Luna Rossa en finale de la Louis Vuitton Cup face à ETNZ

L’équipage de Luna Rossa, mené par le barreur Chris Draper et le skipper Max Sirena, va rejoindre celui d’Emirates Team New Zealand en finale de la Louis Vuitton Cup. La première des deux équipes à empocher 7 points rencontrera le defender Oracle Team USA pour l’America’s Cup.

L’équipe italienne aura facilement disposé de son adversaire suédois en demi-finale avec un score de 4-0.

Artemis Racing manquait cruellement d’entrainement sur cet AC72, et restait marqué par la tragique disparition d’Andrew Simpson lors du chavirage de leur premier catamaran. Le skipper Nathan Outteridge n’aura pas démérité en prenant des départs agressifs lors de ces quatre matchs et en remportant trois départs.

La meilleure performance des suédois a été réalisée avant hier, malgré un départ perdu, l’équipage d’Artemis racing ne concédait qu’1 minute 18 secondes sur la ligne d’arrivée.

Hier les italiens ont remporté leur dernier match assez facilement, Artemis écopant de trois pénalités, une lors de la phase de pré-départ pour refus de priorité avec un contact entre les deux AC72, puis deux pour sorties de la zone de course. Le delta était de 2 minutes 11 secondes à la fin de la régate.

Les réactions des skippers :

Chris Draper : « Nous avons tellement appris depuis le début de l’événement, ce fut vraiment instructif . Le moral de l’équipe était bas, nous avons vécu des moments difficiles (après les round robins). Nous sommes parvenus à optimiser notre vitesse au près ainsi que nos manœuvres. Cette ultime manche fut à haut risque, nous étions tous nerveux. Je pense que nous avons vraiment progressé en régatant contre Artemis. Et cela sera évidemment très bénéfique pour la suite ».

Iain Percy : « Je suis vraiment fier de notre équipe, nous avons traversé une terrible épreuve.  Mes pensées sont en ce moment avec tous mes co-équipiers ainsi qu’avec la famille de ‘Bart’. Il aurait été si fier de nous aussi. Au moment où il nous a quittés, aucun de nous n’aurait été capable de prédire tout ce que nous avons accompli ces dernières semaines. Nous avons apprécié chaque seconde à bord ».

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Emirates Team New Zealand et Luna Rossa se retrouveront sur le plan d’eau de San Francisco samedi et dimanche pour les deux premiers matchs, puis le mercredi 21 et le 24 pour les deux suivants. Rappelons que les néo-zélandais ont très facilement remporté leurs matchs face aux italiens. Ceux-ci disposent le la même plate forme que le bateau n°1 des kiwis, qui naviguent quant à eux avec la version 2, optimisée. Ils ont par ailleurs effectués quelques améliorations sur ce catamaran à la fin du round robin.

Sauf surprise de dernière minute, les kiwis devraient donc s’imposer lors de cette finale et affronter Oracle Team USA lors de la 34ème America’s Cup.

 

 

Luna Rossa mène 2 manches à 0 face à Artemis racing

Les Italiens de Luna Rossa Challenge se sont imposés face aux Suédois d’Artemis Racing hier et avant hier lors des deux premières manches des demi-finales de la Louis Cuitton Cup, la régate de sélection des challengers de l’America’s Cup.

La première confrontation avait mal débuté pour l’équipe transalpine qui s’alignait avec sa première aile et qui connaissait des problèmes sur celle-ci quelques minutes avant le pré-départ avec un décollement du film de l’aile rigide, cependant le numéro 1 du bord réussissait à fixer de l’adhésif ce qui solutionnait l’avarie.

Les suédois maitrisaient la phase de départ et gardait le contrôle sur le premier bord de dégagement, ce leadership était de courte durée puisque, dès le premier empannage, les italiens reprenaient la tête grâce à une meilleure maitrise de leurs manoeuvres. Luna Rossa creusait ensuite son avantage particulièrement sur les bords de portant, avec un catamaran affichant un meilleur cap et une meilleur vitesse.

Le manque d’entrainement de l’équipage suédois est donc flagrant face à leur adversaire, qui terminait à deux minutes de l’AC 72 argenté.

Les deux équipes se sont retrouvées sur le plan d’eau hier, avec le même résultat. La régate était lancé dans les conditions les plus clémentes depuis le début de la Louis Vuitton Cup avec 11 noeuds de vent.

Nathan Outteridge s’imposait de nouveau face à Max Sirena sur le départ, mais se faisait rejoindre après quelques longueurs seulement. Ce match était marqué par un beau planté de l’AC72 italien lors d’un empannage, sans conséquence fort heureusement.

Les italiens s’imposaient de nouveau avec un peu plus de deux minutes d’avance, Luna Rossa est donc en bonne voie concernant sa qualification pour la finale de la LV Cup, si ils réitèrent leurs performances, ils pourraient obtenir les deux points manquants  leur qualification demain et samedi.

L’analyse de Christian Karcher sur les challengers et le defender

Début des demis finales de la Louis Vuitton Cup demain

Le coup d’envoi des demi-finales de la Louis Vuitton Cup aura lieu demain, entre les Suédois d’Artemis Racing et les Italiens de Luna Rossa Challenge. Le premier des deux syndicats à obtenir 4 points accédera à la finale face à Emirates Team New Zealand.

Les suédois ont mené une course contre la montre afin d’être présent à cette échéance, ils n’auront navigué que 8 jours sur leur AC72 avent ce premier face à face.

Après une session d’entrainement face au defender Oracle Team USA, le team Artemis s’est mesuré à ETNZ sur une série de phases de départ hier.

Les italiens partent favoris du fait de leur degré de préparation, mais les suédois semblent déjà maitriser leur nouveau bateau avec des gybes « foilés »

Iain Percy (GBR) skipper d’Artemis Racing :
A propos de leur contre-la-montre pour être prêts : « Ces dernières semaines comptent parmi les meilleures de ma carrière de marin. Nous avons tellement appris en si peu de temps. Mais nous sommes loin d’être prêts pour autant… Nos adversaires ont mis leur bateau à l’eau il y a neuf mois. Le nôtre n’y est que depuis neuf jours ! Si nous avions aussi neuf mois devant nous, bien sûr que nous progresserions. Mais nous ne nous cherchons pas d’excuses. Ce qui est arrivé est de notre faute et les faits sont ce qu’ils sont. Notre AC72 est prêt depuis neuf jours et la compétition reprendra ses droits mardi ».

Max Sirena (ITA) skipper de Luna Rossa Challenge :
A propos des préparatifs en vue de la première régate de mardi : « Nous allons tester de nouveaux réglages notamment au niveau des safrans. Puis, après quelques entraînements, nous déciderons de la meilleure configuration pour les demi-finales. Chris (Draper) choisira la combinaison qui lui convient le mieux. Nous serons prêts. Nous allons consacrer les deux prochains jours à optimiser nos manœuvres et nous avons hâte d’en découdre mardi ».

Dean Barker et ses hommes avaient décidé par participer directement à la finale de la Vuitton Cup plutôt que de choisir un adversaire pour les demis, ce qui leur a permis de réaliser un chantier sur  Aotearoa, leur AC72 afin d’optimiser certains éléments.

 

Artemis Racing vole, Luna Rossa et Emirates Team New Zeland engrangent des points

Le challenger of record Artemis Racing enchaine les navigations sur son second AC72 depuis quelques jours, et contrairement à leur premier catamaran celui-ci « vole » comme les autres challengers pour la 34ème America’s Cup. Il semble que le vol soit relativement stabilisé, l’équipe suédoise va poursuivre ses entrainements  jusqu’au 6 août. Ils entreront alors dans la compétition, directement en demi-finale de la Louis Vuitton Cup. Ils peuvent accéder à ce stade de la compétition du fait du faible nombre de concurrents, trois (Luna Rossa et Emirates Team New Zealand).

Nathan Outteridge, barreur du défi suédois :
« Les modifications apportées (entre le premier catamaran et le second) font qu’ils sont très différents, comme le jour et la nuit . Tous les équipiers confirment qu’il est beaucoup plus confortable. A la barre, dès que les coques se soulèvent, je suis même capable de prédire ce qu’il va se passer. C’est un bateau fantastique à barrer ».

© Sander van der Borch / Artemis Racing

Chris Draper, le barreur de Luna Rossa et son équipage ont de nouveau bouclé un parcours en solitaire avant hier, gagnant un point de plus dans ces rounds robins de la Louis Vuitton Cup. Ils ont atteint près de 40 noeuds dans environ 20 noeuds de vent.

Emirates Team New Zealand a effectué le même exercice hier, le challenger néo zélandais est désormais certain de gagner les rounds robins et a donc le choix entre accéder directement à la finale de la Vuitton Cup (contre le vainqueur des demis finales : Artemis Racing ou Luna Rossa) ou choisir son adversaire pour la demi-finale. En toute logique ils devraient choisir d’accéder directement en finale ce qui leur permettrait de poursuivre les améliorations sur le catamaran, sans grosse prise de risque. En effet Dean Barker et ses hommes ont largement dominé Luna Rossa sur tous les duels et Artemis Racing, même si leur nouveau catamaran se révélait performant manque cruellement d’entrainement et naviguera sur un bateau non fiabilisé.

Hier, les néo zéds avaient choisi de faire tourner leur équipage, et c’est l’australien Glenn Ashby, habituellement au réglage de l’aile qui a pris la barre de l’AC72 all black.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Ce soir, ils affronteront de nouveau Luna Rossa.

Le defender Oracle Team USA poursuit sa préparation, la plupart du temps avec ses deux AC72, ils ont cependant prévu quelques entrainements avec les suédois.

ETNZ inflige de nouveau une sévère défaite à Luna Rossa, 1ère navigation pour Artemis Racing

Emirates Team New Zealand a de nouveau sévèrement battu Luna Rossa hier, reléguant le challenger italien à plus de 7 minutes à l »arrivée. Les néos-zélandais n’ont jamais été inquiété au cours de leurs matchs même lorsqu’ils ont perdu leur voile d’avant, les obligeant à naviguer sous aile seule.

Les Kiwis en remportant les Rounds Robins obtiennent le choix  entre accéder directement à la finale de la Louis Vuitton Cup Final ou de sélectionner leur adversaire en demi-finales.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Dean Barker, skipper d’ETNZ : « Aujourd’hui, nous n’avons pas commis d’erreur globalement, mais nous savons que nous sommes capables de mieux. Nous donnons le meilleur de nous-mêmes lors de chaque sortie. Il ne s’agit pas de prendre les commandes puis de simplement les garder. Notre objectif se situe bien au-delà de nos performances actuelles. Beaucoup de points peuvent être encore optimisés au niveau du bateau et de la gestion de notre équipe. Nous avons pris un bon départ tandis que le leur était plutôt tardif. Nous nous sommes retrouvés derrière eux après l’empannage. Lorsque vous êtes dans cette position, c’est positif et il faut s’assurer d’avoir de la marge. Peu importe le retard, ce qu’il faut c’est absolument les repousser. Nous aurions probablement pu être plus agressifs sur la ligne, mais nous voulions seulement les mettre en difficulté ».

A noter un soucis technique sur l’AC72 italien avant le début de la régate, le safran bâbord a heurté le fond lors de la mise à l’eau et a du être démonté puis réparé avant que l’équipe ne quitte le ponton.

Artemis Racing a effectué sa première sortie aujourd’hui, l’équipage sous couleurs suédoises a enfin pu naviguer sur ce second AC72 sur lequel ils seront amené à courir les demi-finales de la Louis Vuitton Cup. Les première images disponibles aujourd’hui ne montrent pas encore de capacités de « vol » comme sur les autres catamarans, ceci sera à confirmer ou infirmer dans les jours à venir. L’équipa n’a pas fait part de sa décision quant à la participation à la régate l’opposant à Luna Rossa demain.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

 

Emirates Team New Zealand corrige Luna Rossa

Nouvelle démonstration de l’équipage de Dean Barker sur ce deuxième duel face à Luna Rossa hier à San Francisco

Emirates Team New Zealand part sous le vent du catamaran italien mais mieux lancé, permettant aux néo-zélandais de passer la première bouée avec quelques secondes d’avance, sur le second bord, ils creusent un peu plus.

Sur le troisième bord, coupe de théâtre,  le mousqueton de la drisse de voile d’avant des kiwis casse, l’équipage tente d’affaler la voile pendant 3 minutes  avant d’abandonner celle-ci, leur bateau d’assistance se chargeant de la récupérer.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Malgré la perte de cette vole, Luna Rossa n’arrive pas à refaire son retard, et malgré un manque de stabilité du au déséquilibre consécutif à l’absence de voile d’avant, les kiwis augmentent le delta à chaque passage de marque. Emirates Team New Zeland termine la régate avec 2 minutes et 19 secondes d’avance. La cellule arrière du bateau italien a de nouveau fait la même erreur que lors du premier duel en sortant du cadre imposé, s’auto infligeant une pénalité.

Dean Barker, barreur d’ETNZ : « Ce fut un incident frustrant et vraiment déplorable . Nous n’avons jamais eu de problème à ce niveau. C’est inévitable lorsqu’on commence à régater. Le seul point positif à noter est le superbe travail de l’équipage qui a rapidement réagi face à la situation en la gérant du mieux possible. La manière dont ils y ont fait face fut la bonne. C’est beaucoup plus difficile d’empanner sans voile d’avant. Nous n’avons pas empanné aussi efficacement qu’avec. Et à l’inverse, si vous deviez naviguer qu’avec la voile d’avant, les dérives et les safrans seraient aussi réglés différemment pour mieux équilibrer le bateau. »

Max Sirena, skipper de Luna Rossa : «Nous avons effectué quelques optimisations à bord pour notamment améliorer l’aérodynamisme. Aujourd’hui, les Kiwis ont démontré leur vitesse tout le long du parcours. Nous avons bien navigué aussi, ce qui était notre objectif principal, mais en tant qu’équipage nous devons essayer d’augmenter notre vitesse dans les semaines à venir ».

A noter aujourd’hui la mise à l’eau du second AC72 d’Artemis Racing, le bateau devrait effectuer ses premières navigations d’ici la fin de semaine.

Sander van der Borch / Artemis Racing

Emirates Team New Zealand engrange des points, un seul duel couru jusqu’ici

L’équipage d’Emirates Team New Zealand, mené par Dean Barker, continue d’impressionner à San Francisco, les kiwis ont assez facilement disposer de l’équipage de Luna Rossa lors du seul vrai match couru jusqu’ici.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Les néo zélandais n’avaient cessé de creuser l’écart sur les italiens avec un meilleure vitesse que ce soit au près ou au portant, et surtout de bien meilleures manoeuvres avec un gain de temps sur chaque passage de bouée et sur la plupart des virements et empannages. Les kiwis bouclaient leur parcours de 15,47 milles avec 5 minutes d’avance sur leur adversaire.

L’analyse de Christian Karcher

Les matchs suivants devant opposés ETNZ et Luna Rossa à Artemis Racing n’ont pas eu lieu et se sont résumés à des démonstrations en solo des capacités des AC72.

Ces courses « solo » ont permis à l’équipe néo zélandaise d’engranger 5 points, deux seulement pour les italiens, Dean Barker et ses hommes ont enregistré la meilleure vitesse officielle en AC72 jusqu’ici avec une pointe à 44,15 noeuds aujourd’hui.

Le defender Oracle Team USA poursuit ses entrainements à deux bateaux très régulièrement mais leur vol semble toujours moins stable que celui des néo-zéds, il leur reste cependant du temps avant la première confrontation à leur adversaire qui sera sans nul doute ETNZ pour améliorer ce point.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Artemis Racing poursuit la préparation de son catamaran qui sera mis à l’eau en début de semaine prochaine et qui pourrait être prêt à régater à la fin du mois. Malgré tout ce travail pour aligner un bateau, l’équipe suédoise sera probablement relégué à un rôle de figuration sur cette Louis Vuitton Cup.

Le prochain duel entre ETNZ et Luna Rossa aura lieu dimanche.

2ème point pour ETNZ, et toujours pas de duel en vue

L’équipage de Dean Barker a de nouveau bouclé le parcours de son second match de la Louis Vuitton Cup hier, seul. Ils devaient affronter Artemis Racing, l’équipe suédoise vient tout juste de sortir son catamaran de chantier pour lui faire subir différents efforts de charge. Paul Cayard a d’ailleurs annoncé que les premières navigations ne devraient avoir lieu qu’à la fin du mois.

Copyright Sander van der Borch / Artemis Racing

Les kiwis ont donc fait une nouvelle démonstration dans un vent d’un vingtaine de noeuds, améliorant son temps du premier match d’une minute, avec une pointe à 43,26 noeuds.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Ray Davies, tacticien de l’AC72 Emirates Team New Zealand : «Près d’un nœuds ou deux en moyenne de plus que dimanche. Nous avons corrigé quelques erreurs commises lors de la première journée grâce à nos analyses vidéo qui sont une fantastique opportunité pour continuer à apprendre et à progresser ».

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

Murray Jones (NZL) d’ORACLE TEAM USA : « Leurs manœuvres sont impeccables. Nos calendriers sont différents. Ils doivent régater dès maintenant tandis que nous ne rejoindrons la compétition qu’en septembre. Nous avons fini de travailler notre vitesse en ligne droite et nous enchaînons désormais des régates d’entraînements dans le cadre de notre programme ».

La Louis Vuitton Cup est lancée… avec un challenger

Le premier match de la Louis Vuitton Cup a eu lieu hier soir, avec un seul bateau sur la ligne de départ.

L’équipage d’Emirates Team New Zealand a pu faire la démonstration de la maitrise de son catamaran AC72 avec un moyenne de plus de 20 noeuds sur les 16 miles du parcours, la vitesse maximale est montée à 42,8 noeuds sur le portant et 25 au près, Dean Barker n’a pas pris de risque puisque le gennaker est resté au port pour ce premier non match.

Luna Rossa, le défi italien, a confirmé qu’ils ne régateraient pas en compétition avant la décision du jury concernant le litige les opposant à la direction de course sur les règles de sécurité consécutives au chavirage d’Artemis.

Cet argument de la sécurité parait de plus en plus difficilement recevable avec le vol quasi parfait d’ETNZ, le jury doit se réunir aujourd’hui à San Francisco, quelle que soit la décision de celui-ci, le risque est de voir une équipe quitter la compétition. Luna Rossa qui pourrait quitter San Francisco si ils se voyaient obligé de modifier leurs safrans, et Artemis dans le cas inverse, leur bateau étant à priori incapable de voler sans ces derniers, il est également possible que la direction de course fasse appel devant la Cour suprême si l’ISAF lui donnait tort…

Pour patienter avant une réelle confrontation les images d’ETNZ sur ce parcours

Et Luna Rossa à l’entrainement avant hier

L’impartialité de la direction de course de l’America’s Cup remise en cause

La direction de course, via Ian Murray, a officialisé l’intégration des 37 recommandations dite de « sécurité » au permis d’événement maritime délivré par les gardes côtes.

Ces recommandations proposées après le chavirage d’Artemis et le décès du marin Andrew Simpson, avaient fait l’objet de discussions entre les challengers, le defender et la direction de course, la plupart des points avaient été validés ; mais certains  modifient la jauge des AC72, les catamarans qui participeront à la Louis Vuitton Cup et à l’America’s Cup.

La direction de course  a donc réussi à faire intégrer l’ensemble de ces mesures au permis, ce qui permet de passer outre la nécessité d’un consensus de l’ensemble des challengers. Emirates Team New Zealand et Luna Rossa ont  déposé une réclamation auprès du jury qui sera étudiée le 8 juillet, au lendemain de la 1ère régate de le Louis Vuitton Cup.

Les points litigieux concernent l’utilisation d’ailettes mobiles sur les safrans, et l’augmentation de la taille de ces ailettes au delà du bau maximum du catamaran. Qui plus est le comité de course impose désormais un test en charge si les équipes choisissaient un profil asymétrique de ces ailettes.

Pour bien comprendre le litige qui oppose les deux challengers et la direction de course, celle-ci a été désignée par le defender, Oracle Team USA, qui  navigue avec des ailettes mobiles sur ses safrans depuis environ trois mois, ce qui leur a permis de plus ou moins stabiliser le vol de leur bateau, ce qui avait été impossible sans cet artifice, et qui avait semble-t-il provoqué le chavirage du bateau n°1 du team. Ceci est interdit dans la jauge initiale des AC72, mais ETNZ, grâce à des études poussées, a réussi à construire deux bateaux (Luna Rossa est dans le même cas avec un sistership du catamaran n°1 d’ETNZ) qui naviguent en vol stabilisé avec des ailettes fixes asymétriques.

© ACEA / PHOTO GILLES MARTIN-RAGET

En soit ces soucis juridiques n’ont rien de très nouveau dans la Coupe de l’America, mais il n’y a pas eu de précédent sur une modification de la jauge à une semaine du début des éliminatoires.

On peut également remettre en cause l’impartialité de la direction de course, qui impose ces solutions techniques, alors que les bateaux d’ETNZ et de Luna Rossa se sont montrés parfaitement fiables dans la brise et n’ont connu aucun incident technique.

Par ailleurs les causes du chavirage du catamaran d’Artemis n’ont jamais été dévoilées, il apparait désormais assez probable que celui-ci soit du à un défaut de conception du bateau ou à une erreur humaine, des rumeurs allant même jusqu’à évoquer l’absence d’engagement du bateau suédois n°2 sur la Louis Vuitton Cup.

Quelques éléments permettant de mieux cerner le problème :

  • Les explications de Christian Karcher, trois fois vainqueur de la Coupe, sur les foils