A suivre ce week end : America’s Cup World Series et le GC32 Racing Tour

  • L’Acte 2 des Louis Vuitton America’s Cup World Series 2015 débute ce week end à Goteborg en Suède, la régate d’entrainement aura lieu vendredi, les quatre courses au programme se dérouleront samedi et dimanche.
    Le suivi des régates ne sera toujours pas possible depuis l’application officielle.
    Canal + diffusera en différé sur Canal Plus Décalé.
    Les régates seront diffusés en direct sur ESPN et sur la télévision suédoise : ICI

http://www.youtube.com/watch?v=Ub9iDgfisKw

  • Autre série de foilers, le Bullitt GC32 Racing Tour fait étape en Italie, dans les environs de Rome, pour l’avant dernière étape de la saison. Le passage des Extreme Sailing Series sur le catamaran GC32 devrait attirer un public nombreux.
    Les premières régates débuteront demain, avec Sultanate of Oman, Alinghi, Spindrift racing, Team Engie, Armin Strom Sailing et Team Argo.

Actus des Maxis Multis

  • François Gabart et son équipe ont mis à l’eau le maxi trimaran Macif la semaine dernière et ont pu effectuer la première navigation le 22 août. Le co-skipper pour la Transat Jacques Vabre sera Pascal Bidégorry. Pour cette première course, le trimaran ne sera équipé que d’un seul foil du fait du manque de temps pour la mise au point du bateau.

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  • Le team Spindrift racing poursuit sa préparation pour le Trophée Jules Verne. L’équipage de Dona Bertarelli et Yann Guichard a brillamment remporté la Fastnet Race dans les petits airs, devant le MOD70 Phaedo 3 et le Maxi 80 Prince de Bretagne. Suivaient deux autres MOD 70, Musandam Oman Sail et Concise 10 (ex Paprec). La course en multicoque en temps compensé est remportée par le 63′ Paradox.
    http://www.youtube.com/watch?v=XI0JsE7q3LQ

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : « C’est toujours un plaisir de revenir naviguer sur cette course mythique. C’était une régate d’autant plus difficile que les conditions de vents étaient légères et aléatoires, on y allait de risée en risée. Cela a été une course d’effort, d’endurance et d’équipe. Nous avons beaucoup manœuvré et notamment vérifié les modifications effectuées sur le bateau en vue du Trophée Jules Verne. Les résultats sont positifs d’un point de vue technique car on a gagné 20% de puissance sous certains angles.» confiait à l’arrivée Dona Bertarelli. «C’est la seconde fois que je participe à la Fastnet Race et c’est toujours beaucoup d’émotion de faire le tour du Fastnet Rock. La course a été lente, longue mais instructive. On a pu constaté que le bateau était plus rapide dans les petits airs qu’avant. Il s’agissait de la première course de Spindrift 2 dans sa nouvelle version. Nous avons vu pas mal de petits réglages à peaufiner et à faire. C’est très utile pour la suite de notre préparation en vue de la tentative de record autour du monde. »

  • Lending Club 2 est en route vers la Bretagne, où il sera pris en mains par l’équipe de Francis Joyon pour un chantier en vue de la préparation du Trophée Jules Verne pour le nouvel Idec.

Les Extreme Sailing Series adoptent le GC32 comme nouveau support en 2016

Les Extreme Sailing Series se dérouleront comme prévu sur un multicoque à foils pour leur 10ème saison en 2016.

Les organisateurs ont finalement opté pour un bateau existant en adoptant le catamaran GC32. Ce monotype navigue depuis plusieurs années et a déjà démontré sa fiabilité et des performances spectaculaires.

Ce passage au foiler nécessitera une adaptation du format des Extreme Sailing Series qui se déroulaient jusqu’ici essentiellement en stade nautique. Le circuit incluera désormais des épreuves pro-am sur des parcours réduits et des épreuves sur plan d’eau ouvert quand la configuration des villes-étapes le permettra. Saint-Petersbourg, Cardiff et Sydney sont d’ores et déjà prévus au programme 2016.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.com

OC Sport a passé une commande de catamarans GC32 afin d’assurer la participation des équipes au circuit 2016.

OC Sport, l’organisateur des Extreme Sailing Series et The Great Cup, celui du circuit GC32 souhaitent  développer à moyen terme une série d’événements sur différents continents qui seront un vivier pour les Extreme Sailing Series qui constituera le circuit « élite ». Les deux sociétés souhaitent également organiser un Championnat du Monde annuel de GC32, accessible à tous les bateaux existants.

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Andy Tourell, Directeur des Extreme Sailing Series explique : “le plan à moyen terme est d’organiser des circuits de GC32 sur les différents continents destinés aux équipes professionnelles et aux propriétaires privés, qui pourront ensuite accéder au circuit mondial des Extreme Sailing Series. C’est une période très intéressante pour les Extreme Sailing Series et les GC32. Nous avons toujours cherché des façons d’innover dans notre sport et une fois de plus, nous ouvrons de nouvelles portes dans le milieu de la voile, à la fois par le développement d’une pyramide sportive mondiale et en faisant régater ces bateaux à foils en flotte sur nos parcours en stade nautique, ce qui constitue une première”.

“OC Sport continuera de travailler avec les équipes et nos partenaires pour garantir le succès à long terme des Extreme Sailing Series, en portant notamment nos efforts sur la recherche et le développement. Les années à venir s’annoncent passionnantes pour notre sport, que ce soit pour les marins, pour les équipes, pour les sponsors, pour les chantiers de construction que pour nous en tant qu’organisateurs d’événements”.

Rien n’a été dévoilé concernant le plateau de la prochain saison, une partie de la flotte de la Bullitt GC32 Racing Tour devrait intégrer les ESS, comme Alinghi, ou Oman Sail (qui est en largement en tête des ESS 2015 et du circuit GC32) et qui pourrait poursuivre avec deux bateaux.

La situation est moins certaine pour d’autres équipes notamment pour les deux équipes françaises participant au circuit GC32 Spindrift racing et Engie dont la communication est plutôt tournée vers les pays frontaliers de la France.

Certains teams des Extreme Sailing Series devraient également poursuivre l’aventure en foiler, dont Red Bull, qui sponsorise déjà un circuit foiler, le Red Bull Foiling Generation (sur Flying Phantom).

 

 

Spindrift remporte le Tour de France à la Voile

Trois équipages s’étaient rapidement détachés sur ce Tour de France à la voile nouvelle version, Combiwest mené par Fred Guimin, Groupama mené par Pierre Pennec et Franck Cammas et Spindrift racing mené par Xavier Revil et François Morvan.

Le dénouement a finalement eu lieu en Méditerranée, la contre performance de Groupama sur le raid côtier de Nice hier (14ème) permettait à Spindrift de revenir à égalité de points, en reprenant 13 points à son adversaire.

Pierre Pennec et ses hommes espéraient que cette dernière journée de courses en stade nautique leur permettrait de s’imposer, mais la météo aura eu raison de ces espoirs.

En effet, le vent était trop faible ce matin pour lancer une manche mais est rapidement monté dans l’après midi à une vingtaine de noeuds avec un clapot de 80cm. Le comité parvenait à valider trois manches de qualification, la dernière étant courue dans des conditions difficiles avec un chavirage pour Sébastien Rogues et son équipage sur Engie.

La seconde manche de qualification du second groupe ne pouvait donc être lancée du fait du renforcement du vent, le comité annulait donc la journée, et le classement général se figeait sur les positions d’hier au soir.

Spindrift et Groupama étaient donc à égalité de points, l’équipage de Xavier Revil et François Morvan l’emporte grâce à à un plus grand nombre de secondes places, Combiwest complète le podium, à 3 points du vainqueur.

Le jeune équipage de Vannes Agglo termine à une superbe 4ème place (à 43 points du vainqueur), et remporte le classement amateur.

Classement Général du Tour de France à la Voile 2015 :

1. Spindrift, 747 points
2. Groupama, 747 points3. Combiwest, 744 points
4. Vannes Agglo, 704 points
5. Grandeur Nature Vérandas, 695 points
6. Prince de Bretagne, 666 points
7. Beijaflore, 659 points
8. PRB, 652 points
9. La France du Nord au Sud, 649,5
10. Maitre Coq, 641 points

Cette édition du Tour de France aura tenu en haleine marins et spectateurs, grâce à une compétition disputée entre des équipages de haut vol, un bateau simple mais spectaculaire et quelques figures de style.

Xavier Revil (co-skipper de Spindrift) : « Ce nouveau format du tour de France à la voile a été une grande réussite. On a tous envie de ramener la voile près du public. C’est un sport magnifique et j’espère que les gens qui nous regardaient depuis la plage ont pris beaucoup de plaisir. On montre que le Tour, c’est du sport, de l’engagement Je crois qu’on a pu montrer ça au grand public. Ça vaut le coup d’être leader à l’avant-dernière journée ! (rires).

Mais on ne sait jamais trop ce qu’il faut faire, s’il faut contrôler un bateau, deux bateaux, ou pas du tout… On aurait préféré avoir en permanence des points d’avance, mais on s’est montré qu’on n’était pas si mal dans la position du chasseur, plutôt que du chassé. On a su ne pas se démobiliser malgré les points de retard qu’on avait sur le leader à un moment donné.

Je tire un grand coup de chapeau à toute l’équipe, cette grande équipe qui a montré qu’elle était capable de relever ce défi. Je suis tellement heureux qu’on ait réussi à rester soudés jusqu’au bout pour aller remporter cette grande victoire. Ça a été difficile, à un moment donné, mais on savait qu’il se passe toujours quelque chose sur le Tour quand on aborde la Méditerranée.

Et puis on a eu des moments difficiles sur des raids, mais il n’y avait pas de raison que les autres y échappent. Ça se joue sur la fin, au final, il nous a juste fallu attendre le retour de la réussite. On y a toujours cru. Toujours. C’est un projet qui a été mis en route par Dona Bertarelli et Yann Guichard en décembre. La mission qui nous était confiée était, clairement, d’aller chercher la victoire. Je suis très content d’y être allé, d’avoir réussi à mener à bien ce projet. J’ai eu Yann (Guichard) au téléphone dès l’arrivée qui était très ému et très fier de notre résultat, mais il nous a soutenu et suivi tout au long de ce tour de France à la voile et a su prendre les décisions stratégiques qui s’imposaient pour le gagner. On s’est battu toute la saison avec Groupama et CombiWest. Ils ne nous ont pas facilité la tache. On savait que le Tour se jouerait entre ces trois bateaux, on s’est échangé les places de bout en bout. Vraiment, c’est le professionnalisme de l’équipe qui fait qu’on a eu les ressources pour tenir la distance de bout en bout. Je voulais aussi tirer un coup de chapeau à ASO, qui a superbement géré ce Tour alors que personne ne savait vraiment comment ça allait se passer avec les montages et démontages des bateaux. On était tous assez inquiets et ça s’est passé dans la bonne humeur, ça coulait, c’était un vrai plus. On était organisé en interne, mais ça a été plus facile, on ne s’est jamais senti fatigué par ça. C’était une belle et grosse caravane. »

Pierre Pennec (barreur de Groupama) : « Je veux évacuer la frustration et ne pas me laminer la tête pour rien. C’était un beau Tour de France à la Voile, avec de belles conditions pour régater, avec un bon niveau. J’ai la chance de faire partie du projet Groupama Team, qui estun beau projet, j’ai eu la chance de naviguer avec de super mecs ; c’était chouette de faire le Tour de France et toute la saison de Diam avec Groupama. On voulait vraiment le gagner, on termine deuxième, à égalité. On perd trente points sur deux raids côtiers en Méditerranée qui étaient foireux, celui de Gruissan et celui de Nice.
Sur le reste du Tour, je pense qu’on a bien navigué surtout dans les moments importants, les points décisifs, on a su marquer ces points là. Je suis déçu parce que je voulais vraiment gagner ce Tour, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut. On reviendra pour le gagner. Voilà. Je n’ai pas envie de laisser de la place à la déception. Les conditions ont d’abord été belles, avec une belle mer, puis le vent est rentré, mais trop fort. Le comité de course a eu raison d’annuler la journée, parce qu’il y aurait eu beaucoup de bateaux sur le toit, et probablement des blessés. Je pense que ça ne passait réellement pas. C’est dommage que le vent ait viré si fort, parce que les premières régates étaient vraiment sympas, on avait bien géré la nôtre et j’aurais vraiment aimé qu’on s’offre une finale face à Spindrift, avec une vraie intensité. Terminer deuxième ex æquo avec le premier, c’est intéressant et on voit bien où sont les points qui nous manquent. Je n’ai vraiment pas envie de penser à ça, mais plutôt à nos cinq victoires et à nos deuxièmes places, aux belles manches qu’on a gagnées et aux courses d’avant-saison qu’on a remportées. Il y a eu des moments de grande régate : quand on colle six minutes au deuxième, à Pornichet, sur le raid côtier. On allait à une vitesse folle, on gérait super bien le plan d’eau. Il y a aussi le stade de Gruissan : après la première manche où on se plante, on remporte trois régates et on finit avec une troisième place. Dans ces cas là, soit on s’écroule, soit on relève la tête. Pour moi, ça a été un grand moment du Tour. Je veux aussi me souvenir des  beaux endroits où on a navigué, Fécamp, Roscoff, Marseille, et à cette très belle équipe, à terre comme en mer. »

Matthieu Salomon (co-skipper de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan), 4e du Tour et vainqueur du classement amateur :  « On a gagné et gardé la quatrième place au classement général, c’est une super récompense, pour un premier Tour de France. On en gardera de super souvenirs, on s’est confronté à l’élite de la voile française et c’était une super expérience pour nous. On est ravi d’être quatrième du classement général et vainqueur du classement amateur. On s’est très bien entraîné cet hiver avec Daniel Souben, et puis je pense que le fait qu’on soit une équipe de potes nous a aidés. On n’a jamais eu de pression, on faisait ça entre amis qui avaient déjà navigué à très bon niveau ensemble. Du coup, on a pris du plaisir sur l’eau et, quand on prend du plaisir, on performe. C’est une machine vertueuse qu’on a su mettre en place, même si on a eu un peu de mal par moments, avec quelques passages à vide. On reviendra, c’est sûr, parce que Team Vannes Agglo a monté un projet pour trois ans et on sera là l’an prochain avec pour ambition de monter sur le podium. C’est ambitieux, mais on va se préparer pour ça. »

Didier le Vourc’h (régleur de Prince de Bretagne) : « On prend une des places les plus convoitées du Tour, et on s’est bien battu pour aller la chercher. Pour faire mieux, il aurait fallu se réveiller plus tôt, mais c’est comme ça. On s’est bien régalé en Méditerranée, on a pris énormément de plaisir, on a bien navigué. Pour l’anecdote, on termine en gagnant la première manche du jour, comme à Dunkerque et, comme à Dunkerque, la journée est annulée. Est-ce qu’il faut y voir un signe ? (rires). »

François Morvan (co-skipper de Spindrift) : « C’est un scénario incroyable ! On est vraiment content. Même si on a été un peu en difficulté au milieu du Tour, on s’est toujours battu, on a toujours donné le meilleur de nous mêmes sur le bateau et on a toujours fait en sorte que le bateau soit performant.
Aujourd’hui, cela a été long d’attendre que le vent rentre et, ensuite, long d’attendre pour savoir si ça allait continuer ou pas. Sur les deux manches aujourd’hui on fait 2e et 1er et on attendait qu’ils lancent la deuxième manche de qualification pour le groupe de Groupama. Mais avec nos résultats, comme il a fait 3e de sa première manche, c’était réglé de toutes façon, même s’il pouvait gagner la suivante. On est vraiment content d’avoir gagné. Je suis ravi pour Yann (Guichard) et Dona (Bertarelli) qui nous font confiance et qui nous ont donné la possibilité d’être au top sur l’eau. Merci à toute notre équipe à terre. Le plus, c’est le suspense jusque la fin. Et le moins… Quand on gagne, c’est dur de trouver des moins. C’est vrai que le rythme est soutenu mais, comme Groupama, on a la chance d’avoir une super
équipe à terre et de tourner à deux barreurs. Je pense que ça nous apporte un peu de fraîcheur en fin de Tour. »

Quentin Delapierre (co-skipper de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan) : « Mon seul regret, c’est peut-être le Raid de Gruissan. On était dans le coup, mais on fait une erreur, sans doute due à notre manque d’expérience, et on termine 18eau lieu d’être dans les cinq premiers. C’est là qu’on a vu s’éloigner nos chances de podium. Mais on va revenir avec le couteau entre les dents l’année prochaine pour jouer le général. »

L’actualité de la semaine

  • Les Extreme Sailing Series vont adopter un catamaran à foils en remplacement du vieillissant Extreme 40. Le bateau restera monotype. Les organisateurs réfléchissent au format, soit faire courir les catamarans sans foils sur les plans d’eau très exigus ou alterner des journées de régate en « stade nautique » et d’autres sur plan d’eau « ouvert ». La date d’arrivée du nouveau monotype n’a pas été dévoilée.
  • La deuxième étape du Bullitt GC32 Racing Tour débute demain à Cowes, les conditions s’annoncent plus musclées qu’en Autriche. Les équipes enchaineront des parcours classiques sur le solent pendant 3 jours avant de terminer par le tour de l’île de Wight samedi.
    Le team américain ARGO, mené par jason Carroll fait son entrée sur le circuit, Ernesto Bertarelli prendra la barre d’Alinghi.
    L’équipe Spindrift racing a annoncé qu’elle ne participerait pas à cette épreuve suite à l’incident ayant impliqué le maxi trimaran Spindrift 2 lors de l’étape de la Volvo Ocean Race à Lorient.
Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.com/Baptiste Morel

  • Team France, challenger pour la 35ème Coupe de l’America tiendra une conférence de presse le jeudi 25 juin afin d’annoncer son partenaire principal.
    L’équipe menée par Franck Cammas, Olivier de Kersauson et Michel Desjoyaux  bénéficie déjà d’un accord avec le defender Oracle Team USA qui lui fournira le design de son premier catamaran AC48.

Francis Joyon autour du monde en équipage

Francis Joyon, skipper et Patrice Lafargue, président du groupe IDEC, ont annoncé aujourd’hui le programme du marin.

L’acquisition de l’ex Banque Populaire VII, ex Groupama 3, étant acté, l’annoncé la plus logique était une reprise des tentatives de records en solitaire pour Francis Joyon qui a collectionné les temps en solo au cours des dernières années.

Or c’est tout autre chose que le skipper a dévoilé, une tentative de Trophée Jules Verne dès cet hiver.

Cette tentative sera fait avec un équipage réduit (6 maximum). La préparation et les navigations d’entrainement seront courtes.

Francis Joyon récupérera le trimaran le 15 septembre, il entrera alors en chantier pour recevoir ses nouvelles couleurs, et réinstaller le mât utilisé en solo. Celui-ci a été préféré par le skipper pour une question de légèreté, de fiabilité et de performance (ce mât étant plus performant que le gréement d’origine version équipage de Groupama 3) dès 20 noeuds de vent.

Le stand by débutera dès la fin novembre.

La confrontation directe avec Spindrift 2, le maxi trimaran de 40m qui sera mené par Yann Guichard et Dona Bertarelli, est donc une possibilité.

Sultanate of Oman vainqueur en Autriche devant Spindrift et Alinghi

Six manches ont été disputées pour cette dernière journée de la première étape du GC32 Racing Tour. Le vent sur la zone de course habituelle était aux abonné absent, obligeant le comité à déplacer celle-ci à l’extrémité sud du lac, le vent est resté faible, entre 8 et 10 noeuds.

Spindrift racing signe les meilleurs résultats de la journée en terminant systématiquement sur le podium, mais ceci ne s’avérait pas suffisant pour rattraper le retard pris sur Sultanate of Oman durant les deux premières journées.

Leigh McMillan, skipper de Sultanate of Oman :  « Cela a vraiment été un début inattendu pour cette campagne en GC32 en ce qui nous concerne. Nous étions plutôt sur la réserve avant d’arriver sur le circuit, mais nous avions beaucoup d’expérience à bord à travers les différentes campagnes des uns et des autres, et avec les équipiers qui sont de bons amis, c’était toujours agréable. Cela a rendu les choses un peu plus faciles pour nous sur le plan d’eau en arrivant sur la compétition, et nous avons juste laissé la course s’exprimer. Il y a encore beaucoup à apprendre, mais nous avons vraiment apprécié la courbe d’apprentissage abrupte qui s’est présentée à nous. »

Ce sont finalement les deux dernières équipes à avoir reçu leur catamaran monotype à terminer aux deux premières places.
La troisième place revient à Alinghi mené par Morgan Larson sur cette étape, l’équipage du bateau suisse a gagné deux manches aujourd’hui et termine une régate en seconde place, mais deux dernières places et une quatrième les privent de la seconde marche du podium.

Yann Guichard : « Sur le plan d’eau, les conditions étaient difficiles et très instables en intensité comme en direction. Ce n’est pas parce qu’on prenait un bon départ que l’on gagnait la manche. Jusqu’à la ligne d’arrivée tout pouvait arriver. Cela a été un bel exercice mental car il ne fallait rien lâcher. Je félicite à ce titre les vainqueurs de ‘Sultanate of Oman’ car ils ont été impressionnants de régularité. »

Sébastien Rogues sur Team Engie termine en 4ème position avec une belle courbe de progression et à seulement quatre points d’Alinghi, ce qui satisfait son skipper et qui semble de bonne augure pour la suite de la compétition.

Lourde déception pour Flavio Marazzi et ses hommes sur Armin Strom. L’équipage avait dominé le test event à Marseille avec Chris Draper à la barre, il termine cette fois en dernière position. L’équipage essayera de hausser son niveau lors du prochain événement qui aura lieu  à Cowes du 24 au 27 juin, avec très probablement des conditions plus proches de celles rencontrées à Marseille le mois dernier.

Oman Sail domine l’Austria Cup en GC32

Les cinq équipes ont pu disputer cinq manches hier sur le lac Traunsee, où le vent était faible, en dessous de dix noeuds.

Les capacités de foiling n’était donc pas prépondérantes dans ces conditions où les GC 32 ne volaient que sur les bords de reaching et dans les risées au portant.

Alinghi prenait le plus souvent de très bons départs, mais la position de leader n’était pas forcément avantageuse dans un vent erratique, les poursuivants évitant les zones de calme dans lesquelles le leader pouvait être englué.

A l’issue de cette journée de samedi, Sultanate of Oman mené d’une main de maitre par Glenn Ashby dominait Alinghi.

L’équipage de Yann Guichard sur Spindrift Racing prenait ses marques et enchainait une belle journée avec une victoire de manche notamment et une troisième place au général provisoire.  Team Engie terminait à égalité de points avec Spindrift racing et se montrait assez régulier avec trois manches sur le podium.
Armin Strom mené par Flavio Marazzi est nettement moins convaincant que lors du test event, et terminait toutes les manches en 4 ou 5ème position.

Ce samedi seule deux manches ont été disputées, les conditions étaient encore plus légères qu’hier, les GC32 n’ont donc pas foilé pour cette troisième journée.

Le comité de course a changé à plusieurs reprise de site afin de trouver un flux plus établi, sans succès, une troisième manche lancée fut annulée par deux fois faute de vent suffisant.

Au plan comptable, Sultanate of Oman creuse un peu plus son avance en tête grâce à une nouvelle victoire (et malgré une 4ème place dans la 2nde manche du jour), et dispose de 9 points de différence avec les ax aequo, Alinghi et Spindrift racing.

Yann  Guichard et ses hommes ont terminé deux fois seconds aujourd’hui alors qu’Alinghi terminait 3ème et dernier de la seconde manche du jour.

Armin Strom remportait la seconde régate d’aujourd’hui mais aura du mal à combler son retard sur le Team Engie 4ème (avec 4 points de plus qu’Alinghi et Spindrift).

La lutte pour le podium s’achèvera donc demain, organisateur et compétiteurs espèrent un vent un peu plus établi demain pour la dernière journée.

 

Le GC32 Alinghi en tête après la première journée de l’Austria Cup

Cinq équipes sont en lice sur le lac de Traunsee pour cette première étape du Bullitt GC32 Racing Tour.

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Après la première journée Alinghi pointe en tête, avec deux victoires de manches, à égalité de points avec Oman Sail. Le Team Engie de Sébastien Rogues est troisième à l’issue de cette journée devant Spindrift racing de Yann Guichard et Armin Strom de Flavio Marazzi.

Alinghi était mené par Morgan Larson, alors qu’Oman a recruté Glenn Ashby, barreur de réserve de l’équipe d’Emirates Team New Zealand sur la dernière Coupe de l’America.

Côté français, Sébastien Rogues s’est entouré de Devan Le Bihan et Arnaud Psarofaghis sur cette étape avec de beaux résultats sur cette première journée avec des places de 1er, 3ème, 2nd et 5ème.
L’équipage de Yann Guichard aura eu moins de réussite avec une 5ème, deux 4ème places et une 2nde place sur la dernière manche.
Armin Strom, qui avait survolé le test event de Marseille se classe en dernière place, Flavio Marazzi a retrouvé la barre du catamaran à foils monotype, alors qu’il était mené par Chris Draper à Marseille.

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Les conditions étaient légères aujourd’hui, les équipages se retrouveront sur l’eau demain pour une nouvelle journée de régates.

Le maxi Spindrift 2 remis à l’eau

Le maxi trimaran Spindrift 2 a été remis à l’eau aujourd’hui après un chantier d’hiver chez Multiplast.
Le multicoque avec lequel Yann Guichard avait terminé 2nd de la dernière Route du Rhum a été reconfiguré pour l’équipage en vue du Trophée Jules Verne.
La plate forme a été allégée de 1,5 tonnes (passant de 23 à 21,5T), un nouveau mât de 42 m a été grée sur le trimaran (avec un gain de poids de 25% sur le profil initial).
Le bateau va également recevoir un nouveau jeu de voiles en 3Di, avec un gain de 500kg par rapport au précédent. L’aérodynamique a été améliorée avec une réduction de la taille des filets à l’avant, le remplacement du filet arrière par des bâches.

Après le convoyage vers la Trinité sur Mer, et les habituels tests structurels, l’équipage débutera les entrainements avant la Fastnet Race en août et le début du stand-by pour le Trophée Jules Verne le 20 octobre, ce qui permettra une seconde tentative pendant l’hiver si une fenêtre précoce s’avérait insuffisante au Cap de Bonne Espérance.

Le team Spindrift racing a par ailleurs effectué la première navigation sur son GC32 hier.