Trophée Jules Verne : IDEC SPORT à mi-parcours en moins de 20 jours

IDEC SPORT a passé la mi-parcours ce soir en moins de 20 jours , Francis Joyon et ses hommes ont déjà parcouru plus de 13300  milles sur le fond à 28,7 noeuds de moyenne (11160 milles sur l’orthodromie à plus de 24 noeuds de moyenne).

Ils décrochent un nouveau temps de référence Ouessant- Tasmanie, en 18 jours, 18 heures et 31 minutes.

Les six hommes de l’équipage du maxi trimaran naviguent désormais au sud de la Nouvelle Zélande avec une avance de 1077 milles sur le record de Banque Populaire V, avec une nouvelle journée à plus de 800 milles.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Les conditions de mer restent musclées avec 5m de houle et une mer déferlante, le skipper a du calmer les ardeurs de ses barreurs, qui poussaient le trimaran géant dans ses retranchements.

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :  « Nous tentons de battre des records de vitesse, mais nous nous triturons les méninges depuis 48 heures pour essayer de ralentir le bateau tout en le préservant. J’ai du limiter la vitesse maximale à 40 nœuds » parce que les garçons exagèraient tellement qu’on était à la limite de l’autodestruction du bateau. J’ai dû calmer un petit peu le jeu. Nous bénéficions aujourd’hui d’un très bon angle au vent qui souffle toujours à une trentaine de nœuds, avec une mer qui pousse dorénavant sur l’arrière du bateau. Les embruns déferlent moins sur le barreur, et la conduite du bateau devient plus confortable que lors des deux derniers jours .»

Francis Joyon et le routeur à terre, Marcel Van Triest, essayent désormais de trouver la meilleure route sur le Pacifique pour rejoindre le Horn. En dehors d’un anticyclone à la mi-océan l’équipage ne devraient pas connaitre de grosses difficultés météorologiques.

 

Trophée Jules Verne : plus de 1000 milles d’avance pour IDEC SPORT

Francis Joyon et ses cinq équipiers poursuivent leur trajectoire au sud de l’Australie, en conservant de belles moyennes malgré un vent de travers moins favorable qu’il y a quelques jours.
L’équipage a incurvé sa route il y a 48 heures, les emmenant à 54° sud, ce qui leur permet de gagner des milles sur le record avec ce soir 1002 milles d’avance sur le record de Banque Populaire V.
IDEC SPORT a accroché hier un nouveau record (non homologué par le WSSRC) avec un temps de 17 jours, 6 heures, 59 minutes au Leeuwin soit 16 heures 58 minutes de mieux que le temps intermédiaire de référence datant de décembre 2011, détenu jusqu’ici par Banque Populaire V.

Dans les heures à venir, Francis Joyon et ses hommes accrocheront de nouveau un record intermédiaire (homologué WSSRC), après avoir passé la longitude de la Tasmanie, ils décrocheront alors le record de l’Indien avec un temps, et la meilleure performance sur le parcours depuis Ouessant.

Crédit : IDEC SPORT

Crédit : IDEC SPORT

 

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :  « Nous sommes en avance sur nos plus folles espérances Nous avons tiré le meilleur parti des conditions proposées. Le bateau, son excellent passage à la mer et son bon plan de voilure, associé à un équipage qui ne lâche rien, ont fait le reste. La route est encore longue et nous arrivons à un point de ce Trophée Jules Verne où hommes et matériel commencent à souffrir.  Passé le petit épisode un peu pénible de la nuit dernière, nous retrouvons un angle de descente au vent favorable, qui nous permet de gagner imperceptiblement vers le sud. Nous devrions glisser jusqu’à 54 degrés de latitude sud pour passer sous la Nouvelle Zélande. Marcel van Triest, notre conseiller météo à terre, est vigilant sur la position des glaces et il nous a rassuré sur ce point. »

La suite s’annonce favorable pour l’équipage du maxi trimaran, les prévisions sur le Pacifique avec un enchainement de dépressions, ce qui avait manqué l’année dernière.

Trophée Jules Verne, IEC SPORT file toujours à plus de 36 noeuds de moyenne

Francis Joyon, Bernard Stamm, Sébastien Audigane, Alex Pella, Clément Surtel et  Gwénolé Gahinet poursuivent leur route par 51° sud à très haute vitesse. IDEC SPORT file en effet à plus de 36 noeuds de moyenne depuis 48 heures avec des pointes à près de 45 noeuds, ce qui n’est pas sans danger, comme l’explique le skipper : « Il faut être sans arrêt sur les réglages et à la barre qui peut décrocher à tout moment, comme cela s’est passé –  une fois avec moi, une fois avec Alex -, dans des vitesses de l’ordre de 44-45 nœuds. C’est très sportif tout ça ! »

Les six marins du bord ne chôment donc pas afin de rester à l’avant de la dépression, pour gagner au plus vite vers l’est en évitant des conditions de mer difficiles s’ils étaient rattrapés par le phénomène météo.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « On essaye d’être proche des 40 nœuds. On est très motivés puisqu’il s’agit de ne pas se laisser rattraper par la dépression qui nous suit. Plus en arrière, on serait confronté à des conditions de vent et de mer plus difficiles qui nous rendraient beaucoup moins rapides. Il faut faire une moyenne de 36 nœuds pour rester devant et c’est vrai que 36 nœuds, ça y va… »

Bernard Stamm : « Le front froid dépressionnaire nous suit comme notre ombre. Et s’il nous venait de freiner, de traîner sur une manœuvre, il nous rattraperait. On changerait radicalement de décor. Raison de plus pour appuyer sur le champignon ».

Ce rythme effréné leur permet donc de naviguer dans des conditions relativement maniables pour leur trimaran, et de combler petit à petit leur retard sur leur adversaire virtuel, et détenteur du Trophée Jules Verne, le retard ce soir étant de 229 milles.

Francis Joyon : « Pour moi la marge globale sur le record reste excellente si on arrive à rester devant le front. Pour nous, c’est un peu maintenant que le Trophée Jules Verne se joue. Si on arrive à se maintenir devant, on garde une chance importante de le battre »

Ils devraient passer dans le sud des Kerguelen demain, ils naviguent dans des eaux froides, à quelques degrés, ils ont du éviter dans la nuit un iceberg détecté au radar.

 

Trophée Jules Verne : l’équipage d’IDEC SPORT réduit son retard

IDEC SPORT a passé la longitude du Cap de Bonne Espérance la nuit dernière à 4h47 après 12 jours et 19 heures, avec un peu moins de 22h de retard sur le temps du record de Banque Populaire V.
L’équipage mené par Francis Joyon a profité de conditions favorables,  à l’avant d’un système dépressionnaire, pour afficher un belle distance sur 24h avec  879 milles parcourus à 36,6 nœuds de moyenne, soit la 2ème performance mondiale, et la meilleure sur un Trophée Jules Verne.

Francis Joyon, le skipper espère combler le retard actuel de 340 milles au passage du Cap Leeuwin.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

 

L’interview du skipper d’IDEC SPORT, Francis Joyon :

Des vitesses moyennes de 36 nœuds, un cap Bonne Espérance paré en moins de 13 jours, les performances d’IDEC SPORT doivent vous satisfaire ? 
Francis Joyon : « C’est vrai que nous allons vite. Avec les 879 milles parcourus sur les dernières 24 heures, on réalise la meilleure performance enregistrée sur toute l’histoire du Trophée Jules Verne. 12 jours et une poignée d’heures, notre temps de passage à Bonne Espérance est très correct. Ce n’était pourtant pas gagné au départ, mais nous avons su surmonter les obstacles qui nous ont freinés sur la route pour nous positionner à l’avant d’un front dépressionnaire à l’entrée des mers du Sud. Depuis, nous tenons des moyennes très élevées en toute sécurité. Nous sommes vraiment très contents de performances du bateau dans ces conditions. On vient d’ailleurs de refaire une petite pointe de 40 nœuds ! »

Vous  rentrez dans le dur du Grand Sud, les glaces ne sont-elles pas aujourd’hui votre principal obstacle pour suivre la route idéale ?
F.J. : «  À ce stade du parcours, on est obligé d’être en veille permanente et continue vis-à-vis des icebergs : au niveau du radar, comme sur le pont et à la barre. À terre, Marcel van Triest, notre routeur, suit également de très près la position des glaces. Il nous fait éviter les zones de concentration importante. Mais contrairement à notre tentative de l’année dernière, la route optimale passe, selon les routages, un coup au nord, un coup au sud des îles Kerguelen ; mais en aucun cas, elle nous fait plonger aussi sud que lors de notre précédente tentative de l’année dernière. On va bien sûr continuer de descendre, mais sans doute pas plus bas que les 52° Sud. »

Ces trois derniers jours, vous avez déjà comblé une grande par de votre retard sur le tableau de marche du record. L’Indien va-t-il vous offrir les conditions pour prendre de l’avance sur le chronomètre ?
F.J. : « Actuellement, il fait gris, on voit à 500 mètres, la visibilité diminue, la température extérieure est de 7°. Il y a toujours de la brume, et c’est normal dans cette partie du monde. Mais surtout nous bénéficions de conditions idéales pour tenir des hautes vitesses dans un angle de vent très favorable. La mer n’est pas encore trop formée. Hier, nous avons réussi à aller plus vite que le système de vagues qu’on a pu dépasser. Tout l’enjeu consiste à rester à l’avant du front dépressionnaire qui nous pousse. Plus en arrière, cela complique les choses dans des vent plus irréguliers et sur une mer plus croisée.  Si tout se passe bien, on peut espérer rattraper ce retard sous l’Australie, au niveau du cap Leeuwin. Actuellement, nous avons encore 30 nœuds, nous nous apprêtons à renvoyer un ris dans la grand voile pour bien suivre les évolutions du vent et maintenir le rythme le plus élevé possible. »

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT à plus de 36 noeuds de moyenne

L’équipage d’IDEC SPORT, mené par Francis Joyon approche de la longitude du cap de Bonne Espérance ; et e à très haute vitesse.
Les six marins du bord profitent d’une mer plate et d’un vent soutenu pour allonger la foulée, ce soir, le score se porte à plus de 865 milles en 24 heures, la 2ème performance mondiale sur 24h.
Les conditions idéales pour la vitesse devraient se prolonger, et Francis Joyon et ses hommes pourraient approcher ou dépasser le record de Banque Populaire V avec 908 milles.

Le retard sur le temps du record de BP V s’amenuise également avec 457 milles sur l’adversaire virtuel.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Alex Pella :
« Nous ne comparons pas encore nos performances à la barre, mais si on vous le demande, dites que c’est moi le plus rapide. Ce bateau offre un passage dans la mer absolument fabuleux, et cela participe grandement à nous permettre de garder longtemps des vitesses élevées. On se fait vraiment plaisir à la barre, d’autant que la température extérieure, avec ce vent de secteur nord-ouest, demeure douce et très supportable. Nous sommes heureux de cette entrée tonitruante dans le grand sud.»

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :
« On file à 40 nœuds et plus par moments, c’est très dynamique à bord. Ça se passe bien parce qu’on a une bonne visibilité. On a 33 nœuds de vent, on a pris un ris dans la nuit et on est passé sous J2. Le bateau marche vraiment bien, il aime bien cette allure. On est bien sûr sur les écoutes, mais la mer n’est pas encore formée, on navigue en sécurité et à plat.

On a ciblé de passer Bonne Espérance par 45° Sud, parce que plus Sud que ça, il y a beaucoup de glaçons, d’icebergs. On essaye de jouer un compromis entre les glaces et la route la plus Sud. On va être forcé de traverser des zones de glaces, c’est certain. Mais on va les traverser plutôt de jour pour avoir de la visibilité.

On est sur l’avant d’une dépression et plus longtemps on restera en avant, plus longtemps on ira vite. Si tout se passe bien, cela durera 6 jours, jusqu’à l’Australie. Du coup, on aurait moins d’une journée de retard à Bonne Espérance et on rattraperait encore du retard à Leeuwin. Mais c’est encore lointain pour vendre la peau de l’ours. » .

IDEC SPORT accélère de nouveau vers Bonne Espérance

Francis Joyon et son équipage poursuivent leur route dans l’Atlantique sud, ils se sont élancés sur ce Trophée Jules Verne il y a 10 jours.
Ils ont connu une traversée du Pot au Noir difficile, et on du franchir une dorsale anticyclonique qui les a de nouveau ralenti hier.
La traversée de cette zone s’achève et l’équipage va toucher dans les prochaines heures des vents de secteur Nord-Ouest à Ouest qui vont les propulser à haute vitesse vers le Cap de Bonne Espérance . Ce soir le retard sur le temps de référence est de 740 milles,  Francis Joyon, Bernard Stamm, Clément Surtel, Alex Pella, Sébastien Audigane et Gwénolé Gahinet guidés par Marcel Van Triest savent qu’ils auront du retard sur le record au passage du premier cap de ce tour du monde, mais espèrent se refaire sur la suite du parcours.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT à la vacation du jour :  « On a eu beaucoup de manœuvres cette nuit. Là, cela commence à se stabiliser. On passe actuellement une zone de cisaillements un peu dure à traverser. On a fait des empannages, des virements, des changements de voiles toute la nuit. Depuis ce matin, on est au près, ça tape dur parce qu’on a la houle de face, mais on avance bien, on arrive à rejoindre les mers du Sud assez rapidement .
On est au péage du Grand Sud. Le retard sur le chrono était quelque chose de prévu. On savait qu’on payerait à ce moment là. On sait qu’on établira un moins bon temps que Loïck à Bonne Espérance, tout comme l’année dernière. Mais lors de notre précédente tentative, on a pu refaire la moitié de ce retard au cap Leeuwin. »

Clément Surtel :  « Hier, on a fait une belle opération réparation-entretien. On a bien vérifié tout le bateau et toutes les petites bidouilles qu’il pouvait y avoir à droite et à gauche. Il est vraiment à 100% de son potentiel. On sait que dès qu’on pourra débrider un peu, que la bateau sera à plus de 30 nœuds, on trouvera beaucoup de plaisir à la barre. On commence d’ailleurs à ressortir les collants, les polaires, les bonnets et on s’apprête progressivement à mettre plusieurs couches plus épaisses, plus étanches. Cette nuit, j’ai remis les bottes, et je ne suis plus le seul. À l’intérieur du bateau, l’humidité est déjà de retour. On commence à avoir de la condensation au niveau du puits de dérive. Ça y est, c’est parti ! »

Trophée Jules Verne J6 : IDEC SPORT ralenti dans le Pot au Noir

Francis Joyon et son équipage réduit sont entrés dans la zone de convergence intertropicale (également appelé Pot au Noir) la nuit dernière. Depuis ils progressent à petite vitesse, au fil des grains, leur avance de 200 milles sur le temps de Banque Populaire V avant le Pot au Noir s’est réduite à une 60aine de milles ce soir.  L’Equateur devrait être franchi dans les heures qui viennent, dans les temps  du détenteur du Trophée Jules Verne.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon : « On est entré dans le Pot-au-Noir en début de nuit. On a bataillé avec des premiers grains, des premiers calmes, un orage un peu brutal avec une pluie intense. On est dans des conditions plus régulières avec un vent faible d’une direction inconnue pour nous. C’est du nord-ouest, donc une direction contraire à l’alizé.

On essaye de gagner vers le sud pour retrouver des vents plus normaux. L’Équateur en ligne de mire est un gros morceau qui déterminera notre temps. Cela dépend de ce Pot-au-Noir qui est toujours un peu capricieux. On attend le meilleur comme le pire. On ne sait pas trop.

Les conditions sont un peu molles, pas très rapides. Par contre elles ne sont pas casse-bateau comme la dernière fois. On échange avec Marcel, tout ce que l’on peut dire, c’est que l’on ne sait rien. On peut mettre 24 heures pour aller à l’Équateur, qui est tout près, comme on peut mettre quelques heures.

Les alizés sont en place, ils ont plutôt tendance à remonter doucement vers nous. Ça, c’est positif. La seule inconnue est qu’il y a une zone de transition entre les alizés de nord-est et ceux de sud-est et il faut qu’on arrive à la franchir.

C’est toujours mieux d’être positionné plus à l’est parce qu’après on a un meilleur angle avec les alizés, du coup on peut allonger la foulée. Ça c’est plutôt bien. Après on n’a pas eu vraiment le choix, parce que les fichiers indiquaient que la situation était plus dégradée dans l’ouest, donc on est passé là où c’était le moins pire. »

 

 

Trophée Jules Verne J3, IDEC SPORT dans les temps du record

Francis Joyon et son équipage ont paré les Canaries il y a quelques heures, après un peu plus de deux jours de mer. IDEC SPORT est dans les temps du record de Banque Populaire V, avec un retard qui s’amoindrit (39 milles ce soir) au fur à et mesure de la progression du trimaran vers le sud.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

L’équipage devrait profiter du flux d’une vingtaine de noeuds jusqu’au Pot au Noir, avant d’atteindre la zone de convergence, il faudra poursuivre le bord vers l’ouest avant un empannage qui orientera les étraves du trimaran plein sud.

Francis Joyon : « Ça a glissé pas mal, on est content de notre progression. On a retrouvé une mer un peu plus régulière où le bateau passait mieux. Le vent est encore un peu nord pour être appelé de l’Alizé, mais cela devrait tenir jusqu’au Pot au Noir. On a prévu d’empanner dans une quinzaine d’heures et on fera route directement sur l’Equateur. Là on est sur des bords intermédiaires entre gennaker et J1 car le vent est beaucoup plus fort que prévu. On va renvoyer le gennaker pour voir si on a un petit progrès. »

 

 

Trophée Jules Verne d’IDEC SPORT J1

Francis Joyon et son équipage ont quitté les pontons de Brest à 6h30 ce matin et ont rejoint la ligne au large d’Ouessant. Ils ont pris le départ de cette nouvelle tentative de Trophée Jules Verne à 09h 19mn 00sec.

Pour battre le record de Banque Populaire V, il leur faudra être de retour avant le lundi 30 janvier 2017 à 23h 00mn et 53sec, le temps à battre étant de 45j 13h 42mn 53sec.

Après quelques heures dans des vents faiblards, IDEC SPORT a ensuite trouvé on rythme de croisière à environ 30 noeuds, le Cap Finisterre devrait être parer dans les heures à venir. Pour l’instant l’équipage a un retard de 50 milles sur le record.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Les mots des marins avant le départ

Francis Joyon : « Ce matin, les prévisions sont un petit peu meilleures que celles d’hier soir. On a des chances de rejoindre le vent de Nord favorable avec moins de risques de calmes. La situation est plus confortable. En termes de visibilité météo, on voit clair jusqu’au large de l’Uruguay environ, jusqu’à 6000 milles d’ici. On est têtu, l’objectif reste le même : être de retour en moins de 45 jours. On n’est pas des mathématiciens, il est toujours difficile de parler en pourcentages pour ce genre d’aventure. Mais on a une chance, c’est déjà beaucoup, et on est là pour la saisir ! »

Alex Pella : «  Pour cette dernière nuit à terre, j’ai dormi sur le bateau, j’ai de l’avance sur mes petits camarades, je suis déjà amariné ! Je ne suis pas le seul, mais on a tous vraiment envie de partir, d’autant qu’apparemment la fenêtre est belle. L’attente a été un peu longue. On a gagné en sérénité par rapport à la dernière fois. La première tentative, avec une sortie de 15 jours en mer, nous a fait vraiment du bien, entre nous comme vis-à-vis du bateau. C’était un très bon entraînement, et il est temps maintenant de partir pour de vrai. »

Gwénolé Gahinet : « On a eu quelques heures devant nous avant de quitter le port, ce départ était prévu et cela nous permet d’être plus serein. On va être rapide jusqu’à l’équateur, le début s’annonce très satisfaisant. En Atlantique Sud, c’est un petit moins sur des roulettes, mais les temps restent corrects jusqu’au cap Bonne Espérance et je me dis qu’on peut avoir de bonnes surprises. On a fait une bonne répétition la dernière fois, je ne me sens pas du tout stressé, bien prêt, au taquet ! »

Clément Surtel : «  La saison avance et les périodes de stand-by sont toujours un peu longues. Je suis vraiment content d’y retourner. Sur ce tour du monde, on a une bonne vision sur l’équateur, la vision sur Bonne Espérance se mettra, elle, plus en route dans les deux-trois prochains jours. Humainement, cela reste une aventure, on ne part pas en croisière, on part faire un tour du monde avec toutes ses difficultés. Mais je crois que l’engagement de chacun est réel, nous avons tous la bonne motivation pour aller chercher ce record. Sur le plan technique, on reste confiant. Maintenant, croisons les doigts pour que la météo nous laisse passer, c’est elle qui jugera. »

Sébastien Audigane : « Je suis dans l’état d’esprit d’un départ de Jules Verne. Je pars pour 43-44 jours, ce n’est pas anodin. Ce qui reste un peu particulier, c’est que cela fait seulement une semaine que je le sais. Il a fallu que je me prépare à 150 à l’heure, j’ai d’autant plus hâte d’y aller »

Bernard Stamm : « La situation est meilleure que la dernière fois pour partir. On a eu le temps de bien se préparer, de finir les trucs propres. On est plus serein pour cette deuxième. La dernière fois, je m’étais habillé au cas où ça partait, il y avait beaucoup d’incertitudes jusqu’à la décision. La situation météo s’annonce vraiment pas mal pour l’hémisphère nord, même si on a plus de doutes pour l’hémisphère sud. Mais il reste le temps pour que ça bouge et que cela se mette en place, on verra. C’est bien de partir de jour, c’est moins scabreux pour mettre les watts dès le début. Là, les indicateurs sont favorables pour l’équateur ; et à un moment donné, il faut y aller ! »

Départ demain pour une nouvelle tentative de Trophée Jules Verne our l’équipage d’IDEC SPORT

Francis Joyon et ses cinq hommes d’équipage, Bernard Stamm, Alex Pella, Clément Surtel, Gwénolé Gahinet et Sébastien Audigane, (qui remplace Boris Herrmann) se préparent ce soir à larguer les amarres du trimaran IDEC SPORT.
L’équipage est attendu tôt demain matin sur la ligne de départ de cette nouvelle tentative de Trophée Jules Verne (tour du monde en équipage). La ligne au large d’Ouessant devrait être coupée entre 7 et 8h.
Les premières heures s’annoncent musclées avec une grosse houle, Marcel Van Triest, leur routeur espère un passage de l’équateur en 5 à 5 jours et demi.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Quelle est la situation météo pour ce nouveau départ ?
Francis Joyon : « La situation n’est pas des plus faciles, mais elle est mieux que celle qui nous a vus partir la première fois cette année. On se prépare à partir plus ou moins tôt pour aller chercher le vent de Nord à l’approche de la pointe bretonne. Après une fois, qu’on l’aura attrapé, cela déroulera jusqu’à l’équateur. Le vent s’annonce mieux établi en Atlantique Nord que lors de notre dernière tentative qui a tourné court. Le vent au sud du Cap Vert paraît bien soutenu et le Pot au Noir semble beaucoup plus clair. »

Qu’est ce qui a changé depuis votre précédente tentative ?
F.J. : « Le bateau a bénéficié d’une petite remise en état classique. On a refait un avitaillement. La principale nouveauté depuis la dernière fois reste le changement d’équipier, avec la venue de Sébastien Audigane pour remplacer Boris Herrmann. C’est un local de l’étape, puisqu’il est Brestois. Il a déjà fait plusieurs tours du monde, il connaît bien ces grands bateaux, notamment IDEC SPORT à bord duquel il a déjà navigué.  Il n’arrive pas en terre inconnue. »

Comment appréhendez-vous ce deuxième départ en moins d’un mois ?
F.J : « On commence à être habitué, même si on ne va pas dire que cela devient la routine, il faut quand même s’arracher à la terre pour aller faire un tour du monde. Le fait d’avoir fait un faux départ, nous a permis d’avoir un entraînement à ce genre de situation. Concrètement, on espère être à l’équateur en 5 jours et demi. L’Atlantique sud reste encore un peu flou, tout n’est pas très bien établi. On peut espérer le meilleur comme le pire, mais au bout d’un moment, il faut y aller ! »