Oman Air toujours en tête du GC32 Championship

Après quatre courses hier, la journée a été écourtée aujourd’hui à Oman. Une seule manche a été courue dans 9 à 10 noeuds de vent, celui-ci est ensuite tombé, la seconde manche du jour a été annulée pour cause de dépassement du temps limite. Les conditions ne s’étant pas améliorées, le comité n’a pas pu lancer d’autre manche ce jour.

©Jesus Renedo/GC32 Championship Oman 2017

©Jesus Renedo/GC32 Championship Oman 2017

Oman Air mène toujours, cependant l’écart s’est réduit et SAP Extreme Sailing prend la seconde place du général grâce à une deuxième place de la seule manche du jour, les danois pointent à 4 points du leader et ont 3 points d’avance sur Alinghi. Team Tilt est 4ème devant le Team ENGIE.

Les régates reprendront demain dès 12h heure locale.

Oman Air en tête du GC32 Championship

Le championnat de GC32 a débuté aujourd’hui à Oman, avec 11 équipages en lice.
Cinq d’entre eux étaient concurrents sur les circuit  Extreme Sailing Series  en 2016 (Alinghi, Oman, Air, Red Bull Sailing Team, Land Rover BAR et SAP Extreme Sailing Team), trois concourraient sur le GC32 Racing Tour (Team Tilt, Team ENGIE et Argo). SVB Team Germany et Youth Vikings Denmark sont deux équipages crées cette année et qui représenteront respectivement l’Allemagne et le Danemark lors de la Red Bull Youth America’s Cup, Le Team Tilt, présent depuis plusieurs saisons en D35 et depuis l’année dernière en GC32 représentera la Suisse lors de cet événement qui précédera la finale de la 35 ème America’s Cup., et Land Rover BAR fera de même pour le Royaume Uni.
Tawera Racing est une nouvelle équipe néo zélandaise qui devrait intégrer le circuit des Extreme Sailing Series, qui peine à faire le plein de concurrents cette année.
L’objectif de ce championnat est de réunir les plateaux des différents circuits de GC32 à travers le monde.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Les conditions étaient idéales dans le sultanat pour cette première journée.
Cinq manches ont été disputées, et c’est le bateau omanais qui s’est montré le plus régulier, avec deux victoires de manches, une seconde, une troisième et une septième place, l’équipage d’Oman Air pointe donc en tête devant SAP Extreme Sailing et Alinghi à égalité de points, Team Tilt est 4ème à un point du podium et quatre du leader, Team ENGIE est 5ème.

Tanguy Cariou, coach du Team Tilt : « Nous sommes contents d’avoir commencé ce championnat, et dans des bonnes conditions. Nous faisons certaines bonnes choses, mais devons en travailler d’autres. On n’est pas encore à l’optimum dans notre façon de naviguer et ne sommes pas assez réguliers, ce qui explique qu’on ne tient pas toujours le rythme des premiers. »

Sébastien Schneiter, barreur de Team Tilt : « C’était notre première compétition en configuration Youth, c’est un bon début. Mais nous savons que nous avons encore des places à gagner, et allons travailler sur nos points faibles ces prochains jours. »

Ernesto Bertarelli, barreur d’Alinghi  : « Avec cinq courses courues aujourd’hui, nous avons réalisé le programme complet de cette première journée du championnat annuel de la classe GC32 à Oman. Ces bateaux volants sont vraiment de belles machines. Je prends beaucoup de plaisir à la barre !
Je suis satisfait du résultat avec une alternance de places de 3èmes et de 4èmes.
La régularité paye souvent sur une régate qui dure plusieurs jours. Car contrairement à certaines épreuves où l’on retire à la fin la plus mauvaise manche de la compétition, ici, toutes les courses vont compter. Chaque place et donc chaque point est important.
Nous pointons ce soir en 3ème position du classement général provisoire, à égalité de points avec SAP Extreme Sailing Team (2ème) et trois points derrière Oman Air (1er). C’est serré dans le haut du classement car l’autre équipage Suisse, Team Tilt, n’est qu’à un point derrière nous !
Nous attendons demain des conditions assez similaires à celles d’aujourd’hui et j’ai hâte d’en découdre à nouveau avec cette belle flotte de dix autres GC32.»

Nils Frei, régleur des voiles d’avant sur Alinghi  : « Nous avons eu un vent assez typique de la région, entre 9 et 13 noeuds de nord ouest, qui nous a permis de foiler au portant sur chacune des courses.
Les parcours sont plus longs que ceux rencontrés sur le circuit Extreme Sailing Series, on a donc plus de temps pour développer le jeu tactique. Les manoeuvres à réaliser sont globalement les mêmes mais on en fait un peu moins puisque nous ne sommes pas contraints par une digue ou un mur de devoir en enchainer plusieurs pour évoluer dans une zone de course restreinte (limites naturelles imposées par le format ‘stade nautique’ et proche du public des Extreme Sailing Series). On a même le temps ici de descendre le gennaker (voile de portant) lors des bords de près afin d’avoir moins de prise au vent.
Même s’il y a peu de points d’écart ce soir, on remarque tout de même que les trois premiers sont engagés sur le circuit Extreme Sailing Series (ESS), alors que les deux suivants courent sur le GC32 Racing Tour. Le concept des ESS serait-il formateur ?
En tous cas, les débuts de course à onze bateaux sont serrés ! Nous n’avons pas trop pris de risque aujourd’hui sur les départs, mais peut-être qu’il le faudra pour se maintenir dans le haut du classement. »

L’America’s Cup en pleine mutation

Le Dead of Gift semble définitivement oublié, cinq des six équipes engagées sur la 35ème America’s Cup, ont en effet dévoilé un accord-cadre prévoyant le future de la Coupe de l’America, transformant le mythique événement en un classique championnat international.

Jimmy Spithill (Oracle Team USA), Sir Ben Ainslie (Land Rover BAR), Dean Barker (Softbank Team Japan), Torbjorn Tornqvist (Artemis Racing) et Franck Cammas (Team France) ont officialisé l’avenir de la compétition si l’un des cinq teams remporte la 35ème édition. Emirates Team New Zealand n’est pas signataire de l’accord et dénonce une remise en cause du Dead Of Gift.

© ACEA 2016 / Photo Ricardo Pinto

© ACEA 2016 / Photo Ricardo Pinto

L’accord porte sur les 36 et 37èmes éditions, la compétition aurait lieu tous les deux ans, soit en 2019 et 2021.

Les autres éléments du protocole sont les suivants :

– Le circuit préliminaire, America’s Cup World Series (ACWS), débutera au cours du 4ème trimestre 2017. L’ambition est que ce circuit comporte 12 événements internationaux au cours des deux prochaines années.

– La première année des ACWS sera disputée sur des AC45 Foiling, c’est-à-dire sur les catamarans ayant courus les LVACWS 2015 et 2016.

– Une transition s’opérera à compter de la deuxième année vers les catamarans de la Class America’s Cup, classe qui aura concouru en 2017 aux Bermudes.(avec toutefois une modification de la règle de manière à étendre entre 4 et 26 nœuds, la gamme de vent dans laquelle peuvent courir les bateaux). Après ce passage aux Class AC, les AC45 Foiling sortiront définitivement du circuit.

– Le dernier grand prix des ACWS se tiendra sur le lieu où se jouera la Coupe. Le classement de ce circuit déterminera les équipes sélectionnées pour concourir sur les America’s Cup Playoffs.

– Le lieu où se tiendra la 36ème Coupe de l’America sera choisi par le vainqueur de la 35ème

– Pour réduire les coûts, les équipes ne seront pas autorisées à construire, à tester ou à s’entraîner sur les bateaux du type AC45 Turbo comme cela est aujourd’hui permis.

– Les mêmes règles seront appliquées sur la 37èmeCoupe de l’America, à la seule différence que seuls les bateaux de la Class AC régateront sur l’ensemble des courses.
Franck Cammas, skipper et membre fondateur de Team France :

« Etre présents dès le départ de cette nouvelle aventure nous permet de construire demain dès aujourd’hui avec des règles clairement identifiées. Boucler le budget en temps et en heure, conserver les talents qui sont à nos côtés sont autant d’atouts essentiels dans notre quête de l’excellence et de la performance. Grâce à cette entente historique, nous allons pouvoir présenter à nos partenaires et à nos futurs soutiens un plan clair afin que leur engagement se constitue sur de bases précises. C’est rassurant pour tout le monde et ça permet de construire une stratégie sur le long terme. Je pense que c’est vraiment une réelle avancée pour la Coupe de l’America afin qu’elle reste ce qu’elle est, à savoir le summum dans la course à la voile. »

Bruno Luisetti, Président de Team France :

« Cet accord et notre inscription à la 36ème Coupe de l’America sont la concrétisation de l’ambition des fondateurs du projet Team France et de ses Filières d’Excellence, d’inscrire notre projet dans la durée. C’est la condition du succès qui permettra à la France de devenir de manière pérenne, une des grandes nations de la voile en équipage. »

Amiral Yves Lagane, Président du Yacht Club de France :

« Au-delà d’accompagner Team France dans sa conquête de l’America’s Cup, nous supportons l’équipe dans sa démarche exemplaire qui a beaucoup de sens pour nous, en France. Celle-ci repose sur la recherche d’un idéal d’Excellence dans un processus qui engage simultanément la science, la haute technologie, l’intuition, l’esprit d’entreprise, l’engagement sportif et le sens marin. Elle passe aussi par la solidarité d’un équipage aguerri aux techniques de la régate au plus haut niveau international et le transfert de ses compétences aux nouvelles générations. »

Russell Coutts, 5 fois vainqueurs de la Coupe et Directeur Général d’ACEA :


« C’est un moment historique et fantastique pour la Coupe de l’America ! Pour la première fois en 166 ans, les intérêts de la compétition prennent le pas sur les intérêts propres. »

Larry Ellison, fondateur d’ORACLE TEAM USA :


« Toute équipe qui souhaite participer à la coupe de l’America sait désormais combien cela va lui coûter, et sur quel type de bateau elle régatera. Elle sait aussi que ces règles ne changeront pas. Sur ces bases, tout challenger peut construire un vrai projet pour porter haut les couleurs de son pays. »

Les équipages sélectionnés pour la Red Bull Youth America’s Cup dévoilés (avec presque 2 mois de retard…)

Les douze équipes amenées à participer à la RBYAC 2017, à bord des AC45 F (AC45 à foils utilisés lors des Louis Vuitton America’s Cup World Series), ont (enfin) été dévoilés. Les séléctions ont été menées par les double médaillés olympiques et directeurs sportifs de l’événement Roman Hagara et Hans Peter Steinacher (qui naviguent sous les couleurs de Red Bull sur les Extreme Sailing Series), les deux marins ont évalué les vingt équipes ayant déposé un dossier de sélection et ont choisi six jeunes équipages pour participer à la compétition.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Ces équipages ont été évalués sur l’eau, en plus de la sélection sur dossiers, la plupart sur GC32.
Les régates qualificatives se feront en deux pools de huit bateaux maximum, qui se battront pour les quatre places en finale. Les entrainements en AC45F auront lieu aux Bermudes entre le 28 mai et le 3 juin pour le groupe A et entre le 4 et le 10 juin pour le groupe B, les phases qualificatives entre le 12 et le 16 juin. La finale se déroulera les 20 et 21 juin 2017.

Les six équipes affiliées à une équipe de l’America’s Cup et n’ayant pas subi le processus de sélection :

  • Team BDA, Bermudes (Oracle Team USA)
  • NZL Sailing Team, Nouvelle Zélande (Emirates Team New Zealand)
  • Artemis Racing Youth, Suède (Artemis racing)
  • Land Rover BAR Academy, Grande Bretagne (Land Rover BAR)
  • Team France Jeune, France (Groupama Team France)
  • Kaijin Team Japan, Japon (Softbank Team Japan)

Les équipes sélectionnées à l’issue des sélections pour la Red Bull Youth America’s Cup 2017 :

  • Team Tilt, Suisse
  • Candidate Sailing Team, Autriche
  • Youth Vikings Denmark, Danemark
  • Next Generation – Team Germany, Allemagne
  • Spanish Impulse Team, Espagne
  • Next Generation USA, USA

Nouvel imbroglio sur l’America’s Cup, et une partie des équipages de la RBYAC toujours dans l’expectative

Les équipes engagées sur la prochaine America’s Cup avaient, d’après le protocole, la possibilité de lancer leurs AC50 (les catamarans qui participeront à la 35ème America’s Cup) dès le 26 décembre.  Aucune équipe n’a mis à l’eau son catamaran, un blackout a en effet été décrété, celui-ci a une durée de 28 jours.

Ceci ferait, semble-t-il parti de l’accord entre ACEA (qui organise la Coupe et qui est dirigé par Russell Coutts, donc sous l’autorité d’Oracle Team USA) et Emirates Team New Zealand, suite à l’annulation par ACEA des Qualifiers à Auckland. L’équipe néo-zélandaise aurait obtenu en compensation de cette annulation, un gros chèque (25 millions de $) et cette période de blackout de 28 jours consécutifs.

Cet élément permet aux kiwis de poursuivre la construction de leur Class AC +, qui est comme celui des français, en partie obtenu par « cannibalisation » de leur AC45Test, tout en bloquant les navigations des équipes qui ont déjà un bateau en état de marche dans leur hangar.

Oracle Team USA, Artemis racing, Softbank Team Japan et Land Rover BAR, qui sont installés aux Bermudes et qui ont un AC50 prêt à la mise à l’eau sont les plus pénalisés. Ils perdent de précieux jours de navigation et de mise au point sur leurs catamarans.
Ils avaient d’après cet accord la possibilité de respecter ce blackout après le lancement, mais dans ce cas, ils étaient dans l’impossibilité de travailler et de développer leur bateau durant cette période, ce pourquoi ces quatre équipes respectent cette phase actuellement.

Les Class AC + (ou AC50) de ces quatre équipes devraient donc toucher l’eau le lundi 6 Février, ce qui  leur laissera 109 jours pour développer et tester leurs bateaux avant la première journée de régate prévue le vendredi 26 mai.

© ACEA 2016 / Photo Ricardo Pinto

© ACEA 2016 / Photo Ricardo Pinto

ETNZ profite donc de cette période pour finaliser la construction de son AC50, tout comme Groupama Team France, bénéficiaire indirect de cet accord « confidentiel ». Cependant l’équipe de Franck Cammas ne devrait être prête à s’entrainer aux Bermudes qu’en mars, alors que l’AC50 kiwi devrait naviguer courant février. Français et kiwis, une fois installés aux Bermudes, devront également tester et développer leurs bateaux sans éléments de comparaison extérieurs.

En l’état actuel, seuls Oracle Team USA, Land Rover BAR et Artemis racing seront en mesure de naviguer en interne avec leur AC45X et le Class AC, Softbank Team Japan aura bien sur place son AC45 Test et l’AC50, mais leur effectif de navigants ne leur permettra pas de régater avec les deux bateaux.

Mise à jour, les explications de Christian Karcher :

Une autre compétition est également prévue en marge de la 35 ème America’s Cup, la Red Bull Youth America’s Cup. Elle doit réunir de jeunes marins âgés de 19 à 25 ans et se disputera sur les AC45F (utilisés lors des Louis Vuitton America’s Cup World Series). Cette compétition est également organisée par ACEA.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Six équipages représentant les six pays en lice sur la 35ème America’s Cup sont automatiquement sélectionnés, ainsi qu’un équipage représentant les Bermudes. Les autres teams souhaitant participer à cette compétition ont été jaugées sur l’eau par Roman Hagara et Hans-Pieter Steinacher. La plupart des prétendants (argentin, thailandais, turques, autrichiens, danois, américains et suisses entre autres) se sont entrainés sur GC32. Les neufs sélectionnés pour participer à la compétition devaient être connus fin novembre 2016, mais n’ont jamais été dévoilés. Certains n’auront effectués que quelques navigations d’entrainement en GC32 avant le processus de sélection, d’autres notamment le Team Tilt ont beaucoup investi pour préparer leurs jeunes marins à la compétition, mais n’ont toujours pas de retour de l’organisation. Tilt a par exemple couru en 2016 sur deux circuits, le D35 Trophy et le GC32 Racing Tour, ils restent cependant dans l’expectative concernant leur sélection, alors que le processus de sélection est terminé depuis plus de deux mois.

America’s Cup, le point architectural de Jack Griffin

Voile-multicoques.org vous propose la newsletter de Jack Griffin en français.
Jack Griffin,ingénieur, passionné de voile et ayant collaboré avec le team Alinghi, propose sur son site CupExperience de nombreux contenus relatifs à la Coupe de l’America.

Class AC, LE point architectural

Vous savez probablement que les catamarans de classe AC,  qui courront l’America’s Cup en 2017, seront en grande partie monotype – la forme et la construction de l’aile, des coques, de la nacelle et des poutres de liaison sont définies par la règle de classe, et donc strictement identiques pour tous les teams. Ceci est également vrai pour les cockpits du barreur et des wincheurs, ainsi que l’emplacement de l’accastillage. Les seules libertés laissées aux architectes sont donc les carénages aérodynamiques, les formes des safrans et des foils, les structures internes de la partie arrière des ailes et les systèmes de contrôle des appendices (safrans et foils). Les équipes ont testé ces éléments  sur leurs « AC45X », catamarans de 45′ Test (plus larges que les AC45F – parfois appelés « turbo » ou « sport ».

Le design des foils

Dans les petits airs, les catamarans auront besoin de tips (partie plus ou moins horizontale du foil, qui donne la portance) plus longs qui permettront aux bateaux de déjauger. Dans des vents plus forts les équipes utiliseront des tips plus courts et générant moins de trainée. Les conditions météorologiques seront donc déterminantes pour le choix des foils, les équipes devront choisir un compromis entre une portance élevée et une réduction de la trainée.  Il y a eu de nombreuses  discussions au sujet des empannages et des foiling tacks (virements sur les foils, sans que le catamaran ne retouche l’eau), ces techniques nécessitent un peu plus de distance à couvrir, la trajectoire s’arrondissant.

Photo : Chris Cameron/ETNZ/ chriscameron.co.nz

Photo : Chris Cameron/ETNZ/ chriscameron.co.nz

Vous pouvez voir sur cette photo de l’AC45X  d’Emirates Team New Zealand, le long tip sur le foil babord à courbure inversée.  A tribord, le foil est baissé, ce qui permet de se rendre compte de la courbure inversée ; cet artifice permet de déporter l’effet du foil à l »extérieur » du bateau afin d’augmenter le moment de redressement.

Dans un article du New York Times , Scott Ferguson  du design team d’Oracle Team USA évoquait également la construction de foils à tips longs pour les conditions légères.  Comme les Kiwis, Oracle Team USA a testé ces foils, ici aussi pourvus d’une courbure inversée, comme le montre cette photo.

Capture vidéo d'Oracle Team USA

Capture vidéo d’Oracle Team USA

Safrans et stratégie de construction de bateaux

Groupama Team France par manque de budget a monté les safrans qui seront utilisés sur le Class AC sur son unique AC45X, ils sont placés sous les coques.

Land Rover BAR (sur son 3ème AC45X) et Emirates Team New Zealand ont choisi de tester une configuration permettant de se rapprocher un peu de la longueur du Class AC en plaçant  le haut du profil dans des casques, en arrière de la poupe des coques, espérant recréer un équilibre plus proche des futurs AC50.

Capture vidéo d'Emirates Team New Zealand

Capture vidéo d’Emirates Team New Zealand

Groupama Team France et ETNZ utiliseront la plupart de l’accastillage de leur bateau d’essai pour construire leur futur AC Class, dans un soucis d’économies.
Oracle Team USA, Artemis Racing, Softbank Team Japan, et Land Rover BAR ont déjà une base opérationnelle aux Bermudes et naviguent avec un (Softbank Team Japan et Land Rover BAR) ou deux bateaux  (Oracle et Artemis) d’essais et assembleront leur AC Class sur place. Ces équipes pourront donc naviguer en interne avec deux bateaux, contrairement aux français et aux kiwis qui auront dépouiller leurs AC45X pour équiper leur AC Class.

Modifications des règles – Foils de remplacement

Les équipes ne sont autorisées à construire que quatre foils au total pour leur AC Class. Les équipes sont donc susceptibles de construire une paire pour les vents légers et une paire pour les vents moyens à forts. La casse d’un appendice pouvant à elle seule anéantir les chances d’une équipe d’accéder à la suite de la compétition, les concurrents ont introduit un amendement au protocole en octobre. Celui-ci permet l’utilisation de foils de remplacement,  à choisir parmi foils de développement des AC45X (6 paires autorisées). L’équipe victime d’une casse pourrait donc rutiliser une paire de foils de développement, aucun joker n’est prévu en cas de casse d’un autre appendice.

N’hésitez pas à vous abonner à la newsletter hebdomadaire de Jack Griffin (en anglais), en cliquant sur ce lien : Newsletter CupExperience

 

 

Land Rover BAR remporte le dernier Act des LVACWS à Fukuoka et empoche les deux points de bonus

Ben Ainslie et son équipage se sont de nouveau montré impériaux pour le dernier Act des Louis Vuitton America’s Cup World Series à Fukuoka, au Japon, en remportant l’épreuve.
Nathan Outteridge et Artemis Racing ont également brillé puisqu’ils terminent 2nd à égalité de points avec l’équipage britannique, le defender Oracle Team USA termine 3ème à 5 points du vainqueur.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Au classement final de ces Series, le Land Rover Ben Ainslie Racing est également victorieux devant Oracle Team USA et Emirates Team New Zealand. Les anglais empochent les deux points de bonus pour les Qualifiers qui débuteront dans 6 mois, les américains débuteront quant à eux la compétition avec un point au compteur.
Ben Ainslie aura tenté, une fois les deux points de bonus assuré, d’empêcher les américains de prendre la 2ème place, les anglais parvenaient à infliger une pénalité au départ à Oracle qui passait la première marque en 6ème position, mais les américains parvenaient malgré cette pénalité à terminer devant les néo zélandais, s’assurant la 2nde place au général. Les kiwis terminent 3èmes.

On notera la belle performance de Groupama Team France sur cette ultime manche, avec une victoire, malgré tout cette 1ère place n’efface pas cet Act japonais maussade pour les français qui enchaineront trois dernières places, une cinquième et une quatrième, ils terminent donc derniers de cet Act et du classement général.

Le retour à la compétition se fera dans six mois aux Bermudes avec les Louis Vuitton Qualifiers, qui se disputeront sur les AC50. Ces catamarans à foils et à ailes rigides sont en grande partie monotype. Les équipes ont cependant pu développer la formes des appendices, leur système de contrôle, la partie avant des flotteurs et le mécanisme de contrôle de l’aile.

Les AC45F sont donc oubliés et ne seront utilisés que pour la Red Bull Youth America’s Cup, compétition réservée à de jeunes compétiteurs âgés de 19 à 23 ans.

Franck Cammas, skipper de Groupama Team France :

« Nous avons été capables de très belles actions et de bien moins bonnes avec notamment des pertes de places malgré un positionnement bon sur certains bords et quelques départs ratés. C’est très décevant même si nous sommes conscients de notre potentiel. Pour preuve la dernière régate que nous gagnons en l’ayant maitrisée de bout en bout sans fausse note. Les LVACWS ne ressemblent en rien à la Coupe de l’America. La prochaine étape, ce sera du match-race sur des bateaux conçus par chacune des équipes. Le travail de nos ingénieurs est très important pour la suite tout comme toutes les mises au point et les entrainements que nous faisons actuellement sur notre Class AC Test et que nous poursuivrons sur le Class AC. »

Bertrand Pacé, le coach de Groupama Team France :

« L’équipe a alterné du très bon et du très mauvais. Nous ne sommes pas parvenus à garder une constance dans la manière de naviguer. Le résultat final est frustrant par rapport aux situations dans lesquelles nous étions sur certaines manches.  Dans le dur, on a eu du mal à être bien coordonnés. Il y a eu des bêtises de manœuvres et parfois des réglages pas toujours parfaits. Sans nous chercher d’excuses, il faut cependant noter que par rapport aux équipages concurrents, nous avons effectué tout au long de la saison des changements d’équipiers à bord de Groupama Team France ; c’est un choix de notre part afin de parfaire l’expérience de chacun et que tout le monde navigue en situation de régates. Nous sommes un groupe et nous performerons en tant que tel. Il ne faut pas oublier les points positifs. En 40 courses, il y a eu beaucoup de progrès. Nous maitrisons le vol beaucoup mieux qu’avant comme aujourd’hui sur la dernière manche où nous étions les seul à voler au portant, notre VMG au près est nettement meilleure et d’une manière générale, l’équipage mène l’AC45 Series avec plus d’aisance et de facilité. »

 

Classement Général LVACWS Fukuoka

  1. Land Rover BAR – Ben Ainslie avec 75 points
  2. Artemis Racing – Nathan Outteridge avec 75 points
  3. Oracle Team USA – Tom Slingsby avec 70 points
  4. Emirates Team New-Zealand – Glenn Ashby avec 65 points
  5. SoftBank Team Japan – Dean Barker avec 61 points
  6. Groupama Team France – Franck Cammas avec 59 points

 

Classement Général Louis Vuitton America’s Cup World Series

  1. Land Rover BAR – 512 points
  2. Oracle Team USA – 493 points
  3. Emirates Team New-Zealand – 485 points
  4. Artemis Racing – 466 points
  5. SoftBank Team Japan – 460 points
  6. Groupama Team France – 419 points

GC32, 1ère journée à Sotogrande et à Madère pour le GC32 Racing Tour et les Extreme Sailing Series

Les équipages des deux circuits GC32 ont repris la compétition aujourd’hui, à Madère pour les Extreme Sailing Series et à Sotogrande pour le GC32 Racing Tour.

  • Les conditions étaient très légères à Madère aujourd’hui, le comité de course n’a pu lancer qu’une seule manche dans quelques noeuds de vent. Roman Hagara et son équipage de Red Bull Sailing Team prenait le meilleur départ et parvenait à maintenir son avantage ; Alinghi mené par Arnaud Psarofaghis prenait la 2ème place devant l’équipage danois de SAP Extreme Sailing Team et Oman Air, le leader du classement général.

 

  • En Andalousie, à Sotogrande, les conditions étaient nettement plus favorables au spectacle aujourd’hui, avec des catamarans en vol sur leurs foils dans 14 à 20 noeuds de vent.  L’équipage de Norauto powered by Groupama Team France mené par Adam Minoprio survolait les débats en remportant les cinq manches courues.

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    Le team Engie et les jeunes régatiers suisses du Team Tilt se partagent la 2nde place à égalité de points, ils ont déjà 13 points d’écart avec le leader à l’issue de cette première journée.
    Le GC32 aux couleurs du Yacht Club de Monaco, barré par Pierre Casiraghi est 4ème, également à égalité avec Realteam. Armin Strom Sailing, le 3ème équipage suisse est 6ème devant les japonais de Mamma Aiuto, qui ont chaviré hier lors de la journée d’entrainement, et qui n’ont pu participer qu’à la première manche du jour avant de devoir renoncer pour les suivantes.
    A noter plusieurs changements au sein des équipages pour cette épreuve, Sébastien Schneiter prend désormais la barre de Team Tilt (Arnaud Psarofaghis prêté par Alinghi, engagé sur les ESS barrait Team Tilt sur les premiers événements de la saison), il est associé à Lucien Cujean, son équiper en 49er, les deux marins revenant des JO à Rio. Quelques changements également au sein du Team Engie avec l’arrivée d’un nouveau coach Bertrand Dumortier et d’un nouvel équipier, Benjamin Amiot, qui naviguait précédemment sur Spindrift racing.
    La seconde journée, demain, devrait se courir dans des vents nettement plus faibles.

Triomphe suédois aux Louis VuittonAmerica’s Cup World Series de Toulon

Les Louis Vuitton America’s Cup World Series de Toulon se sont terminés hier, toujours sous un soleil de plomb et dans les petits airs.

Cette étape française des séries aura été un succès populaire avec une foule nombreuse à terre et en mer, seul le vent aura fait défaut dans le programme rigide d’ACEA.
Si l’on peut louer l’effort de l’organisation de rendre ces régates accessibles et visibles au grand public, ;il est toutefois dommage que la zone de course ne puisse être déplacée ne serait-ce que de quelques centaines de mètres afin de bénéficier d’un vent plus fort, comme cela était le cas à Toulon. Mais ceci reviendrait également à priver les VIP et les spectateurs de la tribune payante du spectacle des arrivées.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Cette dernière journée, le Super Sunday, où les points des trois manches comptent double ; aura été de nouveau à l’avantage du team suédois Artemis racing, qui bénéficiait du retour de son barreur, Nathan Outteridge après sa campagne olympique et sa médaille d’argent.

L’équipage aux couleurs de la Suède remportait la première manche devant Softbank Team Japan et Land Rover BAR, qui faisait son retour aux avant-postes après un samedi très decevant pour le team de Ben Ainslie. Groupama Team France faisait un très mauvais départ, tout comme Emirates Team New Zealand, qui parvenait à coiffer les français qui terminaient bon dernier de la manche.

La seconde était plus à l’avantage du team mené par Franck Cammas, qui effectuaient un bon départ aux côtés des anglais, Ben Ainslie prenait l’avantage et la seconde place était disputée entre suédois, qui faisaient un beau retour après une pénalité sur la ligne de départ, et français, qui parvenaient à maintenir Artemis racing derrière eux. Land Rover BAR gagnait donc cette manche devant Groupama Team France, Artemis racing, Softbank Team Japan, Oracle Team USA et Emirates Team New Zealand.

Groupama Team France était donc sur la troisième place du podium provisoire avant la sixième et dernière manche de ce LVACWS de Toulon, avec un point d’avance sur les japonais.
Franck Cammas effectuait un superbe départ lancé, alors qu’Oracle Team USA et Artemis écopaient d’une pénalité pour avoir franchi la ligne prématurément.
Ils maintenaient leur leadership durant une bonne partie de la manche, mais voyaient finalement Softbank les passer, puis Emirates Team New Zealand sur le dernier portant, Franck Cammas échouait à conserver l’engagement à la dernière bouée et terminait 3ème de cette manche.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Au classement général, les japonais passaient donc les français sur cette dernière manche, Groupama Team France échouait donc au pied du podium derrière Artemis racing, vainqueur, Land Rover BAR, 2nd et Softbank Team Japan, 3ème.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

La déception était perceptible pour les français, qui terminaient donc 4ème à domicile, mais les grosses contre-performances sont pour le defender Oracle Team USA, dernier, l’absence de James Spithill n’expliquant probablement pas entièrement cette dernière place et pour Emirates Team New Zealand, qui avait pourtant retrouvé son barreur et récent champion olympique de 49er, Peter Burling.

Franck Cammas, skipper de Groupama Team France :
« Ça été un très bel événement populaire à Toulon. Sportivement, on savait que l’on pouvait bien jouer dans ces conditions-là, et la place de second n’est pas passée loin avec une dernière manche un peu frustrante. C’est toujours difficile de contrôler les adversaires dans ce vent aléatoire. L’ambiance à bord est bonne et nous continuons à nous rapprocher des meilleurs. Nous travaillons pour la suite, car notre objectif reste la Coupe de l’America l’année prochaine. »

Une dernière étape des LVACWS aura lieu au Japon à Fukuoka en novembre.

Classement LVACWS Toulon après 6 manches
Artemis Racing : 76 points
Softbank Team Japan : 71 pts
Land Rover BAR : 70 pts
Groupama Team France : 68 pts
Emirates Team New Zealand : 63 pts
Oracle Team USA : 57 pts

Classement général provisoire des ACWS après Toulon :
1. Land Rover BAR (GBR) 437 points
2. Oracle Team USA (USA) 423 pts
3. Emirates Team New Zealand (NZL) 420 pts
4. SoftBank Team Japan (JPN) 399 pts
5. Artemis Racing (SUE) 391 pts
6. Groupama Team France (FRA) 360 pts

Louis Vuitton America’s Cup World Series Toulon, Artemis domine, Groupama Team France 2nd

Magnifique journée au large des plages du Mourillon hier, malgré un vent faible. Le public s’était déplacé en masse pour assister à ces régates, les estimations officielles  faisant état de 80000 personnes à terre et 30000 sur l’eau. Un véritable succès populaire, mais aussi sportif avec des manches disputées.

 

Le comité de course lançaient les équipages à 14h30 pour la première manche, Artemis racing et Emirates Team New Zealand prenaient rapidement la tête de la course, alors que Franck Cammas et ses hommes écopaient d’une pénalité pour départ anticipé, Tom Slingsby, la doublure de James Spithill sur le catamaran du defender Oracle Team USA était quant à lui en retrait. Malgré ce désavantage au départ, les français réussissaient à revenir dans le match tout comme Oracle. Artemis s’imposait devant ETNZ, Oracle et Groupama Team France.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Sur la 2nde manche, Groupama Team France écopait de nouveau d’une pénalité pour un départ anticipé. Artemis et Emirates s’envolaient en tête, les français parvenaient de nouveau un magnifique retour et arrachaient une 3ème place avec quelques secondes d’avance sur Softbank Team Japan.

Pour la troisième et dernière manche du jour, Land Rover BAR, mené par Ben Ainslie, sauve sa journée avec une victoire et après avoir enchainé deux dernières places sur les manches précédentes. Cette victoire aura été disputée avec Groupama Team France, qui ne parvenait pas à prendre l’avantage sur les anglais. Artemis racing se classait 3ème.

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Baptiste Morel/Voile-Multicoques.org

Au provisoire, Artemis racing pointe donc en tête, avant ce Super Sunday, où les points comptent double. Groupama Team France est 2nd à 4 points des suédois, et avec 1 point d’avance sur les kiwis.

Le premier départ du jour est prévu à 14h30 aujourd’hui, avec un vent inférieur à 10 noeuds.

A suivre les comptes officiels de l’America’s Cup et sur Voile-Multicoques.