1er Grand Prix en mer pour les D35 le 1er septembre

Après cinq grands prix courus en Suisse sur le Lac Léman, les catamarans Décision 35 ont été démontés et convoyés par camions dans le sud de la France, pour les deux dernières étapes de la saison.

Les D35 quittent donc pour la première fois le Léman pour la Méditerranée, où se dérouleront du 1er au 4 septembre 2011, le grand prix de  Beaulieu-sur-Mer puis du 22 au 25 septembre le grand prix d’Antibes.

Ces deux dernières étapes permettront de départager les prétendants au titre, au classement général, c’est Foncia de Michel Desjoyeaux qui est le mieux placé avec  7 points devant Veltigroup de Marco Simeoni (11 points) et Alinghi d’Ernesto Bertarelli (12 points),  à égalité avec Artemis Racing.

Autre nouveauté pour ces deux événements en mer, les régates se dérouleront sur quatre jours, contre deux ou trois pour les grands prix lémaniques, ce qui permettra aux équipages de s’adapter aux nouvelles conditions.

Le point de vue de Michel Desjoyaux, leader du Vulcain Trophy avant ces premières régates à Beaulieu : « ela va être une découverte pour les D35, car ils n’ont jamais vu la mer. Le plan d’eau est plus ouvert, cela laissera un petit peu plus de terrain de jeu. Le problème pourrait venir du Mistral ou d’un coup de vent d’Est qui nous clouerait au port. « L’hydraulique et l’électronique vont plus vieillir en deux mois sur un plan d’eau salé qu’en cinq ans sur un plan d’eau douce. Le bateau est en carbone avec des pièces en aluminium ou en inox de haute qualité. Ces matériaux, conjugués à l’eau de mer, forment une véritable pile électrique ».

A noter que deux bateaux participant au Vulcain Trophy ne feront pas le déplacement, il s’agit de Ylliam de Pierre-Yves Firmenich et De Rham Sothebys de Philippe Cardis.

 

 

Fred Le Peutrec : « Banque Populaire V est un avion de chasse » (Interview)

Fred Le Peutrec, barreur du  maxi trimaran Banque Populaire V, détenteur du Trophée Jules Verne sur Groupama 3, a répondu aux questions de Voile-Multicoques.com sur son début de saison à la barre de Zen Too, la future tentative de Trophée Jules Verne de Banque Populaire V.

Voile-Multicoques.com : Tu barres de nouveau un D35 cette saison, Zen Too, vous êtes actuellement en 9ème position au classement général, quels sont les objectifs de l’équipage cette année ?

Fred Le Peutrec : Cette saison n’est pas évidente, je navigue avec des gens dont la voile n’est pas le métier, ils ont donc assez peu de temps à consacrer au D35. Les entrainements sont très réduits, nous naviguons seulement la veille des régates, l’équipage manque donc d’automatismes dans le fonctionnement pour s’affirmer dans le haut du classement.

Voile-multicoques.com

Nous ne sommes pas très loin, la plupart du temps nous terminons à quelques longueurs des premières places.

L’objectif est avant tout de progresser, notamment sur les deux dernières manches en France.

Concernant les classiques courues sur le Léman (Bol d’Or et Genève-Rolle-Genève), quelles sont les difficultés de ces courses « longue distance » ?

La plus grosse difficulté réside dans les changements de systèmes météos, avec des effets de sites et beaucoup de transitions, qui ne sont pas systématiques.

Les locaux qui naviguent à l’année sur le Lac ont quelques automatismes qui permettent de déterminer des schémas, malgré tout, les effets de couloirs et de vents réservent beaucoup de surprises avec des vents différents qui se succèdent tout au long du Léman.

Voile-multicoques.com

Quel a été le programme d’entrainement de l’équipage avant le début du Vulcain Trophy ?

Nous avons eu seulement quelques sessions d’entrainement avec de belles conditions de vent en avril, ce qui représente 6 jours de navigation, sans confrontation aux autres équipages avant le début de la saison.

Deux grand prix seront courues en Méditerranée cette année, penses-tu que ces étapes peuvent changer la hiérarchie actuelle ?

Je ne pense pas que ces étapes hors du lac bouleversent le classement, les équipages au point resteront logiquement devant.

Le Léman est un beau stade pour naviguer, mais je crois que sortir de ce plan d’eau est une bonne chose pour la série puisque les bateaux naviguent uniquement sur le lac depuis plusieurs années avec des lieux de régates peu variés.

Le bateau en lui même n’est pas forcément très adapté à ce type de navigations, le catamaran n’aime pas la mer, mais en été et dans l’est méditerranéen de telles conditions de vagues sont peu probable.

Les D35 sont utilisés depuis 7 ans, penses-tu que les propriétaires s’orientent vers une nouvelle jauge ?

Tout dépendra de la direction vers laquelle les propriétaires veulent aller, puisque les décisions sont prises en assemblée générale. Cette série est avant tout un loisir pour eux, avec une ambition sportive plus ou moins importantes selon les propriétaires.

La donne est un peu différente désormais avec plusieurs séries de catamarans de 40′ et le passage de la Coupe de l’America aux multicoques, ce qui tire les différents circuits vers le haut.

Revenons à ta saison sur le Maxi Banque Populaire V, vous avez abandonné sur casse l’hiver dernier lors de la tentative de Trophée jules Verne, quel bilan tirez-vous de cette tentative concernant le trimaran ?

Ce bateau est un avion de chasse, qui s’inscrit dans l’évolution de Groupama 3, puisqu’il a été généré par le même cabinet d’architecte (VPLP), « il a le Jules Verne dans les jambes ».

Malgré tout, il faudra des conditions favorables pour réussir à battre le record, ce tour du monde est avant tout une histoire de trajectoires, le point primordial est de ne pas faire trop de route.

Le bateau a intrinsèquement un peu plus de vitesse que Groupama 3 dans certaines conditions, mais cet avantage ne permet pas de compenser en vitesse pure ce que nous pouvons perdre sur le contournement de l’anticyclone de Saint Hélène par exemple.

Banque Populaire V peut conserver des vitesses moyennes un peu plus élevées dans la mer formée, du fait de sa longueur et de sa masse.

Le trimaran semble donc plus à son avantage dans le vent médium et fort, qu’en est-il dans les vents faibles, que vous rencontrerez dans les zones de transition ?

Même en ayant navigué sur les deux bateaux, la différence est difficile à quantifier, il faudrait vraiment faire des speed-tests pour déterminer quel est le trimaran le plus rapide dans ces conditions.

Les comportements sont vraiment très proches, je pense que Groupama 3 est probablement un peu plus rapide dans la pétole, mais les différences ne sont pas substantielles.

Un avis sur les catamarans monotypes AC 45 à ailes rigides qui naviguent depuis quelques mois, et qui seront utilisés pour les séries préparatoires à l’America’s Cup ?

Les bateaux paraissent vraiment excitants, l’idée de naviguer avec une aile intéresse forcément tous les gens qui viennent du multi et qui régatent.

Cette voilure impose une logistique importante, ces innovations ne sont donc pas utilisables en dehors d’un circuit professionnalisé et structuré.

Les services de communication ont tendance à diffuser des images spectaculaires avec des chavirages, mais d’après les images dont nous disposons, les catamarans semblent particulièrement véloces et évolutifs dans toutes les phases de contacts serrés.

Ces AC45 permettent d’imaginer les régates en 72′ dans la mer et la brise de San Francisco, puisque ce plan d’eau est assez venté, les régates sur les AC72 seront probablement très spectaculaires voir dangereuses parfois du fait des vitesses élevées et des engagements forts dans les phases de contact.

Évidemment, ce circuit m’attire, comme tous les régatiers venant du multicoque.

© Gilles Martin-Raget

Trois équipes françaises se sont déclarées, dont deux sont inscrites officiellement, ces divisions récurrentes des marins français ne sont-elles pas préjudiciables ?

Tel qu’est structuré le sport voile en France, ces « divisions » ne me paraissent pas choquante.

C’est le signe d’une bonne activité vélique avec un nombre importants de régatiers dans un petit pays, ce sport est très développée, par rapport à d’autres nations où il est concentrée au sein de yachts clubs, avec des institutions plus « rigides ».

Au niveau des financements, les teams français devront probablement trouver des fonds en dehors de l’hexagone pour accéder à la compétition.

L’essentiel du problème vient du fait que nous ne sommes pas assis sur une tradition de l’America’s Cup en France, tous les projets précédents étaient moins bien financés que les grosses équipes étrangères, sans permanence entre les différentes éditions.

Avec le passage au multicoque, beaucoup pensaient que les français seraient les mieux placés pour tenir la dragée haute aux autres équipes, mais il y a une structure, une culture du travail dans les grosses équipes qui est moins présente en France, ce qui explique la présence de trois équipes qui étaient déjà structurées lors de l’édition précédente.

Tu as navigué sur 60′ ORMA pendant plusieurs saisons, as-tu eu l’occasion de naviguer sur un des deux premiers MOD 70 ?

Non, pas encore, j’espère pouvoir le faire, nous partageons les mêmes pontons, nous naviguons sur le même plan d’eau, je reste très attentif à ce qui se passe sur cette série.

Alinghi s’offre le Bol d’Or

Samedi, Ernesto Bertarelli et son équipage se sont adjugé le Bol d’Or Mirabaud 2011 sur le D35 Alinghi et le record de l’épreuve en D35 en bouclant le tour du lac en 6h25.

Cette édition s’est courue dans des vents soutenus avec des rafales à plus de 25 noeuds et de longs bords à plus de 20 noeuds pour les équipages. Celui d’Alinghi aura mené sur la quasi totalité du parcours suivi de près par Ylliam, Foncia barré par Michel Desjoyaux avait choisi de partir du côté français lors du départ et suivait le duo de tête à la bouée de dégagement, ce trio ne sera jamais rejoint par les poursuivants. La plus belle remontée est à mettre à l’actif d’Okalys Corum, le bateau de Nicolas Grange barré par Loick Peyron, l’équipage a perdu du temps en récupérant un de ses équipiers passé par dessus bord et blessé à la cheville, et a failli chavirer dans un grain, mais ils parvenaient néanmoins à se hisser en 4ème place à l’arrivée devant de Rham Sotheby’s et Ladycat (vainqueur l’année dernière). Le CER qui accueillait Pascal Bidégorry à son bord se classe 7ème devant Veltigroup, Zen Too barré par Fred Le Peutrec, Artemis et Nickel qui ferme la marche, en ayant également du repêcher un équipier tombé à l’eau.

© myimage.ch

Ernesto Bertarelli : «C’est très sympa de gagner le Bol d’Or Mirabaud après ma sœur. Nous avons bien navigué, c’est un Bol d’Or  musclé, heureusement, nous arrivons dans l’après-midi et nous avons bien navigué au départ. Nous avons bien négocié toutes les transitions. Le passage de la barge du Bouveret a été très délicat à manœuvrer, car avec plus de 25 noeuds de vent nous avons décidé de ne pas prendre de ris, contrairement à nos poursuivants.»

Michel Desjoyeaux : «Nous tenons à féliciter le vainqueur qui l’a amplement mérité. Nous n’avons pas réussi à lui résister quand nous étions devant, il était vraiment plus fort. Mais nous remercions la Suisse qui nous a offert un temps breton qui nous convenait parfaitement. Evidemment, le vent était un peu tordu pour nous rappeler que nous n’étions pas en mer mais bien sur le lac.»

Arnaud Psarofaghis, barreur d’Ylliam  : «Nous tenions à prendre un bon départ pour pouvoir naviguer dégagé. Une fois dans le Haut Lac nous avons suivi la route pour le Bouveret derrière Alinghi. Là-bas, au vu des vagues et de la force du vent, nous avons opté pour la prise de ris, qui s’est avéré un choix payant. A l’arrivée, nous avons plutôt cherché à contrôler Okalys-Corum qu’attaquer Foncia. Nous sommes très contents de cette troisième place.»

Au classement général du Vulcain Trophy, et après les cinq étapes lémaniques de cette saison, c’est Foncia de Michel Desjoyaux qui mène devant Veltigroup et Alinghi qui effectue une belle remontée suite à sa victoire sur le Bol d’Or, Artemis Racing, l’équipe engagée sur la Coupe de l’America pointe en 4ème place grâce à sa régularité.

© myimage.ch

Les D35 ont désormais rendez-vous en septembre, à Beaulieu sur Mer, puis à Antibes, pour les premières régates en mer et en France de ces multicoques lémaniques.

Week end chargé pour les D35

Le week end pascal a commencé samedi pour les équipages des D35 qui se retrouvaient au large de la Tour Carré  pour le départ de la Genève-Rolle-Genève. Très vite Foncia s’est démarqué emmenant dans son sillage Zen Too de Guy de Picciotto et Ladycat de Dona Bertarelli dans un vent faible jusqu’ Rolle.

La Bise s’est ensuite levée (12 nœuds)

Michel Desjoyeaux s’avouait très heureux : « Nous voulions partir à gauche et longer la côte Suisse à l’aller comme au retour. Il a juste fallu gérer le rythme et l’avance sur toute la course pour ne pas nous faire déborder, car à un moment nos concurrents sont partis à droite et au retour à gauche. Nous avons dû rester zen et très concentré dans les derniers mètres de l’arrivée. »

Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist  termine second de la Genève-Rolle-Genève, après une première partie de course difficile (10ème au passage de la bouée de Rolle), l’équipage suédois s’est rapidement familiarisé au support et peut compter sur deux marins suisses pour les conseiller sur ce plan d’eau difficile . Paul Cayard, tacticien sur Artemis Racing analyse sa navigation: « Je ne dirai pas que j’ai compris le Lac, mais c’est plutôt Yvan et Pierre qui étaient convaincus de ce bord côte Suisse. Dès que nous avons passé la bouée de Rolle, nous avons essayé de tenir la droite et cela s’est très bien passé. Ils ont bien pensé et cela a payé.» Veltigroup de Marco Simeoni et barré par Stève Ravussin complète le podium après avoir également effectué une remontée incroyable

Marco Simeoni : «Nous sommes contents, cela s’est bien passé. Après Rolle, nous avons pu voir les erreurs des autres donc nous avons pu prendre les bons côtés, c’est ce qui nous a permis de les rattraper. Au début, nous avons grillé le départ donc nous avons dû repasser la ligne, dû coup nous étions dernier».

Alinghi d’Ernesto Bertarelli cinquième devant de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis, sixième et Ladycat de Dona Bertarelli. Zen Too de Guy de Picciotto, barré par Fred Le Peutrec est classé onzième de la Genève-Rolle-Genève en raison d’une pénalité de course pour départ prématuré (OCS). Zen Too a engagé une procédure contre le Comité de Course.

Les Décision 35 ont terminé le week end au large de Bellevue pour la quatrième étape du Vulcain Trophy. Veltigroup de Marco Simeoni s’offre sa première victoire, devant Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist et Foncia de Michel Desjoyeaux.

 Veltigroup barré par Steve Ravussin remporte donc la Sogeti Cup avec quatre places sur le podium, dont deux victoires. : «Nous sommes toujours contents de gagner un grand prix et c’est le premier pour Veltigroup, mais je crois aussi que le team commence de mieux en mieux à se connaître. Je pense que nous n’avons pas forcément été les meilleures aujourd’hui en manœuvres, mais nous avons fait des bons choix, nous arrivions à faire avancer le bateau, pris les bonnes décisions dans les réglages et François nous a fait une belle tactique, donc la régularité paie.»
A la seconde place, Artemis Racing de Torbjorn Tornqvist confirme sa montée en puissance, malgré deux réagates non courues lundi suite à une collision avec Okalys Corum.  Yvan Ravussin, équipier d’Artemis Racing, revient sur leur week-end : «Joli week-end pour Artemis Racing, vu que nous terminons deuxième sur le podium, dans des conditions diverses et variées avec un peu de Bise inattendue aujourd’hui. Nous avons pu bien gérer, même si le vent était un peu plus fort que d’habitude. Tout a bien marché, nous avons bien navigué, nous sommes très contents. Nous sommes troisième au général, c’est très bien pour des nouveaux venus. »
L’équipage de Michel Desjoyeaux complète le podium à la troisième place. Michel Desjoyeaux : «Je confirme ce que j’ai dit hier soir, cela n’est jamais fini. Le vent « distribue ». C’est très serré et sur la dernière manche les trois premiers pouvaient encore tous prétendre à la victoire. Tant mieux, car cela veut dire que le groupe est très homogène. Les places sont chers lors des passages de bouées, mais c’est aussi ça qui est sympa car c’est très disputé.»

Okalys-Corum de Nicolas Grange se classe quatrième de la Sogeti Cup avec deux places sur le podium. Au cinquième rang se trouve Alinghi d’Ernesto Bertarelli qui termine son week-end en beauté avec notamment une première place méritée. Le CER Carrefour Prévention est sixième de la Sogeti Cup, l’équipage accueillera Pascal Bidégorry pour le Bol d’Or le week end prochain. Septième, Zen Too de Guy de Picciotto devance de Rham Sotheby’s de Philippe Cardis. Ladycat de Dona Bertarelli se classe onzième et ferme la marche.

Les trois équipages qui composent le podium de la Sogeti Cup sont ceux qui mènent le classement général du Vulcain Trophy. En effet, Foncia est en tête et devance Veltigroup et Artemis Racing, respectivement deuxième et troisième à égalité de point. Ils sont suivis de près par le CER Carrefour Prévention (4ème) et Alinghi (5ème).

Foncia s’impose à Crans

Foncia, barré pour ce grand prix par Xavier Revil, a remporté la Realstone Cup avec seulement cinq manches courues le week end dernier.

Samedi, une seule manche a été courue dans 3 à 8 noeuds de vent, c’est Alinghi barré par Ernesto Bertarelli qui s’imposait juste devant Foncia et Veltigroup de Marco Simeoni qui connait un excellent début de saison en complétant le podium. Stève Ravussin, barreur du multicoque bleu et blanc, s’avoue satisfait des changements effectués cette année : « Nous avons un team professionnel, où tout est plus simple vu le peu de temps que nous avons pour nous entraîner donc c’est beaucoup plus facile. Nous avons un très bon équipage et c’est essentiel. Ils sont constructifs dans tous les domaines donc nous avançons. »

Dimanche, quatre manches ont pu être lancées. Foncia gagnait les deux premières avant de finir en demi-teinte avec des places de 7 et 6. CER Carrefour Prévention, l’équipage le plus jeune du plateau qui avait effectué un début de week end timide (6 et 8), redressait la barre (4ème et deux victoires) et terminait second de cette Realstone Cup à égalité de points avec Veltigroup, 3ème. Alinghi et Artemis, également à égalité terminent 4 et5ème devant Okalys Corum puis Rham Sotheby’s, Zen Too, Nickel et Lady Cat.

Xavier Revil, barreur de Foncia : « Un week-end exceptionnel, un résultat exceptionnel. Nous avions des conditions plus légères que la semaine dernière sur les trois premières manches, mais nous avons trouvé des réglages intéressants dans ces conditions. Nous avons travaillé au niveau du mental en nous disant que nous devions prendre des bons départs. Nous nous sommes attachés à faire des départs propres et dans le bon tempo ce qui fut un gros travail. Dans le petit temps, nous avions une bonne vitesse qui nous a permis d’être aux avant-postes et de jouer avec les meilleurs. »

Au classement général provisoire du championnat D35, CER Carrefour Prévention conserve la première place devant Alinghi, Veltigroup, Artemis et Foncia.

Le CER remporte le 1er Grand Prix de la saison

Après six régates dont un parcours côtier, l’équipage de CER Carrefour Prévention s’est imposé à Genève dimanche, devant  Artemis Racing de Torbjorn Torqvist et Alinghi d’Ernesto Bertarelli.

Le vent a été relativement faible sur le Léman pour ce premier rendez-vous des D35, avec un côtier vendredi, quatre manches samedi et seulement une dimanche, cette dernière course a été remportée par Veltigroup barré par Steve Ravussin.

Bruno Barbarin, tacticien de CER : « Nous étions là pour finir dans les cinq. Nous avons fait une super régate et nous y avons pris du plaisir. Nous avons bien navigué.

Coraline Jonet, embraque d’Alinghi :  »Nous sommes dans l’ensemble satisfaits de notre week-end, surtout de la journée d’hier. Nous saluons la performance du Centre d’Entraînement à la Régate. Nous nous réjouissons du prochain Grand Prix ».

Yvan Ravussin sur Artemis Racing  : « Nous sommes très contents de ce week-end. C’était la première fois que nous naviguions tous ensemble, la première fois que Paul Cayard barrait un Décision 35 et nous avons directement été dans le match. Nous avons encore une marge de progression, alors que demander de plus ? »

Veltigroup de Marco Simeoni se classe quatrième. Stève Ravussin, barreur, avait annoncé son envie de terminer aux avant-postes et c’est chose faite ce week-end. Le choix de Philippe Cardis de conserver son équipage identique à 2010 a également payé. En effet, le propriétaire et barreur de de Rham Sotheby’s termine à la cinquième position, en terminant deux fois sur le podium. En concluant son week-end par une deuxième place, Okalys-Corum de Nicolas Grange finit au sixième rang. Il est à égalité de points avec Zen Too de Guy de Picciotto, qui se classe lui septième. Le multicoque noir barré par Fred Le Peutrec monte lui aussi sur le podium à la dernière manche du jour (3ème). Michel Desjoyeaux, propriétaire et barreur de Foncia, s’avoue déçu de ses phases de départ et termine à la huitième place. Ladycat de Dona Bertarelli réussit une belle performance en se classant quatrième de la troisième manche du Grand Prix. Au général, Ladycat est neuvième. Les Nyonnais de Nickel, barré par Fred Moura, terminent au dixième rang et feront tout pour remonter au classement à la prochaine régate.

Prochain rendez-vous pour les  Décision 35 à la Realstone Cup, le 21 et 22 mai 2011 au large de Crans.

Les locaux du CER mènent la flotte des D35

C’est une surprise à Genève, après deux journées de course, le jeune équipage du CER Carrefour Prévention mène au classement provisoire, grâce à une belle régularité aujourd’hui.

Hier la flotte des Decision 35 a effectué un parcours côtier entre Rolle et Versoix, les nouveaux venus d’Artemis se sont imposés devant Rham Sotheby’s et Alinghi d’Ernesto Bertarelli, Veltigroup terminait au pied du podium devant CER.

Aujourd’hui, les équipages se sont affrontés sur quatre parcours bananes, CER s’adjugent trois secondes places et une victoire de manche, Artemis Racing se classe second avec Paul Cayard à la barre, devant Alinghi et Veltigroup qui s’offre une victoire de manche.

Rham Sotheby’s pointe à la cinquième place devant Zen Too, désormais barré par Fred Le Peutrec, Foncia de Michel Desjoyaux  connait des débuts difficiles sur ces parcours après un beau côtier hier (terminé en seconde position mais l’équipaga a été disqualifié suite à une erreur de passage de la ligne de départ).

Les quatre dernières manches de ce premier Grand Prix Les Ambassadeurs par le Beau-Rivage Palace auront lieu demain à partir de 11h

Pas de D35 Banque Populaire cette année

La liste des participants au Vulcain Trophy semble définitive, et il manque le bateau vainqueur du championnat 2010 à l’appel.

En effet Banque Populaire ne participera pas au championnat des D35 cette saison, un élément de plus en faveur des récentes rumeurs concernant l’éviction du skipper des multicoques armés par la banque…

Un des équipiers du team Banque Populaire, Yvan Ravussin a d’ailleurs trouvé une place au sein de l’équipage du nouveau venu : Artemis Racing.

Rappelons également que Michel Desjoyaux prendra la barre de Foncia cette année sur le trophée.

Artemis Racing sur tous les fronts

L’équipe Artemis Racing, challenger pour la Coupe de l’America met tous les moyens possibles pour se préparer au mieux à cette compétition en multipliant les navigations en multicoques.

L’équipe est engagé sur les Extreme Sailing Series, elle navigue depuis quelques semaines sur son AC45 à Auckland, elle devrait commencer très bientôt des sessions d’entrainements sur le 60′ ORMA (ex Gitana 12).

On apprend également aujourd’hui que Paul Cayard et ses hommes prendront part au Vulcain Trophy (ex Challenge Julius Baer) qui se court sur les catamarans D35. L’équipage se composé de :

Torbjorn Tornqvist (Skipper, Barre)
Julien Cressant (Embraque)
Paul Cayard (Tactique)
Sarah Gundersen (N°1)
Terry Hutchinson (Grand Voile)
Yvan Ravussin (Embraque)

Le championnat des D35 2011

Le premier grand prix du championnat des Decision 35 de l’année 2011 sera lancé dans moins de deux mois.La classe des D35 accueille un nouveau partenaire  qui sponsorisera l’ensemble des régates de la saison : la manufacture horlogère VULCAIN.

Cette année 2011 sera marquée par un programme inédit avec deux régates en Méditerranée en septembre.

Le coup d’envoi du VULCAIN TROPHY 2011 sera donc donné le week-end du 5-8 mai lors d’un Grand Prix au format unique qui se déroulera entre Lausanne et Genève, les grand prix suivant se dérouleront ensuite entre Genève et Crans sur Nyon, les équipages disputeront également les deux classiques : Genève-Rolle-Genève et le Bol d’Or Mirabaud.

La saison s’achèvera par l’organisation de deux régates en Méditerranée en septembre. Du 1er au 4 septembre, les Décision 35 s’affronteront  à Beaulieu-sur-Mer et du 22 au 25 septembre, les douze équipages se retrouveront à Antibes pour la finale du championnat.

Côté concurrents, peu de changements, le bateau Julius Bär change de nom (suite à l’arrêt du sponsoring de la banque) et devient Team de Rham-Sotheby’s, les autres catamarans courront sous les mêmes couleurs qu’en 2010. A noter qu’Alain Gautier (suite à son engagement dans l’équipe Aleph pour la 34ème Coupe de l’America)  cède la barre de Foncia à Michel Desjoyaux, qui préparera ses futures navigations en MOD 70.