Trophée Jules Verne : IDEC SPORT attendu jeudi matin à Brest

IDEC SPORT navigue dans les alizés, avec un cap plein nord en direction des Açores, avec de nouveau de hautes vitesses, de l’ordre de 25 noeuds. La nuit dernière a été compliquée pour l’équipage mené par Francis Joyon, avec une mer, qui les avait contraint à ralentir la cadence.

L’exercice va désormais consister, sous la houlette du routeur à terre Marcel Van Triest,à glisser en bordure sud de la dépression qui circule sur l’Atlantique afin de se placer au mieux dans un vent soutenu, avec une mer maniable. Cette dépression accompagnera les six marins du bord jusqu’à Ouessant, où ils sont attendus jeudi dans la matinée. Le Trophée Jules Verne changerait alors de mains, avec un nouveau temps de référence ‘environ 41 jours.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Sébastien Audigane : « On ne va pas faire les fous ! Ce qu’on veut, c’est arriver… On est face du Cap Vert, on est sur la bonne route pour la fin. On est au reaching à 80 degrés du vent. D’ici une quinzaine d’heures, ça va adonner au portant sur une route assez directe dans la brise avec du vent de sud, sud-ouest. D’ici l’arrivée, il frauda savoir mettre le frein. Parfois, ce n’est pas évident, les multicoques restent des bateaux qui accélèrent vite. On redoublera d’attention. Mais cela ne va  pas être dantesque, on a connu pire…Cette dernière semaine nous a paru interminable, sans doute à cause des vitesses faibles. Nous n’avons plus l’habitude de naviguer à des vitesses normales. »

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Cette nuit, on a dû ralentir parce qu’on butait dans une mer contraire assez forte, une mer un peu casse-bateau. On a dû réduire la vitesse d’une dizaine de nœuds, pour passer de 30 à 20 nœuds. Là, ça repart… Il y a un compromis à trouver au niveau du placement du bateau dans la dépression. Notre objectif sera de nous positionner dans pas mal de vent, mais pas trop de houle. »

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Trophée Jules Verne : l’équateur retour en 35 jours, 04 heures, 09 minutes pour IDEC SPORT

Francis Joyon, Sébastien Audigane, Clément Surtel, Gwénolé Gahinet, Alex Pella et Bernard Stamm ont de nouveau coupé l’équateur aujourd’hui à 13h28, en seulement en 35 jours, 04 heures, 09 minutes. Ils signent donc la meilleure performance de tous les temps sur le tronçon Ouessant – Equateur améliorant le chrono de 2 jours, 22 heures et 36 minutes sur le précédent record détenu depuis 2012 par Loïck Peyron et l’équipage du maxi trimaran Banque Populaire V.

Ils s’adjugent également le record WSSRC sur la distance Équateur aller – Équateur retour  en 29 jours, 9 heures et 10 minutes (sous réserve de validation),  améliorant de 3 jours, 2 heures et 42 minutes le record établi en 2011 par Banque Populaire V.

Le passage du Pot au Noir est complexe pour l’équipage qui s’est vu contraint de se décaler à l’ouest afin d’éviter une énorme masse anticyclonique. Depuis le trimaran a retrouvé des vitesses à 2 chiffres et progresse désormais à plus de 15 noeuds sur une route nord.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :  «Toute notre attention est focalisée sur la traversée de cette étrange Zone de Convergence Intertropicale qui nous oblige à naviguer loin à l’ouest de la route habituelle, dans le nord du Brésil. Nous contournons à petite vitesse un énorme magma anticyclonique, qui n’a pas la virulence du pot au noir, mais qui nous ralentit dans une franche pétole. La mer est très calme, le ciel est gris et il fait très chaud. Nous espérons toucher un peu de vent en fin d’après midi, pour reprendre notre marche vers la Bretagne, au près dans un premier temps, puis aux allures de plus en plus débridées pour terminer, nous l’espérons, à toute allure après les Açores… »

Trophée Jules Verne, l’équateur dans 24h pour IDEC SPORT, Ouessant dans 8 jours ?

Le franchissement de l’équateur est prévu dans un peu moins de 24 heures pour l’équipage d’IDEC SPORT. Francis Joyon et ses hommes possèdent toujours 3 jours et demi d’avance sur le temps de référence de Banque Populaire V. Ils accrocheront de nouveau deux records intermédiaires grâce à leur incroyable performance, le partiel Ouessant-équateur retour et  le meilleur temps equateur aller-equateur retour, homologué WSSRC.

Il restera ensuite à s’extirper du Pot au Noir, les prévisions météorologiques américaines et européennes diffèrent diamétralement sur la zone de convergence intertropicale. Le skipper et son équipage choisiront leur route demain matin, en accord avec Marcel Van Triest, leur routeur à terre. Ils espèrent, si les conditions s’avéraient relativement favorables, accrocher un flux de sud ouest aux Açores, qui les amèneraient vers la pointe bretonne en une huitaine de jours d’après les derniers routages.

A l’heure actuelle, l’équipage profite de conditions favorables en attendant les nouveaux calmes qui les attendent.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « On a des conditions vraiment sympas pour avancer vite et confortablement. Tout à l’heure, le vent s’est renforcé de 2-3 nœuds et le bateau prenait tout de suite 37-38 nœuds de vitesse. Les conditions sont idéales pour avancer vite et confortablement.
On a un peu plus de vent que prévu, on prend donc une légère avance sur les prévisions. Cela va durer jusqu’au Pot au Noir qui semble un peu plus compliqué, il va déterminer la suite de l’Atlantique Nord.
Les fichiers Américains disent que ça passe assez bien alors que les fichiers Européens sont beaucoup  plus pessimistes et nous envoient sur une route en direction de la Guyane pour remonter après, au près, pour éviter une zone sans vent très étendue sur la route directe. On attend demain matin pour décider si on essaye de traverser cette zone sans vent ou si on fait un grand détour par l’Ouest qui sera très couteux et nous obligera après à être très au près dans le vent de Nord-est. Après il y aura un bon flux de Sud très au Sud des Açores qu’on aimerait bien attraper, si on ne prend pas trop de retard sur le Pot au Noir. C’est le challenge actuel. »

 

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT dans les alizés, avec une situation favorable sur l’Atlantique nord pour la fin de parcours

IDEC SPORT en a fini avec la zone de transition qui l’a ralenti au large du Brésil, le trimaran a finalement atteint des alizés. L’équipage avait profité de cette zone de calmes pour effectuer quelques travaux de stratification sur l’étrave suite à des soucis avec l’enrouleur de geannaker. Le trimaran progresse de nouveau à 25 noeuds avec un cap plein nord, il reste environ 1500 milles à parcourir jusqu’à l’équateur, qui pourrait être atteint dans 3 jours,  et moins de 5000 jusqu’à la ligne d’arrivée au large d’Ouessant.
La situation météo s’annonce favorable dans l’Atlantique Nord, avec des systèmes bien établis, sans zone de calmes sur la route du maxi trimaran.

Francis Joyon et ses hommes possèdent ce soir environ 3 jours 1/2 d’avance sur le record de Banque Populaire V, soit environ 1700 milles.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Sébastien Audigane  : « Vers l’équateur, tranquille à 25-30 nœuds sur une mer plate. À bord, les quarts se succèdent et chacun profite d’un sommeil réparateur et des bienfaits du soleil. On en profite pour se laver, se raser et redevenir des humains à peu près normaux. Du moins, nous l’espérons…
Dans quatre jours, nous franchirons l’équateur et l’enchainement pour l’hémisphère nord nous semble très bon. Pour l’instant, nous naviguons patiemment, tranquilles, sans tirer sur notre fière monture. » 

 

Clément Surtel :  « On a touché du vent et on navigue à des vitesses plutôt sympas de 26-27 nœuds, sans faire souffrir le bateau. Il n’y a pas trop de mer. Le bateau ne tape pas, les réglages sont constants. C’est plutôt bien paisible, c’est très agréable et ça nous change de ce que nous avons vécu ces dernières semaines. On laisse même le pilote barrer de temps en temps, ce qui fonctionne bien sous J1-grand voile haute avec quelques petits réglages réguliers pour encaisser les petites variantes de vent qu’on a. Tout le monde se réveille fatigué et enchaîne de bonnes heures de sommeil : c’est là qu’on se rend compte qu’on était complètement crevés. On n’est pas à l’abri d’un OFNI ou de commettre une erreur. Maintenant et plus que jamais, il faut continuer à naviguer propre, à bien manœuvrer, à ne pas prendre de risques avec le bateau, et à bien gérer le petit système dépressionnaire qu’on aura à la fin ».

 

 

Trophée Jules Verne, IDEC SPORT dans les calmes

Francis Joyon et ses cinq équipiers ont drastiquement changé d’ambiance en 24h, après une dernière tempête australe, ils naviguent désormais dans des petits airs. La vitesse d’IDEC SPORT a donc logiquement fondue, le trimaran ne progressant qu’à 7 noeuds ce soir avec de nouveau un peu d’est dans sa route.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

L’objectif est désormais de négocier au mieux ces zones de calmes et de rejoindre au plus vite les alizés, qui permettront de rejoindre l’équateur d’ici cinq à six jours. Ce soir l’avance reste supérieure à 2000 milles sur le temps de référence de Banque Populaire V.

Reste à négocier quelques bulles anticycloniques avant de sentir le vent adonner au sud- est. Les alizés permettront à IDEC SPORT de renouer avec les très hautes vitesses qu’il va, ces prochaines heures, abandonner au profit d’un rythme de course beaucoup plus lent, marqué par de nombreuses manœuvres0, changement de voiles et d’amures pour demeurer, toujours et encore dans le tempo des éléments…

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Il va falloir tricoter pour gagner dans le nord, en s’adaptant aux conditions de vent faible que nous allons rencontrer dès aujourd’hui. »

Clément Surtel : « On a souffert pour le bateau qui enfournait beaucoup. Une navigation casse bateau peu propice à la vitesse, rendant difficile la recherche du sommeil,  et que nous sommes heureux de voir s’arrêter. Notre avance agit comme un aiguillon qui nous pousse à la vigilance et à toujours rechercher la performance. Il faut terminer cette belle aventure le mieux possible. Nos regards sont désormais braqués sur l’équateur et au-delà, sur le retour à la maison… »

 

Trophée Jules Verne, conditions musclées sur la route de l’équateur pour IDEC SPORT

L’équipage d’IDEC SPORT navigue depuis hier en bordure d’une dépression, dans un flux soutenu. La trajectoire du trimaran a obliqué vers l’est ce matin afin d’éviter le centre du phénomène météo, qui génère des vents de 45 noeuds. Ils ont donc retrouvé des conditions plus maniables et un flux moins soutenu.

Sébastien Audigane : « À donf’ dans la brise ! (…) Nous avons empanné pour nous éloigner du centre de la dépression et du vent trop fort… La mer est creuse, 5 à 6 mètres par moment, le vent souffle à 45 nœuds en rafale, mais on navigue « safe » vers des vents moins forts. L’équipage se porte bien et se remet tranquillement des dernières semaines du Grand Sud. Quelques albatros planent encore dans notre sillage. Dans quelques jours nous serons sortis de leur territoire ».

Ils devraient dans les heures à venir reprendre une route nord, afin de négocier l’anticyclone de Sainte Hélène, dans des vents mollissants.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Frrancis Joyon et ses hommes, vont désormais tenter, sous la houlette de Marcel Van Triest, leur routeur à terre, d’éviter les zones de calmes à venir et le vent fort potentiel sur la dernière partie du parcours, afin de gérer leur avance, qui se porte ce soir à 2100 milles (4 jours et demi d’avance).

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT« On n’avait encore jamais fait ça, du portant sous deux ris-J2, les plus petites voiles. Mais on a été obligés de réduire énormément, la mer déferlait beaucoup, le bateau partait à 45° sur les vagues et il plantait en retombant. C’était très chaotique, et cela commence seulement à s’arranger un peu. Mais d’ici une dizaine d’heures, on devrait pouvoir sortir de l’influence de cette dépression qui a levé cette mer dans tous les sens. L’objectif pour nous va être désormais d’attaquer les alizés assez loin dans l’est de façon à avoir un bon angle pour remonter vers l’équateur ».

 

Trophée Jules Verne : le Hron en 26 jours, 15 heures et 45 minutes pour l’équipage d’IDEC SPORT

Francis Joyon, Clément Surtel, Sébastien Audigane, Bernard Stamm, Gwénolé Gahinet et Alex Pella sont franchi la nuit dernière, à 1 heure 4 minutes, le Cap Horn après seulement 26 jours, 15 heures, 45 minutes, leur avance était au passage du cap de 4 jours 06 heures et 35 minutes d’avance sur le temps de référence de Banque Populaire V en 2012 (30 jours, 22 heures et 19 minutes).

lls empochaient dans le même temps le   record intermédiaire de la traversée de l’océan Pacifique entre la pointe sud-est de la Tasmanie et le Cap Horn en 07 jours 21 heures et 14 minutes (le record était jusqu’ici détenu par Bruno Peyron en 2005 en 8 jours, 18 heures et 8 minutes).

IDEC-SPORT a parcouru jusqu’au Horn 18332 milles de distance sur le fond à très haute vitesse, 28,7 nœuds de moyenne.
La vitesse est moindre depuis quelques heures, du fait de la négociation d’une zone de transition au large des Malouines.

Francis Joyon, skipper du trimaran IDEC SPORT : « Il y a eu un moment d’euphorie particulièrement sympa !   Nous comptons sur la légèreté du bateau pour ne pas trop ralentir lors de la traversée des zones de transition peu ventées qui nous attendent.

En ce moment, on est dans l’Ouest des Falkland, avec du vent de travers assez fort de 30 nœuds. Le bateau va à 35 nœuds sur la route.  Arrivé au nord des Malouines, on va avoir une zone de transition et après on attrapera un vent de Sud-ouest qui permettra de remonter vers le Nord, pendant une journée et demi. Après, cela se compliquera à nouveau avec une nouvelle zone de transition beaucoup plus complexe. Les records ne sont jamais gagnés, surtout quand on voit un atlantique un peu complexe comme on a là.

On est hyper content du travail qui a été fait et de ce temps au cap Horn mais on reste ultra vigilent, ultra tendu. Cette nuit on a du s’arrêter pratiquement deux heures parce qu’on a eu un problème de cadène de gennaker. On ne pouvait plus rouler le gennaker. Cela a été une bagarre pour réparer. Rien n’est simple, rien n’est gagné avec un grand bateau comme ça, ultra exigent, ultra rapide. »

Trophée Jules Verne : IDEC SPORT au Horn cette nuit avec plus de 4 jours d’avance

Francis Joyon, Clément Surtel, Alex Pella, Sébastien Audigane, Gwénolé Gahinet et Bernard Stamm passeront le Cap Horn, le derniers des trois grands caps jalonnant ce tour du monde, cette nuit.
Ils auront alors, plus de quatre jours d’avance sur le temps du détenteur du Trophée Jules Verne, Banque Populaire V, ils décocheront donc le meilleur partiel sur le tronçon Ouessant-Cap Horn et également le record WSSRC de la traversée du Pacifique.
Francis Joyon et ses hommes auront donc un matelas confortable pour aborder la remontée de l’Atlantique.

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

 

 

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Nous sommes heureux de disposer d’un matelas conséquent d’avance au Horn. Un nouveau défi se présente à nous. Les fichiers météos ne sont pas encore très clairs quant à la nature de la sauce à laquelle nous allons être mangés, mais nous savons qu’une dure partie nous attend. »

Trophée Jules Verne : 3 jours et demi d’avance à 1300 milles du Horn

L’équipage de Francis Joyon a débuté ses premiers empannages qui les mèneront vers le Horn, distant de 1300 milles. Ils vont devoir enchainer ces manoeuvres afin de parer le dernier cap de leur tour du monde, une nouvelle zone de glaces se présente sur la route du trimaran, l’équipage passera donc au sud de cette zone située par 86° W et 57° S.
Ils naviguent désormais au portant dans un flux un peu plus soutenu qu’hier à des vitesses d’une trentaine de noeuds, ils devraient conserver ces conditions pendant 48h. Il possèdent actuellement plus de 1500 milles d’avance sur le record de Banque Populaire V, soit 3 jours et demi.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT : « Là, il y’a un peu de visibilité, ce qui est hyper appréciable quand on navigue dans ces endroits là. Le jour se lève, le bateau file à 30 nœuds sur un bord de portant. On ne va pas tarder à empanner. On est  sur un bord de glisse, avec le gennaker, la grand voile haute. On met même un petit bout de trinquette pour appuyer de temps en temps. On est réglé comme si on était en régate en baie de Quiberon, c’est pareil. On va faire notre possible pour  contourner cette zone de vents faibles (à proximité du Cap Horn) par le nord. On sait que cela ne va pas être simple jusqu’au détroit de Lemaire et qu’il y aura forcément un moment difficile avec des calmes et peut-être même un peu de vent debout. On va se confronter des petits phénomènes qui ne sont pas prévisibles. On espère encore creuser de l’avance. L’Atlantique reste un océan avec beaucoup d’incertitudes, il faut accumuler des milles d’avance pour augmenter nos chances pour la ligne d’arrivée »

Alex Pella :  « C’est une manœuvre qui dure un bon quart d’heure. C’est un grand bateau, on n’est pas nombreux, les efforts sont donc importants. Cela nécessite un peu de synchronisation entre nous. On essaye le plus possible de  « gyber » en nous calant avec le rythme des changements de quart pour être jusqu’à cinq sur le pont ».

 

Trophée Jules Verne, 1200 milles d’avance, le Horn dans 3 à 4 jours

Francis Joyon, Alex Pella, Sébastien Audigane, Gwénolé Gahinet, Clément Surtel et Bernard Stamm sont sur une route très sud, à 59°, de façon à passer sous un anticyclone, en conservant une vitesse correcte. Ils évoluent ce soir à 25  noeuds, avec une configuration de voilure maximale (grand gennaker et GV haute) et avec une avance conséquente sur le record de l’ordre de 1200 milles .
Ils naviguent dans une zone de glaces, le routeur à terre Marcel Van Triest, tente de guider l’équipage dans cette zone dangereuse, ce qui n’a pas empêché les hommes de quart la nuit dernière de détecter un iceberg au radar, à seulement 6 milles du trimaran.
Cette veille est indispensable, afin de détecter les icebergs de taille « modérés » qui ne sont pas forcément visibles sur les images satellites ; ceci étant encore plus nécessaire dans le brouillard qui sévit sur la zone avec une visibilité réduite de l’ordre de 100 à 200m.

Le Horn se profile dans 3 à 4 jours, cependant la route ne sera pas de tout repos, puisque l’équipage devrait multiplier les empannages pour se recadrer, l’atterrissage sur le cap mythique s’annonce pour l’instant incertain, certains routages les faisant longer la côte pour arriver par l nord. Les prévisions s’affineront dans les jours prochains pour le passage du dernier grand cap de ce tour du monde.

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Photo Jean-Marie Liot / DPPI / IDEC

Francis Joyon, skipper d’IDEC SPORT :  « On est très content. Là, sous l’anticyclone, on tient encore une vitesse de 25 nœuds, ce qui est vraiment satisfaisant compte-tenu des conditions de petit temps que nous avons. Les gars sont au maximum sur les réglages. Dans la nuit, on a eu un écho nous indiquant un iceberg par 6 milles dans le travers. On a pu continuer sans devoir l’éviter.  Le terrain n’est pas miné jusqu’ au cap Horn. Il y a en fait un polygone de glace au nord de la mer de Ross. On est en train de s’éloigner de cette partie assez envahie par les icebergs. On va vers le mieux à ce niveau là, même si on doit rester hyper vigilant, les yeux en permanence sur le radar et sur l’horizon pour le barreur. S‘il veut  (le vent) bien alors se renforcer, nous pourrons tenir les mêmes vitesses, mais nous serons obligés de tricoter en tirant des bords. On va pouvoir revoir nos gammes en matière d’empannages. D’après certains routages, on pourrait avoir à en faire jusqu’à 50 avant d’approcher le Horn. Cela va nous réchauffer ».