L’actualité en bref

  • Le team MACIF dévoile son M24, trimaran de 24′ à foils. Ce bateau sert de laboratoire afin de valider les appendices du trimaran MACIF. La base est un Diam 24, doté de foils, et de safrans à plans porteurs. François Gabart effectue actuellement des tests sur une nouvelle version de safrans qui seront adoptés sur le maxi lors de sa remise à l’eau. Par ailleurs, le bateau sert également de support d’entrainement au skipper MACIF.
    Les photos du M24 sont visibles : ICI
  • Toujours concernant le Diam 24, la prochaine édition du Tour Voile fait le plein de concurrents avec 31 inscriptions et 4 wildcards pour des équipes étrangères. A découvrir également, l’interview de Jean Baptiste Durier, directeur du tour sur le Télégramme, il revient sur les modifications réalisés par MACIF sur le Diam 24. Une arrivée d’un Diam 24 à foils, si le projet est viable économiquement, semble être souhaitée.

    © Eloi Stichelbaut

    © Eloi Stichelbaut

  • Les trimarans Ultimes sont tous en chantier ou prêts à y entrer (pour Spindrift 2 et Idec Sport). Pas de révolutions à envisager, les différentes équipes travaillent à la fiabilisation de leurs bateaux et à quelques améliorations. Seulement trois bateaux sont inscrits à The Transat dans la catégorie Ultimes François Gabart sur MACIF, Yves le Blévec sur Actual, et Thomas Coville sur Sodebo Ultim.
    Une tentative de record autour du monde en solitaire est au programme de Thomas Coville l’hiver prochain.
    Les deux équipages de retour de leurs tentatives de Trophée Jules Verne, les skippers et les sponsors de Spindrift 2 et d’IDEC SPORT semblent prêts à retenter l’aventure l’hiver prochain.
  • A lire sur Course Au Large, (qui paraitra de nouveau sous forme papier cette année) les interviews des routeurs à terre Jean Yves Bernot et Marcel Van Triest. Les deux hommes épaulaient les équipes d’Idec Sport et de Spindrift 2 pour leurs choix météorologiques lors de leurs tentatives sur le Trophée Jules Verne.
  • Groupama Team France mené par Franck Cammas arbore de nouvelles couleurs, une livrée bleu-blanc-rouge a été dévoilée sur l’AC45F qui sera aligné sur les Louis Vuitton America’s Cup World Series (dont une étape aura lieu à Toulon les 10 et 11 septembre), et sur le futur AC45T et l’AC48 qui disputera la 35ème America’s Cup.
    Une interview du skipper à lire sur Voiles et Voiliers, qui livre des détails sur l’avancée des travaux  de l’AC45 Turbo et du design, et une autre de Jean Baptiste Epron, marin et designer de cette nouvelle livrée ici.
    © D.RAVON/ GROUPAMA TEAM FRANCE
  • Le team suisse TILT signe un partenariat avec l’équipe néo zélandaise Emirates Team New Zealand. L’équipe helvète laissera la barre de son GC32 au skipper de l’équipe kiwi Glenn Ashby sur le GC32 Racing Tour 2016. Par ailleurs le skipper aura un rôle dans la sélection et l’entrainement de l’équipe suisse qui sera amenée à disputer la Red Bull Youth America’s Cup sur AC45F.
Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Voile-Multicoques.org/Baptiste Morel

Sultanate of Oman vainqueur en Autriche devant Spindrift et Alinghi

Six manches ont été disputées pour cette dernière journée de la première étape du GC32 Racing Tour. Le vent sur la zone de course habituelle était aux abonné absent, obligeant le comité à déplacer celle-ci à l’extrémité sud du lac, le vent est resté faible, entre 8 et 10 noeuds.

Spindrift racing signe les meilleurs résultats de la journée en terminant systématiquement sur le podium, mais ceci ne s’avérait pas suffisant pour rattraper le retard pris sur Sultanate of Oman durant les deux premières journées.

Leigh McMillan, skipper de Sultanate of Oman :  « Cela a vraiment été un début inattendu pour cette campagne en GC32 en ce qui nous concerne. Nous étions plutôt sur la réserve avant d’arriver sur le circuit, mais nous avions beaucoup d’expérience à bord à travers les différentes campagnes des uns et des autres, et avec les équipiers qui sont de bons amis, c’était toujours agréable. Cela a rendu les choses un peu plus faciles pour nous sur le plan d’eau en arrivant sur la compétition, et nous avons juste laissé la course s’exprimer. Il y a encore beaucoup à apprendre, mais nous avons vraiment apprécié la courbe d’apprentissage abrupte qui s’est présentée à nous. »

Ce sont finalement les deux dernières équipes à avoir reçu leur catamaran monotype à terminer aux deux premières places.
La troisième place revient à Alinghi mené par Morgan Larson sur cette étape, l’équipage du bateau suisse a gagné deux manches aujourd’hui et termine une régate en seconde place, mais deux dernières places et une quatrième les privent de la seconde marche du podium.

Yann Guichard : « Sur le plan d’eau, les conditions étaient difficiles et très instables en intensité comme en direction. Ce n’est pas parce qu’on prenait un bon départ que l’on gagnait la manche. Jusqu’à la ligne d’arrivée tout pouvait arriver. Cela a été un bel exercice mental car il ne fallait rien lâcher. Je félicite à ce titre les vainqueurs de ‘Sultanate of Oman’ car ils ont été impressionnants de régularité. »

Sébastien Rogues sur Team Engie termine en 4ème position avec une belle courbe de progression et à seulement quatre points d’Alinghi, ce qui satisfait son skipper et qui semble de bonne augure pour la suite de la compétition.

Lourde déception pour Flavio Marazzi et ses hommes sur Armin Strom. L’équipage avait dominé le test event à Marseille avec Chris Draper à la barre, il termine cette fois en dernière position. L’équipage essayera de hausser son niveau lors du prochain événement qui aura lieu  à Cowes du 24 au 27 juin, avec très probablement des conditions plus proches de celles rencontrées à Marseille le mois dernier.

Oman Sail domine l’Austria Cup en GC32

Les cinq équipes ont pu disputer cinq manches hier sur le lac Traunsee, où le vent était faible, en dessous de dix noeuds.

Les capacités de foiling n’était donc pas prépondérantes dans ces conditions où les GC 32 ne volaient que sur les bords de reaching et dans les risées au portant.

Alinghi prenait le plus souvent de très bons départs, mais la position de leader n’était pas forcément avantageuse dans un vent erratique, les poursuivants évitant les zones de calme dans lesquelles le leader pouvait être englué.

A l’issue de cette journée de samedi, Sultanate of Oman mené d’une main de maitre par Glenn Ashby dominait Alinghi.

L’équipage de Yann Guichard sur Spindrift Racing prenait ses marques et enchainait une belle journée avec une victoire de manche notamment et une troisième place au général provisoire.  Team Engie terminait à égalité de points avec Spindrift racing et se montrait assez régulier avec trois manches sur le podium.
Armin Strom mené par Flavio Marazzi est nettement moins convaincant que lors du test event, et terminait toutes les manches en 4 ou 5ème position.

Ce samedi seule deux manches ont été disputées, les conditions étaient encore plus légères qu’hier, les GC32 n’ont donc pas foilé pour cette troisième journée.

Le comité de course a changé à plusieurs reprise de site afin de trouver un flux plus établi, sans succès, une troisième manche lancée fut annulée par deux fois faute de vent suffisant.

Au plan comptable, Sultanate of Oman creuse un peu plus son avance en tête grâce à une nouvelle victoire (et malgré une 4ème place dans la 2nde manche du jour), et dispose de 9 points de différence avec les ax aequo, Alinghi et Spindrift racing.

Yann  Guichard et ses hommes ont terminé deux fois seconds aujourd’hui alors qu’Alinghi terminait 3ème et dernier de la seconde manche du jour.

Armin Strom remportait la seconde régate d’aujourd’hui mais aura du mal à combler son retard sur le Team Engie 4ème (avec 4 points de plus qu’Alinghi et Spindrift).

La lutte pour le podium s’achèvera donc demain, organisateur et compétiteurs espèrent un vent un peu plus établi demain pour la dernière journée.

 

Le GC32 Alinghi en tête après la première journée de l’Austria Cup

Cinq équipes sont en lice sur le lac de Traunsee pour cette première étape du Bullitt GC32 Racing Tour.

copyrihgt Guilain GRENIER

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Après la première journée Alinghi pointe en tête, avec deux victoires de manches, à égalité de points avec Oman Sail. Le Team Engie de Sébastien Rogues est troisième à l’issue de cette journée devant Spindrift racing de Yann Guichard et Armin Strom de Flavio Marazzi.

Alinghi était mené par Morgan Larson, alors qu’Oman a recruté Glenn Ashby, barreur de réserve de l’équipe d’Emirates Team New Zealand sur la dernière Coupe de l’America.

Côté français, Sébastien Rogues s’est entouré de Devan Le Bihan et Arnaud Psarofaghis sur cette étape avec de beaux résultats sur cette première journée avec des places de 1er, 3ème, 2nd et 5ème.
L’équipage de Yann Guichard aura eu moins de réussite avec une 5ème, deux 4ème places et une 2nde place sur la dernière manche.
Armin Strom, qui avait survolé le test event de Marseille se classe en dernière place, Flavio Marazzi a retrouvé la barre du catamaran à foils monotype, alors qu’il était mené par Chris Draper à Marseille.

copyrihgt Guilain GRENIER

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Les conditions étaient légères aujourd’hui, les équipages se retrouveront sur l’eau demain pour une nouvelle journée de régates.

Oracle Team USA au plus bas

Les deux équipages en lice pour la 34ème Coupe de l’America, le defender Oracle Team USA, et le challenger Emirates Team New Zealand se sont retrouvés hier sur le plan d’eau de San Francisco pour la 3ème journée de régates.

L’attente était grande pour cette nouvelle journée, après la première victoire d’Oracle 48 heures auparavant, ils avaient alors pris les commandes sans que les kiwis ne puissent trouver la faille pour revenir. Le lendemain, l’équipage avait travaillé, sous la houlette de Philippe Presti, les manoeuvres et le près, les points faibles de l’équipe

L’équipage américain, mené par James Spithill a de nouveau dominé le départ, le barreur a pu casser l’engagement d’ETNZ à l’intérieur et passe la 1ère bouée en tête, après avoir déventer le catamaran kiwi sur ce court bord de dégagment.

Ils parviennent également à maintenir leur avance sur le premier portant avec 8 secondes d’avance à la porte 2;

Commence alors la descente aux enfers pour le team Oracle, John Kostecki, tacticien (mais aussi wincheur, à contrario d’ETNZ où Ray Davies ne participe que peu à la marche du bateau) du bord lance un virement très tôt après la bouée et un gybing tack, qui consiste à virer haut sur les foils. La manoeuvre n’est semble-t-il absolument pas maitrisée par l’équipage, l’AC72 américain s’arrête presque, alors qu’ETNZ pousse un peu plus loin son bord et bénéficie du cône sans courant crée par Alcatraz sur la droite du plan d’eau. Ceci permet aux kiwis de réduire sensiblement leur retard.

Les américains enchainent ensuite des virements approximatifs avec des vitesses de sortir catastrophiques (6 à 7 noeuds) contre le double pour leur adversaire, la cellule arrière et le barreur paraissent complètement anéanti sur ce bord, ne parvenant pas à résister à la pression et laissant s’envoler les kiwis qui passent facilement le cata USA 17 et poursuivent avec une vitesse nettement supérieure à cette allure. Le skipper d’Oracle se plaint plusieurs fois sur cette remontée du manque de vitesse du bateau, semble-t-il handicapé par une voile d’avant un peu trop grande pour le range de vent, mais rien n’y fait, ils passent la porte 3 avec 1 minute 17 secondes de retard (le plus grand delta depuis le début de cette finale de l’America’s Cup).

Ils parviennent à reprendre quelques secondes sur le portant mais terminent tout de même 1 minute 5 secondes derrière leur adversaire.

http://http://youtu.be/lLZcceYGC88

Quelques minutes avant le lancement de la seconde manche, Oracle Team USA demande l’annulation de la seconde régate. Ceci est possible pour chaque équipe, une seule fois pendant cette finale de l’America’s Cup, et uniquement pour la seconde manche du jour. Tout le monde pense alors à un soucis technique sur USA 17, mais Spithill infirme ceci lors de la conférence de presse, il s’agit en fait d’un avoeu d’impuissance des américain pour cette journée, après ce près catastrophique, ils ont simplement préféré renoncer afin de reporter ce duel et d’apporter les modifications nécessaires pour mettre toutes les chances de leur côté.

Il parait hautement improbable que l’équipe change de bateau, ou d’appendices, reste l’équipage, on sait que le team a perdu un élément clé dans l’affaire d’espionnage, Dick de Ridder, régleur d’aile, remplacé au pied levé, mais la cellule arrière semble aussi en grande difficulté et parait fébrile dans sa prise de décision. John Kostecki, pillier du team et Tom Slingsby pourraient donc être remplacé dès jeudi, date des prochaines régates.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Jimmy Spithill à la conférence de presse : « Nous rentrons faire le point. Ils sont meilleurs que nous, surtout au près. Nous devons absolument progresser. Nous jouons cette carte pour être certains d’être prêts en vue du prochain duel. Notre défaite n’était pas seulement due à un déficit de performances au près. Nous avons commis d’autres erreurs, lors des virements par exemple, que nous devons absolument améliorer. Nous devons monter en puissance. Nous ne nous cherchons pas d’excuse. Nous nous retirons pour mettre toutes les chances de notre côté  ».

Les américains sont repartis naviguer à l’issue de cette conférence de presse et reprendront leur navigations aujourd’hui, alors que l’équipage de Dean Barker profitera de ce jour off pour analyser les performances et checker leur AC72.

Les kiwis mènent désormais 4 à -1 face aux américains

L’analyse de cette régate pour Christian Karcher

La course 5 en chiffres :

  • Parcours : 5 bords /10.27 milles nautiques
  • Temps de course : ETNZ – 22:45, OTUSA – 23:50
  • Delta: ETNZ +1:05 minute
  • Distance totale parcourue : ETNZ – 11.4 NM, OTUSA – 11.5 NM
  • Vitesse moyenne : ETNZ – 30.21 nœuds, OTUSA – 29.17 nœuds
  • Vitesse maximale : ETNZ – 46.94 nœuds, OTUSA – 44.93 nœuds
  • Vitesse du vent : Moyenne – 20 nœuds, Pointe – 24.1 nœuds

Oracle Team USA gagne sa 1ère régate

Alors qu’Emirates Team New Zealand avait largement dominé le defender Oracle Team USA lors des deux premières régates, les américains ont haussé leur niveau hier et ont remporté une des deux régates courues.

James Spithill maitrisait le départ de la 1ère manche, il partait lancé alors que l’AC72 néo-zéd peinait à monter sur son foil, le skipper d’Oracle entrait en 1er dans la zone prioritaire à la 1ère marque. Dean Barker tardait à s’écarter pour laisser de l’eau aux américains et écopait d’une pénalité, la première reçue par les néo-zélandais depuis le début de la Louis Vuitton Cup.

Les kiwis réparaient immédiatement et se lançaient à la poursuite du catamaran du defender, James Spithill couvrait son adversaire en suivant le rythme des empannages, chaque bateau partait d’un côté du plan au passage de la porte 2, passée avec 18 secondes de retard pour ETNZ.

Sur le près, les néo-zélandais conservaient une meilleure vitesse en sortie de virement et jouaient avec la bordure de la zone de régate, afin de se placer au mieux par rapport aux américains, ce qui leur permettaient de croiser devant leur adversaire, qui passait la porte 3 avec 28 secondes de retard. Le delta sera le même à l’arrivée, à l’issue de laquelle Emirates Team New Zealand menait 3 à 0.

L’analyse vidéo de Christian Karcher de cette troisième régate

Les équipages se retrouvaient peu après sur la ligne pour la quatrième régate de cette finale de l’America’s Cup.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Le départ était de nouveau favorable aux américains, qui gardaient l’intérieur à la bouée numéro 1, les néo-zéds s’écartaient largement afin de ne pas écoper d’une nouvelle pénalité, et se retrouvaient à 6 secondes de leur adversaire au passage de cette marque, le delta restant stable après le bord de portant, suite à une erreur de Spithill sur le dernier empannage, qui remonte précocement le foil sous le vent en même temps qu’il descend celui au vent, ce qui provoque un bel arrêt du cata américain et qui permet aux kiwis de reprendre 100 mètres.

Les deux bateaux partaient sur le même côté du plan d’eau sur le bord de près, qui était moins bien maitrisé par les kiwis, avec quelques cabrés du bateau dans un vent forcissant à plus de 20 noeuds. Ils passaient la porte 3 avec 16 secondes de retard sur les américains.

Ils ne parviennent pas à se refaire suffisamment sur le portant, malgré une belle pression sur les américains, qui enchainent comme leur adversaire des empannages parfaits, le bord de reaching est avalé en quelques secondes, et le defender Oracle Team USA remporte sa première victoire dans cette Coupe de l’America avec 8 secondes d’avance.

L’analyse de Christian Karcher de cette 4ème régate

Les réactions des équipages

Dean Barker, skipper d’Emirates Team New Zealand : « Il est crucial d’enrouler en pôle position la première bouée afin de prendre le contrôle sur votre destin. Nous n’aimons évidemment pas perdre, mais une défaite peut s’avérée instructive en vue de la reprise des courses mardi ».

James Spithill, barreur d’Oracle Team USA : « Gagner la 4ème manche fut un énorme satisfaction. C’est positif de voir l’équipe réagir à la pression forte, surtout après la première course où nous avions temporairement pris les commandes. Nous n’y serions probablement pas parvenu avec un équipage moins déterminé. Ces bateaux sont de loin les plus exigeants en termes de conditions physiques sur lesquels nous avons navigué. A bord de ces deux AC72 similaires en performances, ce sont les équipages qui font la différence à l’arrivée »

Le résumé vidéo des deux régates

Le score est donc désormais de 3 à -1 pour les kiwis, Oracle ayant écopé de deux points de pénalités avant la compétition, les prochains duels auront lieu mardi, avec deux régates au programme.

 

Emirates Team New Zealand remporte les deux premières régates de la finale de l’America’s Cup

L’équipage néo-zélandais a pris l’avantage sur le defender américain Oracle Team USA hier à San Francisco pour les premières régates de la finale de l’America’s Cup en remportant les deux régates courues dans 16 à 18 noeuds de vent.

Dean Barker remportait le 1er départ, James Spithill restait sous le vente de l’AC72 kiwi qui passait la marque 1 avec  4 secondes d’avance. Le 1er portant confirmait que le catamaran d’Oracle Team USA descendait mieux, mais était légèrement moins rapide dans ce range de vent que leur adversaire, les américains effectuaient donc moins d’empannages, malgré tout les kiwis maintenaient l’avantage.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Au passage de la porte, Oracle Team USA réussissait à recoller suite à un léger planté d’Emirates Team New Zealand, le delta restait le même. Sur le près menant à la porte 3, on observait également que le catamaran américain avait un petit avantage en cap, mais sa vitesse était toujours légèrement moins bonne que celle des néo-zéds, les deux équipages se livraient à un duel de virements au contact, le defender parvenait à prendre l’avantage sur une partie du bord avant d’être repassé et de concéder 25 secondes au passage de la marque. Le dernier portant ne permettra pas aux américains de revenir, les néo-zélandais remportaient cette première régate avec 36 secondes d’avance.

Sur le second départ, James Spithill tentait d’infliger une pénalité à Dean Barker, mais celui-ci défendait bien sa position et n’était pas sanctionné par le jury, lui permettant de gagner de nouveau cette phase de départ, Oracle Team USA ne concédait que 2 secondes de retard à la 1ère bouée. A la porte 2, les américains perdaient du terrain suite à un planté, et Team New Zealand creusait le delta sur le près avec 46 secondes d’avance sur les américains, qui perdent encore un peu de terrain sur le portant et terminent à 56 secondes de l’AC 72 kiwi.

Les réactions des équipages :

Dean Barker, barreur de l’équipe néo-zélandaise : « Il est bien trop tôt pour tirer des conclusions, mais je pense qu’on a tous vu des bateaux incroyablement similaires en termes de performance. Les conditions étaient légères aujourd’hui et nous en testerons d’autres au cour de la série de régates à venir. Mais comme prédit, il n’y a effectivement que très peu de différences entre ces deux AC72 ».

 

Jimmy Spithill , barreur d’Oracle Team USA : .« Lors du premier duel, nous n’avons pas réussi à les marquer autant que nous aurions voulu. Lors de la seconde manche, nous étions surpris de ne pas les avoir pénalisé. Puis nous n’avons pas été capables d’accélérer aussi rapidement qu’ils l’ont fait. Et à partir de là, c’est difficile de revenir lorsqu’on est mené et sous contrôle. D’autant plus qu’ils n’ont commis aucune erreur par la suite. Demain sera un autre jour »

Glenn Ashby (AUS), régleur de l’aile d’Emirates Team New Zealand : « Je suis persuadé que nous assisterons à de belles batailles la semaine prochaine. Le jeu est ouvert. Pour deux bateaux aussi différents en terme de conception et de construction, c’est fantastique de les voir régater aussi près, au contact l’un de l’autre »

L’analyse de Christian Karcher

Résultats de la Finale de l’America’s Cup :

Emirates Team New Zealand – 2
ORACLE TEAM USA – 0 victoire (-2 points suite à la pénalité infligée par le jury pour tricherie)

La course 1 en chiffres :

  • Parcours : 5 bords / 9.71 milles nautiques
  • Temps de course : ETNZ – 23:30, OTUSA – 24:06
  • Delta: ETNZ +:36 secondes
  • Distance totale parcourue : ETNZ – 11.7 NM, OTUSA – 11.4 NM
  • Vitesse moyenne : ETNZ – 30.07 noeuds, OTUSA – 28.58 noeuds
  • Vitesse maximale : ETNZ – 43.54 noeuds, OTUSA – 42.51 noeuds
  • Vitesse du vent : Moyenne – 16 nœuds, Pointe – 21 nœuds

La course 2 en chiffres :

  • Parcours : 5 bords /10.11 milles nautiques
  • Temps de course : ETNZ – 22:46, OTUSA – 23:38
  • Delta: ETNZ +:52 secondes
  • Distance totale parcourue : ETNZ – 11.3 NM, OTUSA – 11.3 NM
  • Vitesse moyenne : ETNZ – 30.12 nœuds, OTUSA – 28.92 nœuds
  • Vitesse maximale : ETNZ – 46 nœuds, OTUSA – 42.87 nœuds
  • Vitesse du vent : Moyenne – 16.6 nœuds, Pointe – 19.5 nœuds

© ACEA / RICARDO PINTO

Luna Rossa mène 2 manches à 0 face à Artemis racing

Les Italiens de Luna Rossa Challenge se sont imposés face aux Suédois d’Artemis Racing hier et avant hier lors des deux premières manches des demi-finales de la Louis Cuitton Cup, la régate de sélection des challengers de l’America’s Cup.

La première confrontation avait mal débuté pour l’équipe transalpine qui s’alignait avec sa première aile et qui connaissait des problèmes sur celle-ci quelques minutes avant le pré-départ avec un décollement du film de l’aile rigide, cependant le numéro 1 du bord réussissait à fixer de l’adhésif ce qui solutionnait l’avarie.

Les suédois maitrisaient la phase de départ et gardait le contrôle sur le premier bord de dégagement, ce leadership était de courte durée puisque, dès le premier empannage, les italiens reprenaient la tête grâce à une meilleure maitrise de leurs manoeuvres. Luna Rossa creusait ensuite son avantage particulièrement sur les bords de portant, avec un catamaran affichant un meilleur cap et une meilleur vitesse.

Le manque d’entrainement de l’équipage suédois est donc flagrant face à leur adversaire, qui terminait à deux minutes de l’AC 72 argenté.

Les deux équipes se sont retrouvées sur le plan d’eau hier, avec le même résultat. La régate était lancé dans les conditions les plus clémentes depuis le début de la Louis Vuitton Cup avec 11 noeuds de vent.

Nathan Outteridge s’imposait de nouveau face à Max Sirena sur le départ, mais se faisait rejoindre après quelques longueurs seulement. Ce match était marqué par un beau planté de l’AC72 italien lors d’un empannage, sans conséquence fort heureusement.

Les italiens s’imposaient de nouveau avec un peu plus de deux minutes d’avance, Luna Rossa est donc en bonne voie concernant sa qualification pour la finale de la LV Cup, si ils réitèrent leurs performances, ils pourraient obtenir les deux points manquants  leur qualification demain et samedi.

L’analyse de Christian Karcher sur les challengers et le defender

Début des demis finales de la Louis Vuitton Cup demain

Le coup d’envoi des demi-finales de la Louis Vuitton Cup aura lieu demain, entre les Suédois d’Artemis Racing et les Italiens de Luna Rossa Challenge. Le premier des deux syndicats à obtenir 4 points accédera à la finale face à Emirates Team New Zealand.

Les suédois ont mené une course contre la montre afin d’être présent à cette échéance, ils n’auront navigué que 8 jours sur leur AC72 avent ce premier face à face.

Après une session d’entrainement face au defender Oracle Team USA, le team Artemis s’est mesuré à ETNZ sur une série de phases de départ hier.

Les italiens partent favoris du fait de leur degré de préparation, mais les suédois semblent déjà maitriser leur nouveau bateau avec des gybes « foilés »

Iain Percy (GBR) skipper d’Artemis Racing :
A propos de leur contre-la-montre pour être prêts : « Ces dernières semaines comptent parmi les meilleures de ma carrière de marin. Nous avons tellement appris en si peu de temps. Mais nous sommes loin d’être prêts pour autant… Nos adversaires ont mis leur bateau à l’eau il y a neuf mois. Le nôtre n’y est que depuis neuf jours ! Si nous avions aussi neuf mois devant nous, bien sûr que nous progresserions. Mais nous ne nous cherchons pas d’excuses. Ce qui est arrivé est de notre faute et les faits sont ce qu’ils sont. Notre AC72 est prêt depuis neuf jours et la compétition reprendra ses droits mardi ».

Max Sirena (ITA) skipper de Luna Rossa Challenge :
A propos des préparatifs en vue de la première régate de mardi : « Nous allons tester de nouveaux réglages notamment au niveau des safrans. Puis, après quelques entraînements, nous déciderons de la meilleure configuration pour les demi-finales. Chris (Draper) choisira la combinaison qui lui convient le mieux. Nous serons prêts. Nous allons consacrer les deux prochains jours à optimiser nos manœuvres et nous avons hâte d’en découdre mardi ».

Dean Barker et ses hommes avaient décidé par participer directement à la finale de la Vuitton Cup plutôt que de choisir un adversaire pour les demis, ce qui leur a permis de réaliser un chantier sur  Aotearoa, leur AC72 afin d’optimiser certains éléments.

 

Artemis Racing vole, Luna Rossa et Emirates Team New Zeland engrangent des points

Le challenger of record Artemis Racing enchaine les navigations sur son second AC72 depuis quelques jours, et contrairement à leur premier catamaran celui-ci « vole » comme les autres challengers pour la 34ème America’s Cup. Il semble que le vol soit relativement stabilisé, l’équipe suédoise va poursuivre ses entrainements  jusqu’au 6 août. Ils entreront alors dans la compétition, directement en demi-finale de la Louis Vuitton Cup. Ils peuvent accéder à ce stade de la compétition du fait du faible nombre de concurrents, trois (Luna Rossa et Emirates Team New Zealand).

Nathan Outteridge, barreur du défi suédois :
« Les modifications apportées (entre le premier catamaran et le second) font qu’ils sont très différents, comme le jour et la nuit . Tous les équipiers confirment qu’il est beaucoup plus confortable. A la barre, dès que les coques se soulèvent, je suis même capable de prédire ce qu’il va se passer. C’est un bateau fantastique à barrer ».

© Sander van der Borch / Artemis Racing

Chris Draper, le barreur de Luna Rossa et son équipage ont de nouveau bouclé un parcours en solitaire avant hier, gagnant un point de plus dans ces rounds robins de la Louis Vuitton Cup. Ils ont atteint près de 40 noeuds dans environ 20 noeuds de vent.

Emirates Team New Zealand a effectué le même exercice hier, le challenger néo zélandais est désormais certain de gagner les rounds robins et a donc le choix entre accéder directement à la finale de la Vuitton Cup (contre le vainqueur des demis finales : Artemis Racing ou Luna Rossa) ou choisir son adversaire pour la demi-finale. En toute logique ils devraient choisir d’accéder directement en finale ce qui leur permettrait de poursuivre les améliorations sur le catamaran, sans grosse prise de risque. En effet Dean Barker et ses hommes ont largement dominé Luna Rossa sur tous les duels et Artemis Racing, même si leur nouveau catamaran se révélait performant manque cruellement d’entrainement et naviguera sur un bateau non fiabilisé.

Hier, les néo zéds avaient choisi de faire tourner leur équipage, et c’est l’australien Glenn Ashby, habituellement au réglage de l’aile qui a pris la barre de l’AC72 all black.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Ce soir, ils affronteront de nouveau Luna Rossa.

Le defender Oracle Team USA poursuit sa préparation, la plupart du temps avec ses deux AC72, ils ont cependant prévu quelques entrainements avec les suédois.