Trophée Jules Verne J7 : journée de transition

Spindrift 2 et IDEC SPORT sont dans une zone de transition au large de Salvador de Bahia, dans des vents modérés et instables, cette zone est large de 400 milles.
Les deux équipages espèrent rejoindre l’alizé d’Atlantique sud demain puis accrocher une dépression née au large de l’Argentine dans 48 heures.
L’avance s’est un peu réduite sur Banque Populaire V qui avait été rapide sur cette portion, elle est désormais de 200 milles pour IDEC SPORT et de 275 milles pour Spindrift 2.
Message du jour de Spindrift 2 :
Conditions faciles sous la douceur des tropiques pour Spindrift 2 et son équipage. Une mer plate et une douzaine de noeuds qui permettent au maxi trimaran de progresser à vingt deux noeuds tout de même. Cet épisode devrait durer jusqu’à ce soir au moins, et l’arrivée d’un front orageux qui créera plus d’instabilité. Alors l’équipage en profite pour effectuer des vérifications de routine. Au programme de la journée, démontage de barre pour Loic et Antoine, ascension dans le mât pour Sebastien Marsset et vérification de structure des flotteurs pour Thierry et François. Côté performance, ces conditions clémentes ne sont bien sûr pas idéales. Une partie de l’avance emmagasinée dans l’hémisphère nord devrait diminuer. Alors l’équipage prend son mal en patience et fait ce qu’il faut pour progresser à la rencontre d’une dépression d’ici 48 heures le long de l’Argentine.
CREDIT : IDEC SPORT

CREDIT : IDEC SPORT

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« On garde encore un peu de vent… Globalement on avance encore dans les 20 nœuds. Par moments il y a des petits trous, on ralentit et puis on repart… Le passage a l’air de se faire sans zone de calmes… mais Marcel (Van Triest, le routeur d’IDEC SPORT) nous met en garde en nous disant qu’en réalité nous aurions des zones de pétole.  Donc on anticipe un petit peu : on a mis tous les poids sur l’avant, on a déplacé les voiles et tous les poids à l’intérieur. Le but de ce matossage est de sortir un peu l’arrière du bateau de l’eau, afin de gagner un peu de vitesse dans le petit temps. On se prépare à se bagarrer sévèrement car il est important de sortir rapidement de cette zone. Plus on en sort vite, plus on attrape rapidement le vent suivant, bien sûr…
J’espère qu’on va commencer à y voir un peu plus clair dans une trentaine d’heures, que nous aurons alors dépassé les principales difficultés et que le bateau retrouvera une vitesse plus régulière. C’est vrai qu’il y a un petit peu d’incertitude météo sur cette zone ».

Trophée Jules Verne : l’équateur en moins de 5 jours pour Spindrift 2

Spindrift 2 et IDEC SPORT ont changé d’hémisphère cette nuit effaçant le temps de référence de Banque Populaire V sur le partiel Ouessant-Equateur. Spindrift 2, le trimaran de Yann Guichard et Dona Bertarelli n’aura mis que 4 jours, 21 heures 29 minutes pour franchir la latitude 0 soit un gain de17 heures 25 minutes.
Francis Joyon et ses hommes effectuent également un superbe début de parcours et bouclent ce partiel en 5 jours 01 heures 52 secondes.
Le Pot au Noir est désormais derrière eux, les deux trimarans vont rester dans l’alizé au large du Brésil et devraient pouvoir accrocher une dépression qui les accompagnera jusqu’au Cap de Bonne Espérance.

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2, jeudi soir :
« En fin d’après-midi, nous n’étions pas encore sortis du Pot au Noir : il y avait autour de nous de petits grains sans vent et les vitesses oscillaient de 4 nœuds jusqu’à 25 nœuds… Nous sommes rentrés dans cette Zone de Convergence Inter Tropicale ce jeudi matin où les premiers grains sont apparus, mais nous avons toujours eu un peu de vent avec de temps en temps des bourrasques brusques. C’est un Pot au Noir à peu près normal avec ses brises irrégulières, mais le problème c’est qu’il est descendu dans le Sud avec nous !  Nous avons donc pas mal manœuvré pour adapter la voilure, parfois à peine le travail achevé : un ris, deux ris, gennaker, génois, foc… On a mis presque toute la garde-robe ! Mais on n’a jamais été totalement arrêtés. On voit un peu de soleil à notre vent avec de petits nuages qui bourgeonnent, ce qui laisserait entendre que le bout du tunnel n’est pas loin. J’espère qu’à la tombée de la nuit, nous aurons touché les alizés de Sud-Est plus réguliers : on peut imaginer passer l’équateur en milieu de nuit. Avant 5h02 (heure française), cela ferait moins de cinq jours… mais il y a aussi notre camarade (Francis Joyon et son équipage) qui n’est pas loin et qui va vite !


L’équipage a été pas mal sollicité après ce départ musclé dans le golfe de Gascogne, et là maintenant dans le Pot au Noir, mais tout le monde est désormais entré dans le rythme. Nous avons pu faire un gros check-up du bateau et tout va bien à bord : on peut envisager la suite sereinement ! Les gars sont juste déçus parce qu’il n’y a pas eu de gros grains de pluie en journée : ils n’ont pas pu prendre de douche… En tout cas, c’est une belle entame de course et maintenant, on va se concentrer sur l’hémisphère Sud pour enchaîner rapidement avec le cap de Bonne-Espérance. »

Trophée Jules Verne J5 : l’équateur en 5 jours

Le passage de l’équateur est prévu en fin de nuit pour les deux équipages engagés sur ce Trophée Jules Verne. Le chrono devrait être de plus ou moins cinq jours, le meilleur partiel était jusqu’ici détenu par Banque Populaire V en 5j 14 h 55 minutes, ce temps devrait être amélioré de plus de douze  heures et devenir la propriété de l’équipage de Yann Guichard et Dona Bertarelli sur Spindrift 2. Francis Joyon et ses hommes qui naviguent quelques dizaines de milles derrière devraient améliorer le temps de Banque Populaire V également.

Les deux trimarans sont en train de sortir du Pot au Noir et naviguent dans un alizé d’une quinzaine de noeuds. Leur avance sur le record sur porte ce soir à environ 240 milles pour Spindrift 2 et 190 pour IDEC SPORT.
La difficulté principale sera d’accrocher une dépression qui emmènera les équipages dans le grand sud.

© Yann Riou/Spindrift racing

© Yann Riou/Spindrift racing

 

Marcel Van Triest, le routeur à terre d’IDEC SPORT :
« Il reste ce que j’appelle deux ‘grumeaux’ de zones sans vent mais l’alizé est tout proche maintenant, ils vont retrouver du vent et accélérer de nouveau. Je ne regarde pas du tout le passage à l’équateur – c’est surtout la suite qui m’intéresse maintenant – mais s’il faut tout de même donner une estimation je dirais pour résumer qu’ils y seront vers 3 ou 4 heures du matin. Comme ils sont partis à 3h02, le match c’est de savoir s’ils vont mettre plus ou moins de 5 jours à l’équateur… mais ce sera proche de 5 jours pile ! Pendant 600 à 800 milles il nous faudra profiter de notre angle au vent avec ce passage du pot au noir qui s’est fait un degré plus à l’est que d’habitude. Puis il y aura une zone de transition pas simple pour savoir si on réussit ou pas à attraper une dépression venant de l’Uruguay. C’est cela qui déterminera si on fait un très bon temps au cap de Bonne Espérance ou seulement un temps honnête. »

Dona Bertarelli, barreuse de Spindrift 2 :
« Sacré Pot-au-Noir ! Il n’y en a que pour lui ces dernières heures à bord. Erwan, notre navigateur, nous raconte que lors d’une de ses participations à la Volvo Ocean Race, à l’approche du Pot-au-Noir, ils naviguait à 30 nœuds de vitesse et d’un coup, rideau. Plus rien, pas un souffle d’air !

Alors voilà, sur Spindrift 2 on guette chaque nuage, chaque risée, chaque changement de couleur de la mer ou intensité de vague. Pour l’instant, il n’est pas bien méchant. On réussit tant bien que mal à avancer et n’avons pas encore eu droit à l’arrêt buffet. Le plus dur ce sont les changements de voiles et prises de ris répétitifs lorsque le vent passe de 5 nœuds à 25 noeuds. Le mot clef des chefs de quart : ne pas se faire surprendre et bien anticiper. »

Trophée Jules Verne J4 : Entrée dans le Pot au Noir avec plus de 300 milles d’avance

Spindrift 2 et IDEC SPORT s’apprêtent à entrer dans le Pot au Noir dans les heures à venir, celui-ci s’annonce peu étendu et devrait être traversé en une douzaine d’heures.

© Yann Riou/Spindrift racing

L’avance est assez conséquente pour les deux trimarans, Spindrift 2 mène la danse avec 350 milles et IDEC SPORT 300 milles.

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Et bien là on est à 30/32 nœuds sur la route directe et on espère que ça va continuer le plus longtemps possible. Sur mon tour du monde de 2007, j’avais eu une trajectoire assez propre aussi, mais celle-ci est encore plus rapide. On est complètement dans les temps du record, on a même de l’avance, c’est sympa, ça met la banane à tout le monde ! Malgré la fatigue, on est vraiment contents d’être là. Et avec les gars tout va bien, l’ambiance est très bonne. Il faut leur poser la question à eux, mais pour l’instant ils ne m’ont pas jeté par dessus-bord…. »

Trophée Jules Verne J3 : Route directe vers le Pot au Noir

Après l’empannage d’hier, les équipages d’IDEC SPORT et de Spindrift 2 poursuivent leur route plein sud vers le Pot au Noir dans des alizés instables (20 à 25 noeuds).
Les trimarans devraient parer l’archipel du Cap Vert demain matin et entrer dans le Pot au Noir dans la soirée ou dans la nuit. Celui-ci s’annonce peu actif, l’alizé de Sud Est de 15-20 nœuds devrait être atteint jeudi dans la soirée.

Sur le plan comptable, les deux bateaux affichent ce soir une belle avance de193 milles pour IDEC SPORT et de 210 pour Spindrift 2.

Francis Joyon : « La trajectoire est très oscillante avec les grains cela bascule à 40° d’un coté et de l’autre. Au final on a un cap moyen qui est bien. Maintenant c’est tout droit mais nous subissons encore les perturbations de Ténerife. Quand on aura passé ça on fera route directe sur l’équateur dans l’alizé de nord-est. »

 Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Bernard Stamm : « On est un peu ralentis par des grains dans un vent assez instable. Des fois ça monte au dessus de 35 noeuds et cela peut descendre à 12-13 noeuds. C’est pas simple mais tout va bien. Là on est à 25 noeuds de moyenne. Il commence à faire chaud. On ne sait pas trop comment s’habiller car il y a beaucoup de vent apparent. Maintenant on se relaye toutes les heures et demi et on arrive à faire des tranches de sommeil de 3 heures. L’ambiance est bonne. ! »

 

Dona Bertarelli, Spindrift 2

« Enlevés les couches de laine mérinos, les gros cirés et les bottes ; bienvenue aux crocs, lunettes de soleil et crème solaire. Il commence à faire chaud et c’est bien agréable. On file toujours dans un vent oscillant autour des 15 nœuds, ligne droite sur l’équateur. On ne pouvait pas rêver mieux comme trajectoire.»

Trophée Jules Verne J2 : empannage pour les deux équipages

 Les deux trimarans, IDEC SPORT et Spindrift 2 ont empanné en fin de matinée, et vont maintenant filer bâbord amure dans un alizé bien établi vers l’équateur.
Les équipages ont des routes relativement similaires (Spindrift 2 est légèrement décalé dans l’ouest de la trajectoire d’IDEC).
Les routages semblent donner un temps de moins de 5 jours à l’équateur, les conditions de mer qui s’améliorent devraient donc permettre aux multicoques de conserver des vitesses proches de 30 noeuds.
Les deux bateaux affichent ce jour un léger retard sur le détenteur du record, Banque Populaire V, de 80 milles pour IDEC SPORT, et 50 pour Spindrift 2.
La tendance devrait s’inverser demain, en effet Banque Populaire avait été contraint de faire une route assez proches des côtes sur ce début de parcours et avait ensuite dû mettre de l’ouest dans sa route. Idec et Spindrift faisant route directe plein sud, les trajectoires actuelles et celles du détenteur actuel devraient converger demain. Les deux trimarans engagés cette année devraient donc combler ce retard très rapidement et accroitre une avance jusqu’au Pot au Noir.
© Yann Riou/Spindrift racing

© Yann Riou/Spindrift racing

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT, joint aujourd’hui

Francis, vous venez d’empanner, peux-tu nous expliquer la situation ?

Francis JOYON : « Oui, nous sommes passés bâbord amures et nous avons envoyé le gennaker. Le but est bien sur de faire une route qui nous rapproche de l’équateur. Le flux dépressionnaire de nord nous donnait un cap qui allait de plus en plus vers l’ouest, donc au bout d’un moment il faut y aller pour retrouver une route plus directe. Là nous sommes cap au 180 °, plein sud, route directe sur l’équateur !  »

Cela veut dire qu’IDEC SPORT pourrait couper l’équateur via un seul empannage en tout et pour tout ?

« Un routage nous indiquait un petit contre-bord à faire en fin d’après-midi, un autre nous faisait espérer qu’on puisse aller tout droit. Le cap s’est bien amélioré donc oui on espère aller tout droit… et même s’il faut faire un petit contre-bord de recalage, ce ne sera pas bien grave. »

Vous espérez donc franchir l’équateur en plus ou moins 5 jours ?

« C’est ce qu’on espère oui ! Hier nous avions du mal à aller aussi vite que nous aurions voulu car il y avait beaucoup de mer, en particulier en face du cap Finisterre. Le bateau bondissait à travers la houle au portant… c’était assez spectaculaire ! Mais maintenant que la mer s’est un peu calmée, depuis quelques heures, nous allons pouvoir atteindre les vitesses-cible plus facilement. »

Peux-tu revenir sur les 24 premières heures de votre tentative?

« C’était quand même chaud ! Le bateau faisait un peu le fou. La mer n’était pas orientée dans le même sens que le vent, ce qui complique beaucoup le truc. Le bateau tapait énormément par moments… On s’en sort sans trop de casse, juste avec deux ou trois bricoles à réparer comme la protection pour le barreur, mais rien de grave. On a affronté ces 24 premières heures avec un peu de réussite, pour ce qui est du passage dans la mer et de la route accomplie. »

On te sent plutôt satisfait de ce début de record…

« Oui, je crois bien que je n’ai jamais traversé aussi vite le golfe de Gascogne ! Malgré les vagues et les rafales, ça n’a pas trainé ! On a tenu de bonnes vitesses moyennes et le fait de pouvoir être en route directe vers le sud maintenant c’est bien. C’est sympa! »

Quelle ambiance à bord avec l’équipage ?

« Nous sommes forcément un petit peu fatigués, car le rythme a été très soutenu depuis le départ. C’est normal : on n’a pas beaucoup dormi, pas beaucoup récupéré, pas beaucoup mangé… On est contents maintenant de pouvoir nous restaurer sans voir la nourriture sauter par dessus-bord ou tomber par terre! Avec les grains, il fallait être vigilants et nous étions à fond sur le bateau… Sinon l’ambiance est à l’entraide, tout le temps, nous avons mis en place un système de quarts avec des changements très souvent et ça fonctionne bien. Il y a une énorme entraide pour bien faire marcher le bateau. »

En allant vers le sud, vous devez avoir un peu moins froid à bord…

« Effectivement, il a fait très froid la première nuit et aussi au cap Finisterre. Mais maintenant les températures remontent nettement. Dehors, au lever du jour tout à l’heure, on voyait des énormes nuages noirs avec des grains, mais maintenant le soleil perce les nuages et ça se dégage progressivement. Il n’est pas impossible qu’on ait un peu de belle lumière dans la journée, ça va être très sympa… »

L’état de la mer s’est-il bien amélioré?

« Le phénomène de mer croisée qui rendait le passage très brutal s’est calmé Le bateau glisse maintenant, c’est vraiment agréable. Gwénolé (Gahinet) m’a remplacé à la barre et on retrouve du vent au moment où je te parle. On va accélérer assez rapidement, je pense. »

 

Yann Riou, médiaman à bord de Spindrift 2, à 7h ce matin :

« Toujours au portant dans une mer qui semble bien vouloir se ranger un peu. On est passé il y a environ une heure sous gennaker medium (on avait auparavant le petit gennak’ de brise), signe que le vent a tendance lui aussi à se calmer.
Tout est relatif, il y a encore 25 nœuds et on fait encore des pointes de vitesse régulières à 35 nœuds, ce qui est pas mal pour du portant. On sent aussi clairement que la température de l’eau et de l’air augmentent rapidement. Les 24 premières heures ont été toniques. Il y a eu une mise en place de gennaker de brise très humide et des pointes jusqu’à 46 nœuds.
A l’intérieur, il fallait s’accrocher pour se déplacer sans se faire éjecter sur une paroi. Disons que pour réussir à manger, il fallait avoir très faim et que pour réussir à dormir, il fallait avoir très sommeil.
L’équipage va bien, tous semblent être contents être là. Le bateau fonctionne bien. On a juste eu un petit problème d’entrée d’eau par le puits de dérive. Une petite piscine d’eau de mer mais rien de grave. Antoine (Carraz) nous a arrangé cela.
Au niveau stratégique, on est plutôt satisfait de ces premières 24 heures, et de cette fenêtre. Il va y avoir un empannage à venir et c’est ce qui accapare toute l’attention d’Erwan (Israël) et de Yann qui se relaient à la table à cartes. »

Une première version de cartographie regroupant les deux trimarans en lice et celle du détenteur du Trophée Jules Verne est disponible sur Volodiaja.net

Trophée Jules Verne : Jour 1, le Golfe de Gascogne en un seul bord

Les équipages des deux maxis trimarans en lice pour le Trophée Jules Verne ont coupé la ligne de départ cette nuit. Le chronomètre a été déclenché à 3h 02 minutes et 22 secondes pour IDEC SPORT et  5h 01minute et 58 secondes pour Spindrift 2.

Pour battre le record actuel autour du monde, détenu par Banque Populaire V, les hommes de Francis Joyon devront boucler leur circumnavigation avant le 6 janvier 2016 à 15h 44 pour IDEC SPORT et ce même jour à 17h44 pour Spindrift racing.

Les conditions sur la ligne de départ étaient relativement clémentes, mais le vent a rapidement forci  dans le Golfe de Gascogne. Les équipages rencontrent des conditions de mer assez difficiles avec des creux de 4 à 5 m et des vents de 30 noeuds.
Ils ont fait route sur un seul bord vers le Cap Finisterre, légèrement à l’est de la route directe.

Ce soir,  les deux bateaux sont en avance sur le temps du record, 7,6 milles pour IDEC SPORT et 12 milles pour Spindirft 2. Les deux multicoques naviguent à plus de 30 noeuds, ils devraient conserver ce flux soutenu et pouvoir accroitre cette avance.

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean Marie Liot / DPPI / IDEC

Marcel Van Triest, routeur à terre d’IDEC SPORT : « même si la mer de travers ne permet pas d’aller très, très vite, on ne va pas se plaindre ! On fait le golfe de Gascogne sur un seul bord et on ne fera probablement qu’un seul empannage d’ici l’équateur ! Il y a 75% de chances de faire un temps correct au Cap et 35% de chances de faire mieux que Banque Populaire qui avait été très rapide sur ce tronçon équateur-Bonne Espérance. Dès demain soir, les gars seront contents car il commencera à faire chaud, ce qui les changera des températures très froides de ce début de record. A 30 milles par heure en route directe, tu gagnes vite des degrés bienvenus. Honnêtement, sur l’Atlantique Nord cette fenêtre est très stable et quasi idéale.  »

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 au large du Cap Finisterre cette après midi sur RMC : « ça y’est, le vent a bien forci. Nous avons 38 à 40 noeuds de Nord, de la mer et, là, pendant que je vous parle, nous marchons à 43 noeuds de vitesse, c’est bien intense à bord. »

 

L’équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne dévoilé

Le stand by du maxi trimaran Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne débutera le 19 octobre.

Le bateau est détenteur du Trophée sous les couleurs de Banque Populaire V, il a depuis été optimisé par le team Spindrift racing, qui totalise près de 40000 milles à son bord depuis son rachat.

Crédit Photo : Jimmy Bonnal, avec son aimable autorisation
http://www.jbonnal.fr
https://www.facebook.com/jbonnalphoto

Yann Guichard et Dona Bertarelli s’entourent de 12 hommes pour ce défi autour du monde. On retrouve ainsi une partie des navigants habituels de l’équipe, à savoir :  Christophe Espagnon, François Morvan et Xavier Revil. Jacques Guichard, frère de Yann, et maître voilier chez North Sails, poursuit également sa collaboration avec l’équipage.

Thierry Duprey du Vorsent, Boat Captain du maxi-trimaran et détenteur du Trophée Jules Verne sur ce bateau depuis 2012 et Antoine Carraz, responsable technique du trimaran feront également partie de  l’équipage.

Thomas Rouxel, Sébastien Marsset, Sébastien Audigane et Loïc Le Mignon, spécialistes du grand large en course (Volvo Ocean Race) ou habitués des records apporteront leur expérience du grand sud au reste de l’équipage.

Erwan Israël occupera le poste de navigateur, et aura la responsabilité de déterminer la route du trimaran sur ce tour du monde, en coordination avec le skipper Yann Guichard et Jean-Yves Bernot routeur à terre.

Yann Riou aura également à poste à part puisqu’il embarque en tant que médiaman et fera partager le quotidien de l’équipage sur cette tentative de Trophée Jules Verne, tout en ayant la possibilité de participer aux manoeuvres.

Dona Bertarelli, barreuse du maxi trimaran :  “ Ce projet du Trophée Jules Verne est le point d’orgue d’un programme mis en place dès l’acquisition du trimaran Spindrift 2. Ce tour du monde demande une totale implication physique, mentale, professionnelle et surtout personnelle. Être une équipe, c’est pouvoir compter les uns sur les autres, s’entraider, accepter d’avoir des hauts et des bas mais s’attacher à trouver l’équilibre pour réussir ensemble. Ce challenge humain nous passionne avec Yann. Nous souhaitons nous entourer de personnes qui partagent notre démarche et nos valeurs. Il nous tient aussi à cœur de partager notre passion pour la voile ainsi que le travail de notre équipe avec le public et notamment les plus jeunes. Nous présenterons prochainement les outils que nous avons souhaité mettre en place pour atteindre cet objectif. ”

Yann Guichard, skipper de Spindrift 2 : “ Au-delà de la compétition, l’aventure humaine d’un tel défi est une dimension essentielle pour Dona et moi. Nous avons choisi l’équipage dans ce sens. Il réunit aussi bien des marins issus des séries olympiques qui se sont ensuite tournés vers le large que des marins ayant l’expérience des records océaniques et du Grand Sud. Spindrift 2 est un prototype dont il faut prendre soin. Les spécialistes du multicoque ont cette notion du dosage fondamental entre la vitesse et la sécurité. Je suis entouré de marins dont je connais le talent, qui se sentent bien en mer, sur qui je peux compter et avoir confiance. L’alchimie est là. Je le vois à l’entraînement et ressens une réelle envie de vivre ensemble ce défi incomparable. ”

© Mark Lloyd

© Mark Lloyd

Équipage de Spindrift 2 pour le Trophée Jules Verne :

Yann Guichard, skipper
Dona Bertarelli, barreur-régleur

Sébastien Audigane, barreur-régleur
Antoine Carraz, barreur-régleur
Thierry Duprey du Vorsent, barreur-régleur
Christophe Espagnon, barreur-équipier d’avant
Jacques Guichard, barreur-régleur
Erwan Israël, navigateur
Loïc Le Mignon, barreur-régleur
Sébastien Marsset, équipier d’avant
François Morvan, barreur-régleur
Xavier Revil, barreur-régleur
Yann Riou, mediaman
Thomas Rouxel, barreur-équipier d’avant

Jean-Yves Bernot, routeur à terre

Simone Gaeta, remplaçant
Thomas Le Breton, remplaçant

Spindrift remporte le Tour de France à la Voile

Trois équipages s’étaient rapidement détachés sur ce Tour de France à la voile nouvelle version, Combiwest mené par Fred Guimin, Groupama mené par Pierre Pennec et Franck Cammas et Spindrift racing mené par Xavier Revil et François Morvan.

Le dénouement a finalement eu lieu en Méditerranée, la contre performance de Groupama sur le raid côtier de Nice hier (14ème) permettait à Spindrift de revenir à égalité de points, en reprenant 13 points à son adversaire.

Pierre Pennec et ses hommes espéraient que cette dernière journée de courses en stade nautique leur permettrait de s’imposer, mais la météo aura eu raison de ces espoirs.

En effet, le vent était trop faible ce matin pour lancer une manche mais est rapidement monté dans l’après midi à une vingtaine de noeuds avec un clapot de 80cm. Le comité parvenait à valider trois manches de qualification, la dernière étant courue dans des conditions difficiles avec un chavirage pour Sébastien Rogues et son équipage sur Engie.

La seconde manche de qualification du second groupe ne pouvait donc être lancée du fait du renforcement du vent, le comité annulait donc la journée, et le classement général se figeait sur les positions d’hier au soir.

Spindrift et Groupama étaient donc à égalité de points, l’équipage de Xavier Revil et François Morvan l’emporte grâce à à un plus grand nombre de secondes places, Combiwest complète le podium, à 3 points du vainqueur.

Le jeune équipage de Vannes Agglo termine à une superbe 4ème place (à 43 points du vainqueur), et remporte le classement amateur.

Classement Général du Tour de France à la Voile 2015 :

1. Spindrift, 747 points
2. Groupama, 747 points3. Combiwest, 744 points
4. Vannes Agglo, 704 points
5. Grandeur Nature Vérandas, 695 points
6. Prince de Bretagne, 666 points
7. Beijaflore, 659 points
8. PRB, 652 points
9. La France du Nord au Sud, 649,5
10. Maitre Coq, 641 points

Cette édition du Tour de France aura tenu en haleine marins et spectateurs, grâce à une compétition disputée entre des équipages de haut vol, un bateau simple mais spectaculaire et quelques figures de style.

Xavier Revil (co-skipper de Spindrift) : « Ce nouveau format du tour de France à la voile a été une grande réussite. On a tous envie de ramener la voile près du public. C’est un sport magnifique et j’espère que les gens qui nous regardaient depuis la plage ont pris beaucoup de plaisir. On montre que le Tour, c’est du sport, de l’engagement Je crois qu’on a pu montrer ça au grand public. Ça vaut le coup d’être leader à l’avant-dernière journée ! (rires).

Mais on ne sait jamais trop ce qu’il faut faire, s’il faut contrôler un bateau, deux bateaux, ou pas du tout… On aurait préféré avoir en permanence des points d’avance, mais on s’est montré qu’on n’était pas si mal dans la position du chasseur, plutôt que du chassé. On a su ne pas se démobiliser malgré les points de retard qu’on avait sur le leader à un moment donné.

Je tire un grand coup de chapeau à toute l’équipe, cette grande équipe qui a montré qu’elle était capable de relever ce défi. Je suis tellement heureux qu’on ait réussi à rester soudés jusqu’au bout pour aller remporter cette grande victoire. Ça a été difficile, à un moment donné, mais on savait qu’il se passe toujours quelque chose sur le Tour quand on aborde la Méditerranée.

Et puis on a eu des moments difficiles sur des raids, mais il n’y avait pas de raison que les autres y échappent. Ça se joue sur la fin, au final, il nous a juste fallu attendre le retour de la réussite. On y a toujours cru. Toujours. C’est un projet qui a été mis en route par Dona Bertarelli et Yann Guichard en décembre. La mission qui nous était confiée était, clairement, d’aller chercher la victoire. Je suis très content d’y être allé, d’avoir réussi à mener à bien ce projet. J’ai eu Yann (Guichard) au téléphone dès l’arrivée qui était très ému et très fier de notre résultat, mais il nous a soutenu et suivi tout au long de ce tour de France à la voile et a su prendre les décisions stratégiques qui s’imposaient pour le gagner. On s’est battu toute la saison avec Groupama et CombiWest. Ils ne nous ont pas facilité la tache. On savait que le Tour se jouerait entre ces trois bateaux, on s’est échangé les places de bout en bout. Vraiment, c’est le professionnalisme de l’équipe qui fait qu’on a eu les ressources pour tenir la distance de bout en bout. Je voulais aussi tirer un coup de chapeau à ASO, qui a superbement géré ce Tour alors que personne ne savait vraiment comment ça allait se passer avec les montages et démontages des bateaux. On était tous assez inquiets et ça s’est passé dans la bonne humeur, ça coulait, c’était un vrai plus. On était organisé en interne, mais ça a été plus facile, on ne s’est jamais senti fatigué par ça. C’était une belle et grosse caravane. »

Pierre Pennec (barreur de Groupama) : « Je veux évacuer la frustration et ne pas me laminer la tête pour rien. C’était un beau Tour de France à la Voile, avec de belles conditions pour régater, avec un bon niveau. J’ai la chance de faire partie du projet Groupama Team, qui estun beau projet, j’ai eu la chance de naviguer avec de super mecs ; c’était chouette de faire le Tour de France et toute la saison de Diam avec Groupama. On voulait vraiment le gagner, on termine deuxième, à égalité. On perd trente points sur deux raids côtiers en Méditerranée qui étaient foireux, celui de Gruissan et celui de Nice.
Sur le reste du Tour, je pense qu’on a bien navigué surtout dans les moments importants, les points décisifs, on a su marquer ces points là. Je suis déçu parce que je voulais vraiment gagner ce Tour, mais on n’a pas toujours ce qu’on veut. On reviendra pour le gagner. Voilà. Je n’ai pas envie de laisser de la place à la déception. Les conditions ont d’abord été belles, avec une belle mer, puis le vent est rentré, mais trop fort. Le comité de course a eu raison d’annuler la journée, parce qu’il y aurait eu beaucoup de bateaux sur le toit, et probablement des blessés. Je pense que ça ne passait réellement pas. C’est dommage que le vent ait viré si fort, parce que les premières régates étaient vraiment sympas, on avait bien géré la nôtre et j’aurais vraiment aimé qu’on s’offre une finale face à Spindrift, avec une vraie intensité. Terminer deuxième ex æquo avec le premier, c’est intéressant et on voit bien où sont les points qui nous manquent. Je n’ai vraiment pas envie de penser à ça, mais plutôt à nos cinq victoires et à nos deuxièmes places, aux belles manches qu’on a gagnées et aux courses d’avant-saison qu’on a remportées. Il y a eu des moments de grande régate : quand on colle six minutes au deuxième, à Pornichet, sur le raid côtier. On allait à une vitesse folle, on gérait super bien le plan d’eau. Il y a aussi le stade de Gruissan : après la première manche où on se plante, on remporte trois régates et on finit avec une troisième place. Dans ces cas là, soit on s’écroule, soit on relève la tête. Pour moi, ça a été un grand moment du Tour. Je veux aussi me souvenir des  beaux endroits où on a navigué, Fécamp, Roscoff, Marseille, et à cette très belle équipe, à terre comme en mer. »

Matthieu Salomon (co-skipper de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan), 4e du Tour et vainqueur du classement amateur :  « On a gagné et gardé la quatrième place au classement général, c’est une super récompense, pour un premier Tour de France. On en gardera de super souvenirs, on s’est confronté à l’élite de la voile française et c’était une super expérience pour nous. On est ravi d’être quatrième du classement général et vainqueur du classement amateur. On s’est très bien entraîné cet hiver avec Daniel Souben, et puis je pense que le fait qu’on soit une équipe de potes nous a aidés. On n’a jamais eu de pression, on faisait ça entre amis qui avaient déjà navigué à très bon niveau ensemble. Du coup, on a pris du plaisir sur l’eau et, quand on prend du plaisir, on performe. C’est une machine vertueuse qu’on a su mettre en place, même si on a eu un peu de mal par moments, avec quelques passages à vide. On reviendra, c’est sûr, parce que Team Vannes Agglo a monté un projet pour trois ans et on sera là l’an prochain avec pour ambition de monter sur le podium. C’est ambitieux, mais on va se préparer pour ça. »

Didier le Vourc’h (régleur de Prince de Bretagne) : « On prend une des places les plus convoitées du Tour, et on s’est bien battu pour aller la chercher. Pour faire mieux, il aurait fallu se réveiller plus tôt, mais c’est comme ça. On s’est bien régalé en Méditerranée, on a pris énormément de plaisir, on a bien navigué. Pour l’anecdote, on termine en gagnant la première manche du jour, comme à Dunkerque et, comme à Dunkerque, la journée est annulée. Est-ce qu’il faut y voir un signe ? (rires). »

François Morvan (co-skipper de Spindrift) : « C’est un scénario incroyable ! On est vraiment content. Même si on a été un peu en difficulté au milieu du Tour, on s’est toujours battu, on a toujours donné le meilleur de nous mêmes sur le bateau et on a toujours fait en sorte que le bateau soit performant.
Aujourd’hui, cela a été long d’attendre que le vent rentre et, ensuite, long d’attendre pour savoir si ça allait continuer ou pas. Sur les deux manches aujourd’hui on fait 2e et 1er et on attendait qu’ils lancent la deuxième manche de qualification pour le groupe de Groupama. Mais avec nos résultats, comme il a fait 3e de sa première manche, c’était réglé de toutes façon, même s’il pouvait gagner la suivante. On est vraiment content d’avoir gagné. Je suis ravi pour Yann (Guichard) et Dona (Bertarelli) qui nous font confiance et qui nous ont donné la possibilité d’être au top sur l’eau. Merci à toute notre équipe à terre. Le plus, c’est le suspense jusque la fin. Et le moins… Quand on gagne, c’est dur de trouver des moins. C’est vrai que le rythme est soutenu mais, comme Groupama, on a la chance d’avoir une super
équipe à terre et de tourner à deux barreurs. Je pense que ça nous apporte un peu de fraîcheur en fin de Tour. »

Quentin Delapierre (co-skipper de Vannes Agglo – Golfe du Morbihan) : « Mon seul regret, c’est peut-être le Raid de Gruissan. On était dans le coup, mais on fait une erreur, sans doute due à notre manque d’expérience, et on termine 18eau lieu d’être dans les cinq premiers. C’est là qu’on a vu s’éloigner nos chances de podium. Mais on va revenir avec le couteau entre les dents l’année prochaine pour jouer le général. »

Alinghi remporte le Vulcain Trophy, Ladycat gagne l’Open de Grange et se rapproche du podium

Ernesto Bertarelli et son équipage ont remporté le Vulcain Trophy 2013 grâce à leur seconde place sur l’Open de Grange, ils sont sacrés champions alors que le dernier grand prix se couru le week end prochain au large du Beau-Rivage Palace.

Le Grand Prix Grange & Cie n’aura finalement été disputé que sur une journée, les régates de dimanche ayant été annulées faute de vent.

Six manches avaient été courues la veille.

Ladycat powered by Spindrift racing, mené par Tanguy Cariou en l’absence de Dona Bertarelli avait du abandonner la première manche suite à un problème d’hydraulique  mais l’équipage enchaine ensuite les places dans les trois premiers et remporte deux manches surclassant Alinghi et Realstone Sailing. Zen Too, barré par Fred le Peutrec, actuellement 3ème au classement général provisoire finissait 4ème à égalité de points avec Okalys Corum de Nicolas Grange.

régates s’enchainent et le D35 noir et or opère une remontée vertigineuse vers le haut du tableau pour finalement remporter son premier Grand Prix de la saison.

Ernesto Bertarelli, skipper d’Alinghi et vainqueur du championnat  : «Sportivement ce championnat est très exigeant, cette victoire est une vraie reconnaissance de notre travail. L’équipage est solide et le bateau bien préparé. Il faut être conscient du niveau de difficulté que représente le Vulcain Trophy, il rassemble des équipages internationaux, talentueux et entrainés. La constance est la clé, nous avons été efficaces dans toutes les conditions, aussi bien par gros que par petit temps.»Tanguy Cariou, tacticien de Ladycat : «Nous sommes très content du résultat ! Nous avons fait 2 jours d’entrainements avant le GP et nous avons très vite trouvé nos repères ensemble. Il y avait réellement une bonne cohésion au sein de l’équipage c’est ce qui a été déterminant sur ce GP. »

François Morvan, barreur de Ladycat sur ce grand prix :« Nous avons pris de bon départs et nous nous sommes placés au bon endroit sur le plan d’eau, c’est ce qui a payé sur les manches d’hier. Le vent soufflait entre 7 et 10 nœuds, parfait pour naviguer sur une coque. Toutes les conditions étaient réunis pour faire de bonnes places,»

Classement Grand Prix Grange & CieLadycat Powered by Spindrift racing
Alinghi
Realstone Sailing
Okalys-Corum
Zen Too
Tilt
Nickel
Veltigroup
Team SUI9
Ylliam-Comptoir Immobilier
Oryx

Classement Général Vulcain Trophy
Alinghi 9
Realstone Sailing 18
Zen Too 21
Ladycat powered by Spindrift racing 25
Okalys-Corum 26
Team SUI9 33
Tilt 40
Nickel 43
Veltigroup 44
Ylliam-Comptoir immobilier 45
Oryx 57