Trophée Jules Verne Jour 11

Les deux trimarans engagés sur le Trophée Jules Verne sont désormais dans des systèmes météos différents.

IDEC SPORT a été dépassé par le front froid et plonge donc au sud afin d’éviter l’anticyclone et accrocher la prochaine dépression.
Spindrift 2 est toujours en avant de ce front dans une brise de Nord-Ouest de 30-35 nœuds. Il devrait y rester jusqu’à demain. La problématique sera alors de glisser vers les 40èmes en conservant de la vitesse.

Les deux bateaux sont désormais en retard sur le temps de Banque Populaire V, qui naviguait nettement plus sud lors de son Jules Verne. IDEC SPORT a désormais 320 milles de retard, Spindrift 2 en compte 7.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« Je pensais perdre davantage de temps dans le franchissement de cette zone de transition au large du Brésil. Si nous parons Bonne Espérance avec une quinzaine d’heures de retard, ce sera pour nous un bilan satisfaisant. On aborde le sud en sachant qu’on va devoir descendre très sud. Le passage normal se fait vers une latitude 45 Sud. On va devoir descendre plus bas pour éviter un anticyclone qui bouche la route normale. C’est la quatrième fois que je suis dans ces mers. C’est toujours magique. »

Gwénolé Gahinet, équipier sur IDEC SPORT :
« Les quarts d’une heure et demi à la barre, avec la vitesse et les vagues désordonnées vous épuisent vite. C’est grisant, et heureusement, IDEC SPORT est un bateau très sain qui pardonne beaucoup d’erreurs. Il faut être vigilant à ne pas se laisser embarquer sur une vague trop rapide. Nous sommes à 100%, mais toujours en limite d’une zone rouge à ne pas franchir, celle qui met en péril certains organes mécaniques du bateau. »

 

Message du bord de Spindrift 2
Depuis hier, Spindrift 2 fait la course. La course avec son adversaire virtuel détenteur du record bien sûr, la course avec Francis Joyon et son équipage, mais aussi et surtout la course avec un front chaud. Car rester bien calé devant ce front revient à naviguer vite, en ligne droite, et sur une mer à peu près plate. Un objectif presque réaliste, pas tout à fait utopique… Car ce front a tendance à se déplacer plus vite que le maxi-trimaran. Alors il faut s’attendre à tous moments à voir le vent mollir et adonner, ce qui reviendrait à devoir empanner, se résoudre à laisser passer ce système météo et se positionner pour attendre le prochain.

En attendant, il n’y a pas grand chose à faire que de tirer parti de ces conditions idéales pour avaler des milles. Alors les barreurs se relaient et affichent des moyennes assez exceptionnelles. 805 miles sur ces dernières 24 heures. Des conditions idéales pour la vitesse, parfois à peine altérées par l’arrivée de grains synonymes de vent plus instables en force et en direction. Des grains qui demandent l’attention permanente du chef de quart et des hommes sur le pont.

Côté moral, tout va pour le mieux. L’équipage sait que ces conditions sont potentiellement éphémères, mais prend tout cela avec philosophie. Ce qui est pris n’est plus à prendre, et la route est encore très longue.

 

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