qui est bien. Maintenant c’est tout droit mais nous subissons encore les perturbations de Ténerife. Quand on aura passé ça on fera route directe sur l’équateur dans l’alizé de nord-est. »

 Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Bernard Stamm : « On est un peu ralentis par des grains dans un vent assez instable. Des fois ça monte au dessus de 35 noeuds et cela peut descendre à 12-13 noeuds. C’est pas simple mais tout va bien. Là on est à 25 noeuds de moyenne. Il commence à faire chaud. On ne sait pas trop comment s’habiller car il y a beaucoup de vent apparent. Maintenant on se relaye toutes les heures et demi et on arrive à faire des tranches de sommeil de 3 heures. L’ambiance est bonne. ! »

 

Dona Bertarelli, Spindrift 2

« Enlevés les couches de laine mérinos, les gros cirés et les bottes ; bienvenue aux crocs, lunettes de soleil et crème solaire. Il commence à faire chaud et c’est bien agréable. On file toujours dans un vent oscillant autour des 15 nœuds, ligne droite sur l’équateur. On ne pouvait pas rêver mieux comme trajectoire.»

Trophée Jules Verne J2 : empannage pour les deux équipages

 Les deux trimarans, IDEC SPORT et Spindrift 2 ont empanné en fin de matinée, et vont maintenant filer bâbord amure dans un alizé bien établi vers l’équateur.
Les équipages ont des routes relativement similaires (Spindrift 2 est légèrement décalé dans l’ouest de la trajectoire d’IDEC).
Les routages semblent donner un temps de moins de 5 jours à l’équateur, les conditions de mer qui s’améliorent devraient donc permettre aux multicoques de conserver des vitesses proches de 30 noeuds.
Les deux bateaux affichent ce jour un léger retard sur le détenteur du record, Banque Populaire V, de 80 milles pour IDEC SPORT, et 50 pour Spindrift 2.
La tendance devrait s’inverser demain, en effet Banque Populaire avait été contraint de faire une route assez proches des côtes sur ce début de parcours et avait ensuite dû mettre de l’ouest dans sa route. Idec et Spindrift faisant route directe plein sud, les trajectoires actuelles et celles du détenteur actuel devraient converger demain. Les deux trimarans engagés cette année devraient donc combler ce retard très rapidement et accroitre une avance jusqu’au Pot au Noir.
© Yann Riou/Spindrift racing

© Yann Riou/Spindrift racing

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT, joint aujourd’hui

Francis, vous venez d’empanner, peux-tu nous expliquer la situation ?

Francis JOYON : « Oui, nous sommes passés bâbord amures et nous avons envoyé le gennaker. Le but est bien sur de faire une route qui nous rapproche de l’équateur. Le flux dépressionnaire de nord nous donnait un cap qui allait de plus en plus vers l’ouest, donc au bout d’un moment il faut y aller pour retrouver une route plus directe. Là nous sommes cap au 180 °, plein sud, route directe sur l’équateur !  »

Cela veut dire qu’IDEC SPORT pourrait couper l’équateur via un seul empannage en tout et pour tout ?

« Un routage nous indiquait un petit contre-bord à faire en fin d’après-midi, un autre nous faisait espérer qu’on puisse aller tout droit. Le cap s’est bien amélioré donc oui on espère aller tout droit… et même s’il faut faire un petit contre-bord de recalage, ce ne sera pas bien grave. »

Vous espérez donc franchir l’équateur en plus ou moins 5 jours ?

« C’est ce qu’on espère oui ! Hier nous avions du mal à aller aussi vite que nous aurions voulu car il y avait beaucoup de mer, en particulier en face du cap Finisterre. Le bateau bondissait à travers la houle au portant… c’était assez spectaculaire ! Mais maintenant que la mer s’est un peu calmée, depuis quelques heures, nous allons pouvoir atteindre les vitesses-cible plus facilement. »

Peux-tu revenir sur les 24 premières heures de votre tentative?

« C’était quand même chaud ! Le bateau faisait un peu le fou. La mer n’était pas orientée dans le même sens que le vent, ce qui complique beaucoup le truc. Le bateau tapait énormément par moments… On s’en sort sans trop de casse, juste avec deux ou trois bricoles à réparer comme la protection pour le barreur, mais rien de grave. On a affronté ces 24 premières heures avec un peu de réussite, pour ce qui est du passage dans la mer et de la route accomplie. »

On te sent plutôt satisfait de ce début de record…

« Oui, je crois bien que je n’ai jamais traversé aussi vite le golfe de Gascogne ! Malgré les vagues et les rafales, ça n’a pas trainé ! On a tenu de bonnes vitesses moyennes et le fait de pouvoir être en route directe vers le sud maintenant c’est bien. C’est sympa! »

Quelle ambiance à bord avec l’équipage ?

« Nous sommes forcément un petit peu fatigués, car le rythme a été très soutenu depuis le départ. C’est normal : on n’a pas beaucoup dormi, pas beaucoup récupéré, pas beaucoup mangé… On est contents maintenant de pouvoir nous restaurer sans voir la nourriture sauter par dessus-bord ou tomber par terre! Avec les grains, il fallait être vigilants et nous étions à fond sur le bateau… Sinon l’ambiance est à l’entraide, tout le temps, nous avons mis en place un système de quarts avec des changements très souvent et ça fonctionne bien. Il y a une énorme entraide pour bien faire marcher le bateau. »

En allant vers le sud, vous devez avoir un peu moins froid à bord…

« Effectivement, il a fait très froid la première nuit et aussi au cap Finisterre. Mais maintenant les températures remontent nettement. Dehors, au lever du jour tout à l’heure, on voyait des énormes nuages noirs avec des grains, mais maintenant le soleil perce les nuages et ça se dégage progressivement. Il n’est pas impossible qu’on ait un peu de belle lumière dans la journée, ça va être très sympa… »

L’état de la mer s’est-il bien amélioré?

« Le phénomène de mer croisée qui rendait le passage très brutal s’est calmé Le bateau glisse maintenant, c’est vraiment agréable. Gwénolé (Gahinet) m’a remplacé à la barre et on retrouve du vent au moment où je te parle. On va accélérer assez rapidement, je pense. »

 

Yann Riou, médiaman à bord de Spindrift 2, à 7h ce matin :

« Toujours au portant dans une mer qui semble bien vouloir se ranger un peu. On est passé il y a environ une heure sous gennaker medium (on avait auparavant le petit gennak’ de brise), signe que le vent a tendance lui aussi à se calmer.
Tout est relatif, il y a encore 25 nœuds et on fait encore des pointes de vitesse régulières à 35 nœuds, ce qui est pas mal pour du portant. On sent aussi clairement que la température de l’eau et de l’air augmentent rapidement. Les 24 premières heures ont été toniques. Il y a eu une mise en place de gennaker de brise très humide et des pointes jusqu’à 46 nœuds.
A l’intérieur, il fallait s’accrocher pour se déplacer sans se faire éjecter sur une paroi. Disons que pour réussir à manger, il fallait avoir très faim et que pour réussir à dormir, il fallait avoir très sommeil.
L’équipage va bien, tous semblent être contents être là. Le bateau fonctionne bien. On a juste eu un petit problème d’entrée d’eau par le puits de dérive. Une petite piscine d’eau de mer mais rien de grave. Antoine (Carraz) nous a arrangé cela.
Au niveau stratégique, on est plutôt satisfait de ces premières 24 heures, et de cette fenêtre. Il va y avoir un empannage à venir et c’est ce qui accapare toute l’attention d’Erwan (Israël) et de Yann qui se relaient à la table à cartes. »

Une première version de cartographie regroupant les deux trimarans en lice et celle du détenteur du Trophée Jules Verne est disponible sur Volodiaja.net

Trophée Jules Verne : Jour 1, le Golfe de Gascogne en un seul bord

Les équipages des deux maxis trimarans en lice pour le Trophée Jules Verne ont coupé la ligne de départ cette nuit. Le chronomètre a été déclenché à 3h 02 minutes et 22 secondes pour IDEC SPORT et  5h 01minute et 58 secondes pour Spindrift 2.

Pour battre le record actuel autour du monde, détenu par Banque Populaire V, les hommes de Francis Joyon devront boucler leur circumnavigation avant le 6 janvier 2016 à 15h 44 pour IDEC SPORT et ce même jour à 17h44 pour Spindrift racing.

Les conditions sur la ligne de départ étaient relativement clémentes, mais le vent a rapidement forci  dans le Golfe de Gascogne. Les équipages rencontrent des conditions de mer assez difficiles avec des creux de 4 à 5 m et des vents de 30 noeuds.
Ils ont fait route sur un seul bord vers le Cap Finisterre, légèrement à l’est de la route directe.

Ce soir,  les deux bateaux sont en avance sur le temps du record, 7,6 milles pour IDEC SPORT et 12 milles pour Spindirft 2. Les deux multicoques naviguent à plus de 30 noeuds, ils devraient conserver ce flux soutenu et pouvoir accroitre cette avance.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Marcel Van Triest, routeur à terre d’IDEC SPORT : « même si la mer de travers ne permet pas d’aller très, très vite, on ne va pas se plaindre ! On fait le golfe de Gascogne sur un seul bord et on ne fera probablement qu’un seul empannage d’ici l’équateur ! Il y a 75% de chances de faire un temps correct au Cap et 35% de chances de faire mieux que Banque Populaire qui avait été très rapide sur ce tronçon équateur-Bonne Espérance. Dès demain soir, les gars seront contents car il commencera à faire chaud, ce qui les changera des températures très froides de ce début de record. A 30 milles par heure en route directe, tu gagnes vite des degrés bienvenus. Honnêtement, sur l’Atlantique Nord cette fenêtre est très stable et quasi idéale.  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 au large du Cap Finisterre cette après midi sur RMC : « ça y’est, le vent a bien forci. Nous avons 38 à 40 noeuds de Nord, de la mer et, là, pendant que je vous parle, nous marchons à 43 noeuds de vitesse, c’est bien intense à bord. »

 

Trophée Jules Verne : départ cette nuit pour Idec Sport et Spindrift 2

Les deux équipages en stand-by pour leur tour du monde étaient arrivés à Brest afin de se rapprocher de la ligne de départ. 

La fenêtre météorologique de ce week end, la première de la saison, était scrutée par les deux routeurs : Jean Yves Bernot pour Spindrift racing et Marcel Van Triest pour Idec Sport. 

Idec Sport devrait quitter le ponton dans les minutes à venir alors que Spindrift 2 devrait larguer les amarres vers 23h30.

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Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’Idec Sport :

Oui ! Nous avons décidé de partir tout à l’heure car nous avons vu qu’il y avait des chances d’accrocher la dépression qui se situe dans l’Atlantique Sud et donc nous partons aujourd’hui avec cette idée-là. On part dans une journée très ventée : 30 à 35 noeuds de vent sur Brest, beaucoup plus sur Ouessant. Les conditions de départ ne vont pas être faciles…

On va partir avec un ou deux ris. Il faudra surtout être prudents dans le golfe de Gascogne ou la mer sera très forte avec 4 à 5 mètres de houle annoncés et la mer peut être croisée encore puisqu’on a eu un coup de vent de sud-ouest avant hier et que maintenant nous sommes dans un régime de secteur nord. Nous serons dans le bain d’entrée de jeu !Le record à l’équateur envisageable. On pourrait mettre moins de 5 jours et demi si tout s’enchaine bien. 

On fait un peu pour la forme un dernier tour du bateau. Histoire d’être certain de n’avoir rien oublié, qu’on a bien l’avitaillement qui convient, que chacun a bien mis son passeport dans le conteneur de sécurité, des petits rituels comme ça.. L’équipage est content, ce sont des gens qui sont habitués aux départs et qui sont heureux en mer… 

Le trajet jusqu’à l’équateur parait relativement simple. Il y a peu d’aléas météo et de questions à se poser, mise à part tout de même cette nuit une petite dépression pour pourrait créer un manque de vent dans le golfe de Gascogne. Il ne faut donc pas s’empêtrer là-dedans. Mais surtout on essaie de voir plus loin, jusqu’à la position de l’anticyclone de Sainte Hélène, la circulation des dépressions qui partent du Brésil et se dirigent vers Bonne Espérance. C’est un mélange de tout ça qui a déterminé notre décision de partir aujourd’hui. 

 On ne peut être certains de rien mais on part sur une probabilité qui peut devenir favorable. Par le passé, des projets ont attendu des mois et des mois une bonne fenêtre,… on se dit qu’il faut tenter notre chance.. 

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT en code orange, Spindrift 2 attendu à Brest demain

Le trimaran IDEC SPORT mené par Francis Joyon est arrivé à Brest hier, après son convoyage  depuis La Trinité-sur-Mer. Dès son arrivée, le skipper a choisi de passé en code orange, ce qui signifie un départ possible sous 6 jours. En effet une fenêtre météo favorable semble se dessiner en fin de semaine, le départ pourrait se faire dès samedi 21 novembre. Francis Joyon et son routeur Marcel Van Triest vont scruter les prévisions afin d’affiner les possibilités de départ.

L’autre trimaran prétendant au Trophée Jules Verne, Spindrift 2 est attendu demain à Brest, Yann Guichard, Dona Bertarelli et leur équipage devraient également passer en code orange dès leur arrivée.

L’équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne dévoilé

Le stand by du maxi trimaran Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne débutera le 19 octobre.

Le bateau est détenteur du Trophée sous les couleurs de Banque Populaire V, il a depuis été optimisé par le team Spindrift racing, qui totalise près de 40000 milles à son bord depuis son rachat.

Crédit Photo : Jimmy Bonnal, avec son aimable autorisation
http://www.jbonnal.fr
https://www.facebook.com/jbonnalphoto

Yann Guichard et Dona Bertarelli s’entourent de 12 hommes pour ce défi autour du monde. On retrouve ainsi une partie des navigants habituels de l’équipe, à savoir :  Christophe Espagnon, François Morvan et Xavier Revil. Jacques Guichard, frère de Yann, et maître voilier chez North Sails, poursuit également sa collaboration avec l’équipage.

Thierry Duprey du Vorsent, Boat Captain du maxi-trimaran et détenteur du Trophée Jules Verne sur ce bateau depuis 2012 et Antoine Carraz, responsable technique du trimaran feront également partie de  l’équipage.

Thomas Rouxel, Sébastien Marsset, Sébastien Audigane et Loïc Le Mignon, spécialistes du grand large en course (Volvo Ocean Race) ou habitués des records apporteront leur expérience du grand sud au reste de l’équipage.

Erwan Israël occupera le poste de navigateur, et aura la responsabilité de déterminer la route du trimaran sur ce tour du monde, en coordination avec le skipper Yann Guichard et Jean-Yves Bernot routeur à terre.

Yann Riou aura également à poste à part puisqu’il embarque en tant que médiaman et fera partager le quotidien de l’équipage sur cette tentative de Trophée Jules Verne, tout en ayant la possibilité de participer aux manoeuvres.

Dona Bertarelli, barreuse du maxi trimaran :  “ Ce projet du Trophée Jules Verne est le point d’orgue d’un programme mis en place dès l’acquisition du trimaran Spindrift 2. Ce tour du monde demande une totale implication physique, mentale, professionnelle et surtout personnelle. Être une équipe, c’est pouvoir compter les uns sur les autres, s’entraider, accepter d’avoir des hauts et des bas mais s’attacher à trouver l’équilibre pour réussir ensemble. Ce challenge humain nous passionne avec Yann. Nous souhaitons nous entourer de personnes qui partagent notre démarche et nos valeurs. Il nous tient aussi à cœur de partager notre passion pour la voile ainsi que le travail de notre équipe avec le public et notamment les plus jeunes. Nous présenterons prochainement les outils que nous avons souhaité mettre en place pour atteindre cet objectif. ”

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : “ Au-delà de la compétition, l’aventure humaine d’un tel défi est une dimension essentielle pour Dona et moi. Nous avons choisi l’équipage dans ce sens. Il réunit aussi bien des marins issus des séries olympiques qui se sont ensuite tournés vers le large que des marins ayant l’expérience des records océaniques et du Grand Sud. Spindrift 2 est un prototype dont il faut prendre soin. Les spécialistes du multicoque ont cette notion du dosage fondamental entre la vitesse et la sécurité. Je suis entouré de marins dont je connais le talent, qui se sentent bien en mer, sur qui je peux compter et avoir confiance. L’alchimie est là. Je le vois à l’entraînement et ressens une réelle envie de vivre ensemble ce défi incomparable. ”

© Mark Lloyd

© Mark Lloyd

Équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne :

Yann Guichard, skipper
Dona Bertarelli, barreur-régleur

Sébastien Audigane, barreur-régleur
Antoine Carraz, barreur-régleur
Thierry Duprey du Vorsent, barreur-régleur
Christophe Espagnon, barreur-équipier d’avant
Jacques Guichard, barreur-régleur
Erwan Israël, navigateur
Loïc Le Mignon, barreur-régleur
Sébastien Marsset, équipier d’avant
François Morvan, barreur-régleur
Xavier Revil, barreur-régleur
Yann Riou, mediaman
Thomas Rouxel, barreur-équipier d’avant

Jean-Yves Bernot, routeur à terre

Simone Gaeta, remplaçant
Thomas Le Breton, remplaçant

Actus des Maxis Multis

  • François Gabart et son équipe ont mis à l’eau le maxi trimaran Macif la semaine dernière et ont pu effectuer la première navigation le 22 août. Le co-skipper pour la Transat Jacques Vabre sera Pascal Bidégorry. Pour cette première course, le trimaran ne sera équipé que d’un seul foil du fait du manque de temps pour la mise au point du bateau.

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  • Le team Spindrift racing poursuit sa préparation pour le Trophée Jules Verne. L’équipage de Dona Bertarelli et Yann Guichard a brillamment remporté la Fastnet Race dans les petits airs, devant le MOD70 Phaedo 3 et le Maxi 80 Prince de Bretagne. Suivaient deux autres MOD 70, Musandam Oman Sail et Concise 10 (ex Paprec). La course en multicoque en temps compensé est remportée par le 63′ Paradox.
    http://www.youtube.com/watch?v=XI0JsE7q3LQ

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : « C’est toujours un plaisir de revenir naviguer sur cette course mythique. C’était une régate d’autant plus difficile que les conditions de vents étaient légères et aléatoires, on y allait de risée en risée. Cela a été une course d’effort, d’endurance et d’équipe. Nous avons beaucoup manœuvré et notamment vérifié les modifications effectuées sur le bateau en vue du Trophée Jules Verne. Les résultats sont positifs d’un point de vue technique car on a gagné 20% de puissance sous certains angles.» confiait à l’arrivée Dona Bertarelli. «C’est la seconde fois que je participe à la Fastnet Race et c’est toujours beaucoup d’émotion de faire le tour du Fastnet Rock. La course a été lente, longue mais instructive. On a pu constaté que le bateau était plus rapide dans les petits airs qu’avant. Il s’agissait de la première course de Spindrift 2 dans sa nouvelle version. Nous avons vu pas mal de petits réglages à peaufiner et à faire. C’est très utile pour la suite de notre préparation en vue de la tentative de record autour du monde. »

  • Lending Club 2 est en route vers la Bretagne, où il sera pris en mains par l’équipe de Francis Joyon pour un chantier en vue de la préparation du Trophée Jules Verne pour le nouvel Idec.